Actualité de Valéry Giscard d'Estaing

Sarkozy: �vagal�, vous aviez dit �vagal�?

Souvenons-nous un instant. Le 26 juillet, cette année-là,
tombait un dimanche. Il faisait grand bleu, grand chaud aussi, sur l’Hexagone. Avant
l’Angélus annonçant la  fin des marchés
et de jeux de hasards hippiques, quel citoyen aurait, cette année-là, pu dire
-de mémoire- le nom du trésorier de l’UMP et celui du ministre du Budget, des
Comptes publics et de la Fonction publique?
Personne ou presque ne connaissait encore
l’existence et les fonctions de Patrice de Maistre. La France (du moins la non
germanopratine) ignorait tout des talents de François-Marie Banier. Quant à
l’Oréal la moindre des choses c’est que nous le/la valions bien.

Malaise à Versailles

C’était, précisément, il y a un an. Puis la messe dominicale de midi fut dite et, avant Longchamp, coup
de tonnerre versaillais dans un ciel trop serein. Branle-bas de combat dans les
salles désertes des rédactions. Rumeurs. Troubles du rythme tricolore. Bien
avant la fraîche, peu avant les journaux télévisés de 20 heures, le Palais de
l’Elysée publiait, enfin, un «Message de la Présidence de la République»:

« Aujourd’hui en fin de matinée, alors qu’il effectuait un jogging
dans le parc du Château de Versailles, le président de la République a été pris
d’un malaise. Ce malaise, qui est survenu après 45 minutes d’exercice physique
intense, ne s’est pas accompagné d’une perte de connaissance. Il a conduit le
Président à interrompre son effort et à s’allonger avec l’aide d’un proche. Le
médecin de l’Élysée qui était à proximité a apporté les premiers soins et a
prévenu les secours. Le Président a été transporté en hélicoptère à l’hôpital
militaire du Val-de-Grâce où des examens de contrôle sont réalisés depuis
13h45. L’examen clinique et les examens complémentaires à visée neurologique
sont normaux (bilan sanguin, électroencéphalogramme, IRM). La surveillance
cardiologique, systématiquement pratiquée dans de telles circonstances, se
poursuit jusqu’à demain matin.

Entre-temps, le
Président de la République se repose. Il a reçu ses proches collaborateurs afin
de se tenir informé de l’actualité.

Un nouveau bilan sera communiqué demain.»

Un bien beau, un bien grand, classique stylistique : le chef
de l’Etat a eu un accident; cet accident a imposé son hospitalisation; le chef
de l’Etat va à merveille; ses proches l’entourent et il s’informe des affaires
du monde. Ce texte, sans source médicale, se borne au concept de «malaise» et ne reprend pas le qualificatif de «vagal»
qui –élément de langage d’urgence ?- avait  alors été avancé par de multiples sources proches du
président à commencer par Patrick Balkany, député UMP et maire de Levallois.

Dès le lendemain, on en savait un peu moins. Après la sortie du président de l'hôpital, l’Elysée annonce  que  le «malaise» survenu lors du jogging de la veille n’avait
aucune cause identifiable et n’avait donc de ce fait aucune conséquence,
cardiologique, neurologique ou métabolique. Mystère total confirmé,
assurait-on, par les différents effectués : bilans sanguins,
électroencéphalogramme, examen cérébral par imagerie à résonance magnétique, coronarographie
et analyse en continu du rythme cardiaque.

Conséquence de ce bilan heureusement négatif : aucun
traitement médical prescrit au chef de l'Etat, les conseils des médecins
l’ayant pris en charge se bornant à un «repos de quelques jours»; repos que l'Elysée
qualifiait aussitôt de «relatif».

Malaise lypothymique d'effort?

Diagnostic officiel: «malaise lipothymique d'effort soutenu,
par grande chaleur et sans perte de connaissance, dans un contexte de fatigue
liée à une charge de travail importante».
Pour parler médicalement clair :
rien de compréhensible. Le grand n’importe quoi. La formule fit, il y a un an,  sourire les spécialistes du cœur comme ceux de l’effort.  Dans le même temps, l’affaire venait
rappeler l’un des manquements du Président aux promesses le concernant au plus
près. Rapide retour dans un temps proche. En mai 2007, quand je l’interrogeais
pour Le Monde, à la veille du second tour de l'élection présidentielle
Nicolas Sarkozy avait répondu:

«La question controversée de l'état de santé du Président
(...) a pu se poser par le passé — je pense en particulier aux présidents
Pompidou et Mitterrand, mais, à ma connaissance, elle ne me semble pas
aujourd'hui d'une actualité brûlante. (...) Ce qui doit préoccuper les Français
au travers de cette question, c'est de savoir si l'état de santé du Président
l'empêche ou non d'assumer ses responsabilités. Le chef de l'Etat n'est pas
(...) un citoyen comme les autres. Il est normal que les Français soient (...)
assurés de sa capacité à exercer les devoirs du mandat qu'ils lui ont confié.»

Questionné sur le fait de savoir si, en cas de problème de
santé, il s'engagerait à adopter la démarche de transparence désormais
systématiquement mise en œuvre aux Etats-Unis par tous les responsables
politiques de haut niveau, le futur président de la République répondait par
l'affirmative; à la condition toutefois que les informations divulguées soient
circonscrites à la question médicale soulevée. Les Français, déclarait-il alors
«n'ont pas (...) besoin d'avoir accès à l'ensemble [du] dossier médical dans les
moindres détails. Si je suis élu, je m'engage à publier un bulletin de santé
dès mon entrée en fonction, au moins deux fois par an ensuite, et plus si
l'évolution de mon état de santé devait le justifier».

Qu’en fut-il? Un premier publié cinq jours après
l’élection établit en substance que l’élu était apte à exercer ses fonctions.
Puis en janvier 2008, on apprenait que le président de la République avait été
hospitalisé du 21 au 22 octobre 2007
à l'hôpital du Val-de-Grâce pour une
angine à staphylocoques dorés initialement mal prise en charge et compliquée
d'un phlegmon à la gorge. Une incision du phlegmon avait alors été pratiquée et
un traitement par antibiotiques d'une quinzaine de jours institué. Cette hospitalisation
(qui avait alors coïncidé  avec l'annonce
publique du divorce de Nicolas d'avec son épouse Cécilia) avait été tenue
secrète. Pourquoi?

Janvier 2008 : Claude Guéant, secrétaire général de
l'Elysée expliqua sur Canal+  qu'il
ne fallait voir là qu'une affaire anecdotique : séjour hospitalier à
l'hôpital qui n'avait duré que quelques heures; fonctions présidentielles
remplies; voyage d’Etat au Maroc assuré etc.  Claude Guéant croyait alors pouvoir annoncer que le prochain
bulletin de santé du président de la République serait publié en mai 2008. Il ajoutait
que le chef de l'Etat avait choisi un rythme annuel  (et non plus semestriel)  de publication. Il ajoutait enfin que sa santé était
«suffisamment bonne pour qu'il n'y ait pas de suivi quotidien».

Promesse non tenue

Qui oserait dire le contraire? Reste, au total, que les
engagements présidentiels n'ont pas été tenus. Seuls deux bulletins de santé
ont, à ce jour, été véritablement publiés: celui du lendemain de l'élection de
mai 2007 et un autre le 3 juillet 2009 faisant état d'examens
cardio-vasculaires et sanguins «qui se sont révélés normaux». Il ne fait aucun
doute que les multiples conseillers en communication présidentielle ont postulé
que la médiatisation régulière de l'hyperactivité physique du chef de l'Etat
permettrait de faire utilement l'économie de la publication promise de
bulletins de santé semestriels. Mais depuis un an tel n'est plus, désormais le
cas, le paradoxe voulant que ce soit précisément cette activité physique
pratiquée qui soit à l'origine d'un accident.

La «transparence» du président de la République française
sur  sa «santé», sur son aptitude à
«remplir sa fonction»? C’est déjà bien vieille affaire; d’autant plus vieille
qu’elle renvoie directement aux «deux corps» -l’organique et le sacré- des Rois
de France et à la sacralisation non dite de la fonction présidentielle. De
Gaulle exerça les pleins pouvoirs en parfaite possession de ses moyens: la
question ne se posa pas. On réussit –non sans mal- à faire croire qu’on pouvait
l’ignorer sous Georges Pompidou. Valéry Giscard d’Estaing en fit la promesse souveraine
avant d’oublier ses engagements. François Mitterrand promit puis organisa le
mensonge durant près de deus septennats. Jacques Chirac ne promit rien et s’y
tint. A sa manière Nicolas Sarkozy ne trahit pas: il ne fait que  poursuivre, à sa manière, une décidemment
bien triste tradition de la Vème République.

Jean-Yves Nau

www.slate.fr | 7/26/10 10:57 AM
A Toulouse, Airbus donne des ailes au tourisme industriel
Embarquer à bord du mythique Concorde et assister à la naissance d'un A380, un rêve devenu réalité pour les milliers de passionnés d'aéronautique qui visitent chaque année le site d'Airbus, à Toulouse. Dans la zone Aéroconstellation de Blagnac (Haute-Garonne), plus grand site aéronautique européen, la société Taxiway fait plonger les visiteurs dans l'univers de l'aviation. A l'entrée, l'accueil rappelle étrangement le comptoir d'embarquement des aéroports. La boutique de souvenirs regorge de produits dérivés Airbus, de la traditionnelle maquette à la moins conventionnelle cravate tachetée de petits avions blancs. Lorsqu'une voix féminine annonce au micro l'embarquement, le voyage commence. Dans l'usine Jean-Luc Lagardère, où est assemblé le plus gros porteur à double pont du monde, les visiteurs, impressionnés, se collent contre la vitre qui les sépare de l'atelier pour observer le travail des mécaniciens autour des mastodontes. "Au total, Airbus emploie 3.000 personnes dans cette usine, d'où sortent deux avions par mois", indique Marjorie Escarnot, la guide-conférencière. Nombre de roues (22), poids de l'avion avec carburant (500 tonnes), marque des pneus (Michelin): certains visiteurs se révèlent de fins connaisseurs de l'A380. A 13 ans, Valentin n'a rien à leur envier. Grâce à ses livres et à sa maquette de l'avion, lui aussi est incollable. Pour assister à la visite, ce petit Bordelais s'est levé à 04H00. "C'est mieux qu'un musée", estime de son côté Camille Guidoux, Toulousaine de 14 ans, après sa balade dans une maquette à taille réelle de l'appareil. "Dans ce site d'assemblage de l'A380, unique au monde, les visiteurs voient les gens en train de travailler", explique Laurent Bonnet, directeur d'exploitation de Taxiway. Mais le tourisme industriel peut avoir des inconvénients: ni téléphone portable ni appareil photo ne sont autorisés sur le site d'Airbus, au grand dam des visiteurs. Leur badge est fréquemment vérifié par des gardes. Ces contraintes n'entament pourtant pas leur enthousiasme, à l'apogée lorsqu'ils montent à bord du Concorde de série numéro 1. "Plus qu'un privilège, c'est un cadeau. Je ne pensais jamais pouvoir monter à bord du Concorde, et voilà que je le fais avec toute ma famille", jubile Serge Marconi, de Metz, qui se souvient encore du jour où il a vu décoller l'avion supersonique dont l'activité s'est arrêtée en 2003. Utilisé jadis pour des essais et pour quelques trajets du président Valéry Giscard d'Estaing, cet oiseau blanc possède un corps plus fin que l'A380. La décoration intérieure, très années 1970 avec sa table en formica orangée et ses sièges en cuir camel, reste élégante malgré les outrages du temps. "Il avait l'air d'un moineau à côté des autres avions, énormes", raconte, nostalgique, Alexandra Brancaz, 34 ans, qui a vécu à New York à l'époque où le Concorde rejoignait Paris en 3H30. Dans le bus qui ramène les touristes au parking, la guide évoque l'âge d'or du supersonique: les tenues Yves Saint-Laurent des hôtesses et stewards, le menu gastronomique servi aux hommes d'affaires, le prix exorbitant (8.000 euros) du billet. Le bus s'arrête, il est temps de redescendre sur terre. Avec 120.000 visiteurs par an et un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros en 2009, le tourisme industriel à Airbus est un succès. Dans quelques années, les amoureux de l'aéronautique découvriront Aeroscopia, un grand musée de l'aéronautique qui verra le jour près du site d'Airbus à Blagnac. afp(); www.francebourse.com | 7/22/10 6:28 PM
�Rigueur�: le mot est l�ch�

Le gouvernement commencerait-il à assumer sur la scène
médiatique sa politique de réduction des coûts? Pour la première
fois, le Premier ministre François Fillon a évoqué en public la
notion de «rigueur» lors d'une visite au Japon, le vendredi
16 juillet:

« Nous sommes
très attentifs à ne pas prendre des mesures qui viendraient stopper
la croissance, qui viendraient même handicaper l'effort de recherche
et d'innovation [...] C'est la raison pour laquelle dans tous les
budgets de l'Etat, le seul qui n'est pas soumis à la rigueur, c'est
le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche.
»

Salué selon lefigaro.fr par le chef des sénateurs UMP Gérard Longuet, le
choix du mot «rigueur» amorce un changement dans la
communication de la majorité, habituée jusque là à jouer de la paraphrase, mis à part une première
inflexion le 6 juillet, quand la Ministre de l'Economie et des
Finances Christine Lagarde avait proposé le concept de « rilance »,
mi-rigueur et mi-relance. Plus tôt, le 10 mai, lors d'une interview à Europe 1 le 10 mai le porte-parole du parti
Frédéric Lefebvre avait évoqué une «République
rigoureuse»

Lemonde.fr rappelle également que la majorité a longtemps banni le mot «rigueur»
de ses éléments de langage. En effet, l'expression est très impopulaire
auprès des Français depuis le «tournant de la rigueur» adopté par
François Mitterrand
en 1983.  A l'époque,
le président socialiste avait dû se résoudre à assainir les finances publiques,
après avoir critiqué à multiples reprises «l'austérité» prônée par
Raymond Barre lors des dernières années du septennat de Valéry Giscard
d'Estaing.

