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Roumanie Education

Le ministre de l'éducation slovène a fait savoir à la presse que le gouvernement souhaite ajourner la procédure d'adoption du traité international ACTA. D'autres pays en Europe ont fait de même, à l'image de la Bulgarie, de la Lettonie, de la Pologne, de la République Tchèque et de la Roumanie.

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www.numerama.com | 17/02/12

La vague de froid qui s’est abattue sur l’Europe centrale depuis une semaine a fait une quarantaine de nouveaux morts jeudi 2 février, notamment en Ukraine, Pologne et Roumanie. Le bilan total dépasse les 120 victimes de températures qui descendent depuis plusieurs jours autour de – 30°C. Si on ajoute la Russie, le bilan – encore provisoire – approche 200 morts.

Environ deux tiers des morts ont été découverts en pleine rue. Dans tous les pays affectés, les victimes sont pour la plupart des sans domicile fixe ou des personnes en état d’ébriété s’endormant dans la rue. Pour des raisons de sécurité, des écoles ont été fermées dans tous les zones à risques

Selon les services météorologiques, cette période de froid intense devrait se prolonger au moins jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

www.la-croix.com | 03/02/12
Après l'Espagne, les Etats-Unis ou la France, c'est la Roumanie qui compte désormais ses "indignés". Le pays, lui aussi touché par la crise et les plans d'austérité, vit depuis depuis dix jours au rythme des manifestations dans la capitale. Ils sont plusieurs centaines tous les soirs à occuper la place de l'Université à Bucarest.

www.lemonde.fr | 24/01/12
Après l'Espagne, les Etats-Unis ou la France, c'est la Roumanie qui compte désormais ses "indignés". Le pays, lui aussi touché par la crise et les plans d'austérité, vit depuis depuis dix jours au rythme des manifestations dans la capitale. Ils sont plusieurs centaines tous les soirs à occuper la place de l'Université à Bucarest.

www.lemonde.fr | 24/01/12

(De Bucarest) Depuis quatre jours, la Roumanie bouillonne. Dimanche dans la capitale Bucarest, des milliers de personnes ont occupé toute la journée la place centrale de l'Université, symbole de la révolution de 1989, pour crier leur mécontentement envers une classe politique corrompue et des mesures d'austérité extrêmement dures.

Simona, une jeune cadre, déclare :

«  Je proteste contre le gouvernement le plus malhonnête que la Roumanie ait connu depuis vingt ans, et contre son absence total de dialogue avec la société  ».

Mais derrière les slogans anti-présidentiels, les...



La capitale roumaine Bucarest est le thétre de manifestations anti-gouvernementales depuis trois jours, et plus de 2.000 personnes se sont affrontées dimanche avec la police anti-émeute sur la place de l'Université, située dans le centre-ville. Les manifestants ont demandé la démission du président et du cabinet, et ont appelé à des élections anticipées. Certains manifestants en colère ont jeté des pierres et même des cocktails Molotov sur les policiers, qui ont riposté avec ...

Une dizaine de personnes, dont un caméraman et quatre gendarmes, ont été blessées samedi à Bucarest lors d'une manifestation contre le président roumain Traian Basescu, jugé responsable d'une baisse du niveau de vie, ont indiqué les médias locaux.

Des échauffourées ont éclaté entre les forces de l'ordre et les manifestants --plusieurs centaines-- rassemblés place de l'Université.

Un caméraman de la chaîne privée de télévision Antena 3 et quatre gendarmes ont été blessés à la tête par des jets de pierres.

