Actualité de Jacques Delors

D�claration d'Avignon : Des collectivit�s s'engagent
Les Rencontres Européennes 2010 « Europe, culture, territoires » ont réuni à Avignon, les 9 et 10 juillet dernier, sous le patronage de Jacques Delors, des élus et réseaux d'élus locaux français et européens, des représentants des institutions nationales et communautaires, ainsi que d'anciens ministres de la culture et acteurs culturels européens pour débattre, dans un contexte de crise, de la place de la culture et des territoires, aujourd'hui, dans une ambition européenne renouvelée. ... www.fenetreeurope.com | 7/13/10 4:29 PM
Sir Leon Brittan, l'homme de main de la dame de fer
Les années 90… Années fastes de la dérégulation et du libre-échange. Le départ de Margaret Thatcher, qui tire sa révérence en Grande-Bretagne, marque le commencement d'une décennie qui verra l'influence de sa doctrine atteindre son apogée. Sous l'influence du président de la Commission Jacques Delors et de ses amis de la table ronde des industriels (ERT), Bruxelles est devenu le bastion du néolibéralisme ; on y croise ses plus prestigieux hérauts. S'il ne (...) - Europe www.agoravox.fr | 7/2/10 11:30 PM
UE: L'�conomie se joue � 27 et � la fin, c'est l'Allemagne qui gagne

Comment renouer le dialogue avec l'Allemagne? Comment, après la crise grecque, trouver une stratégie économique et monétaire partagée pour la zone euro? Suffit-il de se rallier aux thèses germaniques? Diverses initiatives ont lieu en ce moment autour de ces questions, mais il faut admettre que les réponses tardent. Les deux points de vue français et allemand ne se raccordent pas et, comme souvent dans l'histoire tant nos cultures s'opposent, le Rhin est un gouffre.

Ce que Londres pense

Il y a trois visions possibles de la zone euro. Celle des Anglo-Saxons d'abord, qui est la plus «économique». Il faut, dans une union monétaire, permettre des transferts de capitaux et de personnels des zones riches vers les zones pauvres. A défaut de ce fédéralisme, la zone pauvre doit sortir de l'Union et utiliser les armes classiques de la dévaluation et de l'ajustement budgétaire et salarial (des coupes). C'est ce que va faire la Grande-Bretagne post-crise et ce que feront les Etats-Unis, forcément, dans moins d'un an.

Ce que Berlin pense

La vision allemande est radicalement opposée. Dans une union monétaire, il faut et il suffit que «chaque pays fasse sérieusement son travail», tenir ses comptes sans dérive et trouver quoi produire et vendre aux autres. Aux entrepreneurs grecs de trouver leurs niches dans la spécialisation mondiale. Schématiquement, cela donne: «Nous, Allemands, faisons bien, faites comme nous.»

Ce que Paris pense

Enfin, il y a la vision française. Vision qui repose, là comme ailleurs, sur l'idée d'entre-deux, de mixité, de ni-ni: ni fédéralisme ni pure compétition, adoptons «un gouvernement économique». Il opérera par «coopération» des Etats (mot de Jacques Delors) et s'axe autour du couple franco-allemand ayant retrouvé une «intimité» (mot de Valéry Giscard d'Estaing).

A tout regarder de près, il faut reconnaître que la vision française peine à trouver un contenu. Coopérons, mais sur quoi? Pour dire quoi? Sur les budgets? Oui, mais pour faire quoi d'autre que de forcer au nécessaire équilibre? Il existe un Pacte de stabilité et de croissance, mais les pays de la zone ont-ils jamais coordonné leurs croissances? Le principe est resté en plan. Sur la politique économique? Faut-il que les Allemands gonflent leur demande intérieure et, pour ce faire, ne baissent pas les salaires comme ils le font pour regagner en compétitivité (souhait exprimé par Christine Lagarde)? Mais, au contraire, n'ont-ils pas raison dans la compétition mondiale? Sur le réglage optimum de la zone? Mais s'il n'y a aucune possibilité de transfert, n'est-il pas dans les responsabilités des gouvernements d'assurer chez eux une politique rigoureuse de compétitivité? La France a obtenu ses meilleurs résultats économiques dans les années de «désinflation compétitive», dans les années 1983-1995, en ayant adopté les principes allemands. N'est-ce pas pour les avoir abandonnés sous Chirac puis sous Sarkozy que l'export se dégrade et qu'il faut compenser par l'endettement public? Bref, ce qu'on nomme «gouvernement économique» ou «coopération», sont des concepts qui restent encore vides.

Avantage Allemagne

Conclusion: il n'y a rien entre le fédéralisme et la compétition des Etats, tout comme il n'y avait pas de socialisme entre le plan et le marché. L'idée française est vague, les Allemands gagnent le match. Et c'est objectivement ce à quoi ont abouti les Européens: un alignement sur les positions germaniques.

Pourtant, cette Europe allemande réduite aux acquêts ne satisfait pas. Comme l'a dit Jean Pisani-Ferry lors d'un colloque à Athènes la semaine passée, organisé par les instituts Bruegel et Eliamep, «l'union monétaire n'est plus ce qu'elle était». Pour les membres, les conséquences ont été beaucoup plus destructrices qu'imaginé, l'euro a bousculé les industries, les banques, les flux de capitaux, les mécanismes des prix, les balances des paiements, etc. Ce n'est pas seulement les équilibres budgétaires qu'il faut reconstruire, c'est toute l'économie! Et si les budgets ont plongé, c'est sous le choc de l'euro, la racine de la crise est dans ce sens-là et non pas dans le sens contraire (les déficits ont mis à mal l'euro) comme pensent les Allemands.

Bref, les Français ont raison, il faut discuter de tout et pas seulement du budget. Comment reconstruire l'Union? Voilà trouvé le sujet de débat franco-allemand, reste à trouver le comment. Bref, les Anglais ont raison, sans fédéralisme, l'union monétaire est impossible à faire, elle ira toujours à hue et à dia, provoquant de nouvelles crises.