Ainsi, lundi soir, lors de son intervention
télévisée sur France 2, le président de la République Nicolas
Sarkozy s'était refusé à qualifier sa politique de «rigueur».
De même pour François Fillon le 25 mai, alors qu'il venait d'annoncer
un gel des dépenses publiques jusque 2013:

«Il y a des
pays qui baissent les rémunérations des fonctionnaires, il y a des
pays qui licencient des fonctionnaires, il y a des pays qui réduisent
de façon drastique, il y a des pays qui augmentent de plusieurs
points la TVA. Si on était amené un jour à mener une politique
comme celle-là, oui je dirais que c'est une politique de rigueur
».

Photo: François Fillon, le 11 avril 2008, lors d'une conférence avec le premier ministre japonais Yasuo Fukuda dans sa résidence officielle / Franck Robichon / Reuters

surtitre: 
LU SUR LEMONDE.FR
Grande image: 
Date: 
Fri, 2010-07-16
By: 
Status: 
Draft
Sources: 
<a href='http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/16/au-japon-fillon-evoque-la-rigueur-et-vante-la-monnaie-unique_1388584_3234.html' target='_blank'>Lemonde.fr</a>
<a href='http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/16/97001-20100716FILWWW00391-longuet-d-accord-avec-le-mot-rigueur.php' target='_blank'>Lefigaro.fr</a>
www.slate.fr | 7/16/10 2:34 PM
Une f�te nationale sans garden-party � l'�lys�e
Cette réception avait été inventée par Valéry Giscard d'Estaing en 1979. www.lefigaro.fr | 7/14/10 7:36 AM
Les grandes �tapes de l'affaire Robert Boulin
La justice a refusé de rouvrir l'enquête sur la mort, en 1979, de Robert Boulin, ministre du président Valéry Giscard d'Estaing, un des dossiers judiciaires les plus controversés de la Ve République. Sa fille compte déposer une plainte avec constitution de partie civile.

www.lemonde.fr | 7/9/10 11:43 AM
Financement des partis politiques: historique en vid�o

Mis en cause pour ses liens avec l'une des premières fortunes de France, Liliane Bettencourt, le ministre du Travail Eric Woerth s'est retrouvé accusé d'avoir reçu 150.000 euros en liquide, alors qu'il était trésorier de l'UMP, pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy.

L'affaire intervient au bout de près de 35 ans d'évolution des règles du financement des partis politiques, au gré des scandales politico-financiers et de grandes déclarations politiques. Retour sur une histoire mouvementée.

1. Les objectifs de la réforme de VGE
La réforme du financement des partis politiques était un souhait de Valéry Giscard d'Estaing depuis son élection en 1974. En 1978, le projet a été présenté à l'Assemblée nationale. L'objectif était de «libérer la politique de l'argent» en accordant des subventions de l'Etat à la politique. Dans cet extrait, il est question des grands objectifs de la réforme.

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2. Projet adopté en 1979: l'Etat finance les partis politiques

Le projet a finalement été adopté en 1979. C'est Raymond Barre, alors Premier ministre, qui a rédigé le texte dans les grandes lignes. La grande nouveauté c'est que l'Etat participe au financement. La réforme prévoit qu'une somme est attribuée aux partis si leur représentation parlementaire est suffisante (30 députés ou sénateurs). Elle instaure une commission de contrôle et interdit toute subvention d'un Etat étranger ou d'une organisation étrangère.

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3. 1987 La bourde du RPR

Les médias ont joué un rôle important pour faire avancer la législation. En 1987, le RPR, qui cherche alors à financer sa campagne électorale, sollicite le Canard Enchaîné en croyant contacter une petite entreprise d'édition, parce que le nom complet du Canard-Enchaîné était Editions Maréchal-Le Canard Enchainé. Le journal satirique a saisi l'occasion et joué le jeu jusqu'au bout pour comprendre le fonctionnement des dons d'entreprises aux partis.

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4. 1987: Chirac veut plus de transparence
Dans une interview accordée à RFO, Jacques Chirac, Premier ministre de l'époque, s'est dit favorable à la moralisation de la vie politique.

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5. 1988: un statut juridique pour les partis

Un an plus tard, la loi organique et loi ordinaire du 11 mars 1988 relative au financement de la vie politique est adoptée. Elle confère un statut juridique aux partis politiques. Mais pour les socialistes, la loi n'est pas assez stricte. Ils contestent la répartition des fonds publics entre les partis –ils exigent comme critère le nombre de voix obtenues, et non le nombre de parlementaires élus– et dénoncent des déductions fiscales trop importantes concernant les dons privés.

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6. 1990 Amnistie des auteurs de détournements de fond

En 1990, l'article 19 de la loi sur la «clarification du financement des activités politiques» amnistie les auteurs de détournements de fond au profit de partis politiques. Les partis de droite de l'époque, le RPR et l'UDF, alors dans l'opposition, dénoncent une mesure destinée selon eux à protéger les dirigeants du Parti socialiste. Cette loi amnistiant les infractions relatives au financement des partis politiques, selon les sondages, a choqué 76% des Français à l'époque.

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7. 1991 La commission d'enquête
En 1991 est mise officiellement en place la commission d'enquête sur le financement des partis politiques. Trente commissaires, majorité et opposition confondues, ont 6 mois pour enquêter sur le financement des partis politiques.

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8.1992 Chantier anti-corruption de Bérégovoy

En 1992, Pierre Bérégovoy s'est lancé à son tour dans un grand chantier anti-corruption. Il prévoyait d'interdire purement et simplement les dons des entrpises aux partis et financer les partis sur le budget de l'Etat.

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9. 1994 Philippe Seguin propose une réforme
Alors que Gérard Longuet a été mis en cause dans une affaire de financement frauduleux du RPR, les responsables politiques discutent de la nécessité de mettre au point une réforme sur le financement des partis politiques. Faut-il légiférer tout de suite ou attendre?
Edouard Balladur, alors Premier ministre, se défend contre ceux qui l'accusent de ne pas vouloir légiférer, et d'avoir assoupli des mesures anti-corruption. Le débat est d'autant plus agité que chaque parti pense à la prochaine échéance présidentielle de 1995.

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10. De 1992 à 1999: Affaires judiciaires
Cet extrait revient sur les nombreuses affaires judiciaires qui ont menacé les politiques, du litige commercial de Bernard Tapie en mai 1992 avec le RPR Georges Tranchant à Robert Hue, convoqué chez le juge en 1997 pour financement occulte du Parti communiste.

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11. 2003 Eric Woerth, trésorier

Alors que depuis 1995, une entreprise ne peut plus verser de fonds à un parti, ce reportage contient deux interviews, une d'Eric Woerth, trésorier de l'UMP, une autre de Michel Sapin, trésorier du PS. Ce dernier souligne que des niches de corruption potentielles existent bel et bien.
Eric Woerth est présenté comme un trésorier comblé «puisque l'argent ne manque pas dans les caisses de son parti». Lui-même présente son métier comme «essentiellement celui d'un contrôleur de gestion».

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Photo: A suitcase full of fabric money at The Gladstone Hotel / James Cridland via Flickr CC License By

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www.slate.fr | 7/9/10 9:04 AM
Le raccordement A75-A9, un projet vieux de 35 ans (05/07/2010)
Le secrétaire d'Etat chargé des Transports Dominique Bussereau a inauguré hier le raccordement des autoroutes A75 (Clermont-Ferrand/Béziers) et A9 (Nîmes-Perpignan), un projet lancé en 1975 par Valéry Giscard d'Estaing et destiné à désenclaver le Massif Central. « Cette autoroute nord/sud bis est l'une des plus belles autoroutes au monde par les paysages traversés » a déclaré le secrétaire d'Etat lors de l'inauguration, qui intervenait quelques jours après la mise en service de la jonction des deux autoroutes. « Ce chantier signifie qu'en France, même avec le Grenelle de l'Environnement, on continue de faire des autoroutes. Simplement, on les fait de manière mieux intégrée à l'environnement que ce qu'on faisait il y a 20 ou 30 ans » a-t-il ajouté.Plusieurs personnalités politiques étaient présentes à l'inauguration ; seul le député et président du conseil général de l'Hérault André Vezinhet s'est fait remarqué par son absence : il boycottait l'évènement pour protester contre la façon dont l'autoroute A75 va être raccordée à la rocade nord de Béziers.Pour finaliser cette jonction, il reste une ultime portion de 2,5 km à construire au sud-ouest de Pézenas. Les travaux doivent débuter à la fin de l'année.Source : AFP

www.territorial.fr | 7/4/10 10:00 PM
Le gouvernement au r�gime forc�

Nicolas Sarkozy a donc décidé de réduire «vigoureusement» le train de vie du gouvernement. Et c'est vrai, comme le dit le député Dosière, célèbre chasseur de gaspi de la République, c'est vite fait, on sent que c'est improvisé, il y a beaucoup de com' dans cette opération. Il y a aussi visiblement du trompe-l'œil et un tri très sélectif dans ces dépenses. Mais là n'est pas l'essentiel.

Une inflexion du sarkozysme

Ce qui compte, c'est que la philosophie change. Et elle change, même si c'est un peu au forceps et sous la pression. Les premières «remontées de terrain», les premiers sondages sur la question, le déferlement des révélations de la presse en sont la cause. Nous ne sommes, bien sûr, pas du tout dans le cadre de la réduction des déficits, mais dans le symbole et le message. Il s'agit d'économiser simplement quelques millions, d'éteindre la lumière en sortant de la pièce. C'est une logique de gouvernement qui n'est pas dans la nature première du sarkozysme. Nicolas Sarkozy considérait que la politique était un métier et que la politique de haut niveau était un métier de haut niveau. Le standing et les avantages, sans être bien sûr comparables à ce qui se pratique dans le privé, devaient tout de même être en rapport avec le professionnalisme et les compétences des acteurs de la politique. C'était la culture du résultat: on veut les meilleurs, on ne peut pas trop bien les payer, alors on les traite bien. On était à cent lieux de la notion de service ou de mission qui aboutissaient (on prend toujours cette image) à ce que le général de Gaulle fasse détailler sa facture d'électricité de l'Elysée pour payer ce qui correspondait à son appartement de fonction. Avec Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, on avait déjà changé d'époque et ces présidents de la fin du XXe siècle étaient aussi ceux de l'ère consumériste et d'un temps, certes de crise, mais également de croissance. On ne faisait pas trop attention au train de vie des hommes d'Etat, d'autant que les grands patrons affichaient, plus que jamais, leur opulence. Nicolas Sarkozy est un homme politique des années 1990; de la fin de cette ère-là. La différence avec ses prédécesseurs, c'est qu'il cumulait le goût des avantages liés à la fonction, le goût de l'apparat un peu désuet et fastueux de la République et cette culture de capitaine d'industrie appliquée à la politique.

La logique de responsabilité

Mais ça ne tient plus parce que, quand on demande des sacrifices, il faut donner le sentiment d'en faire aussi soi-même. Ça ne tient plus parce que la culture du capitaine d'industrie, c'est la culture, aussi, normalement, des conséquences. Le fait qu'il n'y ait eu aucune réprimande après les affaires d'appartements, d'avions ou de cigares de fonction est en contradiction avec une logique responsabilité qui était pourtant bien présente dans le discours du candidat de 2007.

Nous allons donc, si la lettre du Président est réellement suivie d'effets, changer de façon de gouverner. Il faudra bien sûr vérifier à l'usage, comme toujours, mais prenons par exemple la suppression des chasses présidentielles... voilà qui est un signe encourageant. Ça ne fera pas d'économie, parce que les chasses présidentielles ne sont plus du ressors de la présidence depuis Jacques Chirac. Mais cette pratique de battue grand style digne des républiques bananières ou des monarchies d'opérette avait été réactivée par Nicolas Sarkozy qui avait placé son homme des réseaux Pierre Charon à la tête de l'organisme qui s'occupe du parc du Château de Chambord. Les chasses étaient faites pour entretenir les réseaux, ces liens entre grands patrons, chef d'Etats africain, élus... une certaine idée de la politique entre puissants. Il ne s'agit pas d'être naïf, ça se passera peut-être ailleurs, mais le signe est là. On change d'époque. Et c'est peut-être contraint et forcé que le Président finira par s'approcher un peu de sa promesse du 13 avril 2007: la promesse d'une République irréprochable.

Thomas Legrand

À LIRE ÉGALEMENT: L'affaire Woerth et la déontologie ; Appartements d'Estrosi: où est la vraie transparence?