www.france24.com | 14/01/12
Les compétences algériennes s’exportent bien. Etudes à l’étranger ou installation définitive, ils sont des milliers de «cerveaux» à quitter l’Algérie chaque année. Et la destination de prédilection de cette diaspora «hautement qualifiée» est la France. Ainsi, l’Hexagone compte environ 66 000 Algériens «très diplômés» inscrits en maîtrise, dans une grande école ou en doctorat, selon une étude du secrétariat général français de l’immigration. De même, certaines estimations font état de quelque 20 000 étudiants algériens inscrits en premier cycle dans une université française. Et ce, sans oublier les dizaines de milliers de diplômés formés dans les universités algériennes à avoir quitté le pays en quête de meilleures perspectives et de conditions d’exercice et de vie plus clémentes. Ils sont d’ailleurs plus de 10 000 médecins, toutes spécialités confondues, à s’être installés en France. En dépit des restrictions et des freins mis par le gouvernement Sarkozy aux flux migratoires «choisis», la qualité de l’enseignement dans les établissements français attire toujours autant d’étrangers. Et en pleine polémique autour de la «circulaire Guéant», c’est un pavé dans la mare que jette cette étude du Secrétariat général de l’immigration, publiée en novembre dernier. Ce rapport, qui évalue l’application d’un système de suivi des étudiants étrangers, s’est penché sur la contribution «notable» des étrangers à la population estudiantine. Mais pas n’importe laquelle. Il s’agit des «très diplômés», des personnes qui ont étudié ou étudient encore en maîtrise (mastères), dans une grande école et en doctorat, médecine compris. Ainsi, sur les 6,24 millions de «très diplômés» en France, 710 000 sont étrangers, et ce, en sus des 70 000 nés non français mais naturalisés. Pour les doctorants, 41,3% d’entre eux sont issus d’un «pays tiers». La part des «très diplômés» est ainsi légèrement supérieure parmi les immigrés que dans la population totale, précisent les auteurs de l’étude. Et le pays le plus représenté parmi cette «élite» est l’Algérie, ex aequo avec le Maroc. Suivent le Royaume-Uni avec 40 000 personnes et l’Allemagne avec 30 000 étudiants. Pour ce qui est de la Tunisie, elle n’arrive qu’en 5e position des pays «fournisseurs» avec 26 000 «très diplômés». «60% des étudiants quittent la France» Par ailleurs, est-il mentionné dans l’étude, «certains pays bien représentés dans la population immigrée le sont moins parmi les très diplômés. C’est le cas de l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou encore la Pologne (78 000 pour les 4 pays)». L’Afrique hors Maghreb et l’Amérique du Sud ou centrale sont très peu représentées dans cette «super-population», tandis que certains pays sont au contraire «sur-représentés». C’est ainsi le cas du Liban avec 16 000 étudiants, de la Roumanie et du Vietnam, avec 15 000 «très diplômés» chacun. Cette étude ne prend pas en compte les étudiants issus de l’immigration, nés français mais de parents étrangers. Toutefois, contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas nombreux à rester en France une fois leur diplôme en poche, puisque seul un étudiant sur trois  restera pour y travailler ou se marier. Ainsi, 60% des étudiants entrés en 2002 sur le territoire français ne sont plus détenteurs, fin 2009, d’un titre de séjour. «Environ un tiers est toujours présent. Ces derniers semblent s’installer durablement en France, soit qu’ils se sont mariés, soit qu’ils ont trouvé un emploi, soit qu’ils détiennent encore, pour 10% d’entre eux, un titre de séjour ‘étudiant’», détaillent les auteurs du rapport. Ces étudiants «hautement qualifiés», de par la «circulaire Guéant» qui restreignait l’embauche des diplômés étrangers, étaient menacés d’expulsion au terme de leurs études. Suite à une forte mobilisation au sein du corps universitaire et du patronat, le gouvernement français escompte réviser cette décision et assouplir la délivrance de permis de travail à certains «très diplômés» étrangers. Cette étude aurait-elle joué un rôle dans ce revirement ?
www.elwatan.com | 07/01/12
Bakalé! Ce nom vous dit quelque chose? Certainement. Les vieux, notamment, se souviennent. C’est l’un des «plombeurs» sur les balles courtes, à l’époque où le volley-ball rivalisait avec le basket-ball et le handball, au Congo. Puis, silence. On a vite fait d’oublier, l’homme ayant raccroché. Age oblige. Mais, il n’a pas du tout divorcé avec le sport qui, à une certaine époque, lui a procuré quelques satisfactions.

Nous avons rencontré Emile Bienvenu Bakalé, à la faveur de sa désignation comme vétéran de l’année, par la Fécovo (Fédération congolaise de volley-ball), sa fête devant se dérouler, en décembre, à Dolisie. Il nous a retracé son parcours, à partir de 1965, année à laquelle il découvre le volley-ball.

59 ans (né le 4 décembre 1952), Emile Bienvenu Bakalé embrasse le volley-ball au C.e.g de Mossaka, sa ville natale. Il le pratique en compagnie, notamment de Daniel Ebomoua, son modèle pour son talent et son élégance. Parmi ceux qui ont introduit le volley-ball à Mossaka, il y a un certain Gabriel Oba…Apounou, enseignant d’E.p.s (Education physique et sportive). «Nous l’appelions: Gento», se rappelle Emile Bienvenu Bakalé.

En 1968, admis au Petit séminaire de Makoua, Emile Bienvenu Bakalé s’illustre dans la formation des séminaristes. La rivalité est rude avec l’équipe du quartier Ebongo, qui compte, en son sein, des gars comme Firmin Ayessa, Martin Itoua, etc. Deux ans plus tard, il quitte Makoua, pour s’installer à Brazzaville, où il intègre Olympic, équipe s’entraînant sur le terrain situé derrière la Grande Poste, au centre-ville. Evoluent, déjà, dans cette équipe, les Calixte Ganongo, Raymond Ibata, Camille Okamba, Yves Daniel Yoka, Tchintchi, etc.

Mais, il y avait un club célèbre de l’autre côté de Bacongo, Diables-Noirs, avec ses talentueux Pascal Akouala Goëlot, Moïse Diata, Jean-Baptiste Matondo «Paunel Mato», Angor, et consorts. Autre adversaire de taille, pour Olympic, l’Inter Club où émergeaient Jacques Yvon Ndolou, Eboundzi, Bouissa Matoko, Simon Moukounzi «Karara», Richard Tsonga, pasteur Abas…
Des joutes opposant Olympic aux Diables-Noirs et à l’Inter Club, au Centre sportif et universitaire de Makélékélé, une multitude de souvenirs fourmillent dans la tête d’Emile Bienvenu Bakalé. Lequel appréciait jouer au n°4. «Mais, en fonction de la tactique de l’équipe, j’ai dû beaucoup jouer aussi au n°3, pour attaquer les balles courtes», révèle-t-il.
Un moment, Emile Bienvenu Bakalé disparaît des terrains. Pas tout à fait. «J’étais en formation en Roumanie, où m’avait précédé, l’année d’avant, Pascal Akouala-Goëlot. J’y jouait dans l’équipe de mon université», dit-il. Mais, entre-temps, Olympic est devenu une section du CARA, pour coller à l’air du temps, celui de la création des clubs multidisciplinaires.
De retour de Roumanie, en 1980, il a pour coéquipier, au CARA, entre autres, Hubert Packa, Jean-Baptiste Ndinga et, plus tard, Lézin Nkodia, transfuge de Diables-Noirs. Il met fin à sa carrière, en 1989, pour embrasser la carrière d’entraîneur. Puis celle d’arbitre.

