Actualité de Jens Stoltenberg

Retraites: "il y aura" une contribution des hauts revenus, assure Fran�ois Fillon

François Fillon a assuré lundi depuis Oslo que la réforme des retraites allait prévoir "une contribution" de "ceux qui sont les plus fortunés de notre pays", qualifiant au passage de "fantasmes" d'éventuelles divergences entre l'Elysée et Matignon.

"Il y aura une contribution qui permettra à ceux qui sont les plus fortunés de notre pays de participer au financement des retraites", a déclaré le Premier ministre, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse avec son homologue norvégien Jens Stoltenberg.

www.france24.com | 6/14/10 10:45 AM
Retraites: "il y aura" une contribution des hauts revenus, assure Fran�ois Fillon
François Fillon a assuré lundi depuis Oslo que la réforme des retraites allait prévoir "une contribution" de "ceux qui sont les plus fortunés de notre pays", qualifiant au passage de "fantasmes" d'éventuelles divergences entre l'Elysée et Matignon. "Il y aura une contribution qui permettra à ceux qui sont les plus fortunés de notre pays de participer au financement des retraites", a déclaré le Premier ministre, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse avec son homologue norvégien Jens Stoltenberg. François Fillon n'a donné aucun détail sur le niveau de revenu qui pourrait être concerné par la mesure. De source proche du gouvernement, on indiquait durant le week-end que l'idée de taxer temporairement les revenus supérieurs à 11.000 euros par mois n'était "plus à l'ordre du jour". Interrogé par ailleurs sur d'évenutelles divergences entre l'Elysée et Matignon sur le recul de l'âge légal de la retraite, à 62 ou 63 ans, le Premier ministre a lancé: "ce sont des fantasmes". "On ne peut pas résumer la réforme des retraites à la seule question de savoir si c'est à 63 ou 62 ans qu'il convient de partir", a-t-il poursuivi, parlant aussi d'"accord parfait" entre lui et le président de la République. François Fillon est arrivé dimanche en Norvège pour une visite de deux jours consacrée aux questions énergétiques, Oslo étant le premier fournisseur de gaz de la France. afp(); www.francebourse.com | 6/14/10 10:43 AM
Le Premier ministre norv�gien promet de continuer � soutenir l'Afghanistan
Le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg a effectué lundi une visite surprise à Kaboul, a annoncé la présidence afghane dans un communiqué. Lors de sa rencontre avec le président afghan Hamid Karzai, Jens Stoltenberg a promis de continuer à aider les Afghans pour stabiliser la situation et promouvoir la démocratie et les droits de l'homme, indique le communiqué. Il a dit par ailleurs que la Norvège continuerait à fournir de l'aide financière à l'Afghanistan. Le prés ... french.people.com.cn | 5/18/10 8:44 AM
� quoi joue la Russie au Moyen-Orient?

«La Russie et les Etats-Unis n'ont jamais été aussi unanimes à l'égard de l'Iran qu'aujourd'hui». Au Moyen-Orient, la guerre froide serait-elle belle et bien finie? A Washington, on se réjouit, en cœur avec le sous-secrétaire d'Etat américain Daniel Russell, de la nouvelle rigueur avec laquelle les Russes abordent la question du nucléaire iranien. Le 27 avril à Oslo, le président Medvedev et le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg, signaient une déclaration commune exhortant l'Iran à d'avantage de «responsabilité» et à plus d'efforts en vue de «rétablir la confiance de la communauté internationale».

Même si en réalité la Russie n'ait jamais véritablement soutenu le programme militaire nucléaire iranien (elle ne s'est jamais opposée franchement aux sanctions de l'ONU, voire, elle les a votées), cette clarté vis-à-vis de l'Iran est nouvelle et survient après plusieurs années de hauts et de bas troublants dans les relations entre les deux pays.

Voilà en fait plusieurs années que la Russie déploie au Moyen-Orient une tactique déroutante. Elle s'engage dans des tractations de missiles et autres armements avec Syriens et Iraniens, tout en acceptant les sanctions du Conseil de sécurité onusien envers ces derniers. Dans le même temps qu'elle développe des industries de haute technologie et des programmes (certes limités) de coopérations militaires avec Israël, elle reçoit une délégation du Hamas dans sa capitale. Tout en nouant des liens nouveaux avec les alliés traditionnels des Etats-Unis, Israël, Turquie ou Arabie Saoudite, elle n'oublie pas de garder un bon contact avec ses anciens amis syriens, irakiens, iraniens. A quoi joue la Russie au Moyen-Orient?

Depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie de 2000 à 2008, Moscou veut retrouver une place de grande puissance internationale. Pour assouvir son désir, le Kremlin use de plusieurs stratégies.  Au Moyen-Orient, zone de lutte d'influences avérée, Moscou a d'abord un pouvoir de nuisance.

