Actualité de Romano Prodi
| Rencontre entre Hui Liangyu et l'ancien PM italien au sujet de la s�curit� alimentaire Le vice-Premier ministre chinois, Hui Liangyu, a rencontré jeudi
à Beijing l'ancien Premier ministre italien Romano Prodi pour
discuter de la sécurité alimentaire. "La Chine
souhaite coopérer avec la communauté internationale en
matière de sécurité alimentaire", a
indiqué Hui Liangyu lors de cette rencontre. M. Prodi
était président de la Commission européenne entre
1999 et 2004. Il est à Beijing pour un séminaire de
deux jours sur la sécurité alimentaire, auquel ont as ...
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7/2/10 12:21 AM
Tchiffi Zi� r�clame un plan Marshall pour l'Afrique �'Afrique : 53 pays, une union''. C'est le thème de la
conférence internationale organisée les 21 et 22 mai 2010
à Bologne en Italie, par la Fondation pour la coopération
universelle dirigée par M. Romano Prodi, ancien Premier ministre
italien et ancien président de l'Union européenne. Outre
des chefs d'Etat et de gouvernement et des ministres de plusieurs pays
africains et européens, cette importante rencontre internationale
placée sous haut patronage de la commission économique des
Nations unies, l'Union (...)
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6/6/10 11:11 PM
Crise de la zone euro: les mesures de Bruxelles ne sont qu'un �rem�de de courte dur�e� C'est ce qu'affirme l'Italien Romano Prodi, ancien président de
la Commission européenne. Il demande de «créer des
instruments de politique économique pour toute la zone euro».
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5/9/10 9:26 AM
Un haut responsable du PCC rencontre un ancien pr�sident de la Commission europ�enne Wang Jiarui, chef du Département international du Comité
central du Parti communiste chinois (PCC), a rencontré mardi
à Beijing l'ancien président de la Commission
européenne Romano Prodi. M. Wang a complimenté Prodi
pour ses efforts en faveur des relations Chine-Union européenne
et des relations sino-italiennes, affirmant que la Chine attachait une
grande importance à ces relations. "Nous sommes
prêts à travailler avec la partie européenne pour
multiplier les échanges dans di ...
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3/17/10 3:12 AM
Italie: Berlusconi alimente un climat politique irrespirable L'image du visage ensanglanté de Silvio Berlusconi pourrait bien être un tournant dans la politique italienne traversée depuis des mois, sinon des années, par une névrose devenue dernièrement irrépressible. Au cours des dernières semaines, cette névrose a atteint son apogée avec le procès pour collusion avec la mafia de Marcello Dell'Utri, un des hommes les plus proches du premier ministre, déjà condamné en première instance à neuf ans de prison ferme. Dans ce procès en appel, qui se tient à Palerme, Dell'Utri est accusé de complicité avec l'association mafieuse dénommée Cosa Nostra. Les faits, anciens, remontent au début des années 1990. Dell'Utri, palermitain, aurait été le garant de Cosa Nostra auprès de Berlusconi, financier, entrepreneur, constructeur, homme d'affaires implanté à Milan et en Lombardie où, au milieu des années 1970, les « capo» de Cosa Nostra ont débarqué avec des valises débordantes d'argent pour investir dans les affaires leurs capitaux considérables, produit de toutes sortes de malversations, à commencer par le trafic de drogue. Mais si Berlusconi est resté étranger à ce procès jusqu'à il y a quelques mois et, bien que mis en examen, n'avait jamais été impliqué directement dans les accusations, des faits nouveaux ont surgi il y a quelques semaines portés par Gaspare Spatuzza, un mafieux repenti condamné à perpétuité pour une quarantaine d'homicides et les attentats à la bombe qui ont marqué la stratégie «terroriste» de la mafia. Spatuzza a déclaré avoir entendu directement de la bouche de son capo- Giuseppe Graviano, chef du clan de Brancaccio, au cœur de Palerme - que Dell'Utri et Berlusconi étaient les interlocuteurs «propres» de la mafia. Spatuzza a été entendu au tribunal durant les audiences du procès et a confirmé l'accusation, sans fournir d'autre preuve que son souvenir personnel des paroles prononcées par Graviano. Les révélations du repenti ont cependant eu un impact énorme dans l'opinion publique italienne et monopolisé l'espace d'une semaine la totalité du débat politique jusqu'à ce que le tribunal interroge la source même de cette révélation. Mais Giuseppe Graviano - emprisonné depuis une quinzaine d'années - a refusé de répondre pour protester contre le régime d'incarcération dur auquel il est soumis. Son frère, lui, a répondu aux questions des juges et comme c'était prévisible, il a tout nié point par point: jamais eu aucun