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Europe Culture

Ce lundi 10 décembre, Jean-Luc Reichmann débutait la deuxième semaine de diffusion de C'est déjà Noël . Le nouveau jeu quotidien de l'animateur des 12 coups de midi, qui a été marqué par un record de gains, a été programmée à 18h15.
Deux binômes de candidats anonymes se sont confrontés au sapin de Noël de la première chaîne d'Europe. Magalie & Guillaume et Charlotte & Rudolphe ont tenté de répondre à un maximum de questions de culture générale dans le but de glisser le plus rapidement possible sur les (...)

www.toutelatele.com | 11/12/18

Nous étions sortis des trente premières minutes de Mortal Engines passablement emballés par le grand spectacle plein de promesses que nous délivrait cette production de Peter Jackson. En chapeautant le premier tome de la saga Mécaniques Fatales de Philipe Reeve, le papa du Seigneur des Anneaux avait les cartes en main pour signer, peut-être, LE blockbuster surprise de cette fin d'année. Et si, visuellement, nous étions déjà conquis, on attendait surtout de savoir ce que le film pourrait bien nous raconter. Petit rappel des faits : environ mille ans dans le futur, la Terre, et plus particulièrement l'Europe, n'est plus qu'une vaste étendue désolée où les survivants se sont réunis au sein de Locomopoles, gigantesques villes mobiles qui se dévorent les unes et les autres pour s'accaparer les ressources. Une sorte de Mad Max (filiation obligée) où les véhicules sont à l'échelle d'une cité. Dans ce jeu mortel du traqueur et du traqué, la jeune Hester (Hera Hilmar) est en quête de vengeance et sur sa route, va croiser Tom (Robert Sheehan). Ainsi commence Mortal Engines. Mortal Engines et sa mécanique usée... Disons-le tout de suite, le point fort du long-métrage n'est pas à chercher dans son scénario. Ici, on comprend rapidement qu'on a affaire à du stéréotype de Young Adult, dont la littérature foisonne et qui a fait les beaux jours d'Hollywood il y a une décennie. Qu'il s'agisse de la relation entre nos deux héros ou du récit en général, on voit les choses arriver longtemps à l'avance et rares sont les événements qui parviendront à nous surprendre. Surtout quand une certaine séquence pompe allègrement du côté de Star Wars. Le manque d'originalité scénaristique du film aurait encore pu passer – ce qui peut être le cas si vous êtes vraiment fans du genre – si on n'avait pas senti ce manque de maîtrise des différents éléments peuplant l'oeuvre originale. On vous rassure (ou pas), pas besoin d'avoir lu le travail de Reeve pour se rendre compte des maladresses narratives de Mortal Engines, notamment en ce qui concerne l'écriture des personnages. Ainsi, nombreux sont les seconds rôles a avoir été totalement sacrifiés, sûrement par manque de temps. On pense tout particulièrement à Katherine Valentine (Leila George) dont la présence ne parvient jamais à peser sur l'histoire ; ou Anna Fang (Jihae), personne qui aurait beaucoup de choses à dire, mais auquel le récit ne s'intéresse quasiment pas. Le plus frustrant étant de voir qu'au final cet univers a un potentiel énorme que le script effleure plus d'une fois. L'utopie pacifiste, la métaphore animale, les leçons de l'Histoire, le système des classes, la guerre entre mégalopoles, etc... tous les ingrédients sont réunis pour ouvrir le débat autour de l'économie, de l'écologie, de la nationalisation et on sent que le métrage aimerait parfois aller dans cette direction. Sauf qu'il paraît prisonnier du genre auquel il appartient et n'insistera jamais ailleurs que sur ce qui reste le moins digne d'intérêt. … néanmoins ambitieuse Par contre, là où on ne peut rien reprocher à Mortal Engines, c'est dans ce qu'il met en scène. Les équipes techniques ont fait un travail colossal pour nous livrer un décorum steampunk comme on en avait encore jamais vu au cinéma. Chaque lieu visité possède un aspect, une personnalité qui le rend unique. Toutes les scènes comportent énormément de détails et la caméra de Rivers rend hommage à ce boulot de titan, surtout lorsqu'il s'agit de survoler une Londres mouvante et vivante, aussi bien humainement que matériellement. Non seulement c'est impressionnant, mais c'est aussi loin d'être paresseux. Autant on a pu se plaindre du manque de fraîcheur du scénario, autant on ne cache pas notre plaisir devant cet univers foisonnant visuellement. À ce niveau-là, on regrette presque de ne pas en avoir plus à se mettre sous la dent. On espérait du grand spectacle et on en a eu ! De la première à la dernière minute, il se passe toujours quelque chose à l'écran. Mortal Engines ne manque ni de rythme, ni de moments épiques et nous offre quelques séquences à couper le souffle. Il y a sans conteste de la générosité dans le film produit par Peter Jackson qui conjugue direction artistique gourmande et effets-spéciaux d'une grande qualité. On ne s'ennuie pas ou peu et on en prend plein la vue.