Il serait tentant de parler d'une Russie qui ne serait qu'une «puissance de nuisance», ambiance Guerre froide, lorsque l'on entend les discours aux accents anti-occidentaux auxquels se livrent volontiers les leaders du Kremlin. Une Russie autoritaire, qui part en guerre de façon unilatérale contre son voisin géorgien en 2008, qui maltraite chez elle les droits de l'Homme et qui parle gentiment à l'Iran. Il y a pourtant des choses qui ont changé, depuis l'époque soviétique. On ne peut pas limiter la Russie à sa rhétorique anti-Ouest.

Bien sûr, les administrations russes, comme les élites américaines d'ailleurs, ont été éduquées avec un lexique de Guerre froide. Mais trois nouveaux facteurs permettent de comprendre la complexité de la présence russe au Moyen-Orient.

Tout d'abord, la question de l'intégrité territoriale de la Russie d'aujourd'hui. Le prestige de Vladimir Poutine repose d'abord sur la politique (violente à tout le moins) qu'il a menée en Tchétchénie. Sa légitimité vient de ce qu'il semble avoir vaincu les sécessionnistes du Caucase du Nord.

Alors que le PCUS était à peu près sûr de tenir son Empire, la Russie d'aujourd'hui, qui n'en est plus sûre du tout, concentre tout son intérêt sur son voisinage immédiat (l'Ukraine et la Biélorussie, l'Asie Centrale, le Caucase du Sud - Géorgie) et sur ses républiques dissidentes (Tchétchénie), au détriment de la géopolitique plus lointaine, Moyen-Orient compris. Et quand elle s'occupe du monde musulman et du Moyen-Orient en particulier, elle prend en compte les problèmes domestiques qu'elle rencontre avec son propre Islam, l'Islam russe, ou celui de ses voisins.

La tactique de Poutine au Moyen-Orient consiste à faire reculer le soutien moral et matériel que les pays musulmans ont longtemps apporté à la lutte tchétchène. Ce qui est incroyable, c'est qu'il y est à peu près parvenu. Cela par deux moyens : tout d'abord, en caressant les associations musulmanes russes, en les finançant de sorte à les rendre plus loyales et moins accessibles aux arguments et aux propagandes venues des organismes religieux étrangers.

Deuxième moyen: se faire bien voir dans ces pays musulmans qui compatissent avec les Tchétchènes. Plus difficile. Convaincre le monde musulman de l'amitié russe pour l'Islam au point de pouvoir être finalement accepté comme membre de l'Organisation de la Conférence Islamique en 2003 ne fut pas chose aisée. En effet, depuis les attentats du 11 septembre, la Russie avait adopté le discours bushiste selon lequel l'Occident devait se lancer dans une grande guerre anti-terroriste (anti-islamiste), qui passait d'ailleurs par l'écrasement des terroristes tchétchènes. Résultat : les critiques occidentales sur la guerre en Tchétchénie s'étaient largement tues d'une part. Les pays musulmans étaient furieux d'autre part. C'est alors que la solution tombe du ciel, incarnée en la forme de la bérézina américaine en Irak. Les pays musulmans se concentrent alors sur Bagdad, Grozny se marginalise. Surtout, c'est l'occasion pour les Russes d'user d'une rhétorique anti-occidentale (anti-américaine) pour améliorer leurs relations avec le monde musulman. Contre l'hégémonie américaine ! Contre la volonté occidentale d'importer partout et à sa façon sa sacro-sainte démocratie ! Et la Russie de se présenter comme cet Empire eurasiatique fort d'une large population musulmane depuis des siècles, seul capable d'éviter un choc des civilisations en servant de pont entre les valeurs occidentales et orientales.

Deuxième clé de la politique russe au Moyen-Orient : l'économie. L'argent n'est plus tabou, bien au contraire. Les affaires n'avaient pas leur place dans la politique soviétique de grandeur internationale et l'URSS prêtaient à ses alliés des armes à crédit. Les Russes d'aujourd'hui, à l'inverse, et comme le disait le premier ministre Ivanov en 2008, « n'exportent plus d'idéologie ; ils n'exportent que du capital » ! Que les contrats portent sur l'armement, le nucléaire ou l'énergie, ils sont devenus la principale source de tensions entre la Russie et ses partenaires (méfiants mais néanmoins avérés) européens et américains.

En venant au pouvoir, Vladimir Poutine a affirmé que la Russie retrouverait son rang de grande puissance grâce à l'économie. La géo-économie devait en conséquence primer sur la géo-politique. Vus avec ces lunettes, les pays du Moyen-Orient sanctionnés et boycottés par les Occidentaux apparaissent avant tout comme des marchés pour la Russie.