rapport avec Berlusconi et Dell'Utri. Pic de névrose Tout cela peut peut-être aider à comprendre le pic de névrose atteint par la politique italienne. Un premier ministre suspendu aux déclarations d'un tueur repenti de la mafia, une opinion publique déchirée entre partisans de son innocence et convaincus de sa culpabilité: tous les hommes de Berlusconi en embuscade pour défendre leur leader face à une minorité très bruyante qui l'accuse, lui, son histoire et son système. Reste une part silencieuse du monde politique modéré - au premier rang de laquelle figure le parti démocratique, principal opposant de Berlusconi - qui espérait en fait secrètement détenir enfin la carte décisive pour battre le leader de la droite mais qui, pour des raisons de savoir-vivre institutionnel, feignait de ne prêter aucune foi aux paroles d'un mafieux et répétait comme une litanie sa volonté de vaincre l'adversaire par les voies politiques. Soulagé par le démenti de Graviano, Berlusconi a repris du poil de la bête en même temps que le micro et, fidèle à son habitude, il a volé dans les plumes de ses détracteurs en les accusant de comploter pour avoir sa peau. Le congrès du Parti Populaire Européen réuni à Bonn lui a servi de tribune pour sa retentissante diatribe contre les juges italiens - presque tous de gauche selon lui -, contre la Cour constitutionnelle qui a rejeté il y a deux mois la loi sur l'immunité du premier ministre, et même contre le président de la République, Giorgio Napolitano - un ex-communiste - qu'il a accusé de s'ingénier lui aussi contre le «premier élu des italiens». Et il a conclu son discours de façon aussi familière que virile par une expression très italienne - que les interprètes se sont abstenus de traduire - en se définissant comme un homme «con le palle». Autrement dit, bardé de ses attributs masculins, prêt et plus que prêt à défier le monde puisque le monde entier se dresse contre lui. En somme, rien de moins que du grand Berlusconi, grand communicateur, publicitaire charismatique capable d'enflammer l'opinion publique de droite et une grande partie de celle du centre qui a voté pour lui en masse il y a à peine un an et demi, lui rendant les rênes du pays perdues en 2006 au profit de la coalition de centre gauche dirigée par Romano Prodi, qui n'a pas su les garder plus de deux ans. L'accusation de collusion avec la mafia fait suite à un été déjà bien chaud en révélations scabreuses sur la vie privée du premier ministre, le déballage des scandales sexuels ayant culminé avec le récit d'une prostituée de Bari s'étendant longuement et publiquement sur sa nuit passée dans la demeure romaine du président du Conseil. Après le sexe, la mafia. Pas étonnant que le climat politique se soit encore tendu au point de creuser un fossé définitif entre les pro et les anti-Berlusconi. Ou plutôt entre les supporteurs ultra des deux équipes. Une sorte de guerre civile de mots, menée sur tous les supports: à la télévision et dans les journaux fusent accusations et coups bas, révélations scandaleuses et notes des services secrets sur les habitudes intimes et sexuelles des représentants des deux bords. Au centre de toutUn climat irrespirable. Avec Berlusconi au centre de tout, cet homme génial, infatigable promoteur d'images, homme de télévision et de spectacle, créateur d'un empire économique et financier qui n'a pas son pareil en Italie. Berlusconi qui est aussi cet homme controversé, suspecté d'entretenir des liens avec l'économie parallèle et obscure, politicien de tendance populiste, affairiste désinvolte, en lutte continuelle contre la légalité, qui n'est pour lui qu'un inutile traquenard source d'ennuis, qu'il s'agisse de faire des affaires ou bien d'exercer son mandat politique. Ses ennemis le décrivent comme un parvenu blanchisseur de capitaux mafieux, évadé fiscal, coureur de putains maladif, politicien sans scrupules, antidémocratique, un narcissique populiste pétri de tendances autoritaires. Ses soutiens voient au contraire en lui l'homme qui a libéré l'Italie des hypocrisies d'une politique idéologique, abstraite, toujours du côté du vieil establishment italien, de ces familles détentrices de l'éternel pouvoir économique conservé au moyen d'une alliance avec les banques et d'un incomparable réseau de «pouvoirs forts» étrangers et ennemis de toujours de l'ambitieux Berlusconi, homme de réussite qui a brisé le miroir de leur pouvoir immuable. Deux Italie, deux cultures, deux mondes que tout divise: leur culture, leur langue, leurs références. Voilà dans quel climat a mûri l'incident de dimanche dernier. Un déséquilibré (l'homme qui a frappé Berlusconi était soigné depuis une dizaine d'années pour des troubles psychiques) s'est nourri de cette atmosphère