Pas de théâtre sans investissement public dans la durée et sans ancrage dans la société. Pour le directeur de la Schaubühne de Berlin, le théâtre en Europe pâtit non seulement de l'austérité, mais aussi de sa propre tendance à se laisser gagner par l'idéologie dominante. / Allemagne, Europe, Art, Culture, (...) / Allemagne , Europe , Art , Culture , Économie , Finance , Idéologie , Libéralisme , Politique , Service public , Théâtre , Socialisme - 2013/04
Principalement cultivé en Amérique latine, mais aussi aux Etats-Unis et en Inde, le tourteau de soja est exporté vers l'Europe et l'Asie du Sud-Est, où il est utilisé en complément des céréales pour l'alimentation animale. La culture du soja, très vorace en terres arables, participe à la déforestation (...) / Agriculture , Alimentation , Animal , Mondialisation , Monde , Agroalimentaire - Environnement - Biodiversité
La Collection Courtauld. Un regard sur l'impressionnisme accompagne l'exposition majeure du printemps 2019 à la Fondation Louis Vuitton à Paris qui mettra en lumière l'industriel et mécène anglais Samuel Courtauld (1876-1947), l'un des plus importants collectionneurs du XXe siècle. Le catalogue et l'exposition présenteront son extraordinaire collection d'art impressionniste, qui n'a pas été vu à Paris depuis plus de soixante ans. Courtauld constitua l'une des plus importantes collections d'art impressionniste au monde. Au cours des années 1920, il rassembla un ensemble exceptionnel de tableaux de tous les plus importants peintres impressionnistes, du chef d'oeuvre de jeunesse de Renoir, La Loge, à la dernière grande toile de Manet, l'emblématique Un Bar aux Folies-Bergère. Sa collection comprenait également Nevermore, le grand nu tahitien de Gauguin, et l'un des plus célèbres tableaux de Van Gogh, Autoportrait à l'oreille bandée, dont ce sera la première présentation à Paris depuis l'exposition organisée en 1955 au musée de l'Orangerie. Occasion unique de découvrir quelques-unes des plus grandes peintures françaises de la fin du XIXe siècle et du tout début du XXe, l'exposition illustrera le rôle pionnier de Samuel Courtauld et son influence dans la reconnaissance de l'impressionnisme au Royaume-Uni. Tout particulièrement, il joua un rôle fondamental dans la reconnaissance de Cézanne et rassembla le plus grand ensemble d'oeuvres du peintre en Angleterre, dont la Montagne Sainte-Victoire au grand pin et l'une des cinq versions des célèbres Joueurs de cartes. Après une décennie consacrée à collectionner, il crée le Courtauld Institute of Art and Gallery à Londres auquel il fait don, en 1932, de la majorité de ses chefs-d'oeuvre. Le catalogue, richement illustré, sera l'occasion de publier le résultat de nouvelles recherches sur la personnalité de Samuel Courtauld, son goût, la formation de sa collection et son mécénat des arts en Angleterre. Il permettra une réévaluation de ses rapports avec les marchands et autres collectionneurs d'art impressionniste en Europe et aux Etats-Unis pendant l'Entre-Deux-Guerres. L'exposition réunira une centaine de pièces - essentiellement des peintures mais aussi des oeuvres graphiques-ayant toutes appartenu à Samuel Courtauld et majoritairement conservées à la Courtauld Gallery mais aussi dans différentes collections publiques et privées internationales. Chaque oeuvre aura une notice individuelle, accompagnée de détails et d'illustrations comparatives, afin de donner une idée de la richesse de cette collection sans pareil et pourtant encore méconnue.
evene.lefigaro.fr | 07/12/18
" Les vrais Européens, ce sont les traducteurs, affirme l'écrivain György Konrád. Et il ajoute : " C'est grâce aux traducteurs que l'Europe multilingue a pu devenir, ici et là, un tissu culturel. " Or le rôle fondateur de la traduction dans la formation des littératures écrites et dans l'émergence de formes et de genres nouveaux en Europe est loin d'avoir été suffisamment exploré. C'est particulièrement vrai pour l'Europe dite médiane, située entre les aires culturelles germanique et russe, qui s'est retrouvée, au cours de son histoire, plus ou moins proche de l'" épicentre " des mouvements culturels européens. Cet ouvrage, qui réunit les contributions de 26 spécialistes de 16 langues et littératures d'Europe médiane, permet, pour la première fois, de mieux comprendre comment la circulation des textes traduits a contribué au fil des siècles à forger une culture polyphonique proprement européenne, un processus dans lequel cette partie du continent a joué un rôle largement méconnu. A l'heure où les Européens doutent de leur unité, une meilleure connaissance de la culture des autres et des interactions en matière de création littéraire ne peut que contribuer à renverser des stéréotypes et favoriser le rapprochement des représentations mutuelles.
evene.lefigaro.fr | 22/11/18