En même temps, pas question de se priver de faire des affaires avec les pays anciennement «ennemis» de l'Union Soviétique. Israël, par exemple. La visite de Poutine à Jerusalem en 2005 fut la première du genre ; elle engagea une période de rapprochement discret mais non moins véritable. De nouveaux liens noués par trois cordes différentes. D'abord, une coopération anti-terroriste, voire des coopérations dans la production d'armes. Deuxième corde : le million de juifs (ou non-juifs) russes qui habitent en Israël - a noter que les troupes de choc russes de Tsahal, envoyées dans les territoires palestiniens, puisent largement dans le réservoir ex-soviétique. Troisièmement, le commerce, notamment dans le domaine de la haute technologie, indispensable à la diversification de l'économie russe, qui se repose largement sur ses lauriers énergétiques.

D'autres coopérations se développent  avec de traditionnels alliés des Américains, la Turquie ou encore les pays du Golfe. En 2007, après avoir fustigé violemment l'unilatéralisme américain lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, Poutine se rend en Arabie Saoudite et au Qatar. Il discute avec ce dernier d'une éventuelle OPEC du gaz, ce qui n'est guère réaliste, dans la mesure où les contrats gaziers sont de très long terme et rendent difficile la mise au point de stratégies ad hoc. En revanche, cela permet de faire peur à tout le monde, et surtout aux Européens.

Troisième clé à ne pas perdre de vue : la guerre froide est tout de même bien terminée et la Russie n'est plus socialiste. L'idéologie anti-occidentale n'est donc plus l'axe de la politique étrangère russe, ce qui lui permet d'adapter sa stratégie moyen-orientale en fonction des circonstances.

Le durcissement anti-occidental qui teinte les discours russes depuis 2002, 2003, est ainsi largement le fruit du soutien apporté par les Etats-Unis et l'Europe aux rebellions qui ont eu lieu dans le voisinage proche de la Russie. Révolutions colorées en Ukraine et en Géorgie, élargissement de l'OTAN... Le Kremlin se sent isolé et entouré de forces malveillantes (comme au temps de l'Union Soviétique, pour le coup). Dans ce cadre, des réminiscences de l'esprit de la guerre froide se font sentir. Au Moyen-Orient, scène par excellence du fameux jeu à somme nulle (lorsque l'un des deux camps gagne un point, l'autre en perd forcément un), la Russie prend plaisir à faire peur et à montrer son pouvoir de nuisance.  Juste après la crise géorgienne à l'été 2008, et alors qu'elle se sent menacée par les réactions occidentales, Moscou reçoit le président syrien Bashar El-Assad et médiatise l'offre que lui fait celui-ci d'accueillir sur son territoire un système de défense anti-missiles russe. Et par ailleurs, le Kremlin distille l'idée qu'il est suffisamment proche de l'Iran pour lui vendre des missiles S-300.

En réalité, cette agitation de grand méchant reste un costume. D'une part parce que la Russie, comme on l'a vu, ne souhaite surtout pas se couper de ses contacts lucratifs avec les pays du Moyen-Orient pro-occidentaux. D'autre part, parce que les relations de la Russie avec les pays « anti-occidentaux » du Moyen-Orient ne sont pas si tendres. Par exemple avec l'Iran. La réalité est que les deux pays se méfient fort l'un de l'autre. Les Russes estiment que l'Iran suit une politique économique opportuniste et que lorsque viendra le jour où il se rapprochera des Etats-Unis, il abandonnera ses contrats russes.

Les Iraniens, eux, comme le souligne notamment l'expert Roland Dannreuther, chef du département de relations internationales de l'université britannique de Westminster, soupçonnent la Russie de profiter perfidement du statu quo qui l'isole pour affaiblir en toute conscience un puissant partenaire énergétique.

Finalement, la Russie au Moyen-Orient tente de maintenir un équilibre entre ses relations avec des pays qui se combattent. Elle est l'amie de tout le monde, l'idéologie n'a plus sa place dans ses options de politique étrangère. Alors que l'administration Bush appelait de ses vœux une grande révolution moyen-orientale, la Russie se délecte d'un statu quo général.

Cela fait d'elle, au fond, un acteur intéressant et complexe pour qui espère une approche multilatérale de la résolution des conflits dans cette région.

Macha Fogel

Merci à Julien Nocetti, chercheur au département Russie-NEI de l'IFRI.