délétère. Berlusconi en a certes été victime mais il ne faut pas oublier le rôle prépondérant qu'il a joué auparavant dans la montée de l'exaspération, que ce soit dans le ton des discours ou bien les actions politiques, lesquels ont rendu cet incident possible. Heureusement l'incident est resté somme toute bénin, bien qu'impressionnant, mais personne n'ignore que cela aurait pu être bien plus grave. Et les conséquences, elles, imprévisibles. Depuis son lit d'hôpital, Berlusconi a émis des signaux d'apaisement. Tous les leaders politiques lui ont exprimé leur solidarité, le chef de l'Etat lui a téléphoné (alors qu'ils ne s'adressaient plus la parole depuis plus de deux mois), le nouveau secrétaire du Parti démocratique Pierluigi Bersani lui a rendu visite. En ce moment, il semble possible d'envisager la reprise d'un dialogue civil et normal entre les forces politiques jusque là paralysées dans un face à face obstiné. Cela durera-t-il? Difficile de le dire. Berlusconi homme d'image et de publicité, n'a jamais conçu la politique comme un dialogue et une confrontation de vues mais bien comme une épreuve de force. L'image dramatique de son visage ensanglanté et de son regard égaré de vieillard de 73 ans pourrait changer durablement le cours de la saison. Quel usage en fera donc le leader quasi martyr de la politique italienne? Cesare Martinetti Traduit de l'italien par Florence Boulin Image de Une: Silvio Berlusconi, Alessio85,
Flickr, CC Italie: Berlusconi hospitalis� apr�s une agression, un d�s�quilibr� arr�t� Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a été
hospitalisé dimanche soir après avoir été
frappé au visage à la fin d'un meeting électoral
à Milan (nord), et son agresseur, apparemment un
déséquilibré, a été
immédiatement arrêté. M. Berlusconi, 73 ans, qui n'a
pas perdu connaissance mais dont les photos montrent le visage
tuméfié, couvert de sang et ayant apparemment perdu des
incisives, devra rester vingt-quatre heures en observation à
l'hôpital. "Je vais bien, je vais bien", a-t-il
répété en sortant de la salle des urgences alors
qu'on le transportait dans sa chambre d'hôpital, selon des sources
citées par l'agence italienne Ansa. "Le président est
apparu secoué et abattu, mais il réagit avec son
tempérament habituel", a fait savoir le directeur de la
Communication de l'hôpital San Raffaele, selon lequel M.
Berlusconi souffre de "contusions importantes au visage, avec une
blessure interne et externe de la lèvre supérieure et deux
dents fracturées". Une radio pratiquée sur le
Cavaliere a également fait apparaître une petite fracture
du nez. L'homme arrêté, Massimo Tartaglia, 42 ans, a
été transféré à la préfecture
de police. Sur les images diffusées par les
télévisions, il a l'air complètement
hébété pendant que les policiers l'emmènent
en le protégeant de la foule en colère. Selon Ansa, il
était soigné depuis dix ans pour problèmes mentaux
et était inconnu des services de police. Dans le courant de la
soirée il a été accusé de "blessures
aggravées préméditées" après
avoir attaqué Silvio Berlusconi avec une statuette
représentant le Dôme de Milan, un souvenir pour touristes
avec un socle métallique. L'agression s'est produite à la
sortie d'un meeting du Parti du peuple de la liberté (PDL) au
cours duquel Silvio Berlusconi avait été contesté
par des jeunes gens qui l'avaient conspué et sifflé, le
traitant de "bouffon". Le chef du gouvernement avait
répliqué en leur lançant avec force à
plusieurs reprises : "Honte à vous". Une altercation
s'était ensuite produite entre ces contestataires et les jeunes
membres du service d'ordre, obligeant la police à intervenir. Le
président de la République Giorgio Napolitano a
"fermement condamné ce grave geste d'agression".
"C'est un geste inqualifiable que je condamne fermement", a
aussi réagi Pier Luigi Bersani, leader du Parti démocrate
(PD, principal parti d'opposition). Selon le ministre de la Culture,
Sandro Bondi, l'agression contre Silvio Berlusconi est le fruit d'une
"longue campagne de haine" contre le chef du gouvernement,
menée "par certains secteurs de la politique et des
médias". Cette "violente agression constitue un
épisode d'une singulière et exécrable
gravité", a estimé de son côté la
Conférence épiscopale italienne, qui a souhaité
"un climat culturel plus serein et respectueux" dans le pays.
Son prédécesseur à la tête du gouvernement,
Romano Prodi, a "exprimé sa profonde indignation et sa ferme
condamnation de ce geste violent" lui souhaitant "un prompt
rétablissement". Au cours du meeting, Silvio Berlusconi s'en
était pris à la gauche qui sème "la haine et
l'envie", aux medias, accusés de répandre
"mensonges et calomnies", et aux "juges
politisés". "La gauche veut faire de moi un monstre.