Eric Le Boucher

Photo: Reuters

Chronique également parue dans Les Echos le 18 juin 2010.

www.slate.fr | 6/18/10 1:39 PM
Revue de la presse franaise
Voici les principales informations de journaux parus mercredi en France : - - - Le Figaro: Jacques Delors au Figaro: "Mes propositions pour l'Europe" Dans un entretien au Figaro, l'ancien président de la Commission européenne s'inquiète de la "montée des discordances" franco-allemandes. Jacques Delors exprime son désaccord avec la chancelière Angela Merkel et préconise que le débat sur la politique économique européenne soit mené d'abord entre les seize pays de la zone euro: ... french.people.com.cn | 6/17/10 7:03 AM
Yannick Jadot : "la Communaut� europ�enne de l'�nergie ne doit pas minorer l'ambition des r�glementations europ�ennes"
Yannick Jadot est député européen, membre du Groupe des Verst/ALE et de Le 1er juin dernier, le président du Parlement européen Jerzy Buzek présentait devant la commission de l'Industrie, de la Recherche et de l'Energie son idée de Communauté européenne de l�énergie, lancée le 5 mai avec Jacques Delors. Membre de cette commission parlementaire, l'eurodéputé Yannick Jadot (Verts/ALE), présente pour Touteleurope.fr son analyse de cette proposition. www.touteleurope.fr | 6/16/10 12:22 PM
�Apr�s les pompiers, l'UE attend les architectes�
INTERVIEW - Pour Jacques Delors, le débat sur la coordination des politiques économiques nationales doit d'abord être mené au sein des pays de la zone euro avant d'être élargi aux vingt-sept États membres. www.lefigaro.fr | 6/15/10 9:27 PM
Jacques Delors : l'euro avait "un vice de construction"
"La partie monétaire était bien faite, la partie économique insuffisante, [...] autrement dit : l'euro ne fonctionnait que sur une jambe", a déclaré l'ancien président de la Commission européenne.

tempsreel.nouvelobs.com | 6/8/10 7:29 AM
DSK a une "mission � remplir" et ne demande qu'une chose, qu'on le "laisse travailler"
Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI, a soigneusement distillé jeudi sur France 2 quelques signaux sur ses ambitions présidentielles, même s'il a martelé ne demander "qu'une chose", qu'on le "laisse travailler" pour remplir sa "mission" à la tête de son institution face à la crise. Tout au long des 45 minutes d'entretien qui portaient principalement sur la crise, DSK, lors de l'émission "A vous de juger", a esquivé les questions d'Arlette Chabot sur son avenir, alors que des sondages récurrents le plébiscitent pour 2012. Assurant que "la crise n'est pas terminée" et que "d'autres crises sont là", il martèle: "J'ai une mission à remplir et je ne demande qu'une chose, c'est qu'on me laisse travailler". Costume sombre, cravate bleue, chemise blanche, DSK est apparu sur fond de Capitole dans cette émission enregistrée dans un studio à Washington. M. Strauss-Kahn revient périodiquement sur des médias francais. Déjà invité en mars 2009 d'"A vous de juger", il avait lâché en février dernier sur RTL que "dans certaines circonstances", il pourrait se reposer" la question de son mandat qui court jusqu'en 2012. Contraint à un absolu devoir de réserve dû à sa fonction, il a émis cependant quelques signaux: "La politique, si ça a quelque chose de noble, c'est justement d'être capable de se dire +ce qui est important, ce n'est pas mon avenir politique à moi ou l'avenir politique de mon parti -l'avenir le dira-, ce qui compte, c'est de faire ce dont le pays a besoin". Alors Arlette Chabot lui demande s'il est "toujours intéressé par la politique française". "Je suis intéressé par la France comme un Français peut être intéressé par la France", répond-il sobrement. "Vous direz un jour si vous êtes candidat à l'élection présidentielle? Il y a un moment où vous déciderez?" insiste la journaliste. "Personne n'est autorisé à parler en mon nom", rétorque-t-il séchement. "Ecoutez, Arlette Chabot, j'ai l'impression -- peut-être que ça va vous paraître prétentieux -- que je fais des choses qui sont, à ma modeste place, utiles au monde, utiles à l'Europe, de ce fait d'ailleurs, utiles à la France aussi. Je ne demande qu'une chose: qu'on me laisse travailler", dit-il, faussement las. "Honnêtement, s'il n'y a qu'un seul message, ce que que je fais me passionne, j'essaie de le faire le mieux possible", enchaîne alors DSK en admettant volontiers "les critiques". "Je crois que le rôle que le FMI a joué depuis le début de la crise des subprimes est reconnu par tout le monde", fait-il valoir. C'est "sans doute grâce au FMI et pas seulement au FMI, mais notamment au FMI, qu'on a évité une crise aussi grave" que celle "de 1929". Décontracté, il plaisante même. "J'ai une petite tête et je ne sais penser qu'à une seule chose à la fois", alors que Mme Chabot lui glisse que "peut-être", il a "dans sa tête une idée du moment où il faudra dire quelque chose". Alors qu'on le compare avec un Jacques Delors renonçant à une candidature présidentielle en 1995, DSK répond: "Vous me flattez beaucoup" mais "ce n'est pas ma question, je ne suis pas dans ce débat-là", "dans cette préoccupation-là". Relevant cependant "des sondages, des articles, des choses", il concède que c'est "très agréable que vos compatriotes vous apprécient", mais "ce n'est pas mon sujet, pas ma préoccupation". Sera-t-il au côté de Nicolas Sarkozy en juin 2010, à la réunion du G20?" Je pense, oui", répond-il, laconiquement. Et le "pacte" de non-agression au PS avec Martine Aubry pour 2012? Moue de DSK: "Ce que je sais, moi!". afp(); www.francebourse.com | 5/20/10 10:14 PM
Mme Lalumi�re d�fend la vision europ�enne de Mme Merkel

Malgré de petites erreurs dans sa gestion de la crise grecque, la chancelière allemande Angela Merkel est la dirigeante européenne la plus proche de la génération des visionnaires que furent Helmut Kohl, François Mitterrand et Jacques Delors, a déclaré lors d'un entretien exclusif avec EurActiv Catherine Lalumière, femme politique d'expérience.

www.euractiv.com | 5/14/10 6:46 AM
JM Colombani: il faut renforcer l'int�gration europ�enne

Jusqu'à cette nuit du 9 au 10 mai 2010, il faut bien reconnaître qu'il était difficile de ne pas douter, voire de ne pas paniquer. Dans le face à face entre les marchés et l'Europe, et plus précisément entre les marchés et la zone euro, cette dernière paraissait bien mal en point. Depuis le nouvel accord intervenu à Bruxelles, lui-même consécutif à la réunion jeudi soir 6 mai des dirigeants de la zone euro, on est en droit de retrouver des raisons d'espérer. Comme si la crise obligeait des gouvernements et des nations qui paraissaient vouloir s'en éloigner à reprendre le chemin de l'Europe et de l'Union.

Cette crise a ramené sur le devant de la scène une question centrale que les gouvernements avaient négligé ou occulté: celle du choix vers l'intégration ou au contraire vers la désintégration européenne. Partie de Grèce et devenue une mise en cause de l'ensemble de la construction monétaire, cette crise qui faisait de la «main invisible» des marchés un vrai gouvernement mondial arbitraire et parfaitement ciblé, avait fini par conduire à s'interroger sur la survie même de l'euro. Le fait que les marchés aient paru bien réagir lundi, montre que cette fois les dirigeants européens entrevoient sinon le bout du tunnel du moins la perspective de mieux maîtriser la situation.