Photo: Eric Besson, Fadela Amara, Christian Estrosi et, au second plan, Valérie Létard et Hervé Morin, à l'Assemblée nationale le 13 octobre 2009. REUTERS/Jacky Naegelen

www.slate.fr | 6/30/10 3:42 PM
UE: L'�conomie se joue � 27 et � la fin, c'est l'Allemagne qui gagne

Comment renouer le dialogue avec l'Allemagne? Comment, après la crise grecque, trouver une stratégie économique et monétaire partagée pour la zone euro? Suffit-il de se rallier aux thèses germaniques? Diverses initiatives ont lieu en ce moment autour de ces questions, mais il faut admettre que les réponses tardent. Les deux points de vue français et allemand ne se raccordent pas et, comme souvent dans l'histoire tant nos cultures s'opposent, le Rhin est un gouffre.

Ce que Londres pense

Il y a trois visions possibles de la zone euro. Celle des Anglo-Saxons d'abord, qui est la plus «économique». Il faut, dans une union monétaire, permettre des transferts de capitaux et de personnels des zones riches vers les zones pauvres. A défaut de ce fédéralisme, la zone pauvre doit sortir de l'Union et utiliser les armes classiques de la dévaluation et de l'ajustement budgétaire et salarial (des coupes). C'est ce que va faire la Grande-Bretagne post-crise et ce que feront les Etats-Unis, forcément, dans moins d'un an.

Ce que Berlin pense

La vision allemande est radicalement opposée. Dans une union monétaire, il faut et il suffit que «chaque pays fasse sérieusement son travail», tenir ses comptes sans dérive et trouver quoi produire et vendre aux autres. Aux entrepreneurs grecs de trouver leurs niches dans la spécialisation mondiale. Schématiquement, cela donne: «Nous, Allemands, faisons bien, faites comme nous.»

Ce que Paris pense

Enfin, il y a la vision française. Vision qui repose, là comme ailleurs, sur l'idée d'entre-deux, de mixité, de ni-ni: ni fédéralisme ni pure compétition, adoptons «un gouvernement économique». Il opérera par «coopération» des Etats (mot de Jacques Delors) et s'axe autour du couple franco-allemand ayant retrouvé une «intimité» (mot de Valéry Giscard d'Estaing).

A tout regarder de près, il faut reconnaître que la vision française peine à trouver un contenu. Coopérons, mais sur quoi? Pour dire quoi? Sur les budgets? Oui, mais pour faire quoi d'autre que de forcer au nécessaire équilibre? Il existe un Pacte de stabilité et de croissance, mais les pays de la zone ont-ils jamais coordonné leurs croissances? Le principe est resté en plan. Sur la politique économique? Faut-il que les Allemands gonflent leur demande intérieure et, pour ce faire, ne baissent pas les salaires comme ils le font pour regagner en compétitivité (souhait exprimé par Christine Lagarde)? Mais, au contraire, n'ont-ils pas raison dans la compétition mondiale? Sur le réglage optimum de la zone? Mais s'il n'y a aucune possibilité de transfert, n'est-il pas dans les responsabilités des gouvernements d'assurer chez eux une politique rigoureuse de compétitivité? La France a obtenu ses meilleurs résultats économiques dans les années de «désinflation compétitive», dans les années 1983-1995, en ayant adopté les principes allemands. N'est-ce pas pour les avoir abandonnés sous Chirac puis sous Sarkozy que l'export se dégrade et qu'il faut compenser par l'endettement public? Bref, ce qu'on nomme «gouvernement économique» ou «coopération», sont des concepts qui restent encore vides.

Avantage Allemagne

Conclusion: il n'y a rien entre le fédéralisme et la compétition des Etats, tout comme il n'y avait pas de socialisme entre le plan et le marché. L'idée française est vague, les Allemands gagnent le match. Et c'est objectivement ce à quoi ont abouti les Européens: un alignement sur les positions germaniques.

Pourtant, cette Europe allemande réduite aux acquêts ne satisfait pas. Comme l'a dit Jean Pisani-Ferry lors d'un colloque à Athènes la semaine passée, organisé par les instituts Bruegel et Eliamep, «l'union monétaire n'est plus ce qu'elle était». Pour les membres, les conséquences ont été beaucoup plus destructrices qu'imaginé, l'euro a bousculé les industries, les banques, les flux de capitaux, les mécanismes des prix, les balances des paiements, etc. Ce n'est pas seulement les équilibres budgétaires qu'il faut reconstruire, c'est toute l'économie! Et si les budgets ont plongé, c'est sous le choc de l'euro, la racine de la crise est dans ce sens-là et non pas dans le sens contraire (les déficits ont mis à mal l'euro) comme pensent les Allemands.

Bref, les Français ont raison, il faut discuter de tout et pas seulement du budget. Comment reconstruire l'Union? Voilà trouvé le sujet de débat franco-allemand, reste à trouver le comment. Bref, les Anglais ont raison, sans fédéralisme, l'union monétaire est impossible à faire, elle ira toujours à hue et à dia, provoquant de nouvelles crises.

Eric Le Boucher

Photo: Reuters

Chronique également parue dans Les Echos le 18 juin 2010.

www.slate.fr | 6/18/10 1:39 PM
D�c�s du g�n�ral Marcel Bigeard
Le général Marcel Bigeard, hospitalisé plusieurs fois ces dernières semaines au val de Grâce à Paris, est décédé vendredi matin à 94 ans à son domicile de Toul (Meurthe-et-Moselle), annonce le site internet du quotidien l'Est Républicain. Il souffrait de problèmes circulatoires pour lesquels il a été soigné depuis le 16 mars. Il a participé à de nombreux conflits: la Seconde Guerre mondiale, l'Indochine, ou encore l'Algérie. Un temps secrétaire d'Etat auprès de Valéry Giscard d'Estaing, il a aussi été député de Toul.

rss.feedsportal.com | 6/18/10 9:58 AM
Mort de Robert Boulin: une partie des scell�s perdue, enqu�te administrative ordonn�e
Une partie du dossier et des scellés de l'enquête sur le décès suspect en 1979 de l'ancien ministre Robert Boulin a été perdue par la justice, qui a décidé mardi de ne pas rouvrir d'investigations sur cette affaire. Une enquête administrative a été ordonnée sur les circonstances de la disparition d'un tome du dossier et des scellés, dont des originaux des lettres posthumes attribuées au ministre du Travail de Raymond Barre, retrouvé mort dans un étang des Yvelines, dans 50 cm d'eau, le 30 octobre 1979, selon la Chancellerie. Le procureur général de la cour d'appel de Paris, François Falletti, a annoncé mardi à la fille de l'ancien ministre qu'une partie des scellés et du dossier judiciaire sur la mort suspecte de l'ancien ministre avait été égarée. Les recherches se poursuivent "activement pour les retrouver", a assuré le parquet général. La ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie s'était récemment prononcée contre la réouverture de l'enquête judiciaire. "C'est un vrai scandale, il s'agit d'un élément nouveau qui montre que la justice ne veut pas chercher la vérité dans cette affaire", a déclaré à la presse Me Olivier Morice, avocat de la fille de M. Boulin. "Toute une série d'investigations et d'expertises ne pourront pas être effectuées", a-t-il déploré. Cette affaire avait déjà été marquée par la disparition de plusieurs organes (poumons, larynx, langue...) de M. Boulin, censés avoir été conservés à l'Institut médico-légal (IML). "Ca alimente incontestablement les accusations d'un véritable complot pour empêcher que toute la vérité soit faite sur les circonstances de la mort de Robert Boulin", a ajouté l'avocat. Me Morice a annoncé que la fille de l'ancien ministre allait assigner l'Etat en justice pour "dysfonctionnement grave du service de la justice". Fabienne Boulin-Burgeat va également déposer une plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d'instruction des tribunaux de grande instance de Paris ou Versailles pour obtenir l'ouverture d'une information judiciaire pour assassinat. "Nous avons encore des lettres posthumes et j'ai une mèche de cheveu de mon père, qui permettra de nouvelles expertises", a relevé la fille de M. Boulin, pour qui "cette affaire n'est pas terminée". En dépit de la disparition d'une partie du dossier, le parquet général a précisé qu'il considérait qu'il n'y avait pas de charges nouvelles susceptibles de justifier une réouverture de l'enquête, réclamée par la famille. "Il apparaît en premier lieu que des analyses ADN ne pourraient en aucune façon faire l'objet d'une comparaison utile, dans la mesure où jamais aucune personne n'a été mise en cause ou hors de cause dans ce dossier", a précisé le parquet général dans un communiqué. La fille du ministre de Valéry Giscard d'Estaing appuyait sa demande de réouverture de l'enquête sur de nouveaux témoignages qui accréditent, selon elle, la thèse de l'assassinat. L'ancien ministre gaulliste Jean Charbonnel a ainsi affirmé que Robert Boulin aurait été victime d'un "règlement de compte politique" et qu'Alexandre Sanguinetti, figure du parti gaulliste et membre influent du Service d'action civique (SAC), avec qui il en avait discuté, était du même avis. Une enquête judiciaire, ouverte à la suite d'une plainte de la famille pour homicide volontaire en 1983, s'était conclue par un non-lieu en 1991. Douze ans après la mort de M. Boulin, la justice avait conclu qu'il s'était suicidé par l'absorption de barbituriques. afp(); www.francebourse.com | 6/8/10 10:51 AM
Sarkozy consulte?
Le président de la République se met en ordre de bataille pour 2012. Ces derniers jours, il a reçu en tête à tête Edouard Balladur, Philippe Douste-Blazy, Valéry Giscard d’Estaing, Gérard Longuet… Le Président voit aussi très fréquemment son vieil ami, le publicitaire Jean-Michel Goudard. Après une longue absence pour raison de santé, ce dernier a repris du service auprès de Nicolas Sarkozy.

rss.feedsportal.com | 5/30/10 10:45 AM
Le Conseil constitutionnel a tenu sa premi�re audience publique
Le Conseil constitutionnel a tenu mardi matin la première audience publique de son histoire pour examiner deux "questions prioritaires de constitutionnalité" (QPC), conséquence de la réforme permettant aux justiciables de saisir les Sages. Les onze membres du Conseil, dont les anciens présidents de la République Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, étaient présents. Les avocats, en robe comme au tribunal, ont plaidé devant eux, dans la salle des séances. Côté public, une cinquantaine de personnes, principalement des juristes, s'étaient déplacées pour l'occasion. Installées dans une salle du rez-de-chaussée, elles ont pu regarder l'audience en direct, retransmise sur un écran. L'audience sera également être retransmise sur le site internet du Conseil en début d'après-midi. Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, a salué devant la presse la "révolution" que constitue la réforme permettant que le Conseil constitutionnel soit saisi, non plus seulement par les politiques, mais par de simples citoyens. Les audiences publiques sont "un changement complet pour cette maison", a-t-il ajouté. Depuis le 1er mars, les justiciables peuvent contester, à l'occasion d'un procès, une disposition législative au motif qu'elle porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. Les questions soulevées peuvent être transmises par les juridictions à la Cour de cassation et au Conseil d'Etat, qui jouent à leur tour un rôle de filtre. Les deux questions examinées mardi concernaient le niveau des pensions militaires versées par la France aux ressortissants de pays anciennement placés sous sa souveraineté, et la représentation des familles auprès des pouvoirs publics. A l'issue de l'audience, qui a duré environ une heure et quart, le Conseil a mis ses décisions en délibéré. Elle doivent être lues en séance publique d'ici une quinzaine de jours. S'il juge qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantie par la Constitution, le Conseil peut décider de l'abroger. afp(); www.francebourse.com | 5/25/10 10:54 AM
Heuliez, orphelin de l'autobus

... Et la carriole accoucha d'un autobus. Alors que l'économie française tentait de digérer la grande dépression économique de 1929, Louis Heuliez, fils d'Adolphe, le charron de Cerizay dans les Deux-Sèvres, imagine de construire un autocar sur une armature en bois, en utilisant les compétences familiales dans la fabrication des charrettes et des roues. On est en 1932, la guerre va interrompre les rêves automobiles de la famille poitevine. Mais sitôt la paix revenue, elle part à la conquête de Paris avec un autocar conçu sur un châssis Citroën. Ce fut le début d'une grande histoire. Elle dura un demi-siècle... avant que la politique ne fasse tout déraper.

Un flirt avec Mercedes qui fait rager Renault

L'entreprise familiale a vite fait de se faire un nom parmi les carrossiers spécialisés dans les bus et cars. A cette époque, les collectivités locales s'équipent en réseaux d'autobus, et le travail ne manque pas, tant pour les leaders Saviem (filiale de Renault, appartenant à l'Etat) que Berliet, que pour les challengers comme Chausson et Heuliez. Bien sûr, le marché français intéresse des constructeurs étrangers. Et dès la fin des années 1960, Heuliez est approché par Mercedes. Une coopération se met en place, le carrossier poitevin équipant ses véhicules de mécaniques allemandes. Le cocktail séduit de plus en plus de municipalités, faisant de l'ombre aux productions Saviem.