Mais je ne suis pas un monstre parce que je suis beau et que je suis un
bon garçon", avait-il lancé lors du meeting avec un
large sourire. Il avait été victime d'une agression
semblable il y a plusieurs années à Rome lorsqu'un jeune
homme lui avait jeté le trépied d'un appareil photo, lui
ouvrant le cuir chevelu à la base du crâne. afp();
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12/13/09 10:44 PM
Bersani sera-t-il de taille face � Berlusconi?
De nouveau, les Italiens du centre gauche ont été appelés à voter pour des primaires. Il s'agissait cette fois d'élire les membres de l'Assemblée nationale du parti et le secrétaire de celui-ci mais aussi les assemblées régionales et les secrétaires régionaux du Parti démocrate, né il y a à peine deux ans et issu de la fusion des ex-communistes et d'anciens démocrates chrétiens et centristes. Les premiers résultats commencent à être connus. Prèsde 3 millionsd'électeurs se sont rendus dans les 10 000 urnes installées dans la péninsule et à l'étranger. Pouvaient voter tout Italien âgé de plus de 16 ans comme tout étranger disposant d'un permis de séjour, payant deux euros et signant une déclaration d'appartenance à l'électorat du PD. Pier Luigi Bersani l'emporte avec 52% des voix, suivi de Dario Franceschini (34%) et, enfin, Ignazio Marino (14%). Ces résultats sont riches d'enseignement. D'abord, par rapport aux précédentes primaires italiennes. La comparaison doit se faire non point avec celles d'octobre 2005 où 4,3 millions d'électeurs de la coalition de l'Olivier avait largement choisi Romano Prodi mais par rapport à celle du 14 octobre 2007. Ce jour-là, 3,5 millions d'électeurs avaient désigné leurs représentants à l'Assemblée constituante du PD. Les listes liées à la candidature au secrétariat de Walter Veltroni avaient recueilli 75,8% des suffrages, celles soutenant Rosy Bindi, 12,97% et celles en faveur d'Enrico Letta 11%, les deux autres candidats n'ayant fait que de la figuration. Echecs de Veltroni C'est précisément parce que Walter Veltroni a démissionné en 2009 après une série d'échecs que ces nouvelles primaires du PD ont été convoquées. Entre 2007 et 2009, se font jour deux grandes différences. En premier lieu, une moindre participation. Sans doute explicable par les mauvais résultats du PD et la déception qu'il suscite auprès des électeurs du centre gauche. Il y a deux ans, aller voter pour faire naître le PD avait la saveur de la nouveauté. Par définition, voter en 2009 ne revêt plus la même signification. Cependant, alors que tous les pronostics sur la participation étaient sombres avant le scrutin, la mobilisation de près de 3 millions de personnes démontre une volonté de consolider le parti démocratique et d'exercer le pouvoir de choisir ses dirigeants. Là réside la deuxième différence: cette fois les électeurs devaient trancher entre trois compétiteurs alors qu'en 2007 il s'agissait en vérité de confirmer le choix fait en faveur de Veltroni par les directions des deux partis à l'origine du PD, les Démocrates de gauche (DS, ex-communistes) et les centristes de la Marguerite. Les trois candidats ont quelques réelles divergences et, à cette occasion, les cartes ont été relativement mélangées dans le parti puisque chacun d'entre eux regroupait des anciens DS et des ex-Marguerite. Bersani était cependant soutenu par la majorité des dirigeants de ces deux formations. Défenseur d'une conception plus traditionnelle du parti, il souhaite ancrer celui-ci davantage dans la famille socialiste européenne et reconstituer une coalition électorale du type de l'Olivier avec l'Italie des valeurs de l'ancien juge Di Pietro, les centristes de l'UDC et ce qui reste de la gauche radicale. Franceschini, en digne successeur de Walter Veltroni, entendait plus que jamais prolonger l'expérience d'un PD inclassable, se positionnant au-delà des frontières classiques de la gauche, s'imposant comme grand parti réformateur dans un système bipartisan. Enfin, Ignazio Marino voulait innover, doter le PD d'une identité clairement laïque, s'adresser à la société civile et attirer de nouveaux électeurs. Sympathisants Le résultat des primaires du 25 octobre prend également un relief certain si on le compare au vote des adhérents du PD qui s'est déroulé entre la fin du mois septembre et le début du mois d'octobre afin de désigner les candidats à cette primaire ouverte aux sympathisants. Plus de 56% des inscrits avaient voté, soit plus de 467 000 personnes: Pier Luigi Bersani l'avait nettement emporté avec 55,13% des suffrages, devant Dario Franceschini 36,95% et Ignazio Marino 7,92%.Bersani et Franceschini recueillent moins de suffrages, cependant que l'outsider Marino enregistre une nette progression