LIRE EGALEMENT:

Image de Une: Système de missiles sol-air S-300  Reuters

 

 

www.slate.fr | 5/13/10 2:14 PM
CANADA / DANEMARK / ETATS-UNIS / NORV�GE / RUSSIE: L?Arctique : accord et d�saccords
Canada / Danemark / Etats-Unis / Norvège / Russie
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Un pas important a été fait pour résoudre les conflits qui opposent les cinq pays frontaliers de l’Arctique, supposée riche en hydrocarbures. La Norvège et la Russie ont signé un accord mettant fin à un différend sur une zone qu’elles se disputent depuis 40 ans.
Le président russe Dmitri Medvedev (g) et le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg à Oslo, le 26 avril 2010.
REUTERS/Cornelius Poppe/Scanpix Norway
www.rfi.fr | 4/29/10 5:34 PM
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P�trole ou cabillaud en Norv�ge

Actuellement, dans le labyrinthe des Iles Lofoten, dans le nord de la Norvège, la pêche au skrei bat son plein. Après l'épuisement des bancs de cabillaud dans les eaux de Terre Neuve, au large du Canada à l'embouchure du Saint Laurent, les cabillauds de la mer de Barents sont les derniers spécimens de ces poissons à l'origine de toutes les recettes à base de morue dans le monde entier. Chaque année entre janvier et mars, une fois devenus adultes vers l'âge de cinq ans, ces cabillauds de l'Arctique reviennent frayer dans les eaux norvégiennes où ils sont nés.

A la différence de l'exploitation intensive et irresponsable de la ressource dans les eaux canadiennes, la Norvège a toujours réglementé la pêche au skrei. Aujourd'hui encore, cette pêche se pratique la plupart du temps à la ligne. On compte d'ailleurs environ 16.000 pêcheurs norvégiens  qui exploitent environ 11.000 bateaux: il s'agit donc le plus souvent d'artisans pêcheurs qui, chaque année entre janvier et mars, se livrent à une activité protégée depuis le Xe siècle, époque à laquelle les Vikings se lancèrent dans le commerce du skrei à cause de la finesse de sa chair. Rien à voir avec les chaluts des bateaux usines qui remontaient chacun des tonnes de poisson chaque jour au large du Canada.

Le cabillaud de l'Arctique, un enjeu politique

Cette pêche réglementée constitue encore aujourd'hui une véritable manne naturelle pour l'économie du pays. Mais le pétrole menace le cabillaud. Les réserves pétrolières off-shore suscite bien des appétits et, en Norvège, les pêcheurs et les écologistes se mobilisent pour empêcher que le gouvernement ne cède à la «tentation de l'or noir», commente Pierre Guyot, réalisateur du film «Skrida, des poissons et des hommes», programmé à la télévision le 10 mars prochain.

Les dieux vikings de la politique ont semblé venir à la rescousse du cabillaud de l'Arctique: la reconduction du gouvernement de coalition de gauche de Jens Stoltenberg, en septembre 2009, a créé la surprise dans la mesure où, depuis une quarantaine d'années, aucun gouvernement au pouvoir n'avait été reconduit. Malheureusement pour le cabillaud norvégien, la gauche pourrait ne lui accorder qu'un sursis. Le maintien du travailliste Jens Stoltenberg n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les défenseurs du skrei à cause de l'influence exercée par l'industrie pétrolière sur son parti. Toutefois, les socialistes de la coalition continuent de camper sur une position farouchement hostile à toute exploitation d'or noir dans les Lofoten. Aussi, le débat est-il vif dans le pays. Les autorités y participent, à l'image de l'ambassadeur de Norvège en France, présent à la «première» du film de Pierre Guyot. «Il existe une véritable puissance culturelle du monde des pêcheurs», constate le réalisateur. Mais le skrei n'a pas gagné la partie pour autant.

Une économie sous domination pétrolière

Les compagnies pétrolières se font plus pressantes. Une quarantaine d'années après avoir effectué les premiers forages, elles considèrent que 40% des réserves des réserves pétrolières du plateau continental norvégien ont d'ores et déjà été exploitées. Dans un pays totalement dépendant des recettes du pétrole, leur avertissement fait mouche. Elles pressent le gouvernement d'ouvrir de nouveaux champs, notamment dans l'off-shore des îles Lofoten.

Parmi elles, la compagnie norvégienne Statoil est détenue aux deux tiers par l'Etat qui gère la rente pétrolière à l'origine de l'essor économique norvégien. Cette manne permet aux quelque 5 millions de Norvégiens de jouir de la 5éme richesse mondiale par habitant (derrière le Liechtenstein, le Qatar, le Luxembourg et le Koweit) avec un PIB de 55.200 dollars en 2008, soit environ 60% de plus que le PIB français par habitant (33.200 dollars). Une grande partie de la production est exportée: 2,3 millions de barils jours (sur 2,6 millions produits) sont vendus à l'étranger, ce qui place la Norvège au 3éme ou 4éme rang mondial (suivant les classements) des pays exportateurs d'or noir. Même chose pour le gaz, livré à 90% à l'étranger et dont la Norvège est le troisième exportateur mondial. Comment réapprendre à vivre sans le pétrole?