Mais, entre la mise en place de ce maxi plan de préservation de la zone euro (plus de 800 milliards d'euros de garantie, soit plus qu'il n'est nécessaire  pour couvrir les remboursements prévisibles des quatre pays les plus faibles de la zone) et les premiers signes de la crise, que de temps perdu! Et quels prix payés à l'électoralisme à courte vue qui ont guidé les pas aussi bien de Gordon Brown que d' Angela Merkel!

Gordon Brown? Nicolas Sarkozy et Angela Merkel lui avaient demandé d'agir contre les Hedge funds (Fonds spéculatifs) et de donner son aval à un plan coordonné destiné à décourager -y compris par les voies coercitives- les mouvements de spéculation, du moins ceux qui étaient alimentés par de fausses rumeurs. A quoi le toujours et bientôt ex-premier ministre britannique avait répondu qu'il ne pouvait rien faire contre la City, sauf à perdre les élections. Résultat à ne rien faire, il a quand même perdu et le soutien de la City qui avait appelé à voter contre lui et les élections.

Angela Merkel? Elle a montré un visage hésitant et opportuniste qu'on ne lui connaissait pas. Alors qu'elle avait accepté, au début du processus, de se rallier à une affirmation de solidarité avec la Grèce, elle a fait marche arrière, puis multiplié les conditions, pour finalement devoir se rallier en catastrophe à un plan infiniment plus coûteux que ne l'eut été l'aide dont la Grèce avait initialement besoin. A sa décharge, il est vrai, un double constat: le souverainisme n'est pas un produit exclusivement français, il existe aussi en Allemagne; la nouvelle coalition que la chancelière forme avec les Libéraux est de fait paralysante. Résultat: alors qu'elle concédait à ce souverainisme ambiant pour préserver sa majorité au Bundesrat (assemblée qui représente les Länder) et pour conserver une majorité de droite en Rhénanie du Nord Wesphalie, elle a attendu, trop attendu; et elle aussi, elle a perdu cette élection.

Voilà donc une grande leçon de cette crise: il ne sert à rien de s'abandonner ici ou là à des petits calculs électoraux. Il faut, lorsqu'on est face à des phénomènes d'une telle gravité, prendre les mesures nécessaires: et tant pis pour le résultat des élections... Deuxième leçon: preuve est faite que, en matière de construction européenne, comme l'a toujours plaidé Jacques Delors, le statu quo était, et est, bel et bien impossible. Le statu quo, c'est la marche arrière et c'est aussitôt la désintégration et la déconstruction, qui menacent.

Rendons à César ce qui est à César, c'est-à-dire au trio infernal Chirac-Schroëder-Blair: ceux-là s'étaient entendus sur le dos de l'Europe pour ramener celle-ci à une simple entente entre nations, chacun souhaitant limiter la construction européenne à quelques avantages partiels; avec une obsession qui est devenue réalité: affaiblir les institutions européennes et la Commission pour redonner la main aux gouvernements. Et lorsque ceux-ci sont sans volonté, on peut mesurer aujourd'hui le prix payé à ce refus d'envisager tout progrès vers une gouvernance économique; cette non-vision de ce qui allait advenir, à savoir la constitution, autour de nous, d'ensembles surpuissants face auxquels on ne peut survivre qu'en redopant la construction européenne.

Une seule institution a résisté, la seule d'ailleurs qui représentait un embryon de fédéralisme: la Banque Centrale Européenne (BCE). En France, on s'est gaussé de celle-ci et de sa politique d'un euro fort. Sans prendre garde que le succès de l'euro allait de pair avec le maintien d'un cap bien précis, celui de la désinflation compétitive. Cette politique-là, initiée par la gauche au tournant des années 1982-1983, et obstinément poursuivie depuis, a été cassée et abandonnée par Jacques Chirac, dès qu'il a eu les mains libres, c'est-à-dire à partir de 2002. Cet abandon-là se paie aujourd'hui d'une grave perte de compétitivité de la France et de déphasage d'avec la politique de la BCE.

Mais le passé est le passé... De même que l'on pourra à l'infini discuter des tares du système grec, de l'absence d'Etat dans ce pays, du degré de corruption qui y règne, de la fuite des capitaux permanente dont il souffre. Mais la décision de faire entrer la Grèce était à la fois politique et stratégique, et ces raisons sont toujours actuelles. Le pays est désormais sous tutelle, sous double commande presque de l'Union européenne et du FMI. Et la difficulté qu'il représentait, si elle avait été traitée à temps, comme l'avaient recommandé et la France et la BCE, n'était pas hors de portée.

Le maxi plan donc, est le fruit d'un compromis franco-allemand. Nicolas Sarkozy avait, jeudi dans la nuit, annoncé un mécanisme communautaire qui présentait un double avantage: d'être... communautaire, de facto fédéral; rapide et souple dans sa mise en œuvre, pouvant être déclenché à la majorité qualifiée; en même temps qu'il marquait un pas très clair vers la renaissance d'une perspective politique pour l'Union. Dans un premier temps, seuls les Britanniques ont paru y faire obstacle en arguant du fait que, n'étant pas dans la zone euro, il était inenvisageable pour eux de mettre un centime dans l'éventuel sauvetage de celle-ci; puis les choses se sont compliquées avec une nouvelle marche arrière allemande qui a finalement obtenu que l'on revienne, pour l'essentiel, aux procédures bilatérales.

Le fond, qui est en fait l'énoncé d'une garantie à hauteur de plus de 800 milliards d'euros, devra reposer, pour l'essentiel, sur des mécanismes bilatéraux. Comme ceux qui ont été mis en place au bénéfice de la Grèce, ils supposent, en contrepartie de la part du pays concerné, un vigoureux effort de remise en ordre des comptes publics; mais ils redonnent aussi à chacun des pays membres de la zone euro, et notamment à l'Allemagne, un droit de veto sur son déclenchement.

Mais, si l'on veut se rassurer, on retiendra de ce compromis qu'il comporte malgré tout un élément communautaire. Et surtout, qu'il autorise la BCE à agir par elle-même. La BCE va pouvoir, comme la réserve fédérale américaine (Fed), et comme le lui recommandait l'économiste Nouriel Roubini, acheter directement des titres émis par tel ou tel état de la zone euro, et, de fait, créer sa monnaie pour racheter la dette des états, si cela devient nécessaire.

Il est un autre événement majeur qui a permis l'élaboration de ce compromis: l'intervention directe de... Barack Obama! La force de conviction de Nicolas Sarkozy n'avait pas suffi à convaincre la chancelière. Il a fallu deux entretiens téléphoniques du président américain avec elle pour qu'elle prenne la juste mesure de la situation internationale, et de l'urgence qu'il y avait pour elle à surmonter ses préoccupations électorales.

Il est heureux que les Etats-Unis aient ainsi appuyé tout ce qui pouvait aller dans le sens de la consolidation de la zone euro. Une Europe en crise était de nature à retarder la sortie de crise dans laquelle les Etats-Unis sont eux-mêmes engagés, de même qu'un euro trop faible est de nature à ralentir la reprise américaine.