Projet d’avion franco-allemand du futur (Airbus)

Loin de la bromance des débuts, le torchon brûle entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Dans quatre tweets matinaux dont le locataire de la Maison Blanche a le secret, rédigé dans son style inimitable, il s’en prend à la volonté du chef de l’Etat français de bâtir une «armée européenne» pour «protéger l’Europe contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie», une idée qu’il a déjà jugée «très insultante» dans un tweet posté juste en arrivant en France vendredi soir pour les commémorations du centenaire de l’Armistice. Ce grand week-end mémoriel était censé célébrer et promouvoir la paix. Ses retombées ne sont pas vraiment pacifiques…

Evoquant les deux guerres mondiales, Trump rappelle que «les Français commençaient à apprendre l’allemand à Paris avant que les Etats-Unis n’arrivent», avant de balancer «Paie pour l’Otan»dans un premier tweet. Puis passant du coq à l’âne, comme il le fait toujours, il se fait menaçant : «Sur le commerce, la France fait de grands vins […]. Le problème est que la France rend la tâche très difficile aux Etats-Unis pour vendre leur vin en France et applique des tarifs élevés, alors que les Etats-Unis rendent ça facile pour les vins français et appliquent de très bas tarifs. Ce n’est pas juste, ça doit changer.» Puis, dans un troisième tweet le président des Etats-Unis n’est pas loin d’enfiler le gilet jaune des anti-Macron : «Le problème est qu’Emmanuel Macron souffre d’une très faible cote de popularité en France, 26 %, et d’un taux de chômage à près de 10 %. Il essaie juste de détourner l’attention sur un autre sujet.»

Manifestement exaspéré par la charge antinationaliste du chef de l’Etat sous l’Arc de triomphe - «le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme. Le nationalisme en est sa trahison» -, Trump ajoute qu’il n’y a «aucun pays plus nationaliste que la France, des personnes très fières, à juste titre», avant de conclure en lettres majuscules : «MAKE FRANCE GREAT AGAIN.» L’Elysée n’a pas souhaité commenter ces tweets rageurs, faisant valoir qu’ils «s’adressent aux Américains» et ne relèvent que de la politique intérieure.

Dès son arrivée à la Maison Blanche, Trump a proclamé son intention d’en finir avec l’UE en se félicitant au passage du Brexit, avant de déclarer une guerre commerciale contre les Européens, d’une part en imposant des droits de douanes sur l’acier et l’aluminium et d’autre part en contraignant l’Union à négocier ses normes protectrices sous la menace de sanctions contre les automobiles européennes. Le 15 juillet, il plaçait même l’Union au premier rang des «ennemis» des Etats-Unis, devant la Russie et la Chine… L’énervement de Trump ne doit rien au hasard : il se rend compte que sa stratégie de déstabilisation de l’Union aboutit, du moins pour l’instant, au résultat inverse de celui qu’il recherche. Loin de s’effondrer avec le Brexit, elle se montre plus unie que jamais. Washington voit même se préciser la menace d’une industrie de défense européenne qui risque, à terme, de fermer le marché de l’Union européenne aux exportations américaines. Dans l’esprit de Trump, les Etats européens doivent dépenser 2 % de leur PIB au minimum pour leur défense, mais en achetant américain.

Dimanche, sur CNN, Emmanuel Macron a mis les points sur les i : «Je ne veux pas voir les pays européens augmenter le budget de la défense pour acheter des armes américaines ou autres, ou des matériels issus de votre industrie. Si nous augmentons notre budget, c’est pour bâtir notre autonomie.» Et cela passe par «plus d’Europe», sans que cela ne remette en cause l’existence de l’Otan. L’Allemagne et la France multiplient depuis un an les projets communs : le système de combat aérien futur (Scaf) comprenant un avion, avec pour maîtres d’œuvre les Français, et un drone, avec pour maîtres d’œuvre les Allemands, et le Main Ground Combat System (MGCS), un char franco-allemand appelé à succéder au Leclerc et au Leopard 2, l’Allemagne étant là aussi chargée de conduire le programme.