Ménager une rente pour l'avenir

Pour préparer l'avenir, les autorités norvégiennes ont créé un fonds d'investissement chargé d'acquérir des participations dont les dividendes prendront le relais de ceux de l'or noir lorsque les réserves se tariront. Ce fonds, troisième parmi les plus puissants des fonds souverains dans le monde, disposerait d'une force de frappe de quelque 300 milliards d'euros. La rente pétrolière permet aussi l'abondement du système de retraite (qui comprend une part de répartition et une autre de capitalisation) et de protection sociale. Mais contre la discipline budgétaire des gouvernements, une partie de l'électorat réclame une utilisation moins parcimonieuse des recettes pétrolières, et une plus grande redistribution au quotidien. Elle est relayée par le Parti du progrès de la droite populiste, la deuxième formation du pays. Pour le parti travailliste au pouvoir, le dossier n'est pas qu'économique.

Respect de l'environnement contre risque de marée noire

Les Norvégiens ont le culte, chez eux, du respect de l'environnement. Il en est de même des ressources maritimes. Certes, ils se raidissent lorsqu'on aborde avec eux le moratoire sur la chasse à la baleine qu'ils continuent de pratiquer, considérant toute critique de leur politique comme une ingérence insupportable dans ce dossier. Mais ils sont très ouverts pour évoquer la protection du cabillaud. D'un côté, les partisans de l'ouverture de champs pétroliers off-shore soulignent la possibilité de forer en biais à partir des terres pour limiter les nuisances, et font confiance au progrès technologiques pour réduire toujours plus les effets nocifs de cette exploitation. De l'autre, les défenseurs du skrei énumèrent les effets désastreux que pourraient créer les vibrations sur le système d'orientation des poissons qui pourraient ne plus retrouver les lieux de frai. Ils soulignent aussi les conséquences catastrophiques d'une marée noire dans le dédale des îles, tant pour la faune sous-marine que pour la flore. «Le cabillaud, pêché au nord, consommé au sud, a été à l'origine de la toute première mondialisation. Il est aujourd'hui l'illustration d'une problématique moderne, entre environnement et énergie», commente Pierre Guyot.

Une ressource «éternelle»

A l'institut de recherche océanographique de Bergen, on insiste sur la dimension écologique et économique de toute politique de protection du skrei: les revenus du pétrole n'auront qu'un temps, alors que ceux tirés de la pêche et du tourisme dans l'archipel des Lofoten peuvent être «éternels» si la ressource et le domaine maritime sont préservés. Voilà déjà dix siècles que le skrei joue ce rôle, bien plus que le pétrole ne le fera jamais!

Le gouvernement de Jens Stoltenberg, qui avait autorisé en juillet 2008 une campagne d'études sismiques autour des îles, devra de toute façon donner des gages aux socialistes, aux écologistes et aux pêcheurs. Ces derniers craignent que, sous la pression d'une partie de l'opinion publique, le travailliste cède aux pressions des pétroliers. Et que le cabillaud norvégien, expulsé de ses zones de reproduction, connaisse le sort de son cousin canadien. Or, le gouvernement doit décider cette année de la gestion à venir de l'archipel.

Gilles Bridier

Image de Une: Cabillauds Flickr JPLUSSIAA

www.slate.fr | 2/17/10 5:02 AM
Obama justifie la strat�gie am�ricaine en Afghanistan
Le président américain Barack Obama a souligné jeudi à Oslo que la stratégie américaine en Afghanistan est correcte et que son administration commencera le retrait des troupes du pays asiatique en juillet 2011 comme prévu. "Nous avons la correcte stratégie en Afghanistan ...et nous l'exécuterons", a indiqué Obama lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg. Obama a affirmé ne montrer "aucune ambiguté" au sujet de juillet 201 ... french.people.com.cn | 12/11/09 1:17 AM
Le prix Nobel d'Obama, on s'en fiche (M�J)

Le président américain Barack Obama, lauréat du prix Nobel de la paix a estimé jeudi 10 décembre à Oslo que d'autres candidats étaient peut-être «plus méritants». «Je ne doute pas qu'il y a d'autres (candidats) qui étaient peut-être plus méritants», a déclaré Obama lors d'un point de presse avec le premier ministre norvégien Jens Stoltenberg, peu avant de recevoir sa prestigieuse récompense à l'Hôtel de ville d'Oslo.
Le comité Nobel avait stupéfait la planète -- et le lauréat lui-même -- le 9 octobre, moins de neuf mois après la prise de fonction de Obama, en lui donnant le prix «pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples». Nous republions un des articles publiés alors qui jugeait sévèrement l'attribution du Prix Nobel au président des Etats-Unis.