Vers la fin des années 1970, le monde du poids lourd en France est en effervescence: Renault a décidé de relever le défi des leaders européens du secteur. L'italien Fiat vient de créer son pôle «camions» Iveco, de dimension européenne, avec entre autres le français Unic. Sa volonté de conquête est claire. Pour répliquer, Renault absorbe Berliet et devient Renault Véhicules Industriels (RVI). L'ensemble de l'industrie française du camion se retrouve en coupe réglée dans le giron du constructeur public.

Une scission, telle une amputation

Et les bus et cars? D'un côté, RVI ne supporte pas longtemps la concurrence de ce carrossier du Poitou qui pratique des tarifs plus compétitifs et fait sa promotion sur la renommée des moteurs Mercedes. De l'autre, les dirigeants du groupe familial fondent de gros espoirs sur leur diversification dans l'automobile. Non qu'ils aspirent à devenir constructeurs; l'objectif n'est pas à leur portée. Mais en se spécialisant sur des petites séries pour lesquelles les grandes marques de l'automobile (qui pratiquent la production en grande série) sont mal équipées, ils sont devenus des partenaires reconnus pour Citroën, Peugeot et Renault. Aussi, le groupe Heuliez va-t-il créer en 1980 une filiale spécialisée dans les bus et cars, pour séparer cette spécialité du reste de l'automobile. Autant s'amputer de son bras droit! Mais déjà, Heuliez avait renoncé à son indépendance dans les cars et bus.

La réplique du bulldozer

Car Renault VI accentuait sa pression auprès des collectivités, soulignant l'origine étrangère des éléments mécaniques des bus Heuliez et insistant auprès d'eux pour que l'argent des contribuables français aille à des productions entièrement hexagonales. Autres temps, autres propos. Les lobbies politiques entraient en scène. Deux ans après la naissance d'Heuliez Bus, un accord était signé avec RVI. Progressivement, le constructeur public monta au capital... jusqu'à devenir l'actionnaire principal d'Heuliez Bus à la fin des années 1990.

La désertion de Renault

Le problème pour Heuliez vint du revirement de Renault, pour qui les véhicules industriels perdirent leur caractère stratégique. Activité trop déficitaire, trop hexagonale. Le délestage arriva par les bus et cars. En 1999, Renault et Fiat créèrent une filiale commune, Irisbus, dont l'italien était l'opérateur. Heuliez Bus perdait le contact avec Renault. Le divorce allait être consommé sous la pression des marchés pour que l'ex-Régie se sépare de ses véhicules industriels insuffisamment rentables. En 2001, après avoir assuré que cette activité était stratégique, Louis Schweitzer, alors président de Renault, réglait les problèmes d'une fusion avortée avec Volvo en devenant actionnaire principal du suédois qui absorbait au passage les camions Renault. Les autocars connurent le même sort: l'année suivante, Renault laissait Iveco seul à bord d'Irisbus. Heuliez Bus devenait filiale de l'italien à 100%.

Du cousu main dans l'automobile

Les descendants d'Adolphe et de Louis avaient préféré l'automobile, rêvant de devenir un Pininfarina à la française. Certes, durant des décennies, le bureau d'études n'a pas chômé. De la populaire Renault R4 découvrable à la prestigieuse SM (Citroën-Maserati) à toit escamotable, il plancha sur toutes les gammes de véhicules. Aussi bien la petite Citroën Visa trop dépouillée, que la rugissante R5 Turbo à ne pas mettre entre toutes les mains. Pour doter la gamme Citroën BX d'une version break, la Renault Fuego d'une option cabriolet ou la R25 d'une version limousine, ou encore transformer la CX en un modèle Prestige que se disputaient les PDG (jusqu'aux présidents, Valéry Giscard d'Estaing comme Jacques Chirac), les ateliers de Cerizay furent sollicités. Toujours dans la petite série, dans le cousu main. Même chose pour les ambulances et véhicules blindés dérivés des véhicules de série. Volkswagen, Ford et Opel confièrent aussi des séries limitées à Heuliez.

Bolloré, un recours trop exposé

Les projets dans la voiture électrique devaient prendre le relais. Mais où trouver les investissements nécessaires? Aujourd'hui, pour n'avoir pas pu dénicher les 15 millions d'euros nécessaires en complément de l'enveloppe de 15 autres millions octroyés par la région Poitou-Charentes et le Fonds stratégique d'investissement (FSI), le groupe est en dépôt de bilan depuis le 18 mai. Certes, il y a eu des candidats, chasseurs de primes pour certains qui n'ont pas confirmé leur engagement industriel. On attendait même Bolloré, le voisin breton, lui aussi très engagé dans la voiture électrique. Il se serait intéressé au dossier, bien calibré pour mener ses propres projets, révèle René Ricol, commissaire général à l'investissement... avant de tourner les talons pour qu'on ne l'accuse pas de chercher à profiter de sa proximité avec Nicolas Sarkozy. Pourtant, 600 emplois sont en jeu.

La nostalgie de l'autobus?

A Cerizay, on finirait par regretter le bon temps de l'autobus. Certes, Heuliez Bus existe toujours, à Rorthais près de Mauléon dans les Deux-Sèvres, pas très loin du berceau du groupe. Toutefois, la société n'a plus rien à voir avec son ancienne maison mère. Elle est devenue une entité du groupe Iveco, emploie près de 500 personnes et peut produire jusqu'à 500 bus et cars par an sur des châssis du constructeur italien. Mais lorsque, en mars dernier, la RATP attribue à trois constructeurs un marché pouvant porter sur 1.400 autobus, on se prend à regretter que le groupe Henri Heuliez ait complètement déserté le secteur. Iveco (mais pas Heuliez Bus), Evobus (filiale de Mercedes) et MAN (autre marque allemande) se partageront les commandes dont le total, pour ce seul marché, devrait approcher les 300 millions d'euros. Si Renault VI n'avait pas cherché à phagocyter les bus d'Heuliez avant de les céder à un concurrent, et si l'entreprise poitevine les avait gardés, ils auraient pu être la bouée de sauvetage dont le groupe a maintenant besoin. Les choix stratégiques des uns et des autres ne l'ont pas permis. Le carrossier de Cerizay y survivra-t-il?

Gilles Bridier

Photo: REUTERS/Stephane Mahe

www.slate.fr | 5/21/10 12:11 PM
M. Stirn � Nous comptons �norm�ment sur la Tunisie pour ce rapprochement euro-africain �

M_Stirn.jpgHammamet a abrité les 28 et 29 avril le forum international de Réalités sous le thème « L’Europe, le Maghreb et l’Afrique : Pour un nouveau partenariat global ». Nous avons saisi cette occasion pour discuter avec M. Olivier Stirn, conseiller de Sarkozy pour l’Union pour la Méditerranée et ancien ministre sous George Pompidou, Valery Giscard d’Estaing, Jac....

www.investirentunisie.info | 5/3/10 11:15 PM
Hellas, mais pas h�las
La Grèce, dans la culture et l’histoire, se place au cœur des racines européennes. On comprend donc pourquoi l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing vient de dire, à Genève, que l’entrée de la Grèce dans l’Union européenne avait été normale, indispensable à l’époque. Par Jacques-Simon Eggly

www.letemps.ch | 5/3/10 10:00 PM
�L?Union europ�enne n?a pas accompli son devoir dans la crise grecque�
L’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing déplore le manque d’engagement des dirigeants de la zone euro en faveur d’une solidarité engageant tout le continent. Il regrette aussi l’engagement du FMI

www.letemps.ch | 4/29/10 10:00 PM
Laure Selignac, atelier de peinture sur porcelaine
Chaque année depuis 2007, Laure Selignac organise un concours de peinture sur porcelaine. La maison lance donc la quatrième édition de son concours, avec comme président du jury Valery Giscard d’Estaing. En 2010, imagination et création sont à l’honneur. www.presse-fr.com | 4/29/10 9:28 PM
�L?Europe n?a pas assum� ses responsabilit�s dans la crise�
Le FMI n’aurait pas dû être sollicité, estime Valéry Giscard d’Estaing. L’ancien président français déplore un manque de solidarité généralisé. De son point de vue, il n’y a «aucun dirigeant investi d’une démarche européenne»

www.letemps.ch | 4/29/10 11:53 AM
Camping 2: y a du soleil et un nanar

Agrippé au zinc des bistrots, débitant des blagues anisées basses du front, sifflant les filles comme des canidés, le «beauf» quitte son écosystème naturel (le bar, la rue) pour dégourdir ses pattes sur d'autres territoires, une fois l'an: celui de ses vacances. Le cinéma, toujours friand d'archétypes comiques, se délecte de ces virées tongs et slip de bain, en camping ou au club Med, et en fait le fleuron d'une certaine (sous) culture française. Des Bronzés (Patrice Leconte, 1978) à Camping (Fabien Onteniente, 2006), les clichés propres à notre ami blaireau, sa vulgarité et sa suffisance, ont été conservés mais le monde dans lequel il évolue, ses références et surtout sa signification sociale ont quant à eux subi une inflexion non négligeable.

Dès les années 50/60, la généralisation des congés payés démocratise la notion de «vacances pour tous». Les routes françaises sont prises d'assaut par des estivants avides de sable et d'air marin comme dans «Les Vacances de Mr Hulot» (Jacques Tati, 1953). En 1970, alors que les prémisses du tourisme de masse font leur apparition, naît sous le crayon du caricaturiste Cabu (Hara-kiri, Charlie Hebdo) le personnage du beauf absolu. Français moyen, peu cultivé, intolérant et imbu de sa personne, il incarne le pendant gaulois du redneck américain, dont l'un des derniers avatars se nomme Homer Simpson. Portés par l'engouement des villages de vacances inaugurés par le Club Med, des milliers de Français désertent les plages métropolitaines pour s'encanailler à l'étranger.

Electrons libres et communautarisme

C'est en Côte-d'Ivoire, et donc dans un club Med, que Patrice Leconte et l'équipe du Splendid plantent en 1978 le décor des «Bronzés». Première caractéristique du film, les personnages qui font connaissance sur leur lieu de villégiature sont des électrons libres, venus officiellement s'imprégner d'une nouvelle culture (l'Afrique dans le cas présent) et qui officieusement s'envoient en l'air gaiement. Nous sommes loin du communautarisme de «Camping», où les protagonistes se retrouvent d'une année sur l'autre.

Le seul couple initial sans enfants des Bronzés (les marmots ne sont pas tendance à cette époque et les ados pas encore la cible privilégiée du cinéma), Bernard et Nathalie (Gérard Jugniot/Josiane Balasko), arrive en décalé, pratique des activités différentes et surtout se trompe. Car la tendance très 70's du film réside dans sa pratique de l'amour libre.

La fidélité n'est guère une vertu, et quasiment tous les personnages vont se draguer voire couchailler en sept jours seulement. Vaste programme! Le Gentil Organisateur Popeye (Thierry Lhermitte) pèse ses conquêtes («je me suis niqué 3.827 kilos de gonzesses»); Gigi (Marie-Anne Chazel) s'amourache successivement de deux  animateurs; Jérôme (Christian Clavier) chasse tout ce qui bouge (la petite hôtesse, la frisée, l'infirmière, une Allemande...); Christiane (Dominique Lavanant) entreprend Bernard, qui essaie de se faire Gigi alors que sa femme Nathalie passe du bon temps avec Popeye. En gros, c'est la fête du slip à Galaswinda!

Extrait 1 Les bronzés

Mais trente ans plus tard, quand la lignée des films de beaufs en vacances plus tard plante sa tente au camping des Flots Bleus, c'est nettement moins rock n'roll. Paul Gatineau (Antoine Duléry) a trompé sa femme Sophie (Mathilde Seigner) et elle le lui fait payer. En le trompant en retour? Que nenni! Elle tente une approche (plus chaste, tu meurs) sur Michel Saint Josse (Gérard Lanvin) qui lui explique que «trahir c'est mal». Comparée à la gabegie des «Bronzés», «Camping» démontre une moralisation de la sexualité pour le moins surprenante.

Pas de libido au «Camping»

Environnés de corps hâlés (toutefois moins dévêtus qu'à l'époque du Splendid où le topless faisait fureur), les personnages de «Camping» semblent sans libido, éloignés des plaisirs charnels. Le caricatural mâle en rut Patrick Chirac (Franck Dubosc) drague mal et beaucoup mais ne conclut jamais. Alors qu'a priori, on le classerait dans la catégorie des Jérôme/Clavier (toujours prêt à dégainer), il finit par ressembler étrangement à Jean-Claude Dusse (Michel Blanc). Cette incapacité à la sexualité consommée (soulignée aussi par l'abstinence du couple Gatineau) symbolise notre époque.

Comme les «Bronzés» signifiait la fin du mouvement Peace and Love. Aujourd'hui, la publicité, la télévision, le cinéma vantent à longueur d'écran la séduction, l'érotisme, le sexe sous une forme fantasmée mais rarement réalisée. On planque, sous le vernis  d'une érotisation générale, un puritanisme patenté. «Camping» s'avère une quasi Némésis des Bronzés. Le sexe ludique, décomplexé, jamais objet de dramatisation scénaristique en 1978, s'est mué en 2006 en enjeu narratif et moral (le couple de «Camping» va-t-il survivre, la femme de Patrick Chirac va-t-elle revenir?)