qui atteste une grande aspiration du peuple du PD à la rénovation du leadership de leur parti. Néanmoins, les sympathisants ont confirmé le vote des adhérents en faveur de Bersani. Les primaires sont donc terminées, et tout reste à faire pour le PD. Les défis semblent considérables pour le nouveau secrétaire qui sera officiellement désigné dans deux semaines. Sera-t-il capable de reconstituer l'unité du parti en commençant par rassembler ses deux challengers autour ce lui? Les polémiques ont été rudes, les blessures mettront du temps à cicatriser et, en tout état de cause, des départs du parti sont probables. Ainsi Francesco Rutelli, qui fut maire de Rome et candidat malheureux face à Berlusconi en 2001, pourrait être tenté de se lancer dans une hypothétique reconstitution d'une grande formation modérée avec Pierferdinando Casini, le dirigeant de l'UDC. Bersani devra aussi au plus vite préparer les élections régionales partielles de mars 2020 qui auront valeur de test national pour mesurer les rapports de force entre majorité et opposition et la popularité de Silvio Berlusconi. Il lui faudra parallèlement préciser sa stratégie d'opposition, définir un projet et remettre de l'ordre dans un parti qui a été secoué par des affaires de mœurs et de morale. Il lui faudra donner des réponses claires à une société tiraillée entre, d'une part, la peur, les crispations identitaires, les tentations au repli, la xénophobie, l'homophobie, l'individualisme incivique et, de l'autre, la volonté de s'insérer dans la globalisation, la quête de nouvelles solidarités, l'exigence de transparence, l'aspiration à une démocratie qui fonctionne, l'espérance notamment chez les jeunes de refonder l'Italie sur d'autres bases. Enfin, bien que Pier Luigi Bersani sorte vainqueur de ces primaires, cet homme de 58 ans, ex-communiste modéré qui a plusieurs fois été ministre et a exercé ses fonctions avec compétence, ne semble pas, pour le moment du moins, s'imposer aux yeux de l'opinion comme un leader capable de défier un Berlusconi pourtant affaibli, ni incarner une alternative qui soulève l'espoir, à défaut de l'enthousiasme, des électeurs du centre gauche. Les primaires sont désormais devenues une règle de fonctionnement incontournable du PD. Elles ne constituent pas la panacée. Une leçon que les socialistes français feraient bien de méditer. Marc Lazar Lire également: L'Italie à la dérive, L'Italie de Berlusconi, le pays de la femme objet et Berlusconi, le président qui aimait (trop) les femmes. Image de Une: Pier Luigi Bersani Reuters Berlusconi, chronologie d'une vie judiciaire mouvement�e Silvio Berlusconi est connu pour être un maître de la manipulation en matière de lois et il a eu largement le temps de s'y entraîner. Le chef du gouvernement, 73 ans, a reçu 587 visites de la police, été entendu dans 2 500 auditions, et dépensé un quart de milliards de dollars pour échapper à la prison. Voici les moments clés d'une vie judiciaire pleine de rebondissements. 1978: Berlusconi fonde Mediaset, le groupe de
télévision qui va devenir le plus grand d'Italie, et
faire de lui l'homme le plus riche du pays. Berlusconi a fait fortune
dans la construction, mais occupé nombre de petits boulots
auparavant, incluant la vente d'aspirateurs et le métier de
crooner sur des bateaux de croisière. Mediaset devient plus
tard une partie de l'empire berlusconien Fininvest, qui détient
près de 150 sociétés. 1991: Berlusconi gagne en appel dans un procès lui permettant d'acquérir la plus grosse maison d'édition italienne, Arnoldo Mondadori Editore. En 1990, la compagnie de Berlusconi Fininvest, et celle de son rival principal, le groupe CIR du magnat des médias Carlo de Benedetti, avaient tous les deux fait des offres pour racheter Mondadori. Les tribunaux avaient d'abord attribué la société à CIR, mais Fininvest finit par l'emporter - après que Berlusconi ait apparemment graissé la patte du juge, à l'aide d'un compte offshore au nom de code All Iberian. 1992: Le joueur de football italien Gianluigi Lentini gagne un salaire record en quittant le Torino F.C. pour rejoindre le Milan A.C. pour 21 millions de dollars. Les procureurs prétendent que Berlusconi avait falsifié les comptes de l'échange, mais il n'a jamais été condamné à cause des délais de prescription. 1994: Berlusconi est élu premier ministre, après être entré en politique et avoir fondé Forza Italia seulement quelques mois plus tôt. 1995: Le gouvernement de coalition de Berlusconi s'effondre sous le poids des scandales. Son parti est battu aux élections l'année suivante. 1997: Une enquête débute sur la présence de Berlusconi dans le capital de la chaîne de télévision espagnole Telecinco. Le parquet explique qu'il a détourné 145 millions de dollars en taxes, et détenu la moitié de la compagnie grâce à des sociétés offshores; la loi espagnole interdit qu'une seule personne détienne plus d'un quart d'une station de télévision. Il sera acquitté. 1997: Lors du procès Telecinco, Berlusconi aurait soudoyé David Mills, avocat britannique - à hauteur de 600 000 dollars- pour qu'il mente devant le tribunal. 2001: Malgré tous les scandales, Berlusconi