Pourquoi lui? L'a-t-il mérité ? Aurait-il dû le refuser ? Qui y aurait eu plus droit ? Qu'en a-t-il dit ? Le Nobel de la paix décerné à Barack Obama a suscité beaucoup d'interrogations. Il y a pourtant une question plus pertinente à se poser : finalement, qu'est-ce qu'on en a à faire ?

Quand on y pense, le comité Nobel de la paix ne comprend que cinq Norvégiens, élus par le parlement de leur pays. Dans son testament, Alfred Nobel, roi suédois de la dynamite et inventeur de l'institution qui porte son nom, avait précisé qu'il tenait à ce que ce soit des Norvégiens qui désignent les lauréats car, se trouvant à l'écart des grandes affaires européennes, ils seraient moins soumis à la corruption politique. Le problème est que les Norvégiens, se trouvant à l'écart des grandes affaires européennes, sont plus sujets à l'excentricité. La Norvège est un pays magnifique, qui offre à ses habitants des conditions de vie parmi les meilleures du monde, grâce à une faible densité de population et à de confortables réserves de gaz et de pétrole. Mais la dernière fois que je m'y suis rendue, j'ai eu une altercation avec un autochtone sur le fait de savoir qui était le plus maléfique des États-Unis ou de la Corée-du-Nord. C'était il y a quelques années, quand la terreur bushienne atteignait son apogée, et je vous laisse deviner, avec cet indice, dans quel camp se situait mon contradicteur.

Cette excentricité explique peut-être pourquoi les cinq Norvégiens qui décernent le prix Nobel de la paix n'en sont pas à une bizarrerie près. Étudions les récents récipiendaires américains : en quoi Al Gore, quoi qu'on pense de son film sur le réchauffement climatique, répondait-il aux derniers vœux d'Alfred Nobel, qui souhaitait que son argent aille à "celui qui aura agi le plus ou le mieux pour la fraternisation des peuples, l'abolition ou la réduction des armées permanentes ainsi que pour la formation et la diffusion de congrès de la paix" ? Jimmy Carter, lauréat 2002, a sans doute été récompensé pour son action menée après son mandat présidentiel, mais je vois mal en quoi il aura contribué à la paix ou réduit des armées permanentes. Comme tous les prix, le Nobel de la paix se joue sur un coup de dés. Il revient donc parfois à des personnes méritantes - Martin Luther King et le dalaï-lama par exemple- et souvent à d'autres qui ne le sont pas du tout. Gandhi n'en a jamais été honoré, Yasser Arafat, oui. Cherchez l'erreur. On reproche souvent au comité de trop pencher à gauche, et ce n'est pas faux ; de toute façon, l'idée même de promouvoir des congrès de la paix est ancrée dans la tradition de gauche. Toutefois, les décisions du comité sont avant tout étranges. En 1973, le prix fut attribué à Henry Kissinger, qui n'avait rien d'un gauchiste.

Les Suédois aussi ont leurs excentricités

La même chose vaut, je crois, pour le Nobel de littérature, qui est lui décerné par un jury suédois. Bien que la Suède soit plus vaste et plus cosmopolite que la Norvège, le prix est presque toujours accordé à un obscur auteur, le plus souvent européen, dont l'œuvre est peu connue en dehors d'un cercle d'initiés germanophones et germanophiles. (Exception faite d'écrivains français dont les livres sont peu diffusés dans le monde anglophone, et de l'auteur britannique Harold Pinter.) Il n'est qu'à voir la lauréate de cette année, Herta Müller, aussi fascinante soit la vie qu'elle dépeint dans son ouvrage. Au moins ses thèmes - totalitarisme, dictature - sont-ils plus consistants que ceux de, au hasard, Elfride Jelinek, prix Nobel 2004, femme de lettres à la réputation sulfureuse et controversée à cause de ses écrits sur les perversions sexuelles. Certes, nombre de grands écrivains ont remporté le Nobel. Mais Léon Tolstoï, par exemple, ne l'a pas eu.

L'aura des Nobel s'explique sûrement par les fortes sommes d'argent qui sont allouées avec les prix. Elle découle peut-être aussi de la récompense destinée aux scientifiques, même si j'ose imaginer que la procédure de désignation n'est pas plus intelligible pour cette catégorie que pour les autres. Je trouve très bien que l'on puisse accorder aléatoirement un petit magot à des écrivains, chimistes, physiciens, voire activistes de la paix besogneux, surtout s'ils ne sont pas déjà riches et célèbres. Pourquoi pas, du moment qu'on ne prend pas les décisions de cinq Scandinaves trop au sérieux.