En dehors de Barack Obama, trois Français se sont distingués dans la gestion de cette crise: Nicolas Sarkozy, Jean-Claude Trichet et Dominique Strauss-Kahn. Nicolas Sarkozy dans l'épreuve, pourquoi ne pas le reconnaître, a été constant, volontaire, et heureusement réactif. Sans doute avait-il mieux que certains de ses collègues, mesuré l'intensité et la gravité de la menace. Les solutions qu'il a mises en avant, comme son obstination à la fois à accompagner et à convaincre Angela Merkel, ont été  salutaires. Jean-Claude Trichet est celui qui, le premier,  dès le mois d'août 2007, avait vu venir la crise financière et bancaire. Celui qui a permis que les banques centrales, puis les gouvernements, ne négligent aucun effort ni aucune ligne de crédit pour sauver le système bancaire. Et celui qui aujourd'hui permet aussi à la BCE de prendre un virage historique en la mettant en situation d'intervenir par elle-même. Dominique Strauss-Kahn, enfin, a prêté main forte, via le FMI, et ne peut que tirer bénéfice de cette situation où, placé au cœur de la crise, il est une sorte de grand facilitateur. Il y aura bien de tout cela des conséquences politiques, qu'il est évidemment prématuré d'envisager.

Dans cette situation, il faut aussi intégrer deux hypothèques. La première est l'hypothèque britannique. L'événement a été relégué au second plan, mais il est de nature à retentir sur la situation en Europe. Les Britanniques ont voté  et ils se sont abstenus de choisir, puisque les Conservateurs n'ont pas gagné et que les Travaillistes et les Libéraux ont perdu. Si les Conservateurs gouvernent seuls, ou bien si, dans une coalition avec les Libéraux, ils imposent leurs vues en matière de politique extérieure, nous ne sommes pas sortis de l'auberge! Le programme de David Cameron consiste ni plus ni moins à entamer une sortie progressive de l'Union européenne par une remise en cause des traités existants et la multiplication «d'opting out» de tout ce que la Grande Bretagne considère comme gênant dans l'Europe, notamment en matière sociale.

Nous serions alors confrontés à l'ouverture d'une crise dans la crise. Ce serait aussi pour la Grande Bretagne un contresens stratégique. Là encore, il faut regarder du côté des Etats Unis. Récemment, Barack Obama a sans ambiguïté signifié à Gordon Brown qu'il ne pouvait plus faire reposer sa vision du monde sur une «relation privilégiée» avec la Grande Bretagne. En d'autres termes, les Etats Unis ont considéré que la Grande Bretagne devait devenir, comme le sont la France et l'Allemagne, un élément de l'ensemble européen. Et c'est ce moment que choisiraient les Conservateurs pour s'éloigner de l'Europe!

L'autre hypothèque est bien sûr, celle de l'opinion publique. On l'avait trop vite oubliée: la crise financière et bancaire, dont nous ne sommes pas tout à fait sortis, déclenchée par la faillite du système américain des subprimes et de la banque Lehmann Brothers, a failli tout emporter. A peine avons-nous eu le temps de l'oublier, que nous étions de nouveau confrontés à un tremblement de terre, mettant en cause cette fois la crédibilité d'un certain nombre d'états européens. Dans ces moments-là, encouragée par le cortège de mesures d'austérité dont ils sont inévitablement accompagnés, resurgit la tentation populiste. Le populisme étant d'ailleurs la version soft de réactions beaucoup plus dures et radicales qui peuvent survenir, ici ou là, et s'étendre ensuite à tout le continent européen. Plus que jamais, il y a une urgence de pédagogie et de solidarité de la part des différents responsables qui devraient, en bonne logique, aller jusqu'aux leaders des oppositions. Nous n'en sommes pas là. Mais il n'est jamais interdit d'espérer.

Jean-Marie Colombani

LIRE EGALEMENT SUR L'EUROPE: Plan européen: aide et austérité ne sont pas suffisants , La déconstruction européenne et   Adieu Europe .

Image de Une: de gauche à droite Gordon Brown, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy HANNIBAL HANSCHKE / Reuters

www.slate.fr | 5/10/10 12:54 PM
Europe : � Faire l'Europe, c'est tr�s dur �
A l�occasion des 60 ans de l�appel de Robert Schuman, « La Croix » a demandé à Jacques Delors de dialoguer avec sa petite-fille Clémentine Aubry www.la-croix.com | 5/8/10 7:08 AM
Europe : � Faire l'Europe, c'est tr�s dur �
A l�occasion des 60 ans de l�appel de Robert Schuman, « La Croix » a demandé à Jacques Delors de dialoguer avec sa petite-fille Clémentine Aubry www.la-croix.com | 5/7/10 2:37 PM
Delors pr�conise un nouveau trait� pour l'UE

L'Europe a besoin d'un nouveau traité pour s'engager dans une politique énergétique commune, a dit l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors au Parlement européen hier (5 mai). Il a toutefois admis qu'une certaine fatigue était née à la suite de la mise en place du traité de Lisbonne, et a suggéré d'adopter une approche graduelle afin d'atteindre ce but.

www.euractiv.com | 5/6/10 7:41 AM
Jacques Delors regrette le temps perdu pour d�fendre l'euro
L'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors a regretté le temps perdu pour défendre la Grèce et l'euro, tombé mercredi à son niveau le plus bas depuis un an face au dollar du fait des craintes d'une contagion de la crise grecque."Les pompiers sont à l'oeuvre" pour défendre l'euro...

www.lesechos.fr | 5/5/10 12:19 PM
Soutien de Delors � une coop�ration renforc�e sur l'�nergie

Tous les pays de l'UE ne sont pas encore prêts à s'engager en faveur d'une politique commune de l'énergie. Mais une petite avant-garde de pays pourrait décider d'avancer sur cette voie sans tarder, selon l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors.

www.euractiv.com | 4/6/10 12:25 PM
Hausse des prix agricoles : l'occasion de r�former la PAC ?
Pour de nombreux experts, la hausse récente des cours des matières premières justifie une réforme en profondeur de la politique agricole commune (PAC). L'ancien secrétaire général de Notre Europe, Jean Nestor, est de ceux-là. Dans une note publiée par le think tank de Jacques Delors, il préconise une révision de la régulation des marchés agricoles et un réexamen des politiques actuellement financées au titre de la PAC. www.touteleurope.fr | 3/19/10 6:00 PM
Un Barroso imp�rial qui doit avoir une vision pour son second mandat

An "imperial" Barroso II is emerging in a strong position to lead the EU executive, but he lacks the "heroism" or visionary perspective of a predecessor like Jacques Delors, said Spencer, a former Conservative MEP.

"This generation's leadership, whether in politics, public affairs or business, is less heroic than the previous generation. But they face a more difficult global environment, where heroism, bravery and creativity are absolutely needed given the global power shift," said Spencer.