est élu premier ministre pour la deuxième fois,
grâce à une plateforme politique très populaire,
calquée sur le «Newt Gingrich's Contract with
America», appellée le «Contrat avec les Italiens». 2003: Berlusconi contribue à promulguer une loi accordant l'immunité aux cinq plus hauts responsables du gouvernement, tant qu'ils sont en exercice. 2004: Le tribunal suprême italien rejette la loi sur l'immunité, la décrétant anticonstitutionnelle. 2006: Berlusconi perd les élections face à Romano Prodi. 2007: Le juge de l'affaire Mondadori, Vittorio Metta, est reconnu coupable d'avoir accepté des pots-de-vin de la part de l'avocat de Berlusconi; il est condamné à plus d'un an de prison. 13 avril 2008: Berlusconi est élu premier ministre pour la troisième fois. 21 juillet 2008: Pour la deuxième fois, une loi d'immunité est promulguée et protège Berlusconi des tribunaux aussi longtemps qu'il sera en fonction. 23 juillet 2008: Une prostituée enregistre la conversation qu'elle a eu avec un auxiliaire de Berlusconi, qui essaie de caler un rendez-vous pour le premier ministre. L'auxiliaire prévient de ce que Berlusconi n'utilise jamais de préservatifs. 17 février 2009: David Mills est reconnu coupable d'avoir accepté des pots-de-vin de la part de Berlusconi; il écope de 4 ans et demi de prison. 3 mai 2009: La femme de Berlusconi demande le divorce, après qu'a été rendue publique la liaison de son mari avec une jeune mannequin de 18 ans, posant pour de la lingerie, et qui l'appelle «papi». Berlusconi, peu affecté, est par la suite photographié dans sa villa de Sardaigne, en compagnie de plusieurs femmes largement dénudées, et d'un ancien premier ministre tchèque. 3 octobre 2009: Dans une affaire civile, de Benedetti et sa société, le groupe CIR , reçoivent plus d'un milliard de dollars pour perte de recettes émanant du cas de corruption dans l'affaire Mondadori. Berlusconi explique que la décision pourrait faire tomber Fininvest, sa société de médias. 7 Octobre 2009: Le plus haut tribunal italien dépouille Berlusconi de son immunité, prouvée à nouveau anticonstitutionnelle. Il émet le vœu de combattre les charges, se disant «revigoré» par la décision. Bobby Pierce Traduit par Charlotte Pudlowski Image de une: Reuters/Tony Gentile, Silvio Berlusconi au Palazzo Chigi à Rome. Octobre 2009 A lire aussi: «Berlusconi
l'insubmersible» ou «Berlusconi,
le président qui aimait trop les femmes». UE: Barroso confortablement r��lu pr�sident de la Commission europ�enne Le président de la Commission européenne José
ManuelBarroso a été réélu mercredi pour un
second mandat de cinq ans par le Parlement européen avec une
confortable majorité absolue, malgré un bilan
controversé jusqu'ici. L'ancien Premier ministre portugais a
recueilli 382 voix contre 219. Il y a eu 117 abstentions. Sur les 736
eurodéputés de l'hémicyle, un total de 718 ont
participé au scrutin. Dès son élection acquise, M.
Barroso a félicité les parlementaires européens
pour "l'énorme confiance" qu'ils lui ont
accordée. Il a rappelé que son parti était l'Europe
et il s'est engagé à oeuvrer pour "une Europe forte,
libre et solidaire". M. Barroso, seul candidat en lice et
déjà soutenu par l'ensemble des chefs d'Etat et de
gouvernement des 27 pays de l'UE, a réussi à obtenir
l'aval de plus de 50% des eurodéputés, alors qu'une
majorité relative aurait été suffisante. Son score
devrait lui permettre d'éviter un second vote si le traité
de Lisbonne entre en vigueur. Avec le traité de Lisbonne, une
majorité absolue est nécessaire et certains
eurodéputés demandaient en cas de ratification du texte
qu'il se soumette à un nouveau scrutin, faute pour lui
d'atteindre ce seuil dès mardi. Le traité de Lisbonne
--destiné à faire mieux fonctionner les institutions d'une
Union européenne élargie à 27 membres--
nécessite encore l'aval des Irlandais (ils se prononceront par
référendum le 2 octobre) et la ratification de la Pologne,
la République tchèque et l'Allemagne. M. Barroso n'a
toutefois pas atteint mercredi la majorité qu'il avait recueillie
en 2004 (413 voix pour), ni celle obtenue par son
prédécesseur, Romano Prodi, en 1999 (392 voix pour). Avant
le vote, certains eurodéputés de sa famille conservatrice
confiaient mercredi qu'ils approuveraient sans enthousiasme M. Barroso.