Anne Applebaum est chroniqueuse pour le Washington Post et Slate. Son dernier livre paru est Goulag: une histoire.

Traduit par Chloé Leleu

Image de une: Barack Obama arrive à l'Institut Nobel à Oslo Scanpix Norway / Reuters

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www.slate.fr | 12/10/09 10:18 AM

Yulia Tymoshenko, le dirigeant d'�tat le plus sexy
Un classement des dirigeants d'Etat les plus sexys du monde a été publié par le site web hottest heads of state. Yulia Tymoshenko, la Première ministre ukrainienne a occupé la première place. Barack Obama, qui vient de recevoir le prix Nobel de la paix 2009 n'est pas entré dans le top 10. Angela Merkel était hors des 100 premières places. Les 8 places depuis la 2ème jusqu'à la 10ème sont respectivement occupées par le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg, le roi du Bhouta ... french.people.com.cn | 10/23/09 8:08 AM
La Norv�ge pr�te � r�duire davantage ses �missions de CO2 pour faciliter un accord � Copenhague
La Norvège est prête à davantage réduire ses émissions de CO2 afin de faciliter un accord international à la conférence de Copenhague sur le climat en décembre, a annoncé son Premier ministre Jens Stoltenberg cité par un journal norvégien lundi. www.tv5.org | 9/21/09 8:56 AM
Les Norv�giens ont choisi la stabilit�
Jens Stoltenberg a réussi un exploit. Son gouvernement est le premier à se faire réélire en Norvège depuis 16 ans. Le Premier ministre a remporté les… fr.euronews.net | 9/15/09 4:34 PM
Face � la crise, les Norv�giens votent pour un Etat-providence renforc�
Sur fond de crise économique mondiale, les Norvégiens ont opté pour la stabilité en reconduisant la coalition de gauche sortante, estimaient les commentateurs mardi, au lendemain de législatives aussi marquées par l'enracinement des populistes comme deuxième force du pays. Aux baisses d'impôts promises par la droite, les électeurs ont préféré la protection rassurante de l'Etat-providence, une recette qui a fait ses preuves au plus fort de la crise sous la conduite du Premier ministre travailliste Jens Stoltenberg. Lundi, son gouvernement, qui regroupe aussi la Gauche socialiste et le parti centriste, a conservé de justesse sa majorité parlementaire, avec 86 sièges sur 169, et est ainsi devenu le premier à se faire réélire en Norvège depuis 1993. "Les Norvégiens ont tendance à choisir la sécurité plutôt que la liberté", explique à l'AFP Frank Aarebrot, politologue à l'université de Bergen (ouest). "Ce trait de caractère est encore plus saillant en période de crise économique", ajoute-t-il. Comptant parmi les principaux exportateurs d'hydrocarbures, la Norvège ressort relativement indemne de la crise. Après une brève récession, le pays scandinave affiche aujourd'hui le taux de chômage le plus faible d'Europe (3,0%). "La façon impressionnante dont le gouvernement a géré la crise financière a vraisemblablement contribué à la victoire de la coalition +rouge verte+" sortante, estime Arne Strand, commentateur politique du journal Dagsavisen (gauche). "En des temps économiques incertains pour le pays, nombreux sont ceux qui renâclent à se livrer à des expérimentations", ajoute-t-il dans un éditorial. Cette année, le gouvernement prévoit d'injecter 30 milliards de couronnes (3,5 milliards d'euros) de recettes pétrolières supplémentaires --en plus de 100 milliards de couronnes déjà inscrites dans le budget ordinaire-- pour doper l'économie. Un remède de cheval rendu possible par l'énorme bas de laine dont dispose le pays. Depuis 1996, la Norvège place ses revenus pétroliers dans un fonds de pension, créé en prévision de l'ère post-pétrole et dont la valeur atteignait 277 milliards d'euros fin juin. Mardi, M. Stoltenberg s'est engagé à continuer sur sa lancée. "Le gouvernement va poursuivre la politique économique suivie au cours des quatre dernières années, une politique économique responsable mais aussi une politique économique où l'on est prêt à utiliser de l'argent pour garantir l'emploi", a-t-il dit lors d'un point de presse. Jusqu'alors, la manne pétrolière avait plutôt été un obstacle à la réélection des gouvernements. De nombreux Norvégiens s'exaspèrent des carences de l'Etat-providence alors qu'ils sont fortement imposés et qu'ils ont le deuxième fonds souverain de la planète. Capitalisant sur ces mécontentements, les populistes du parti du Progrès ont promis d'abroger la règle qui limite à 4% la part que l'Etat peut prélever en temps normal dans le fonds pétrolier pour équilibrer son budget. "Investir dans les infrastructures, ce n'est pas gaspiller, c'est investir dans la croissance future", a martelé leur présidente, Siv Jensen, pendant la campagne. Le discours --combiné à des positions ultra-restrictives en matière d'immigration-- a fait mouche auprès de 22,9% de l'électorat. Avec 41 sièges contre 38 il y a quatre ans, le parti du Progrès a conforté sa deuxième place dans le paysage politique, derrière les travaillistes. Selon les politologues, la gauche a aussi bénéficié du "désordre" à droite: en refusant de gouverner aux côtés du parti du Progrès, les petits partis de centre-droit --démocrates-chrétiens et libéraux-- ont torpillé les chances d'un éventuel gouvernement d'alternance aux yeux des électeurs. afp(); www.francebourse.com | 9/15/09 11:00 AM
NORV�GE : Le Premier ministre sortant revendique la victoire
Jens Stoltenberg revendique la victoire de sa coalition de centre-gauche. Le Parti socialiste et le Parti du centre ont emporté 86 des 169 sièges du Parlement, selon des résultats officiels après dépouillement de 99,9% des votes. www.france24.com | 9/15/09 6:48 AM
Norv�ge / L�gislatives - Courte victoire de la gauche
La coalition de gauche menée par Jens Stoltenberg conserve de justesse sa majorité au Parlement. Selon des résultats officiels communiqués après dépouillement de 99,9% des votes, l'alliance qui regroupe les socialistes, les travaillistes et les centristes, remporte 86 sièges sur les 169 que compte l'Assemblée. www.rfi.fr | 9/15/09 3:16 AM
Norv�ge: le Premier ministre revendique la victoire aux l�gislatives
Le Premier ministre norvégien sortant, le travailliste Jens Stoltenberg, a revendiqué la victoire de sa coalition de gauche à l'issue d'élections législatives lundi. www.tv5.org | 9/14/09 11:18 PM
NORV�GE : La coalition de gauche en passe de remporter les l�gislatives
À l'issue du dépouillement des deux tiers des bulletins de vote des élections législatives de ce lundi, la coalition de centre gauche du Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg remporterait 87 des 169 sièges du Parlement. www.france24.com | 9/14/09 9:48 PM
Norv�ge/ L�gislatives - La gauche sauve sa majorit�
Selon deux sondages à la sortie des urnes, la coalition sortante a conservé une courte majorité au Parlement à l'issue des élections législatives ce lundi. Le parti de gauche du Premier ministre travailliste Jens Stoltenberg remporterait 85 sièges sur 169, selon un sondage commandé par la télévision publique NRK. Selon une autre chaîne, la TV2, la coalition sortante serait créditée de 87 sièges contre 82 qui iraient à l'opposition. www.rfi.fr | 9/14/09 8:14 PM
Norv�ge: La gauche conserve la majorit�

La coalition de centre gauche du Premier ministre travailliste Jens Stoltenberg devrait conserver la majorité au Parlement à l'issue des élections législatives de lundi en Norvège, selon des sondages de sortie des urnes. Selon un sondage réalisé pour la chaîne de télévision norvégienne TV2, la coalition rouge-vert devrait obtenir 86 des 169 sièges du Parlement. Un autre sondage réalisé pour NRK crédite le gouvernement sortant de 85 sièges, soit deux de moins qu'à l'issue des précédents élections, il y a quatre ans. Des résultats officiels partiels devraient être communiqués plus tard dans la soirée de lundi et les résultats définitifs sont attendus mardi.



www.lejdd.fr | 9/14/09 7:13 PM
L�gislatives serr�es en Norv�ge
Comme tout le monde, Jens Stoltenberg a attendu son tour pour voter. Le Premier ministre norvégien a profité de l'ouverture hier des bureaux de vote… fr.euronews.net | 9/14/09 5:51 AM
NORV�GE : L�gislatives serr�es pour le Premier ministre Stoltenberg
Les Norvégiens se rendent aux urnes, ce lundi, pour départager la coalition de centre gauche menée par le Premier ministre sortant Jens Stoltenberg et l'opposition de centre droit dans un scrutin législatif qui s'annonce très serré. www.france24.com | 9/14/09 5:32 AM
L�gislatives en Norv�ge: bient�t le verdict pour Jens Stoltenberg
Son camp avait remporté les législatives de 2005, mais cette fois-ci, la partie est plus serrée pour le Premier ministre travailliste norvégien.… fr.euronews.net | 9/13/09 5:29 PM