Aujourd’hui, Emile Bienvenu assume les fonctions de Directeur général des sports, après avoir été longtemps directeur technique national de la Fédération congolaise de natation. Désigné vétéran de l’année 2011, il est très optimiste pour l’avenir du volley-ball congolais. Et demande à la nouvelle génération «de ne pas se laisser entraîner par le bon cheval du moment, mais de rester dans sa vocation, ça payera, un jour». Bonne condition physique, belle détente et avoir une très bonne mobilité, telles sont les qualités qu’ils devraient travailler pour se faire une place au soleil.

Guy-Saturnin MAHOUNGOU (La Semaine Africaine)

www.starducongo.com/pagesafrik le rendez-vous des stars
www.starducongo.com | 25/11/11
Dans les campagnes françaises et dans certains quartiers urbains, les rares installations de médecins généralistes ne compensent pas les départs à la retraite. Inquiets, les élus locaux multiplient les initiatives et recrutent des praticiens jusqu'en Roumanie… / France, Roumanie, Éducation, Finance, (...) / France , Roumanie , Éducation , Finance , Jeunes , Protection sociale , Santé , Médecine - 2011/05

Le compositeur et violoniste français d'origine roumaine Vladimir Cosma, 71 ans, auteur de centaines de musiques de films à succès, s'est dit "ému" de retrouver son pays natal où il se produit pour la première fois après 50 ans d'absence jeudi et vendredi.

"Depuis mon arrivée à Bucarest, j'ai l'impression de rêver, d'être plongé dans une autre vie", a déclaré, en roumain, le musicien qui a été fait docteur honoris causa de l'Université de musique de Bucarest.

www.france24.com | 17/11/11
A l’heure où les Roms de Roumanie et d’ailleurs sont l’objet de discours et d’atteintes intolérables de la part du gouvernement français.....
A l’heure où le préfet du Doubs s’apprête à expulser dans leur pays plusieurs familles roms vivant à Besançon, Dans le cadre de la Semaine de Solidarité Internationale :
Le Collectif de Défense des Droits et Libertés des Etrangers (CDDLE) et le Réseau Education Sans Frontières (RESF 25) vous (...)

Les Palestiniens ont engrangé mercredi 5 octobre une première victoire diplomatique dans leur quête d'une reconnaissance internationale d'un Etat, avec l'approbation d'une recommandation à l'Unesco pour faire de la Palestine un membre à part entière de cette organisation.

Selon des sources au sein de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, les sciences et la culture, le conseil exécutif de cette agence a approuvé à une forte majorité, par 40 voix sur 58, une recommandation d'attribuer à la Palestine ce statut de membre à part entière.

Quatre pays ont voté contre, dont les Etats-Unis, et 14 se sont abstenus, selon ces sources. Selon le ministère espagnol des Affaires étrangères, il "n'a pas été possible" de trouver une position européenne commune et l'Allemagne, la Lettonie et la Roumanie ont voté contre. La Belgique, le Danemark, la Slovaquie, l'Espagne, la France, la Grèce, l'Italie et la Pologne se sont abstenus.

L'approbation de cette recommandation a une très forte portée symbolique à l'heure où les Palestiniens ont déposé une demande d'adhésion à l'ONU comme Etat membre à part entière via le Conseil de sécurité. Les Etats-Unis ont menacé d'opposer leur veto à cette démarche tandis que la France a proposé d'accorder à la Palestine un simple statut d'Etat observateur via un vote à l'Assemblée générale des Nations unies.

www.la-croix.com | 06/10/11

Les chercheurs du CERN** ont annoncé le 8 août 2011 avoir commencé les essais grandeur nature de la nouvelle version du projet d'informatique participative LHC@home (1).

Cette nouvelle version permet à des volontaires de participer pour la première fois à la simulation de collisions de protons à haute énergie au sein du Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN. En mettant à la disposition des physiciens les ressources informatiques non utilisées de leurs ordinateurs, les volontaires pourront les aider activement dans leur recherche de nouvelles particules fondamentales, qui nous éclaireront peut-être sur l'origine de notre Univers.

Il s'agit là d'un exemple parmi toute une série de projets et d'événements organisés par le Centre citoyen de cyberscience (2), un partenariat entre le CERN, l'Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (UNITAR) et l'Université de Genève, destiné à promouvoir la science participative en cette Année européenne du volontariat (3).