Le binôme valeur refuge

De décorum drôle et assumé, le sexe revêt dorénavant les oripeaux d'un tabou que l'humour ne doit plus servir. Le sexe s'est intellectualisé et a trouvé refuge dans le cinéma d'auteur, désertant le terrain pourtant fertile de la comédie. A cet égard, le film d'Onteniente ne fait pas exception à la règle. Les protagonistes de Camping sont en couple (le couple en crise, le vieux couple) ou en passe de l'être (même l'adolescente entre dans le rang de la monogamie en CDI) et pratiquent peu la gaudriole. Le célibat (veine intarissable des Bronzés) détonne, comme hors norme, décalé, le binôme amoureux étant devenu depuis la valeur refuge d'une société en manque de repères.

Bande annonce Camping
Mais la sexualité ne représente pas le seul glissement observable entre les beaufs d'hier et d'aujourd'hui. Le film de Patrice Leconte brille par son absence de politisation. Hormis un boubou parfaitement insolent à l'effigie de Valéry Giscard d'Estaing (président en 1978), aucune référence n'est faite au milieu social des personnages, ni à leur richesse. On apprend subrepticement leurs professions (médecin, esthéticienne...) mais elles ne renvoient à aucune hiérarchie sociale. Cette indétermination est balayée dans «Camping». Les origines modestes des campeurs sont largement indiquées, devenant même un artefact scénaristique. L'opposition franche entre les «beaufs classe moyenne» et le riche (un chirurgien esthétique célèbre) structure le métrage.

Lutte des classes de «Prisunic»

Patrick Dubosc Chirac est au chômage (après un plan social dans son usine) pendant que Saint-Josse croule sous les demandes de seins en silicone. Le beauf roule dans une vieille bagnole, en écho à L'Aston Martin de Lanvin. Il campe alors que le bourge préfère, lui, les hôtels cinq étoiles. Cette «lutte des classes» de Prisunic alimente un cliché bien moins amusant (et plus pernicieux) que le beauf ridicule en slip de bain: «l'argent ne fait pas le bonheur», et autre poncif, «les pauvres sont altruistes et les riches égoïstes».

Camping 2 : la bande-annonce officielle
Sous ses airs de comédie inoffensive, «Camping» ne met pas en scène des beaufs mais «beaufise» son monde. Pensant la société en une dichotomie déformante riche/pauvre, «Camping» prône la beauf attitude, égrène un catéchisme de comptoir là où les «Bronzés» jonglait avec les bons mots et les situations scabreuses sans tenter d'en tirer une morale. Du comique de situation (et de caractères) où des blaireaux en vacances faisaient s'esclaffer le public, on assiste aujourd'hui à une pseudo satire auto-satisfaite, donneuse de leçon, qui sous couvert de rire des beaufs, les intronise comme modèle de société. En 78 résonnait une voix nicotinée nous enjoignant au «Sea, Sex & Sun» festif et hédoniste. En 2006, c'est le Rital de Claude Barzotti. Quand le mauvais goût détrône le mauvais esprit, la comédie française n'en sort pas grandi.

Ursula Michel

Photo: camping 2. DR

www.slate.fr | 4/21/10 12:17 PM
Fran�ois Hollande compare Nicolas Sarkozy � Valery Giscard d'Estaing
POLITIQUE - Et ce n'est pas un compliment pour l'ex-boss du PS...

20min.fr | 4/17/10 3:39 PM
Hollande compare Sarkozy � VGE, pr�sident le temps d'un seul mandat
L'ancien patron du PS François Hollande compare Nicolas Sarkozy à l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, parlant de "dérive monarchique" et de mode de gouvernance "épuisé" au bout d'un seul mandat à l'Elysée, dans un entretien au Monde daté de dimanche-lundi. www.tv5.org | 4/17/10 3:21 PM
1998-2010 : La d�route de la famille centriste
Les dernières élections régionales ont été marquées par la défaite cinglante du Modem. Le parti centriste, héritier de l'UDF de Valéry Giscard d'Estaing, se réduit à présent à une dizaine d'élus régionaux, alors qu'il en comptait 120 six ans plus tôt. Mais au-delà de l'échec personnel de François Bayrou, qui ne cesse de s'effondrer depuis les élections présidentielles de 2007, il faut constater que la famille centriste dans son ensemble a subi une longue (...) - Politique / Prospective et futur , UDF , MoDem , Une multiple www.agoravox.fr | 3/27/10 10:05 AM
Centrafrique: le pays que la France veut oublier

« “C'est quoi la Centrafrique? C'est où la Centrafrique?” C'est la question que n'arrête pas de me poser mon fils depuis que je travaille à Bangui», explique un expatrié présent dans ce pays depuis plusieurs années. Son fils n'est pas le seul à se poser des questions. Car c'est un peu comme si ce pays plus vaste que la France avait disparu des radars. Depuis les frasques de l'empereur Jean-Bedel Bokassa (au pouvoir de 1965 à 1979) et l'époque de ses chasses africaines avec Valéry Giscard d'Estaing, tout le monde semble avoir oublié cette ex-colonie française, située en Afrique centrale.

A l'époque de l'empereur Bokassa, Bangui faisait la une des médias français avec des affaires de diamants mais aussi de cannibalisme. Bokassa, l'ex-officier français, a été jugé à Bangui lors d'un procès retentissant: il était entre autres accusé d'avoir mangé certains de ses ennemis. Et d'emprisonner les époux des femmes qu'il trouvait à son goût. Longtemps proche de la France, Bokassa qui tenait à appeler de Gaulle «papa» avait fini par lasser Paris. La France a donné son feu vert aux putschistes qui l'ont renversé en 1979 après que son régime eut commis un terrible massacre d'enfants.

Aujourd'hui la Centrafrique n'est plus sur les radars de la presse internationale. Alors même que l'actualité ne manque pas. L'élection présidentielle doit être organisée le 25 avril 2010. Le pouvoir a annoncé le 13 mars qu'il a déjoué une tentative de coup d'Etat. Le président François Bozizé, candidat à sa propre succession, est lui-même arrivé au pouvoir par les armes. Il a renversé en 2003 le président Ange Félix Patassé avant de se faire élire en 2005. Lors de la prochaine élection, il affrontera Patassé, celui qu'il avait renversé et qui s'était fait élire deux fois. Il s'agit d'une élection à haut risque. En Centrafrique, les processus électoraux contestés donnent très souvent lieu à des pillages. Et le pays est-il prêt à se rendre aux urnes? Beaucoup en doutent.

«Pas pacifié»

Il est beaucoup trop tôt, estime l'opposition qui affirme que le «pays n'est pas pacifié» et que le recensement n'est pas achevé. Il est vrai que les rebellions sévissent dans de vastes parties du territoire. Dans le nord, des mouvements rebelles sèment la terreur. Et dans l'est, la LRA ( L'armée de Résistance du Seigneur), venue de l'Ouganda et de la RDC, épouvante les  populations. La LRA est l'un des mouvements rebelles les plus dangereux d'Afrique. Dirigée par Joseph Kony, elle capture des jeunes villageois centrafricains pour les transformer en enfants soldats. Selon les Nations unies, 200.000 Centrafricains sont déplacés à l'intérieur de leur pays. Plus de 80.000 sont réfugiés au Cameroun et 60.000 au Tchad. Près du dixième de la population centrafricaine a dû fuir sa région d'origine. Le pays compte 4,5 millions d'habitants.

L'armée centrafricaine mal équipée et peu motivée semble bien en peine de rétablir l'ordre. Les troupes françaises (des centaines d'hommes et plusieurs bases) ne peuvent pas davantage rétablir la paix sur l'ensemble du territoire. Le pouvoir central contrôle mal le pays à l'exception de Bangui. Mais, même dans la capitale, un climat diffus de peur règne. Au passage du convoi présidentiel, tout le monde prend la fuite. «Si vous ne vous écartez pas quand passe un convoi officiel, vous pouvez être battu. Et même abattu. C'est ainsi que nous avons perdu le seul radiologue de la ville. Distrait, il n'a pas vu venir le convoi. Du coup, il a été abattu», explique un habitant de Bangui, qui ajoute que la police a, elle aussi, la gâchette très facile. «Comme un chauffeur de taxi ne s'arrêtait pas assez rapidement, un policier a  récemment tiré sur le véhicule. Il visait le chauffeur, mais il a tué un passager.»

La capitale est toujours traumatisée par le passage des troupes de Jean Pierre Bemba en 2003. Le chef rebelle congolais avait été appelé à la rescousse par le président Ange Félix Patassé. Ses hommes avaient multiplié les exactions sur les populations locales, notamment des meurtres, des viols et des pillages. Jean Pierre Bemba devra répondre de ses actes devant le tribunal de la Haye en juillet prochain. La CPI (Cour pénale internationale) l'accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Pékin et Washington

Bangui souffre aussi d'un grand isolement. Seul un vol Air France Paris-Bangui, une fois par semaine, atténue ce sentiment d'enclavement. «Si votre enfant tombe malade, il faut juste prier pour que le vol Air France ne vienne pas de passer», explique une expatriée, qui ne fait aucune confiance aux rares hôpitaux locaux. La Centrafrique est un pays isolé, oublié de tous, et pourtant elle commence à susciter de l'intérêt. A Bangui et ailleurs dans le pays, les Chinois sont de plus en plus nombreux. Ils ont construit un immense stade de plusieurs milliers de place et bâtissent des hôtels gigantesques.

Les Américains ne sont pas en reste. Des représentants de la CIA viennent à Bangui améliorer leur français balbutiant et récolter des informations. Il est vrai que la Centrafrique possède des réserves d'uranium et de diamants. Mais surtout ce pays se trouve dans une zone particulièrement stratégique.

Depuis Bangui, l'on aperçoit les collines verdoyantes de la RDC (République démocratique du Congo), la province de l'équateur dominée par les hommes de Jean Pierre Bemba. La Centrafrique possède deux autres voisins bien turbulents: le Soudan et le Tchad. Il n'est pas étonnant que Pékin et Washington s'intéressent de plus en plus à Bangui. Au moment où la France semble décidée à tourner ailleurs son regard.