Les conservateurs sont la première formation du Parlement, avec
265 élus. Les socialistes (184 élus) avaient
approuvé mardi soir une consigne pour s'abstenir. Leur
président Martin Schulz avait expliqué que, selon lui, M.
Barroso avait fait "des concessions". "M. Barroso est un
élément parmi d'autres, on veut faire bouger la
politique", a-t-il argué mardi soir. Les 32 membres d'un
groupe de partis europhobes avaient annoncé qu'ils voteraient
contre lui, tout comme les Verts (55 élus) et la gauche radicale
(35 élus). En revanche, il a obtenu le soutien des conservateurs
eurosceptiques du Parlement, qui constituent un groupe à part. M.
Barroso a fait l'objet de nombreuses critiques à l'issue de son
premier mandat. Ses adversaires lui ont reproché d'être
trop sous la coupe des grands Etats, et de ne pas suffisamment
défendre l'intérêt général
européen. La gauche l'accuse aussi d'avoir, par conviction
libérale, tardé à réagir à la crise
financière, et d'avoir longtemps refusé de plaider en
faveur d'un renforcement de la régulation financière. afp();
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9/16/09 11:03 AM
Olivier Ferrand : "Si le Parlement r�ussit � mettre la main sur la Commission, on s'orientera vers un mod�le parlementaire f�d�ral" Olivier Ferrand est le président de la Fondation Terra Nova, un
think tank progressiste qui publie de nombreuses études sur
l'Europe. Ancien membre du groupe des conseillers politiques du
Président de la Commission européenne Romano Prodi, ce
haut fonctionnaire français a acquis une grande connaissance des
arcanes bruxelloises. Il est l'auteur d'un essai remarqué sur
l'avenir de l'Union européenne, "L'Europe contre l'Europe".
www.touteleurope.fr |
9/10/09 4:27 PM
Le�ons italiennes pour primaires fran�aises par Marc Lazar Le PS s'oriente donc vers l'organisation de primaires en s'inspirant des exemples américain et italien. Ce dernier semble le plus proche de la France, tout en affichant de nombreuses différences, en particulier parce qu'il intéresse au premier chef les forces de gauche confrontées à une droite dominante. Quelle leçon tirer alors de l'Italie en matière de primaires? Il faut d'abord distinguer deux types de désignation par les primaires en Italie. En octobre 2005, il s'agissait d'une primaire de coalition puisque de nombreux partis de centre gauche s'étaient mis d'accord pour les organiser. Elles rassemblèrent près de 4 millions et demi d'électeurs qui désignèrent Romano Prodi comme leader de la coalition et donc challenger de Silvio Berlusconi pour les élections législatives prévues six mois plus tard. En octobre 2007, trois millions et demi d'électeurs se sont mobilisés pour élire l'Assemblée constituante et le secrétaire (en l'occurrence Walter Veltroni) d'un parti qui était en train de naître, le Parti démocratique, issu de la fusion des ex-communistes des Démocrates de gauche et des centristes de la Marguerite. Les deux scrutins ont été marqués, surtout celui de 2005, par une jubilation participative: en venant massivement voter, les électeurs du centre gauche italien affirmaient leur détermination à battre Berlusconi et plébiscitaient leur leader, Romano Prodi qui recueillit plus de 75% des suffrages. Pourtant, une primaire réussie ne garantit en rien la victoire aux élections. Prodi gagna celles d'avril 2006 d'une poignée de voix alors que Berlusconi semblait usée par cinq années d'une législature décevante, pour ne pas dire désastreuse: quant à Veltroni, à peine élu à la tête de son nouveau parti, il dut affronter des élections anticipées dès avril 2008, qu'il perdit largement face à ...Berlusconi. Par ailleurs, les primaires ne renforcent pas automatiquement le leader qui les a emportées. Prodi est contraint à la démission en 2008, deux ans après avoir été nommé Président du Conseil: il n'a pas su imposer son autorité aux innombrables partis qui participaient à sa majorité parlementaire. En 2009, Veltroni jette l'éponge après avoir subi diverses défaites électorales et subi d'incessantes critiques internes. Enfin, si les primaires attestent certainement l'inventivité du centre-gauche italien, c'est la droite qui fait preuve d'une efficacité politique redoutable: elle dispose d'un leader incontesté dans son camp, d'un parti unifié, d'un vaste socle électoral et de l'hégémonie sur le terrain des valeurs. Au regard de l'Italie, ce qui s'annonce en France semble caractérisé par trois principales incertitudes. Les primaires seront-elles celles d'une coalition de partis ou du seul PS? La première hypothèse semble