Alors que José Manuel Barroso débute son second mandat en tant que président de la Commission européenne, il devrait garder à l'esprit la Révolution des œillets portugaise, a déclaré lors d'un entretien avec EurActiv Tom Spencer, directeur exécutif de l' European Centre for Public Affairs.
www.euractiv.com | 2/11/10 6:47 AM
Le mythe bris� des 80% de lois d'origine communautaire

Une étude rendue publique par la fondation Terra Nova estime à entre 10 et 25% la part du droit français directement issu des textes européens, brisant ainsi le mythe des 80% de lois françaises d'origine communautaire.

Ce mythe des 80% perdure depuis longtemps et déjà en mai 2009, Jean Quatremer s'interrogeait sur son blog sur la véracité des chiffres. Après que Marine Le Pen, numéro 2 du FN, avait affirmé en avril que «80% des lois qui sont appliquées et qui sont votées par les députés sont en réalité seulement enregistrées parce que ce sont des directives européennes» et que Michel Barnier, alors ministre de l'agriculture affirmait que «le Parlement européen, il est au moins aussi important que le Parlement national. Est-ce que vous savez que 60% des lois, ce ne sont pas les autres qui les font pour nous, c'est nous qui les faisons avec les autres?», Quatremer se demandait: «Mais quel est le juste pourcentage?»

Après avoir précisé que «le raisonnement en termes de pourcentage ne veut strictement rien dire sur le plan juridique», qu'«il ne faut pas confondre le flux et le stock» de lois, il concluait que «l'essentiel des compétences - et donc du droit - demeure encore du ressort étatique.» C'est bien ce que confirme l'étude de Terra Nova: «L'étude montre que 25% des lois françaises ont un élément issu du droit européen. Mais si l'on regarde l'impact européen sur le flux législatif national, on tombe à moins de 10%. Donc le chiffre réel est 10%,» souligne le président de Terra Nova, Olivier Ferrand dans une interview donnée à Euractiv.fr.

Persistance du mythe

Le mythe existe et persiste, selon Terra Nova, parce que Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, lui avait conféré une crédibilité. Mais il énonçait à l'époque, en février 1987, un pronostic, et non une réalité. «30 % de la législation belge est d'origine communautaire et (...) ce chiffre devrait passer à 60% dans les dix ans qui viennent» expliquait-il.

Le mythe a perduré également en raison des intérêts politiques divers. «Les pro-européens pouvaient l’utiliser pour insister sur l’importance de l’Europe dans la législation nationale. De leur côté les eurosceptiques avaient intérêt à dire: regardez l’impact de ces bureaucrates de Bruxelles sur la démocratie nationale!»

[Lire l'interview complète sur Euractiv.fr]

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Image de une: Estonian Foreign Ministry's

www.slate.fr | 2/8/10 1:53 PM
Des sages au chevet de l?�conomie europ�enne
Union européenne
En ouverture de sa présidence tournante de l'UE, le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, a demandé à Jacques Delors et à Felipe Gonzalez de former un conseil des sages pour l’aider à mettre en place une gouvernance économique de l'Union européenne.
Le chef du gouvernement espagnol et président en exercice de l'Union européenne, José Luis Rodriguez Zapatero.
Reuters / Juan Medina
www.rfi.fr | 1/5/10 6:38 PM
UE�: Zapatero sort son programme
Le chef du gouvernement espagnol enrôle Jacques Delors dans un «comité des sages». » Présidence bicéphale : l'UE devra éviter la cacophonie feeds.lefigaro.fr | 1/4/10 7:26 PM
UE�: Zapatero sort son programme
Le chef du gouvernement espagnol enrôle Jacques Delors dans un «comité des sages». » Présidence bicéphale : l'UE devra éviter la cacophonie www.lefigaro.fr | 1/4/10 7:26 PM
UE: sommet extraordinaire le 11 f�vrier pour relancer la croissance
Les dirigeants de l'UE se retrouveront à Bruxelles le 11 février pour un sommet extraordinaire consacré à la relance de la croissance économique, a annoncé lundi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, dans sa première grande initiative à ce poste. "C'est mon premier jour officiel de travail. Je prépare déjà le prochain Conseil européen du 11 février. J'ai pris l'initiative de convoquer ce Conseil dont le thème principal sera l'économie", a dit M. Van Rompuy dans un communiqué. "Nous avons besoin de davantage de croissance économique en vue de financer sur une base solide notre modèle social et pour préserver notre mode de vie européen", a-t-il ajouté. L'ancien Premier ministre belge occupe le poste de président stable de l'UE, créé par le traité de Lisbonne, officiellement depuis le 1er décembre mais concrètement depuis le début de l'année. Le principe d'un sommet européen extraordinaire début février à Bruxelles était arrêté depuis la mi-décembre mais aucune date n'avait encore été définitivement fixée pour l'organiser. Le dernier sommet européen ordinaire s'est déroulé les 10 et 11 décembre et le prochain est prévu les 25 et 26 mars. En choisissant d'organiser une réunion spéciale des dirigeants européens sur la grande priorité du moment, la réponse à la crise économique, M. Van Rompuy entend prendre sans tarder ses marques et essayer de s'imposer dans le nouveau paysage institutionnel européen né du traité de Lisbonne. L'ancien Premier ministre belge cherche à imprimer son autorité à la fois face à l'Espagne, qui vient de prendre la présidence tournante de l'UE -maintenue dans plusieurs domaines- et face au président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui ne compte pas se laisser voler la vedette. Madrid a fixé comme priorité de sa présidence semestrielle, qui a débuté le 1er janvier, la lutte contre la récession économique et la consolidation de la timide reprise qui se manifeste en Europe. Et le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a prévu de réunir mardi l'ancien président français de la Commission européenne Jacques Delors et l'ex-chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez pour évoquer la gouvernance économique de l'UE, a indiqué lundi une source gouvernementale. M. Barroso, qui entamera début février un nouveau mandat de 5 ans, a annoncé lui aussi que la priorité de la nouvelle Commission sera la dynamisation de l'économie européenne d'ici 2020. Il s'agira de remplacer la "stratégie de Lisbonne" qui ambitionnait au cours de la précédente décennie de faire de l'Europe l'économie de la connaissance la plus compétitive d'ici 2010, mais a donné peu de résultats probants. afp(); www.francebourse.com | 1/4/10 5:03 PM
UE: Zapatero va consulter Delors et Gonzalez sur la gouvernance �conomique
Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero va consulter Jacques Delors et Felipe Gonzalez sur la gouvernance économique de l'UE dans le cadre de la présidence espagnole au premier semestre 2010, selon le quotidien El Pais de lundi. M. Zapatero va réunir mardi à ce sujet l'ancien président français de la Commission européenne et l'ex-chef du gouvernement espagnol, aux côtés de Pedro Solbes, son ancien ministre de l'Economie et de l'actuelle titulaire du poste, Elena Salgado, a précisé le journal proche du pouvoir socialiste. Cette information n'a pu être immédiatement confirmée en fin de matinée de source officielle. Madrid a fixé comme priorité de sa présidence semestrielle, qui a débuté le 1er janvier, la lutte contre la récession économique et la consolidation de la timide reprise qui se manifeste en Europe. Dans ce contexte, M. Zapatero souhaite que ses interlocuteurs, une sorte de "conseil des sages" qu'il compte réunir régulièrement, lui donnent des idées pour faire avancer son projet de "gouvernement économique européen" visant à mieux coordonner les politiques économiques de l'UE, selon El Pais. afp(); www.francebourse.com | 1/4/10 10:55 AM
UE: Zapatero va consulter Delors et Gonzalez sur la gouvernance �conomique
Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero va consulter Jacques Delors et Felipe Gonzalez sur la gouvernance économique de l'UE dans le cadre de la présidence espagnole au premier semestre 2010, selon le quotidien El Pais de lundi. www.tv5.org | 1/4/10 10:55 AM
Le Monde : Jacques Delors : "Je suis vraiment choqu� par la politique d'Eric Besson"
A l'occasion du 20e anniversaire de la Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux, Jacques Delors, président de la Commission européenne de 1985 à 1994 et président de Notre Europe, association qui promeut "l'unité européenne", rappelle la nécessaire prise en compte des droits sociaux. Dans une déclaration adoptée lundi 30 novembre à Bruxelles, il demande que "les droits fondamentaux soient traités à égalité avec les règles de la concurrence et les libertés (...) www.educationsansfrontieres.org | 12/3/09 3:58 PM
Jacques Delors : J'aurais beaucoup � dire sur le Trait� de Lisbonne
Dans le Traité de Lisbonne, il y a des dispositions auxquelles je ne suis pas favorable ou pour lesquelles je ne suis pas enthousiaste, affirme Jacques Delors dans une interview exclusive, accordée à EurActiv. www.euractiv.com | 12/3/09 8:00 AM
Jacques Delors : "Je suis vraiment choqu� par la politique d'Eric Besson"
Il souligne que l'"Europe vieillissante aura besoin de millions de travailleurs immigrés".