Pierre Malet

Photo: Des soldats lors de la fête nationale à Bangui, REUTERS/David Lewis

www.slate.fr | 3/23/10 3:57 PM
Simone Veil fait son entr�e � l'Acad�mie fran�aise, Sarkozy assistera � l'intronisation
Simone Veil, personnalité féminine préférée des Français, fait jeudi son entrée à l'Académie française où elle deviendra la sixième femme "immortelle" de l'Histoire, après un parcours exceptionnel, en présence de deux ex-présidents et de l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy se rendra jeudi à l'intronisation de Simone Veil à l'Académie française, a annoncé l'Elysée, alors que le chef de l'Etat avait indiqué la veille par lettre à l'ex-ministre qu'il n'y assisterait pas. Féministe convaincue, l'ancienne ministre et présidente du Parlement européen a déploré la semaine dernière que le Conseil constitutionnel, où elle a elle-même siégé pendant neuf ans, ne compte plus désormais qu'une seule femme. Quai Conti, les femmes ne sont désormais que cinq à porter l'habit vert sur 40 membres élus par leurs pairs, après l'entrée de Mme Veil et la disparition en 1987 de Marguerite Yourcenar. L'écrivain avait été la première à être élue sous la Coupole en 1980 grâce au soutien actif de Jean d'Ormesson qui doit prononcer jeudi le discours de réception de la nouvelle immortelle. Les consoeurs académiciennes de Mme Veil sont l'helléniste Jacqueline de Romilly, élue en 1988, l'historienne Hélène Carrère d'Encausse (1990) et les écrivains Florence Delay (2000) et Assia Djebar (2005). L'entrée de Simone Veil dans la vénérable institution représente une consécration pour cette humaniste et femme politique au destin hors du commun, rescapée des camps de la mort, ardente militante européenne, magistrate et ministre. Elle a aussi toujours milité pour la reconnaissance du rôle des Justes qui ont permis de sauver des Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. C'est "un très grand honneur qui m'étonne encore aujourd'hui, parce que je ne vois pas les raisons pour lesquelles je me trouve dans cette situation", déclarait modestement Mme Veil lors de son élection à l'Académie française le 20 novembre 2008. Née Simone Jacob le 13 juillet 1927 à Nice, Mme Veil a été déportée avec sa famille à Auschwitz-Birkenau en 1944, à l'âge de 17 ans. Entrée en politique en 1974 comme ministre de la Santé dans le gouvernement de Jacques Chirac, elle a fait voter la loi de 1975 qui porte son nom légalisant l'interruption volontaire de grossesse (IVG) au terme d'un dur combat politique et de débats agressifs qui lui feront monter les larmes aux yeux à l'Assemblée nationale. Pendant plus de trente ans, son maintien plein de dignité, son chignon sobre, ses yeux clairs et ses tailleurs impeccables ont dessiné une silhouette reconnaissable entre toutes. Plusieurs fois ministre, puis ministre d'Etat, de 1974 à 1995, elle a présidé le Parlement européen de 1979 à 1982 et siégé au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, elle a publié en 2007 son autobiographie, "Une vie" (Stock), vendue à plus de 550.000 exemplaires, dans laquelle elle raconte son destin de rescapée des camps, son athéisme et son féminisme. "Les vrais amis, pour moi, ce sont ceux des camps", relève-t-elle. Jeudi, Mme Veil rendra hommage à son prédécesseur, l'ancien Premier ministre Pierre Messmer, décédé en 2007. Le président Nicolas Sarkozy, dont la nouvelle académicienne avait soutenu la candidature en 2007, n'assistera pas finalement à la cérémonie, a annoncé l'Elysée mercredi, en raison de "contraintes" de son emploi du temps. Il a adressé une lettre à Mme Veil pour s'en expliquer. Deux anciens présidents, ainsi que le Premier ministre François Fillon, devaient en revanche se retrouver Quai Conti: Jacques Chirac, qui a remis à Simone Veil son épée mardi, et Valéry Giscard d'Estaing, académicien depuis 2003. La cérémonie sera retransmise en direct sur France 3 à partir de 14H45. afp(); www.francebourse.com | 3/18/10 9:49 AM
FRANCE: Simone Veil fait son entr�e � l'Acad�mie fran�aise
france
Simone Veil, la personnalité féminine préférée des Français, fait son entrée ce jeudi 18 mars à l'Académie française en présence de deux anciens présidents, Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing. Elle devient la sixième femme «immortelle» de l'Histoire. Simone Veil a été élue en novembre 2008 au fauteuil précédemment occupé par l'ancien Premier ministre Pierre Messmer. Une élection qu'elle doit surtout à sa personnalité et à son parcours exceptionnel de femme d'Etat humaniste.
Simone Veil, accompagnée de Jacques Chirac, présente son épée d'académicienne reçue lors d'une cérémonie au Sénat, le 16 mars 2010, et sur laquelle elle a fait graver la devise de la France : Liberté, Egalité, Fraternité.
Reuters / C. Platiau
www.rfi.fr | 3/18/10 7:10 AM
S�n�gal: Incursion au coeur du Royaume d'enfance de Senghor
L'ancien Président de la République française, membre de l'Académie française, Valéry Giscard d'Estaing, en visite dans notre pays, s'est rendu lundi passé 8 mars à Joal, terre natale du Président Léopold Sédar où il a offert des équipements scientifiques et informatiques d'une valeur de 40 millions FCFA à deux établissements. Cette visite lui a permis de fouler le sol du royaume d'enfance du Président-poète dont il a hérité du siège n°16 à l'Académie française. fr.allafrica.com | 3/14/10 9:56 PM
Les nouveaux Sages pr�tent serment
Les nouveaux Sages prêtent serment  Les trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel, Michel Charasse, Hubert Haenel et Jacques Barrot, ont prêté serment vendredi matin à l'Elysée devant leurs nouveaux collègues et ceux qui les ont nommés, Nicolas Sarkozy, Gérard Larcher et Bernard Accoyer. Dans une courte allocution précédant la cérémonie, le chef de l'Etat s'est réjoui du récent renforcement des prérogatives des sages, notamment l'instauration d'une exception d'inconstitutionnalité. Devant le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré et ses autres membres, à l'exception notable des deux anciens présidents de la République Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a également répété que les nouveaux sages avaient été nommés pour neuf ans "sur le seul critère de la compétence". lci.tf1.fr | 3/12/10 10:24 AM
S�n�gal: Valery Giscard D'Estaing attendu lundi � Dakar
L'ancien président de la France et membre de l'Académie française Valérie Giscard D'Estaing entame une visite de trois jours au Sénégal, à partir de lundi. fr.allafrica.com | 3/5/10 3:15 PM
S�n�gal: Visite au pays de l'ancien Pr�sident Fran�ais - Val�ry Giscard d'Estaing chez Senghor lundi prochain
Valéry Giscard d'Estaing, président de la République française de 1974 à 1981, membre du Conseil Constitutionnel et de l'Académie française, se déplacera au Sénégal, du 8 au 10 mars. fr.allafrica.com | 3/5/10 1:11 PM
Valery Giscard D'Estaing attendu lundi � Dakar - AP S�n�galaise

Valery Giscard D'Estaing attendu lundi à Dakar
AP Sénégalaise
Dakar, 5 mars (APS) – L'ancien président de la France et membre de l'Académie française Valérie Giscard D'Estaing entame une visite de trois jours au Sénégal, à partir de lundi. Lundi, M. D'Estaing se rendra à Joal-Fadiouth (ouest), en compagnie de ...
Visite au Sénégal de l'ancien président français : Valéry Giscard ...Walf Fadjri
VISITE : VALÉRY GISCARD D'ESTAING AU SÉNÉGAL DU 8 AU 10 MARSLe Soleil

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www.rewmi.com | 3/5/10 12:24 PM
Tout justiciable peut d�sormais saisir le Conseil constitutionnel
France / Justice
Nicolas Sarkozy a qualifié lundi 1er mars 2010 de « révolution juridique » la nouvelle possibilité offerte aux justiciables de saisir le Conseil constitutionnel, dénommée «question prioritaire de constitutionnalité». Des avocats se sont immédiatement engouffrés dans cette brèche en soulevant l'inconstitutionnalité de la garde à vue en France, estimant qu'elle bafoue les droits de la défense.
Avec la participation aux débats des anciens présidents Jacques Chirac (d) et Valéry Giscard d'Estaing (g), le poids des politiques est aujourd'hui prépondérant au sein du Conseil Constitutionnel.
AFP / Charles Platiau
www.rfi.fr | 3/1/10 11:39 PM
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Si pour Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand «n’avait pas le monopole du cœur», Eric Besson sera soulagé d’apprendre qu’il n’a pas celui du doigt d’honneur. www.gala.fr | 2/23/10 10:27 AM
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Le roman chaud du boss du GIEC
Après le livre sexy de Valéry Giscard d'Estaing qui évoquait une romance avec Lady Diana, c'est au tour de Rajendra Pachauri de verser dans l'écriture à l'eau de rose. Intitulé Retour à Almora, il "raconte la vie et les ébats sexuels d'un ancien ingénieur versé dans l'environnement, ce qui fait dire à certains qu'il a des accents autobiographiques", rapporte le blog Effets de Terre, qui demande "un peu de tenue" au président du GIEC. Car la sortie du bouquin tombe un peu mal, alors que l'institution subit (...) - 500. Green People / Gratuit , Web-zapping , climat www.terra-economica.info | 2/9/10 3:27 PM
Les ministres du G7 font le point sur la reprise dans le Grand Nord canadien
Les ministres du G7 font le point vendredi et samedi sur la reprise économique et les mesures pour encadrer le système financier, lors d'une réunion dans le Grand Nord canadien, à Iqaluit. Le choix de cette ville à 2.000 km au nord de Montréal, audacieux vu la saison, peut apparaître comme un moyen de faire de la publicité à une instance à laquelle beaucoup prédisent une mort lente. La dernière réunion du G7, à Istanbul un samedi d'octobre, était passée inaperçue. Le G7 regroupe, outre le Canada qui le préside, les Etats-Unis, le Japon, et quatre pays européens (Allemagne, France, Italie et Royaume-Uni). Sont invités également à cette réunion le Fonds monétaire international, le Conseil de stabilité financière et la Commission européenne. Les organisateurs disent vouloir une réunion "plus petite, plus informelle", et comptent sur une "discussion franche". Ils ont demandé aux participants de renoncer à la cravate ou au tailleur au profit d'un pull bien chaud. Ils affirment vouloir revenir aux "racines" du G7, conçu en 1975 par le président français Valéry Giscard d'Estaing comme "des causeries au coin du feu" en forêt de Rambouillet dans la région parisienne, et devenu au fil des ans une grosse machine diplomatico-médiatique. Pour la première fois depuis longtemps, le G7 ne publiera pas de communiqué, qui traditionnellement nécessite une lourde préparation en amont, et consomme du temps de réunion. Seule est prévue une conférence de presse commune samedi, au début de laquelle le ministre canadien Jim Flaherty résumera la teneur des débats. "Il n'y aura pas de décision", a prévenu une porte-parole du ministère des Finances allemand. Les discussions porteront sur les conditions économiques, avec le retour d'une croissance plus ou moins solide selon les pays membres, sur la réglementation financière, et sur les changes, qui étaient l'un des points saillants du communiqué d'Istanbul. Un responsable du Trésor américain a indiqué à la presse que son pays souhaitait aussi soulever la question de l'allégement de la dette d'Haïti, pour permettre au pays de se relever du séisme. C'est sur le système financier que les échanges seront probablement les plus animés. Les Canadiens ont "des banques qui sont sorties de la crise financière largement indemnes (et sans soutien public), donc les hôtes eux-mêmes ont peu envie d'impôts nouveaux pour le secteur financier", écrit Julian Jessop, de Capital Economics. Les Américains ont fait à l'inverse des propositions hardies, dont celle de récupérer l'argent dépensé pour sauver les banques américaines en taxant les plus grandes institutions financières présentes dans le pays, y compris étrangères. Français, Allemands et Italiens collent à leur message de coordination internationale, le ministre des Finances allemand Rainer Brüderle ayant souligné mardi, lors d'une visite à Washington, qu'aucun pays ne pouvait faire cavalier seul dans les réformes des marchés financiers. Côté japonais, la réunion sera la première du ministre Naoto Kan, en poste depuis un mois, qui se distingue au sein du G7 en étant favorable à des interventions sur le marché pour affaiblir sa monnaie, le yen. Le ministère des Finances canadien a indiqué qu'il prévoyait une discussion sur les changes, dans le cadre plus global du débat sur une croissance mondiale équilibrée. Répétant le leitmotiv des Etats-Unis selon lequel le yuan est "sous-évalué", le responsable du Trésor américain a dit que "les questions relatives à la monnaie chinoise étaient dans tous les esprits", laissant entendre qu'elles seraient débattues. afp(); www.francebourse.com | 2/5/10 10:43 AM
1969 � 1974: Naissance de la DAEC mais les �missions en langues sont lamin�es par l'�clatement de l'ORTF
Après s'être appelé le Poste Colonial, Paris-Mondial, Emissions vers l'Etranger, Direction des Affaires Extérieures, RFI change une nouvelle fois ce 1er janvier 1969 d'identité et d'objectif: l'Office de coopération radiophonique, l'Ocora est en effet absorbé par les émissions vers l'étranger de l'ORTF.
Valéry Giscard d'Estaing
www.rfi.fr | 1/27/10 11:49 AM
R�v�lations sur l'assassinat de Pierre Goldman
Le septennat présidentiel de Valéry Giscard d'Estaing (1974 – 1981) fut un moment à double face : modernisation et réformes d'un côté, obscurantisme et crapulerie de l'autre. On ne cesse de le découvrir d'un livre à l'autre, d'un film sur une « affaire » à un autre. Après l'assassinat d'Henri Curiel à (...) / France , Audiovisuel , Services secrets , Tiers-mondisme - La valise diplomatique www.monde-diplomatique.fr | 1/26/10 1:43 PM
Auvergne : l'enjeu des r�gionales
Photographie politiqueLongtemps inscrite dans une tradition radicale-socialiste, l'Auvergne connaît un tournant politique au creux des années 80. Depuis son fief de Chamalières, l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, réussit alors à s'emparer du conseil régional. En 1986, "...

www.lesechos.fr | 1/22/10 10:57 AM
Le jospinosaure, un ruminant pr�sarkozique qui rumine encore et toujours
Quand Lionel Jospin arrêtera-t-il donc de dire qu'en fait, il aurait dû gagner l'élection présidentielle du printemps 2002 ? Même Valéry Giscard d'Estaing a reconnu et digéré sa défaite du 10 mai 1981 et n'a pas hésité à poursuivre son action politique dès 1982 pour apporter ses compétences et son énergie au service de l'avenir de la France. Au lieu de cela, Lionel Jospin essaie de vendre un livre et ressasse. Pitoyable homme d'État !
C'est sûr que (...) - Divers www.journalchretien.net | 1/14/10 9:56 AM
Hommage � Philippe S�guin aux Invalides
La classe politique s’apprête  à rendre hommage à Philippe Séguin, décédé brutalement d’une crise cardiaque la semaine dernière. Une cérémonie a lieu cet après-midi, à partir de 15h en l’église Saint-Louis des Invalides, en présence notamment du président de la République, de Jacques Chirac, et de Valéry Giscard d’Estaing. Lire l’hommage d’Alain Mathieu : Philippe Séguin, [...] Related posts:
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Margaret Thatcher et le... whisky
La Grande-Bretagne a découvert de nouvelles facettes de Margaret Thatcher. Les dossiers déclassifiés, après 30 ans, révèlent en effet de nombreux détails sur le style de gouvernement de celle qui était devenue Premier ministre, le 3 mai 1979.
Des archives sur son voyage en France, en juin 1979, afin d'y rencontrer le président Valery Giscard d'Estaing, montrent comment des membres de l'ambassade ont dû lui faire l'avance de ses dépenses en duty-free. Ils ont ensuite été contraints de réclamer (...) - 2010-01-02 / 07. Epoque www.elwatan.com | 1/2/10 12:36 AM
Le centre droit existe en France, reste � le trouver

Si  l'on observe le territoire de la droite, en ce moment, comme les géologues peuvent regarder un paysage en y décelant l'effet de  la tectonique des plaques, on distingue un mouvement assez particulier. Un glissement, ou plutôt une réapparition, de reliefs qui avaient été masqués par le sarkozysme dominateur depuis quelques années. C'est le territoire du centre droit qui refait surface.