D'autres projets lancés par le Centre citoyen de cyberscience s'attachent à encourager, à des fins humanitaires, la science participative dans les pays en développement. C'est ainsi qu'a été lancé le projet Des calculs pour de l'eau potable (4), avec la collaboration de l'Université Tsinghua de Beijing et du programme de la société IBM, World Community Grid. Il s'agit de permettre aux chercheurs de travailler à la conception de filtres à eau efficaces et à bas coût, en utilisant la puissance de superordinateur du World Community Grid.

Un autre projet humanitaire, soutenu par HP, offre aux volontaires la possibilité d'aider UNOSAT, le programme pour les applications spatiales opérationnelles de l'UNITAR, à améliorer l'évaluation de dommages dans les pays en développement touchés par des catastrophes, qu'elles soient naturelles ou provoquées par l'homme (5).

Actuellement, les projets de cyberscience citoyenne se concentrent pour l'essentiel en Europe et en Amérique du Nord, mais grâce au soutien de la Fondation Shuttleworth (6), basée en Afrique du Sud et partenaire fondateur du centre, des conférences et des ateliers de formation ont pu se tenir cette année à Beijing, Taipei, Mumbai, Bangalore, Chennai, Maurice, Brasilia, Rio de Janeiro et Sao Paulo. Cela permet de faire davantage connaître la cyberscience citoyenne dans les pays en développement et d'y favoriser la création de nouveaux projets.

« La cyberscience offre au grand public, à travers LHC@home, une formidable occasion de s'investir dans les sciences, mais elle est surtout précieuse pour les chercheurs des pays en développement, limités en ressources informatiques et humaines. Les volontaires en ligne peuvent accroître très considérablement les ressources disponibles pour la recherche, pour un coût très faible. Nous souhaitons encourager cette tendance par l'intermédiaire du Centre citoyen de cyberscience » a déclaré Sergio Bertolucci, directeur de la recherche et de l'informatique au CERN.

« Du point de vue de l'action humanitaire et de l'aide au développement, le potentiel de cette démarche de contribution citoyenne à la recherche est immense, explique Francesco Pisano, responsable du programme UNOSAT. Notre participation au Centre citoyen de cyberscience nous permet d'être davantage à la pointe des technologies de crowdsourcing. Les volontaires jouent indéniablement un rôle de plus en plus central dans la gestion de crise, grâce à internet. »

« La cyberscience citoyenne est un mouvement populaire qui prouve que la science n'est pas réservée aux professionnels, souligne Pierre Spierer, vice-recteur en charge de la recherche de l'Université de Genève. Avec les outils et les incitations appropriés, et un peu de formation en ligne, des millions de volontaires enthousiastes peuvent véritablement prendre part à des découvertes scientifiques majeures. »

Helen Turvey, directrice de la Fondation Shuttleworth, est du même avis : « Il est temps de véritablement mettre la science "ouverte" à l'ordre du jour, non seulement en Europe, mais aussi en Afrique et dans d'autres régions en développement. L'ouverture, en matière de recherche financée par des fonds publics, est bénéfique aussi bien pour les chercheurs que pour les citoyens. On ne saurait davantage faire preuve d'ouverture qu'en invitant les citoyens à participer activement au processus scientifique. C'est très stimulant de voir comment le Centre citoyen de cyberscience repousse les limites sociales et technologiques pour suivre cette orientation. »


Pour plus d'informations : www.citizencyberscience.net


** Le CERN, Organisation européenne pour la recherche nucléaire, est le plus éminent laboratoire de recherche en physique des particules du monde. Il a son siège à Genève. Ses États membres actuels sont les suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède et Suisse. Un candidat à l'adhésion : la Roumanie.

La Commission européenne, les États-Unis d'Amérique, la Fédération de Russie, l'Inde, Israël, le Japon, la Turquie et l'UNESCO ont le statut d'observateur.

(1) LHC@home est une plateforme accueillant des projets d'informatique participative en physique à haute énergie. Lancée en 2004, elle était initialement destinée à la simulation des dynamiques de faisceaux pour les protons circulant dans le Grand collisionneur de hadrons du CERN. Elle utilise le logiciel d'informatique participative BOINC, développé au sein de l'University of California de Berkeley. Sa dernière version, baptisée LHC@home 2.0, permet maintenant de simuler des collisions de protons à haute énergie au sein du LHC. Le CERN a ajouté à BOINC une technologie de machine virtuelle qui, combinée au logiciel d'appui du CERN, Cern VM (http://cernvm.cern.ch), peut reproduire fidèlement l'environnement informatique complexe des expériences du LHC sur des ordinateurs ordinaires. Les résultats d'un premier essai, appelé Test4Theory, sont recueillis sur un site internet, http://mcplots.cern.ch, où des physiciens peuvent comparer les simulations obtenues sur ordinateur avec des données réelles pour différents modèles théoriques et différentes expériences LHC. Le développement de LHC@home 2.0 a été soutenu par le Centre de physique du LHC du CERN (LPCC) et la Fondation Shuttleworth. Pour plus d'informations concernant LHC@Home 2.0, consulter le site http://cern.ch/LHCathome/Physics