aujourd'hui peu vraisemblable car, en France, en plus des divergences politiques énormes à gauche, le mode de scrutin de l'élection reine, la présidentielle, incite chaque parti à avoir son propre candidat au premier tour pour exister. La primaire risque donc d'être celle du PS, peut être élargie au radicaux de gauche (même si beaucoup dépendra du choix final des Verts et de Daniel Cohn-Bendit). En ce cas, à la différence de l'Italie, cette élection ne sera pas un scrutin de ratification (on savait à l'avance que Prodi et Veltroni gagneraient car ils bénéficiaient du soutien des principaux états majors des partis) mais bien une compétition ouverte et donc très virulente. En 2006, toute une partie des socialistes n'a pas fait campagne pour Ségolène Royal. Comment se comportera le parti après des mois de déchirements exposés largement par les médias devant les Français et, par exemple, la désignation d'un adversaire de la direction et de la première secrétaire actuelle? Par ailleurs, le PS a-t-il la capacité d'organiser cette élection, ce qui signifie fixer des règles claires, délimiter le corps électoral, mobiliser les électeurs, installer des bureaux de vote, vérifier la régularité des votes, dépouiller les bulletins sans susciter de contestations? En Italie, les partis, en dépit de leur incontestable déclin, restent de puissantes machines, bien plus importantes que les partis français. Est-ce un hasard si, en 2007, les régions de plus forte participation électorale furent celles de l'Italie centrale (la zone par excellence d'influence de l'ex-Parti communiste) et celles de l'Italie méridionale, où les réseaux clientélaires de la Démocratie chrétienne restent solides? Les primaires à l'italienne et à la française témoignent d'une personnalisation et d'une présidentialisation de la vie politique européenne. Elles illustrent également un changement essentiel des partis politiques: elles les dessaisissent d'une de leurs fonctions historiques -sélectionner, promouvoir et assurer la circulation du personnel politique- et contribuent de la sorte à modifier leurs modes d'organisation comme la répartition des rôles des sympathisants, des adhérents et des militants. Enfin, les primaires ne peuvent que se généraliser: une fois leur principe accepté au niveau national, il ne peut être refusé au niveau local ou régional, ce qui d'ailleurs est le cas en Italie. S'il est incontestable que les primaires témoignent de la montée en puissance de la démocratie participative, celle-ci montre cependant des limites sociologiques bien précises: les électeurs italiens sont plutôt âgés, vivant dans les villes, travaillant dans le secteur public, politisés, déjà actifs dans les associations. On peut parier qu'il en ira de même en France. Les primaires sont donc une des réponses possibles à la crise de la politique et de la gauche, mais nullement la pierre philosophale. Marc Lazar Image de Une: Martine Aubry aux journées
d'été du parti socialiste à La Rochelle
Stephane Mahe / Reuters Que signifient des primaires ouvertes? Le Parti socialiste songe de plus en plus à organiser des primaires ouvertes pour les présidentielles de 2012. Le Figaro.fr s'est demandé ce que signifiait exactement ce terme de primaires «ouvertes»? Le PS avait ainsi déjà organisé des primaires pour désigner son candidat en 2006 mais elles étaient fermées, donc réservées aux adhérents du Parti (même si une grande campagne d'abonnements à bas coûts avait été lancée). Deux pays sont avancés dans ces pratiques de primaires ouvertes: les Etats-Unis et l'Italie. La gauche italienne a eu recours «à des élections primaires pour désigner le candidat du Parti de l'Olivier (coalition social-démocrate) en 2006. Elles ont abouti à la désignation de Romano Prodi par quatre millions de sympathisants de gauche. Six candidats étaient en lice, venant de plusieurs des partis membre de la coalition. Seules conditions pour les électeurs: signer une déclaration «d'adhésion» au projet de la coalition et acquitter une cotisation symbolique d'un euro», explique LeFigaro.fr. Qui pourra avoir accès à cette candidature? Deux hypothèses: soit la réserver aux membres du PS, soit l'ouvrir à des personnalités de toute la gauche et du centre. Pour le quotidien, cette deuxième solution est peu probable,«au vu de l'importance financière, mais aussi médiatique, de la présidentielle sur l'existence des partis». [Lire l'article complet sur le Figaro.fr] Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr Image de une: REUTERS/Stephane Mahe, Ségolène Royal |