www.lemonde.fr | 12/2/09 2:19 PM
Herman Van Rompuy est "le bon choix", selon Jacques Delors
L'ancien président de la Commission européenne estime que les Etats n'auraient jamais accepté une trop forte personnalité à la présidence de l'UE. www.lemonde.fr | 11/30/09 7:05 PM
Herman Van Rompuy est "le bon choix", selon Jacques Delors
L'ancien président de la Commission européenne estime que les Etats n'auraient jamais accepté une trop forte personnalité à la présidence de l'UE. www.lemonde.fr | 11/30/09 7:05 PM
Van Rompuy est un bon choix, selon Jacques Delors
L'ancien président français de la Commission européenne Jacques Delors a salué lundi la nomination de Herman Van Rompuy à la présidence de l'UE jugeant que les Etats européens n'auraient jamais ... www.7sur7.be | 11/30/09 5:14 PM
Van Rompuy est un bon choix, selon Jacques Delors
L'ancien président français de la Commission européenne Jacques Delors a salué lundi la nomination de Herman Van Rompuy à la présidence de l'UE jugeant que les Etats européens n'auraient jamais ... www.7sur7.be | 11/30/09 5:14 PM
Van Rompuy � la t�te de l?UE : un bon choix, selon Delors
L’ancien président français de la Commission européenne Jacques Delors a salué la nomination de Herman Van Rompuy à la présidence de l’UE, à la veille de sa prise de fonctions, jugeant que les États européens n’auraient jamais accepté une trop forte personnalité à ce poste. Le Traité de Lisbonne, qui crée la fonction de Van Rompuy, entre en vigueur ce mardi 1er décembre. L’ancien Premier ministre ne prendra toutefois ses fonctions que le 1er janvier prochain. www.lesoir.be | 11/30/09 5:07 PM
Pierre Moscovici: encore un faux d�part pour l'Europe

Les Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont nommé la semaine dernière le premier président du Conseil européen choisi par ses pairs, pour deux ans et demi renouvelables, ainsi que la première «haute représentante» pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Le nouveau tandem exécutif de l'Europe est composé du Premier ministre belge, Herman Van Rompuy, et de la Commissaire britannique au commerce extérieur, Catherine Ashton. Cette désignation, rapide, suscite peu d'enthousiasme. Est-ce à dire que la montagne a accouché d'une souris, que l'Europe politique, promise par le traité de Lisbonne, est morte-née? Ce n'est pas mon sentiment. Je crois plutôt qu'il s'agit d'un rendez-vous manqué, aux conséquences lourdes.

Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. L'existence même d'un Président du Conseil européen durable et d'une présidente permanente du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne est, en soi, un progrès. Elle permet d'en finir avec les présidences tournantes de six mois, trop courtes pour permettre une action en profondeur, pour définir un agenda cohérent, trop discontinues pour être de qualité égale. N'en ayons donc pas la nostalgie. J'ai la conviction que le nouvel attelage donnera à l'Union européenne une stabilité dans l'action, une capacité à développer des politiques publiques articulées que n'autorisaient pas les règles antérieures, celles du traité de Nice, lui-même héritier lointain du traité de Rome, conçu pour une Europe à six. Par ailleurs, je ne souhaite pas faire le procès a priori des deux nouveaux responsables européens. On ne parvient évidemment pas à un tel niveau dans la vie publique sans posséder des qualités éminentes.

Leur laisser une chance

Herman Van Rompuy est un intellectuel catholique, polyglotte, pondéré, qui a réussi la performance de maintenir la Belgique à peu près unie: il y faut sans doute de l'habileté. Catherine Ashton a une faible expérience politique, son bagage en politique internationale est très léger: on la dit toutefois fine négociatrice. Laissons leur donc leur chance. L'adage «la fonction crée l'organe» se vérifie parfois. N'oublions pas, par exemple que rien ne laissait présager – ce n'était en tout cas pas une évidence – que Jacques Delors, ancien ministre de l'économie et des finances français, deviendrait un grand Président de la Commission européenne, et marquerait l'histoire. Il est néanmoins clair que le choix fait jeudi 19 novembre est loin d'être optimal, de deux points de vue.

Il y avait, tout d'abord, deux «profils de poste» possibles: le ticket désigné représente le plus faible. Le traité de Lisbonne lui-même est ambigu. Le Président du Conseil européen pouvait être soit un quasi-chef d'Etat, capable d'identifier, d'incarner l'Europe aux yeux de ses propres citoyens et dans le monde, soit un mécanicien, simplement chargé de préparer et animer les quatre réunions annuelles du Conseil européen, de faciliter le consensus. Le haut représentant, de son côté, pouvait faire figure de ministre des Affaires étrangères, homologue du «Secrétaire d'Etat» américain, ou bien n'être que le successeur de Javier Solana, à la fois bon politique et haut diplomate.