(2) Le Centre citoyen de cyberscience (CCC) est le fruit d'un partenariat établi en 2009 afin de promouvoir le recours à la participation citoyenne comme technologie à bas coût pour les chercheurs des pays en développement. Les partenaires du CCC sont le CERN, l'Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (UNITAR) et l'Université de Genève. La Fondation Shuttleworth est un partenaire fondateur du centre, et IBM et HP parrainent des projets actuels. Pour plus d'informations sur le CCC, consulter le site http://www.citizencyberscience.net

(3) L'Union européenne a proclamé l'année 2011 « Année européenne du volontariat ». Au sein de l'Union européenne, près de 100 millions de bénévoles de tous âges mettent à disposition leur temps, leurs compétences et leur argent afin d'apporter une contribution positive à la société où ils vivent et au monde en général. Dans le cadre de l'Année européenne du volontariat, la Commission européenne soutient une série de mesures de communication et de sensibilisation sur le volontariat présentées sur le site http://europa.eu/volunteering/en/home2

(4) L'objectif du projet Des calculs pour de l'eau potable est de mieux comprendre, à l'échelle moléculaire, la circulation de l'eau dans un nouveau type de matériaux filtrants. Cette étude permettra le développement de filtres à eau à bas coût et plus efficaces. Elle est menée par des chercheurs du Centre de nanomécanique et micromécanique de l'Université Tsinghua de Beijing. IBM, par l'intermédiaire de son projet humanitaire World Community Grid, apporte un appui sous la forme d'informatique participative, dans le cadre de son soutien au Centre citoyen de cyberscience. World Community Grid, qui soutient toute une série de projets d'informatique participative, a enregistré l'adhésion de plus d'un demi-million de volontaires, représentant plus d'un million et demi d'ordinateurs disponibles. Pour plus d'informations, consulter le site http://www.worldcommunitygrid.org

(5) Dans le cadre d'une collaboration avec l'Université de Genève et UNOSAT, partenaires du Centre citoyen de cyberscience, HP soutient le développement d'une plateforme cartographique gérée par des bénévoles, pour des missions humanitaires telles que l'évaluation de dommages et la surveillance de la déforestation, intégrant certaines fonctionnalités de HP Gloe. HP Gloe, outil de géolocalisation issu des laboratoires HP et permettant d'associer à un contenu web une localisation géographique précise, vise à fournir aux internautes mobiles une plateforme d'information géolocalisée. Pour en savoir plus, se reporter au site http://www.hpgloe.com.

(6) Mark Shuttleworth, entrepreneur dans le domaine logiciel et fondateur d'Ubuntu, a créé la Fondation Shuttleworth en 2001. Cette fondation, travaillant sur le principe de projets « ouverts », fait appel à des méthodes de financement innovantes, à de nouvelles technologies et à des formes de travail collaboratif au service de dirigeants dynamiques à la pointe du changement social. En 2010, elle a attribué une bourse à François Grey pour son travail ayant abouti à la création du Centre citoyen de cyberscience. Grâce à cette bourse, le centre peut organiser toute une série d'ateliers en Afrique, en Asie et en Amérique latine, et développer de nouvelles technologies, le but étant de permettre à un plus grand nombre de chercheurs de pays en développement de recourir à la cyberscience pour des projets humanitaires et de recherche fondamentale. Pour plus d'informations, consulter le site http://www.shuttleworthfoundation.org

www.enerzine.com | 25/08/11

Sarah Smadja pour Guysen (Jérusalem) : "Le Cinéma israélien, en plein âge d’or, collectionne les succès. Après la Corée-du-Sud et la Roumanie, c’est au tour d’Israël d’êt…

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Corps Torturant / Corps Ondoyant :N’Sémono et Empreintes volantes ont été des titres d’exposition du photographe congolais Steven Lumière Moussala au Centre culturel français de IASI et à la galerie du rez-de-chaussée du Moldava Mall en Roumanie du 07 mars au 02 avril.
Un jeune âge, un art doublé d’un talent et une ouverture à l’international, telle est la biographie express qui sied bien à Steven Lumière Moussala.