Des UMP bon teins mais ancien de l'UDF, comme Jean-Pierre Raffarin sont troublés par une politique faite d'annonces à la hussarde. Ils vivent assez mal le débat droitier et sans rigueur autour de l'identité nationale (Voir les dernières déclarations de Nadine Morano sur les «jeunes musulmans qui parlent le verlan»). L'audace politique n'étant pas le fort du centre droit cela n'a, pour l'instant, de conséquences que pour les initiés. Le départ d'Hervé de Charrette de l'UMP pour le Nouveau Centre est un événement politique que seul les capteurs hypersensibles des séismologues spécialistes de la tectonique des plaques politiques peuvent apprécier. Et puis, il y a bien sûr cette bataille autour du sigle UDF qui montre que les centristes du Nouveau Centre commencent à avoir quelques velléités, si non d'indépendance, du moins de démarcation vis-à-vis du parti du président qui commence à sentir un peu trop le RPR d'avant, cette odeur que les centristes n'aiment pas, un fumet de centralisme, de caporalisme et de droite ringarde façon Hauts-de-Seine.

L'UDF pourrait donc renaitre! Le parti créé par Valéry Giscard d'Estaing pendant sa présidence s'était dissous dans l'UMP comme un seul morceau de sucre dans un tonneau de café.

On se demande quand même ce que François Bayrou, président du MODEM et surtout Hervé Morin, patron du Nouveau Centre voudraient faire du sigle UDF? On dirait deux frères, devenus adultes et qui se disputent pour savoir qui des deux va retaper la vielle Deux chevaux du père, retrouvée au fond de la grange de la ferme familial ? Vous avez vu que Valéry Giscard d'Estaing considère que l'UDF est à lui. C'est-à-dire que le père des deux frères, trop vieux pour conduire la Deux chevaux, veut quand même rappeler que la carte grise est à son nom!

Ou bien -pour rester dans la métaphore automobile- s'agit-il plutôt de la version politique de cette mode industrielle qui fait renaitre des vieux modèles? L'UDF nouveau serait la Fiat 500 refaite aux normes d'aujourd'hui, destinée aux nostalgiques des années Giscard. Une Fiat 500 moderne avec un GPS. Un GPS c'est ce qui à toujours manqué aux centristes. Mais peut-on lifter Giscard et l'UDF comme on a ressortie la Fiat 500?... Au-delà de cette  bataille nostalgique autour du sigle, nous assistons peut être au retour d'un centre droit, nécessaire en France, nécessaire parce qu'il représente une frange non négligeable de la population, 10 à 15% de l'électorat, peut être plus qui vient de loin, du MRP d'après guerre, d'une tradition chrétienne, sociale, d'une pensée modérée et européenne, de l'ouest et du centre de la France et des villes moyennes.

Le politologue Pascal Perrineau, spécialistes des droites à Science PO, entrevoyait aussi, dans le Monde daté du Mardi 15 décembre, le retour d'une expression politique pour cette frange de la majorité que René Rémond avait classé sous le vocable d'Orléaniste. Le centre est ancré mais il n'est que rarement à la tête de l'Etat dans le cadre de la Vème république. En fait, seul Valéry Giscard d'Estaing avait réussi à s'immiscer par effraction lors de la campagne éclair de 1974, consécutives à la mort de Georges Pompidou et à la faveur de trahisons chez les gaullistes. La dérive vers la gauche de François Bayrou (on retrouve la tectonique des plaques), l'arrimage trop serré du nouveau Centre à l'UMP dont il est totalement dépendant électoralement, l'extraordinaire élasticité de l'idéologie sarkozyste, qui tente d'embrasser toutes les familles de la droite, avait masqué cette réalité : le centre droit existe en France. Tout espoir lui est permis: le retour de la Fiat 500 a été un vrai succès commercial.

Thomas Legrand

Lire également: François Bayrou: la théorie du complot permanent et Le retour des droites.

Image de Une: Une vieille Fiat 500  Benoit Tessier / Reuters

www.slate.fr | 12/18/09 5:57 AM
Giscard pense que le sigle UDF lui "appartient probablement"
L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing a assuré que le sigle UDF lui appartenait "probablement", en tant qu'auteur en 1976 d'un livre intitulé "Démocratie française" qui avait servi de base à la constitution du nom de la formation centriste. www.tv5.org | 12/15/09 4:04 PM
Jean-Marie Colombani: Sarkozy veut se relancer

L'emprunt aidera-t-il Nicolas Sarkozy à sortir de sa mauvaise passe? C'est l'un des aspects de la conférence de presse du président de la République, la deuxième de son quinquennat, qu'il avait réunie pour dévoiler les grandes lignes des priorités d'avenir qui seront financées par l'emprunt. Au-delà des aspects certainement les plus importants de cette opération, à savoir la pertinence des 35 milliards d'euros destinés à financer cinq priorités d'avenir (enseignement supérieur, recherche, industrie et PME, numérique et développement durable), nous ne retiendrons ici que l'aspect politique de la démarche présidentielle.

Nicolas Sarkozy s'est installé depuis deux bons mois maintenant — pratiquement depuis l'annonce de l'instauration d'une taxe carbone — dans une posture défensive, dans un contexte où la confiance lui est refusée par presque deux Français sur trois. Et pour la première fois, depuis qu'elle est installée aux commandes du PS, Martine Aubry semble avoir trouvé le bon slogan pour mobiliser autour de la gauche en vue des régionales: elle oppose en effet aux trois «I» présidentiels — Immigration, Insécurité, Identité nationale — les trois «E» que les socialistes veulent mettre en avant: Emploi, Education, Ecologie.

Martine Aubry en phase avec les aspirations du pays, c'est une nouveauté: l'emploi est redevenu une obsession et la préoccupation absolue pour un pays traumatisé par tant d'années de chômage de masse; l'éducation est un sujet d'inquiétude constant et d'insatisfaction permanente; l'écologie s'inscrit de plus en plus dans les préoccupations concrètes et immédiates des Français.

Pour prendre la mesure des difficultés de Nicolas Sarkozy et de sa capacité à les résoudre, il faut regarder le paysage sous trois angles: l'action, la fonction, l'organisation.

L'action? Il est classique en France de voir un président, sinon désavoué, du moins tenu à distance par les Français après plus de deux ans de pouvoir. Qui plus est, dans une situation de crise particulièrement difficile, marquée, comme l'a reconnu Nicolas Sarkozy, par la constante augmentation du chômage. «La situation reste très difficile pour nos concitoyens. Les destructions d'emplois se poursuivent», a-t-il constaté.

A cette aune-là, le président devrait pouvoir retrouver un meilleur lien avec le pays dès lors que le chômage commencerait de reculer; ne serait-ce que parce que le lien pourrait être fait alors entre une politique anti-crise et ses résultats concrets dans le recul du chômage. Nous n'en sommes pas là certes! mais les perspectives de reprise, combinées à une situation démographique inédite, qui dans tout le courant de l'année 2010 va conduire une bonne partie de la génération du baby boom à faire valoir ses droits à la retraite, laissent espérer, à partir de 2011, une meilleure maîtrise de la situation de l'emploi.

Du point de vue de l'action d'ailleurs, la journée du 14 décembre était tout bénéfice: pour la première fois, Nicolas Sarkozy n'avait, en veux-tu en voilà, que des bonnes nouvelles à annoncer, à travers des investissements tournés vers l'avenir.

Mais si l'on regarde la fonction, plus précisément la façon dont elle est exercée, le déficit devrait être plus difficile et plus lent à combler. Nicolas Sarkozy, en effet, se flatte d'avoir fait éclater les codes de la fonction présidentielle, d'exercer celle-ci en rupture avec celle de ces prédécesseurs. Côté face, un style plus direct en effet, un langage et une attitude plus conformes à une présidence de proximité.

Coté pile, en revanche, l'idée énoncée par Nicolas Sarkozy que, même si les Français désapprouvent, il leur faudra se faire à sa façon d'exercer et de monopoliser le pouvoir. C'est là précisément que le bât blesse: les Français ont aussi élu Nicolas Sarkozy pour qu'il entre dans le costume et non qu'il change ledit costume. Sans doute le chef de l'Etat a-t-il conscience de ce hiatus qui devrait le conduire à rassurer, et non à inquiéter, dans une période particulièrement anxiogène.

En tous cas, à l'occasion du lancement de l'emprunt, deux inflexions sont à noter. La première est le recours à la conférence de presse, mode de communication tellement plus démocratique que les entretiens sur mesure et compassés à la télévision. La seconde réside dans les allusions constantes faites par Nicolas Sarkozy, au long de son exposé et de ses réponses, à l'action et au concours du Premier ministre, de Christine Lagarde et Eric Woerth, et plus généralement du gouvernement.

Qui plus est, en présentant un dispositif conforme aux recommandations des experts qu'ont été, en cette matière, Alain Juppé et Michel Rocard, deux anciens Premiers ministres, l'un chiraquien, l'autre socialiste. Mais il faudra plus d'une conférence de presse, plus d'une inflexion pour surmonter le doute qui s'est de nouveau installé dans l'opinion sur le mode d'exercice par le président de sa fonction.

Reste l'organisation politique mise en place par Nicolas Sarkozy pour sa traversée du quinquennat et peut-être demain — malgré le souhait de son épouse Carla d'un seul mandat pour lui — pour un nouveau rendez-vous avec les Français en 2012. Cette organisation consiste à sécuriser autour de lui le territoire de la droite, de toutes les droites; et à déstabiliser celui de la gauche. A ce stade, Nicolas Sarkozy a excellemment maîtrisé l'exercice.

Ce qui fait la grande différence avec ses prédécesseurs: Valéry Giscard d'Estaing n'a pas survécu à la coupure en deux de la droite, entre centristes et gaullistes; Jacques Chirac, sur son seul nom, ne rassemblait péniblement au premier tour qu'entre 18 et 19%; Nicolas Sarkozy, jusqu'à présent, comme les élections européennes l'ont confirmé, peut compter sur la fidélité de tout son électorat. Il ne faut pas chercher d'autre explication au lancement de ce fameux débat sur l'identité nationale, comme il n'y a pas d'autre explication aux relances régulières du thème de la sécurité et à l'insistance avec laquelle le bouclier fiscal est sacralisé.

Pourtant, sur ce chapitre, de sérieuses fissures ont commencé d'apparaître. A travers, notamment, la mauvaise humeur des parlementaires dont le dernier épisode spectaculaire est le vote hostile du Sénat au redécoupage des circonscriptions législatives. Dans une assemblée, le Sénat, où la majorité n'est plus acquise, la défection de quelques voix centristes crée une situation inédite. Mais, auparavant, il y avait eu les protestations d'Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin sur la suppression de la taxe professionnelle, et, plus récemment, celle de ceux qui doutent — Jean-Pierre Raffarin notamment — de la pertinence du débat sur l'identité nationale et de son impact à l'endroit d'un certain nombre de nos compatriotes, notamment ceux qui sont de confession musulmane.

Dispersion

Un autre test de cette prise de distance d'une partie de la droite avec Nicolas Sarkozy réside dans le succès de la démarche d'un Jean-François Copé, à travers les réunions qu'il organise autour de son futur club présidentiel, Génération France. Les élections régionales permettront de mesurer en tous cas la solidité, autour de l'UMP, de l'électorat de Nicolas Sarkozy et de sa capacité à éviter toute résurgence de l'extrême droite.

Vis-à-vis de la gauche, dont la dispersion et la faible crédibilité sont pour le moment les principaux atouts de Nicolas Sarkozy, la stratégie est simple: distraire une partie de l'électorat des Verts, et démoraliser l'électorat resté fidèle au PS. Il n'a échappé à personne que, grâce notamment au sommet de Copenhague, lequel vient après le Grenelle de l'environnement, et le gage donné aux écologistes à travers la taxe carbone, le président veut apparaître comme le premier des écolos. Et qu'il fera tout pour faire monter le vote Vert, comme naguère François Mitterrand s'était employé à encourager — plus discrètement il est vrai — le vote Front national.

A la condition bien sûr, qu'aux dégâts causés au premier tour par la montée des Verts aux dépens du PS puisse s'ajouter un minimum de transferts de l'électorat Vert en direction de l'UMP, ou de Nicolas Sarkozy lui-même. Car la stratégie de ce dernier, visant à verrouiller le territoire des droites, a certes pour avantage de faire très bonne figure au premier tour; mais elle a aussi pour désavantage d'être en panne de réserve de voix pour le deuxième tour. Ces réserves, très clairement, Nicolas Sarkozy compte les trouver dans la montée d'un vote écolo.

Les régionales, test présidentiel

Quant à l'électorat resté fidèle aux socialistes, c'est sa constante déstabilisation qui est recherchée à travers les diverses opérations d'ouverture ; même si celles-ci sont, pour l'heure, mises sous le boisseau, il y a donc fort à parier qu'elles resurgiront.

Tout cela n'interdit pas évidemment à l'opposition de régler ses problèmes, de trouver les bons slogans, le bon leader et les bons alliés. Car, pour le moment, si l'on se base sur les élections européennes et si l'on ajoute aux voix de gauche celles du Modem, cela donne une majorité partout. C'est probablement sur la base de ce constat que Martine Aubry a cru pouvoir annoncer que, non seulement la gauche conserverait ses 20 régions, mais qu'elle pourrait y ajouter les deux qui manquent, l'Alsace et la Corse.