Les Chefs d'Etat et de gouvernement ont préféré le profil bas. Personne n'imagine Herman Van Rompuy égaler Barack Obama, ni même s'imposer à Nicolas Sarkozy et Angela Merckel, personne ne voit Catherine Ashton impressionner Hillary Clinton. Tous deux auront, je l'espère, de l'entregent, pourquoi pas du talent, mais ils ne pourront pas avoir d'autorité ni un grand prestige.

Les recalés

La ressource, pourtant, existait, même si elle était problématique. Pour le poste de Président du Conseil européen, la candidature de Tony Blair, par exemple, aurait eu du sens. Mais son origine – ancien Premier ministre d'un pays eurosceptique, ardent défenseur de la guerre en Irak – rendait sa désignation difficile, d'autant qu'il aurait embarrassé le Président français et la Chancelière allemande, qui voyaient en lui un rival potentiel. Jean-Claude Junker ou Vaira Vicke-Freiberga auraient également davantage marqué les esprits.

Pour devenir ministre des Affaires étrangères, les noms de David Milliband – qui a préféré, à juste titre sans doute, préparer l'avenir du parti travailliste après sa défaite, probable, du mois de Juin face au parti conservateur de David Cameron – ou de Massimo d'Alema, ancien Premier ministre italien, fin connaisseur de la politique internationale et notamment du Moyen-Orient, auraient donné du lustre et de la force à la fonction.

Je ne comprends pas bien, à cet égard, la position des socio-démocrates européens: la désignation de Catherine Ashton fait figure de mauvais compromis, dans le cadre d'une transaction laborieuse. Et je trouve symptomatique d'une certaine dérive de l'Europe conservatrice vers l'atlantisme que le premier haut représentant de l'Union pour le PESC soit britannique – la Grande Bretagne étant, chacun le sait, l'alliée privilégiée et inconditionnelle des Etats-Unis. Il est d'ailleurs choquant et symbolique que Nicolas Sarkozy ait acquiescé à cette nomination: je n'imagine pas le général de Gaulle, ou un quelconque de ses successeurs, notamment François Mitterrand ou même Jacques Chirac, accepter ainsi la perte d'autonomie complète de la diplomatie et de la défense européennes.

Opacité

L'autre défaut majeur de cette désignation réside dans la procédure choisie. Celle-ci a les caractéristiques classiques des conclaves européens. Elle est opaque, voire secrète. Elle est un marchandage hyper-réaliste, presque sordide, sans le moindre esprit européen, cantonné dans le champ intergouvernemental. Elle ne privilégie donc pas les qualités requises pour exercer l'une ou l'autre responsabilité, mais reflète l'équilibre des pouvoirs entre les forces politiques et les Etats de l'Union. En l'occurence, le ticket retenu entérine de facto la domination des «grands» Etats, l'existence d'un «directoire», que manifestera davantage encore, soyons-en sûrs, la répartition des portefeuilles au sein de la nouvelle Commission européenne, qui fera la part belle à l'Allemagne, la France et l'Italie. Une démarche plus transparente, supposant la publicité des candidatures, la présentation de celles-ci à travers des plans d'action, un débat public, eût été largement préférable. Tant qu'elle ne sera pas mise en oeuvre, l'Europe sera condamnée aux deuxièmes choix ou aux seconds couteaux.

Après les élections européennes, cet épisode marque à nouveau la suprématie actuelle des droites sur l'Europe. La famille sociale-démocrate a, hélas, abdiqué après avoir été défaite dans les urnes, en acceptant d'être représentée dans le triumvirat exécutif – n'oublions pas le Président de la Commission, José-Manuel Barroso – par un membre du « New Labour », lui-même en terrible difficulté.

L'agenda européen, dans les cinq années qui viennent, sera donc sans doute très libéral et très conservateur, la méthode intergouvernementale régnera en maître. Les décisions de jeudi sont un faux départ. L'Europe risque de piétiner, au moment même où elle devrait faire bloc et peser. Les Européens risquent de payer cher cette erreur. Ce n'est pas, contrairement à ce que certains laissent entendre, la faute du traité de Lisbonne. Celui-ci ouvre un espace public, il affirme la loi de la majorité, ce qui est une avancée démocratique. La gauche européenne a cinq ans pour travailler à la reconquérir. Pour cela, elle doit se (re) construire, et dessiner l'ambition d'une Europe économiquement active, écologiquement exemplaire, socialement juste, politiquement intégrée. Cette préoccupation devra être centrale dans la refondation de la gauche française.

Nous avons l'ardente obligation de préparer le prochain rendez-vous européen, en 2014, avec la volonté de relancer l'Europe, de lui permettre, enfin de s'affirmer comme une puissance dans le monde, de réussir là où les conservateurs viennent, intentionnellement, d'échouer: la gauche de demain sera européenne ou ne sera pas!

Pierre Moscovici

Lire également sur le même sujet: «Glamouriser» l'Europe ; Le déclin de la social-démocratie et L'Europe, musée ou laboratoire?

Image de Une: Herman Van Rompuy, REUTERS/Yves Herman

www.slate.fr | 11/24/09 9:45 AM
Union Europ�enne: difficile d'entrer dans l'�re XXL
D.R. L'euro, la politique étrangère, la justice et les affaires intérieures : avec le traité de Maastricht (1992), la Communauté européenne se déploie, en même temps qu'elle se dote d'un marché unique porté par le président de la Commission, Jacques Delors. www.lalibre.be | 11/13/09 3:30 AM
Le grand emprunt est une "op�ration de communication"
Jacques Delors a jugé sur Europe 1 que le grand emprunt n’avait "pas de sens". Bruno Lemaire trouve cette remarque éloignée de la réalité. www.europe1.fr | 11/8/09 10:51 AM
Jacques Delors : "La chute du mur, un d�fi incroyable"
A moins de trois semaines des 20 ans de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, Touteleurope.fr, en partenariat le ministère des affaires étrangères et européennes et le quotidien Métro, a rencontré Jacques Delors. Président de la commission européenne à l�époque (1985-1995), il revient sur cet événement et ses conséquences pour la construction européenne, en répondant aux questions des internautes. www.touteleurope.fr | 10/22/09 8:30 AM
� La chute du mur, un d�fi incroyable �

A l'approche des vingt ans de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, Metro, avec le site touteleurope.fr et le ministère des affaires étrangères et européennes, a rencontré Jacques Delors.



www.metrofrance.com | 10/21/09 5:31 PM
A ma gauche la fille de Bov�, � ma droite le fils de Sarkozy

Ce sera sans nul doute la nouvelle tendance de ces prochaines semaines : les comparatifs entre filles et fils de. Avec en valeur étalon Jean Sarkozy, prochainement élu-nommé à La Défense. Cela a commencé, grâce à l'UMP, par le parallèle entre le bachelier et l'énarque Martine Aubry (fille de Jacques Delors). Et ça se poursuit aujourd'hui avec l'émergence de Marie Bové

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www.rue89.com | 10/21/09 4:08 PM
Le gouvernement et la majorit� volent au secours de Jean Sarkozy
Le gouvernement et la majorité volent au secours de Jean Sarkozy
"Ce qui compte, c'est de passer par le suffrage universel", a déclaré le Premier ministre François Fillon, interrogé sur la probable nomination du fils du fils du président de la République, âgé de seulement 23 ans, à la tête de l'Epad.