Vingt cinq ans, photographe talentueux, de nombreuses expositions photographiques au quatre coins de la planète en quelques dix ans au compteur dans la pratique de la photographie. « Il suffit d’aimer ce qu’on fait ; je suis amoureux de l’image et celle-ci loin de me répondre par l’indifférence, est sensible à ce témoignage d’amour, se prêtant avec aisance à ma folie photographique ; l’âge ne compte pas, seul importe le regard ». Confie ce jeune étudiant en Licence d’arts plastiques à l’Université Haute Bretagne de Rennes après l’Ecole Supérieure de Beaux Arts, toujours à Rennes où il avait fini sa formation. Steven Lumière Moussala nous a donné à voir dans le cadre de cette exposition de la semaine internationale de la Francophonie, un magnifique tableau de son autoportrait intitulé : Corps Torturant/Corps Ondoyant :Nsémono ou c réation « Dans mes images, je construis l’objectif d’un passionné de son corps et qui y va à sa découverte dans l’habit d’un touriste sur une partie de lui-même…Immerger mes opinions concernant mes autoportraits de nu, c’est affirmer mon combat de toujours : Tous les Hommes sont égaux ». Aussi, nous fera-t-il voyager dans sa série de reportage intitulé : Empreintes Volantes « Un reportage qui fait une retranscription de l’atmosphère du continent sous le prisme du Congo-Brazzaville ». Outre l’exposition, Steven Lumière Moussala a animé un atelier photographique axé sur le regard photographique, regard du dedans ou de la profondeur de soi. Plusieurs étudiants de l’Université AI.I.Cuza, du lectorat français sous la responsabilité de Caroline Boudier et de l’Université des arts Georges Enescu ont compté parmi les atelieristes. Steven Moussala a participé à deux conférences, l’une à l’Ecole Nationale de Beaux Arts de LASI et l’autre à l’Université de LASI ; Son thème a porté sur : La photographie africaine : appropriation et perspectives. «
Steven Lumière Moussala a été initié à l’art du cliché par son père, le photographe Léon Serge Moussala, alias Mossa et sera complété plus tard par Baudouin Mouanda, photographe congolais, cofondateur du collectif des photographes Elili dont Steven Lumière est membre. Pour la maîtrise des subtilités de la photographie, Steven a suivi avec disponibilité, sa propension d’écoute aidant, les ateliers, échanges et séminaires en photographie des grandes signatures du huitième art, entre autres, Désirey Mikoh du Gabon, Hector Médiavilla de L’Espagne, Samuel Nja Kwa du Cameroun, David Damoison, George Dupin, Lucien Clergue (membre de l’Académie de Beaux Arts de France NDLR.), Henri Ausloos (photographe animalier, Dominique Le Roy, Paul Vancassel ( Président de l’association Photo à l’ouest), Jacques Rouquette, Yann Rollo de Viver de France, Balthazar Burkhard de Suisse, Gilbert HAGE du Liban et bien d’autres.
Les photographies de Lumière Moussala sont mobiles géographiquement : Il a exposé à l’Institut français de Brazzaville ex Centre culturel français de Brazzaville, au Centre culturel russe de Brazzaville, au festival fotoafrica en Espagne, au CROUS de Rennes, au festival panafricain d’Alger en Algérie, aux VI è jeux de la Francophonie à Beyrouth au Liban (Le seul représentant du Congo en photographie, NDLR.), A la galerie tsé-tsé Art en Belgique, A La maison de la Liberté à Rennes, au CRIJ de Rennes, au Mois International de la Photographie de Dol de Bretagne, au festival de la photo de la GACILLY, à la médiathèque de Vézin le Coquet, à la nuit de la Rouquette à Arles, aux Rencontres d’Arles, à la galerie Congo des Dépêches de Brazzaville à Paris, à la galerie Maria Clara Art Point à Bruxelles, à la galerie Espace M de l’université de Haute Bretagne de Rennes 2 et a été le seul artiste photographe représentant l’Afrique entière à la Biennale Internationale de Beijing (Pékin) et dont les œuvres sont entrées dans la collection du Musée de Pékin.
Steven Lumière est co-fondateur et membre du collectif « Club International des Artistes Contemporains » qui est une association qui regroupe des vidéastes, comédiens et dramaturges, sculpteurs, peintres, photographes, écrivains, conteurs et marionnettistes, danseurs et chorégraphes, chercheur en art, commissaires d’exposition, conservateur du patrimoine, collectionneurs d’art et autres. Ce jeune photographe participe à des conférences et colloques avec l’association photo à l’ouest et l’Université de Rennes 2 ; ses communications portent souvent sur la problématique de la photographie Africaine et se structurent ainsi : La photographie Africaine, enjeux et perspectives ; la photographie Congolaise : du reportage à la plasticienne. Ce photographe est initiateur du projet « TAXI-Photo » qui vise la reconstitution de l’histoire de la photographie congolaise des origines à nos jours.
Il animera un atelier photographique à Brazzaville, en mai prochain, à côté de Jacques Rouquette, photographe auteur français.