En tous cas, n'en doutons pas, les élections régionales seront le premier et le seul test grandeur nature pour le chef de l'Etat comme pour ses opposants, avant la bataille présidentielle. Toute chose égale par ailleurs: la grande crainte de Nicolas Sarkozy, pour l'heure sa grande satisfaction, réside, comme toujours en France, dans le climat social. Tant qu'il reste ce qu'il est, c'est-à-dire globalement calme, cela lui donne le temps de reconstruire une confiance plus large autour de lui. Mais, s'il advenait que tel ou tel mouvement cristallise autour de lui de plus larges fractions du corps social, il en irait tout autrement.

Jean-Marie Colombani

Lire également sur le même sujet: La mauvaise gouvernance mine le Sarkozysme et La France sort de l'histoire.

Image de une: conférence de presse de Nicolas Sarkozy, le 14 décembre 2009. Philippe Wojazer / Reuters

www.slate.fr | 12/15/09 7:23 AM
Nucl�aire: l'Iran gagne encore du temps

Menacé par l'Occident de nouvelles sanctions pour son programme nucléaire, l'Iran a fait montre de bonne volonté, samedi 12 décembre, continuant à souffler le chaud et le froid comme à son habitude. Son chef de la diplomatie, Manouchehr Mottaki, a proposé d'échanger «immédiatement» 400 kilos d'uranium faiblement enrichi contre de l'uranium enrichi à 20%, c'est-à-dire du combustible pour son réacteur de recherche. «Nous proposons que l'échange se fasse sur plusieurs années», a-t-il ajouté.

Cette offre semble soudain proche de celle faite en octobre par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), depuis rejetée par Téhéran, prévoyant que l'Iran fasse enrichir par un pays tiers son uranium faiblement enrichi, pour obtenir en retour du combustible. Sauf que l'objectif des Occidentaux était de faire «sortir» 1 200 kg d'uranium faiblement enrichi, soit 70% du stock total de l'Iran.

Enfin, M. Mottaki a proposé que l'échange se déroule sur l'île de Kish, une zone franche iranienne qui possède sa propre législation. Fin novembre, Mohamed El-Baradeï, alors directeur général de l'AIEA, avait indiqué qu'un échange en Iran n'était «pas une option».

Nous republions un article d'un diplomate français à la suite du rejet par l'Iran de l'offre faite en octobre. Sous le couvert d'un pseudonyme, ce diplomate  montre que les atermoiements depuis des mois ne conduisent nulle part et que seule une communauté internationale soudée pour contraindre la République Islamique a renoncé à son ambition d'armement nucléaire qui pourrait conduire le Moyen-Orient au désastre.

 

Sans surprise, la réponse iranienne à l'offre faite par les Six (les 5 membres  permanents du Conseil de Sécurité + l'Allemagne) à Vienne pour tenter de sortir de l'impasse nucléaire est ambigüe et dilatoire. Sous couleur de se dire «prêt à la coopération et à l'échange de combustible»,  l'Iran demande à modifier l'accord en le vidant de sa substance. L'objectif est de continuer à enrichir et  à détenir un stock suffisant d'uranium enrichi pour poursuivre son programme.

L'offre des Six était claire et honnête: l'envoi à la Russie d'une grande partie de l'uranium déjà  enrichi (à 3,5%) par l'Iran; puis l'enrichissement en Russie jusqu'à 19,75% (taux nécessaire pour faire fonctionner le réacteur de recherche de Téhéran); puis le  transfert de cet uranium vers la France qui en fera des barres de combustible et les livrera à l'Iran pour faire fonctionner ledit réacteur.

Certains y verront un progrès, une victoire des «modérés» iraniens (qui  soutiennent la négociation) sur les radicaux (qui auraient souhaité un rejet pur et simple de l'offre des Six). D'autres seront confortés dans la conviction que l'Iran ne cherche qu'à brouiller les cartes, à semer la confusion et à diviser la communauté internationale pour gagner du temps sans rien céder.

Ce nouvel  épisode vient nous rappeler une évidence: on ne résoudra pas durablement  le problème  iranien en se contentant de faux-semblants. Les Iraniens ont certainement intérêt à appliquer la  formule: selon laquelle «on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment». Nous pas.

Si on veut éviter de mauvaises surprises, il faut revenir à l'essentiel:

1/ L'Iran a connu, depuis trente ans une révolution profonde et durable. L'instauration d'un régime islamiste dans ce pays a bouleversé l'équilibre des forces politiques et religieuses dans la région et au-delà.

2/ L'Iran a de la mémoire: la tentative de domination russe, puis britannique  au XIXéme siècle; le renversement de Mossadegh au début des années cinquante; l'aide accordée par les Occidentaux à  Saddam Hussein lors de la guerre Irak- Iran (si les troupes américaines ne sont pas allées jusqu'à Bagdad  pour renverser  Saddam  en 1991, c'est  pour ne pas trop affaiblir le régime irakien face au danger que représentait le régime des mollahs); la décision de George W. Bush de classer l'Iran dans l'Axe du mal  et sa volonté de favoriser un changement de régime à Téhéran.

3/ Le régime islamiste iranien a bénéficié de deux divines surprises de la part du Grand Satan américain: en moins de deux ans (2001-2003), les Etats-Unis ont éliminé  deux ennemis de l'Iran: à l'ouest, les Talibans en Afghanistan; à l'est, le régime de Saddam Hussein en Irak. Ces deux cadeaux ont permis, par-dessus le marché, à l'Iran de se rendre  utile pour assurer la stabilité (ou au contraire pour entretenir l'instabilité) de ces deux pays, objectif premier de la diplomatie américaine. Plus encore, via le Hamas en Palestine et le Hezbollah au Liban, l'Iran est désormais partie prenante à la solution du problème israelo-palestinien, israélo-libanais, voire israélo-syrien.

4/ Le programme nucléaire iranien ne date pas du régime islamiste. Il a commencé sous le Shah, avec l'aide des Occidentaux, Américains, Allemands (qui ont commencé à construire la centrale de Bushehr) et Français (c'est Valéry Giscard d'Estaing  qui a fait entrer l'Iran dans le capital d'Eurodif- enrichissement de l'uranium!- en 1974). S'il y a la volonté  de l'Iran de détenir l'arme nucléaire, c'est donc pour des raisons de fond : suprématie régionale, statut international, insécurité (l'Iran n'a pas d'alliances pemanentes  dans une région particulièrement agitée).

5/ Les Trois Européens (Allemagne, France et Royaume-Uni) ont eu le grand mérite, en 2003, de prendre seuls l'initiative d'une politique audacieuse et courageuse à l'égard de l'Iran, après la découverte des mensonges iraniens sur leur programme nucléaire: proposer une négociation fondée sur un principe simple: l'Iran doit rétablir la confiance sur les objectifs de son programme nucléaire et geler ses activités d'enrichissement de l'uranium. En contrepartie, une coopération (économique, nucléaire, politique, stratégique) sera engagée permettant à l'Iran de  jouer un rôle majeur sur la scène internationale. Cette politique a été par la suite endossée par l'Union européenne, les Russes, les Chinois puis, in fine, par les Américains.

6/ Cette politique a souffert de deux éléments majeurs: d'abord le refus américain de se joindre aux discussions de 2003 à 2008, donnant ainsi aux Iraniens le prétexte pour ne pas négocier sérieusement avec les Européens; puis l'élection d'Ahmadinejad qui a aggravé ce qui est peut être le plus grand obstacle à  l'ouverture d'une négociation sérieuse avec  l'Iran, à savoir l'incapacité du régime iranien à décider s'il veut ou non  renouer avec les Etats-Unis. C'est une question majeure, existentielle même, puisque l'hostilité à l'égard des Américains et des Occidentaux («les Juifs et les Croisés») est le fondement et la raison d'être du régime des Mollahs.

7/L'élection de Barack Obama a changé la donne puisqu'il a dès le départ tourné le dos à la politique de Bush et a exprimé très clairement sa volonté d'ouvrir le dialogue avec l'Iran, dialogue interrompu depuis trente ans. Du coup, on assiste depuis un an à un curieux chassé-croisé: les Européens, considérés d'habitude par les Américains comme des poules mouillées, incitent Washington à la prudence et à la fermeté et craignent qu'Obama fasse de la négociation avec l'Iran une fin en soi. Les Américains donnent le sentiment de vouloir dialoguer à tout prix et commencent à  sérieusement  s'agacer de l'obstruction  et de l'intransigeance des  Européens, Français en tête.

8/ Le débat sur les intentions iraniennes dans le domaine nucléaire, notamment vis-à-vis d'Israël, n'a pas de sens s'il n'est pas assorti d'une analyse rigoureuse des conséquences qu'aurait un Iran nucléaire sur le plan régional et international. On connait la thèse selon laquelle la possession de l'arme nucléaire par l'Iran ne constituerait pas une menace existentielle pour Israël car Ia supériorité militaire israelienne (et d'abord dans  le domaine nucléaire) est telle que les dommages que Israël pourrait infliger à l'Iran sont sans commune mesure avec ceux que l'Iran pourrait infliger à Israêl. Même si on admet cette thèse discutable), il reste que la possession de l'arme atomique par l'Iran -et, surtout par le régime islamiste- serait une incitation immédiate et générale à la prolifération puisque beaucoup de pays  arabes (Arabie Saoudite, Egypte, Turquie en tête) se considéreraient comme  menacés  et en  droit de se lancer, eux aussi ,dans la course à la bombe pour se prémunir contre  la domination iranienne.

9/ Il faut  rejeter l'alternative simpliste et dangereuse inventée par Bush: «ou la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran».  Le manichéisme est toujours mauvais conseiller. Soyons sérieux: une action militaire contre l'Iran n'est pas réaliste, ni d'ailleurs acceptable, en dehors d'une riposte internationale, autorisée par le Conseil de Sécurité, à une agression iranienne  du type invasion du Koweit par l'Irak  en 1990. Inversement, rien ne serait pire que de multiplier, sans contrepartie, les offres et les concessions à l'Iran qui seraient empochées par un régime qui s'en servirait pour démontrer que l'Occident n'est qu'un tigre de papier et qu'il suffit de gagner du temps et de continuer le programme nucléaire en donnant, de temps à autre, un gage de bonne volonté sans suite.

10/ La voie est étroite mais elle existe. Le pire pour l'Iran, c'est la conjonction de l'unité de la communauté internationale autour d'une politique raisonnable et réaliste et de la contestation interne  au régime. D'où la nécessité de maintenir la cohésion entre Américains, Européens, Russes et Chinois et de l'étendre si possiblesaux grands pays émergents, à commencer par l'Inde, qui exporte beaucoup de produits pétroliers raffinés vers l'Iran. D'où la nécessité aussi de montrer à la société iranienne en mouvement qu'elle n'est pas seule. C'est tout le problème des sanctions, dont il ne faut ni surestimer, ni sous-estimer l'impact sur l'évolution intérieure du pays

Depuis six ans, Les Trois Européens ont été à la hauteur sur la question iranienne.  C'est la première fois  que, sur la question internationale la plus difficile à résoudre, ils ont pris le leadership et proposé une politique cohérente. Nous voulions que les Etats-Unis changent de politique et acceptent d'être  partie prenante aux négociations. C'est fait. On  ne va pas le leur reprocher.

L'urgence  aujourd'hui, ce n'est pas d'inventer une autre politique à l'égard de l'Iran. Face à des dirigeants iraniens qui ne veulent pas négocier, il n'ya pas d'alternative à la politique actuelle. Ce n'est  pas non plus de faire de la surenchère entre Occidentaux. C'est  de renforcer la cohésion entre les principaux acteurs: Etats-Unis, Europe, Russie, Chine, Inde, Israel, Turquie, Arabie Saoudite.

Le pire ennemi de l'Iran c'est l'unité de la Communauté internationale. C'est la raison pour laquelle les Iraniens ont toujours essayé de diviser pour régner et d'enfoncer un coin entre les Européens, entre  les Européens et les Américains, entre les Occidentaux et les  Russes et les Chinois. Les dirigeants iraniens veulent faire croire qu'ils sont le fer de lance d'un combat contre l'impérialisme américain  alors qu'il s'agit en fait de la volonté de puissance d'un pays soucieux d'étendre son influence dans la région et au-delà en combinant le nationalisme perse et le prosélytisme islamique.

Ils ont jusqu'ici échoué grâce à la persévérance des Européens qui ont su rejeter à la fois  la tentation  guerrière et l'esprit munichois.Raison de plus pour garder la main

Il ya quelques années, une grande marque de voitures automobiles avait pour slogan: «c'est pourtant pas difficile de ne pas se tromper». Avec l'Iran, c'est  plus sorcier.

G. Le Hardy

Lire également sur la question nucléaire iranienne: De quoi l'Iran a-t-il peur?, Surprise, l'Iran ment! et Pourquoi Israël attaquera l'Iran.

Image de Une: Vue par satellite de l'emplacement de l'usine secrète d'enrichissement uranium près de Qom  Reuters

www.slate.fr | 12/13/09 12:50 PM
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