Source : France 24


REUTERS - Gouvernement et proches de Nicolas Sarkozy ont pris mardi la défense de Jean Sarkozy, jugeant absurde et sans fondement la polémique sur la promotion annoncée du fils du chef de l'Etat à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad).

L'opposition dénonce un nouvel avatar du népotisme sous la Ve République et affirme que Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine âgé de 23 ans et étudiant en deuxième année de droit, n'a pas les qualifications requises.

"La gauche n'a vraiment pas grand chose à dire pour qu'elle enchaîne les polémiques avec une aussi grande rapidité. Celle-là finira comme les autres", a estimé François Fillon sur RTL, en référence à la controverse visant le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.

Le Premier ministre a fait valoir que le président du conseil d'administration de l'Epad devait être élu parmi les conseillers généraux des Hauts-de-Seine et, qu'à ce titre, Jean Sarkozy était tout à fait légitime pour diriger le premier quartier d'affaires d'Europe.

"Jean Sarkozy a été élu, d'abord par les électeurs des Hauts-de-Seine, puis ensuite par ses pairs pour devenir le chef de la majorité du conseil général des Hauts-de-Seine, et maintenant, il est désigné par le conseil général des Hauts-de-Seine pour prendre la présidence de l'Epad", a-t-il rappelé.

"Ce qui compte, c'est de passer par le suffrage universel, on l'a vu avec le fils de François Mitterrand, on le voit avec la fille de Jacques Delors (Martine Aubry, NDLR), on le voit avec celle de Jean-Marie Le Pen. Le suffrage universel donne à chacun la légitimité de s'exprimer", a dit François Fillon.


"Dérive monarchique"

Le président du conseil régional d'Ile-de-France, le socialiste Jean-Paul Huchon, s'est inquiété mardi sur France 2 "d'une dérive monarchique". "On se permet absolument tout et sans aucune vergogne, sans aucune retenue", a-t-il dit.

"Normalement, pour diriger un établissement de ce type, il faut avoir un peu d'expérience quand même, de l'expertise financière notamment, immobilière, de la maturité", a-t-il observé.

"Il a un potentiel Jean Sarkozy, personne n'en doute (...) mais est-ce que aujourd'hui ces conditions d'expertise et de maturité sont réunies ? Il est permis d'en douter", a-t-il ajouté.

L'intéressé répond mardi à ses détracteurs dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France en dénonçant des attaques "très partiales". "Quoi que je fasse, je serai critiqué", dit Jean Sarkozy.

"Depuis que je me suis lancé en politique, j'ai toujours fait l'objet de critiques. Quand on fait ce métier, il faut s'y attendre, s'y préparer", ajoute-t-il.

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, estime pour sa part qu'il n'y a "rien à redire" à l'élection de Jean Sarkozy à la tête du conseil d'administration de l'Epad, prévue le 4 décembre.

"Ce n'est pas parce qu'il est le fils du président qu'il a moins de droits que les autres. Il a les mêmes droits et les mêmes devoirs que tout le monde", a-t-il dit sur RMC et BFM-TV.

"Est-ce qu'il faut attendre pour mériter d'occuper des fonctions quand les électeurs vous élisent d'avoir 60 ou 70 ans? Tout cela est absurde", a-t-il ajouté.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, s'est dit lui "extrêmement choqué" par la polémique, évoquant une "collusion d'intérêts entre la gauche et une certaine presse" sur ce sujet.

"J'ai le sentiment (...) que nous avons de nouveau affaire à une chasse à l'homme. Après Frédéric Mitterrand, il faut abattre Jean Sarkozy. Qui sera le prochain sur la liste?", s'est interrogé le ministre de l'Education nationale.

www.rewmi.com | 10/14/09 7:14 AM
Jean Sarkozy � l'EPAD : r�actions en cha�ne (14/10/2009)
La probable accession du fils de Nicolas Sarkozy à la tête de l'établissement public d'aménagement du plus gros centre d'affaires français continue à susciter de nombreuses réactions, dont celle du président de la République. La pétition en ligne fustigeant cette nomination totalisait hier 43 000 signatures. « Népotisme » : c'est le terme le plus récurrent dans les nombreuses réactions émanant de l'opposition. Martine Aubry a dénoncé la « prise en main » de l'Ile-de-France par l'UMP, se montrant, comme de nombreux autres avant elle (Ségolène Royal, François Hollande, Laurent Fabius, Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou...), effarée de voir le fils du président, âgé de 23 ans et étudiant en 2e année de droit, prétendre à un poste aussi important que celui de président du conseil d'administration de l'EPAD.La majorité a réagit abondamment pour défendre la légitimité du jeune conseiller général, qui avait lui-même tenté de se justifier dans les colonnes du Parisien (« quoi que je fasse, je serai critiqué ») : Henri Guaino (« rien à redire » sur cette probable élection), Luc Chatel (« extrêmement choqué » par la polémique, et avançant l'hypothèse d'une « collusion d'intérêts entre la gauche et une certaine presse »), Fréderic Lefebvre (qui a tenté une comparaison avec Martine Aubry, fille de Jacques Delors), François Fillon (pour qui « il n'y a pas lieu d'en faire une polémique ») et d'autres ont fait front dans la journée d'hier. Le Président de la République a également pris part au débat, déclarant en marge de son discours sur la réforme du lycée que « tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement et de façon excessive, (...) ce n'est jamais bien ».Dans ce concert de réactions, deux ont particulièrement détonné : celle du socialiste Julien Dray, pour qui le sort réservé à Jean Sarkozy est « injuste » («à partir du moment où des électrices et des électeurs ont accepté de l'élire conseiller général des Hauts-de-Seine, il a une légitimité et il peut prétendre à toutes les fonctions») et celle, à l'opposé, du député UMP des Yvelines Pierre Cardo, qui a déploré lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP l'impact négatif de cet évènement sur le 2e tour de la législative partielle dans la 12e circonscription de son département, dimanche prochain, évoquant - sous les applaudissements de certains collègues - les « parents [dans la circonscription] dont les enfants ne trouvent pas de stages... »

www.territorial.fr | 10/13/09 10:00 PM
Peut-on comparer Jean Sarkozy et Martine Aubry ?
Plusieurs membres de l’UMP ont riposté aux critiques sur Jean Sarkozy en attaquant la fille de Jacques Delors. www.europe1.fr | 10/13/09 4:07 PM