Morley Russel

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www.starducongo.com | 13/04/11
Après avoir débuté dans le Pacifique, l'opération mondiale "Earth Hour", qui vise à sensibiliser les opinions au problème du réchauffement climatique en éteignant les lumières pendant 60 minutes, s'est poursuivie samedi dans les autres parties du monde. L'Opéra de Sydney a été le premier lieu emblématique de la planète à être plongé dans l'obscurité à 20h30 heure locale. "Earth Hour - Une heure pour la planète" est une opération annuelle organisée depuis 2007 par le Fonds mondial pour la nature (WWF). De l'Australie à l'Amérique en passant par l'Asie, l'Europe et l'Afrique, des édifices célèbres comme l'Opéra de Sydney, la Tour Eiffel, le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro ou l'Empire State Building étaient les uns après les autres plongés dans le noir à 20h30 heure locale. Simultanément, des centaines de millions de personnes éteignaient la lumière dans leurs pays respectifs. Selon Andy Ridley, cofondateur et directeur de l'opération, un nombre record de 134 pays ou territoires participaient à l'édition 2011. "La quantité d'énergie économisée pendant cette heure n'est pas vraiment ce qui importe", a précisé M. Ridley à l'AFP à Sidney, où le mouvement a commencé en 2007. "L'intention est de montrer ce qui peut arriver quand les gens agissent ensemble". Pour cette cinquième édition, les organisateurs avaient en outre appelé les participants à s'engager à réaliser dans l'année une action quelle qu'elle soit qui contribuerait à la sauvegarde de la planète. L'événement a commencé dans le Pacifique, avec les îles Fidji, la Nouvelle-Zélande et l'Australie, et s'est poursuivi vers l'ouest en suivant le coucher du Soleil. En Australie, les organisateurs estiment que près de 10 millions de personnes, soit la moitié de la population, ont participé à l'opération. A Hong Kong, le célèbre front de mer s'est éteint. Au Japon, frappé le 11 mars par un séisme et un tsunami dévastateurs qui ont fait au moins 27.000 morts et disparus, puis par un grave accident nucléaire, plusieurs milliers de personnes et un centre d'hébergement de sinistrés participaient à l'opération. "Les Japonais auront un sentiment particulier cette année lorsqu'ils éteindront les lumières", a déclaré à l'AFP Hideko Arai, une porte-parole de WWF. Une minute de silence a été observée dans de nombreux pays en hommage aux victimes de la catastrophe au Japon. En Grèce, l'Acropole, le Parlement, le palais présidentiel et les colonnes du temple de Poséidon au cap Sounion, près d'Athènes, devaient être plongés dans l'obscurité. Devaient aussi participer la moitié des municipalités du pays, des centaines d'écoles et d'entreprises et quelque 25.000 personnes à titre individuel. En Roumanie, la lumière a été éteinte dans 52 villes, et plusieurs monuments de Bucarest, dont le Musée national d'Art, ont été plongés dans le noir, au son des tambours. En Autriche, toutes les grandes villes étaient mobilisées. Le château de Schönbrunn, ancienne résidence de la famille impériale à Vienne, et la statue de Mozart à Salzbourg faisaient partie des monuments concernés. A Paris, la cathédrale Notre-Dame, l'Hôtel de Ville, les opéras Garnier et Bastille, des ponts, des fontaines et des places, ont été plongés dans le noir pour une heure. La Tour Eiffel l'a été elle aussi, mais pour cinq minutes seulement, pour des raisons de sécurité. Plus de 120 villes françaises participaient à l'opération. En Italie, où plus de 200 villes étaient mobilisées, le Ponte Vecchio de Florence, la Tour de Pise et le Colisée ont été plongés dans le noir. L'Espagne comptait 250 villes participantes. Parmi les sites éteints figuraient le Palais Royal à Madrid, la Sagrada Familia à Barcelone et l'Alhambra de Grenade. L'Afrique du Sud s'est jointe au mouvement, avec en particulier un concert aux chandelles dans le township de Soweto à Johannesburg. Au Brésil, la statue du Christ Rédempteur qui domine Rio de Janeiro, le Théâtre National et la cathédrale à Brasilia, plusieurs sites à Sao Paulo étaient partie prenante. L'Argentine a elle aussi participé à l'opération, plongeant dans l'obscurité des dizaines de monuments. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a apporté son soutien à cet événement destiné, a-t-il dit, "à protéger la planète et à assurer le bien-être de l'humanité". "Utilisons ces soixante minutes d'obscurité pour aider le monde à voir la lumière", a déclaré M. Ban. Pour le Premier ministre britannique David Cameron, "Earth Hour" est "un immense symbole de solidarité, une démonstration encourageante d'engagement international". afp();

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté dans la nuit du 17 au 18 mars une résolution
autorisant le recours à la force contre les troupes de Mouammar Kadhafi,
ouvrant ainsi la voie à des frappes aériennes en Libye, tout en excluant le
déploiement de forces d’occupation étrangères sur le terrain. La France
avait-elle besoin de déclarer la guerre avant de pouvoir participer aux
opérations militaires en Libye? Et la résolution de l’ONU est-elle une
déclaration de guerre?

L'obsolète déclaration de guerre

La dernière fois que la France a déclaré
la guerre, c’était en 1939, contre l’Allemagne. La déclaration de guerre est
quelque chose de très institutionnalisé, passant par l’envoi solennel d’une
lettre du chef de l’Etat attaquant, apportée par son ambassadeur au gouvernement
du pays attaqué en guise de notification (Lire
la déclaration de guerre de l’Angleterre au Japon en 1941
). Depuis la
Seconde Guerre mondiale, elle est tombée en désuétude. La dernière déclaration
de guerre dont L'Explication a retrouvé la trace –Etats-Unis contre Roumanie– date de juin 1942 [PDF] (mais dites-nous dans les commentaires si vous en avez trouvé de plus récentes!).

En France, le chef de l'Etat est, selon
l'article 15 de la Constitution, «le
chef des armées»
. Mais, juridiquement, c’est le
Parlement français qui est compétent pour déclarer la guerre
. Dans les
faits, le premier alinéa de cet article 35 de la Constitution adoptée en 1958
n’a jamais servi: comme on ne fait plus de «guerre», il n’y a plus de
«déclarations de guerre», et les gouvernements n’ont plus à passer devant le
Parlement pour avoir l’autorisation d’engager
des forces armées.

Les «non guerres» de l’ONU

Depuis l’adhésion de la France à la charte
des Nations unies en 1945, «faire la guerre» est en fait largement régulé par
le droit onusien.

Ou plutôt, l’acte d’«utiliser les forces armées», puisque
l’ONU a été créée pour éviter la guerre et réussir à maintenir la paix et la
sécurité internationales. D’ailleurs, les seules occurrences du mot «guerre»
dans la charte ne sont que des références à 1939-45. Et le chapitre 7 n’est pas
consacré à «la guerre» mais à l’«action en
cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression»
.

De surcroît, l’ONU n’ayant ni
souveraineté, ni territoire, ni armée, elle ne peut pas déclarer de guerre, définie juridiquement comme un acte d'agression armée d'un Etat contre un autre. En
revanche, elle prend des résolutions de maintien de la paix, de réponse à des
menaces contre la paix ou, depuis le 60e anniversaire des Nations
unies en 2005, pour
protéger un peuple
, comme c’est le cas avec la résolution 1973 sur la
Libye
. Ces résolutions donnent mandat à des Etats d’utiliser leurs forces
armées au nom de la société internationale.

Le terme de guerre est devenu tabou, et
les pays participent à des «opérations de maintien de la paix» ou se retrouvent
dans un «conflit armé international». Par exemple, la France ne fait pas la
guerre en Afghanistan, elle participe à la «Force Internationale d’Assistance
et de Sécurité» (FIAS),
mandatée par le Conseil de sécurité de l’ONU. Au moment de la guerre du Golfe, fin décembre 90, un député s’était étonné que le Parlement ne s’exprime pas sur une
déclaration de guerre, alors que la France passait d’une stratégie d’embargo à
une stratégie de force vis-à-vis de la situation au Koweït. Mais le Premier ministre,
Michel Rocard, avait alors répondu qu’il
ne s’agissait pas d’une guerre mais d’une «opération
de sécurité collective»
comme définie par la Charte de l’ONU.

Les membres de l’ONU étant censés chercher à
maintenir la paix autant que possible, ils ne peuvent pas être les premiers
agresseurs. Une raison de plus pour laquelle l’article de la constitution
française qui donne le pouvoir de «déclaration de guerre» au Parlement est
obsolète: une telle déclaration serait une agression, condamnée par l’ONU.

C’était aussi la réflexion américaine sur
le concept de guerre «préemptive» au moment de la guerre en Irak: comment
s’arranger juridiquement pour ne pas se placer en tant qu’agresseurs, ce qui
mettrait le pays en dehors de la communauté internationale?

Des précautions qui, dans ce cas, sont
allées jusqu’à éviter de se confronter au cadre de l’ONU et au veto des membres
du Conseil de sécurité. Les Etats-Unis ont donc débuté
les hostilités sans l’aval du Conseil
, mais avec en revanche l’accord
du Parlement américain
. En 2004, le secrétaire général des Nations unies
Kofi Annan avait déclaré dans une interview à la BBC que la guerre en Irak
n’était «pas en conformité avec la Charte
des Nations unies»
:

«De notre point de vue
et du point de vue de la Charte, elle était illégale.»

Comment la France peut-elle
s’engager dans une intervention armée?

Le deuxième alinéa de l’article 35 de la
Constitution, ajouté lors de la réforme institutionnelle de 2008, ne parle plus
de guerre, et renvoie l’initiative au pouvoir exécutif:

«Le gouvernement informe
le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger
[…] Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun
vote.»

C’est ce débat au Parlement, non suivi de
vote, qui
aura lieu mardi 22 mars pour le cas de la Libye
, et qui est intervenu dans
le passé pour d'autres interventions militaires françaises à l’étranger.

Le
Parlement n'a voté qu'une fois, au moment de la guerre du Golfe en 1991. Les députés et les sénateurs avaient été
réunis le 16 janvier 1991, un message de
François Mitterrand sur la situation au Moyen-Orient
et l'adoption par la
France des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU leur avait été lu; puis
les parlementaires s'étaient exprimés «sur une
déclaration de politique générale sur la politique française au Moyen-Orient
»
.

L'Assemblée s'était prononcée  sur
la base de l'article 49, alinéa 1er de la Constitution
(question de
confiance), et le Sénat sur la base du quatrième alinéa du même article. Le Parlement approuve largement le recours à la force (p.230), avec 523 pour, 43 contre et 2 abstentions à l'Assemblée; 290 pour et 25 contre au Sénat.

Depuis la réforme institutionnelle de
2008, le Parlement doit également se prononcer sur les interventions militaires
de la France à l’étranger lorsque celles-ci durent plus de quatre mois. C’est
ce qui s’est passé en 2008 sur
l’engagement de la France en Afghanistan
, et en 2009 sur
les interventions françaises au Tchad, en République centrafricaine, en
Côte-d'Ivoire, au Liban et au Kosovo
.

Cécile Dehesdin

L’explication remercie Jean-Paul Pancracio, professeur de droit
international public à l’université de Poitiers et directeur de domaine à
l’Institut de recherches stratégiques de l’Ecole militaire, et Marie-Luce
Mariani, professeure à l’Institut Supérieur de l’Armement et de la Défense.

www.slate.fr | 21/03/11

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