Cette intégration des industries de défense est la condition sine qua non d’une future «armée européenne» qui permettra aux Européens de se «protéger» seuls, «contre les tentatives d’intrusion dans le cyberespace», qu’elles viennent «de la Chine, de la Russie et même des Etats Unis d’Amérique», expliquait Macron le 6 novembre sur Europe 1. C’est cette déclaration qui avait provoqué la fureur de Trump. Un Fonds européen de défense doté de 13 milliards d’euros va voir le jour en 2019 afin de doper la recherche dans le domaine militaire et de développer des programmes d’armement commun. Enfin, une «initiative européenne d’intervention» regroupant neuf pays européens a été lancée en juin afin d’intensifier les échanges entre les Etats-majors et créer une culture stratégique commune.

Des idées partagées par la chancelière allemande qui s’exprimait mardi devant le Parlement européen, après un week-end chargé de symboles. Au côté de Macron, avec la brigade franco-allemande, était samedi à Compiègne, dans la clairière de deux armistices et de deux humiliations, celle de l’Allemagne le 11 novembre 1914 et celle de la France le 22 juin 1940. Mardi, à Strasbourg, Angela Merkel a plaidé pour la création à terme d’une «armée européenne» «en complément de l’Otan». Elle aura bientôt l’occasion de faire la démonstration qu’il s’agit d’autre chose que de paroles. D’ici à la fin de l’année, l’Allemagne va devoir renouveler sa flotte d’avions de combat. Contrairement aux Belges qui viennent d’acheter des F 35 américains, l’Allemagne fera-t-elle le choix d’un constructeur européen ?

N.B.: article paru dans Libération du 14 novembre et consigné avec Alain Auffray

Les Utopiales, c’est quoi ?Qui de mieux que le président de l'événement pour en parler :« Notre ambition, toujours aussi forte, est d’offrir au public des Utopiales un panorama vertigineux des possibles explorés par la science-fiction et les sciences. »Roland Lehoucq, astrophisicienDès sa création, le festival a eu pour objectif de faire découvrir le monde de l’imaginaire. Il s’adresse à un public néophyte pour lui faire prendre la mesure que sous couvert de rêve et d’évasion, la science-fiction est un puissant outil de pédagogie d’exploration du réel. Les Uto font cohabiter les univers de la science et de la science-fiction. Une singularité qui, dix-sept éditions plus tard, fait désormais du festival nantais un évènement incontournable du genre en Europe et outre-Atlantique.De l'art et des sciencesAinsi, les Uto réunissent des scientifiques, écrivains, scénaristes, dessinateurs, réalisateurs pour notre plus grand plaisir. Dix expos jalonnaient les espaces ainsi que des pôles ludiques (familiaux, escape game). Parmi les expositions les plus appréciées des visiteurs, un cabinet de curiosité et une installation faisant voyager dans l'espace et notamment dans l'univers d'Universal War 1 grâce à la réalité augmentée. Denis Bajram devant l'expo consacré entre autres à sa bande dessinée !Mais il y avait aussi du jeu vidéo indie  et un pôle ludique de plus en plus importants avec chaque jour plus de 300 joueurs côté jeux de rôle et jeux experts.Escape game à la mode aussi aux Uto !Ce festival culturel est très divers et ainsi cette année plus de 90 000 personnes ont franchi ses portes ! 225 invités sont venus à la rencontre des visiteurs, 167 tables rondes ont eu lieues, 103 films ont été diffusés, une journée Manga Tan a ravi les fans de cosplay entre autres.Le défilé cosplay du dimanche Côté cinémaLa programmation était dense et variée, en courts comme en longs métrage. Une nuit ciné a même été proposée.Voici le palmarès 2018 : Prix du jury - Compétition internationale de courts-métrages Edge of alchemy, Stacey Steers, États-Unis, 2017 Mention spéciale du jury - Compétition internationale de courts-métrages Rust in peace, Will Welles, États-Unis, 2018 Prix du jury Canal + - Compétition internationale de courts-métrages The Replacement, Sean Miller, États-Unis, 2018 Prix du public - Compétition internationale de courts-métrages Irony, de Radheya Jegatheva, Australie, 2017   Grand prix du jury - Compétition internationale de longs-métrages   Assassination Nation, de Sam Levinson, États-Unis, 2018   Mention spéciale du jury - Compétition internationale de longs-métrages   The Man with the magic box, Bodo Kox, Italie-Pologne, 2017     Prix du public - Compétition internationale de longs-métrages Freaks, de Zach Lipovsky & Adam B. Stein, États-Unis, 2018  Freaks, le choix du public !Côté BDLes fans de bandes dessinées ont eu droit à nombre de dédicace dont Lewis Trondheim et à des conférences sur leur média favori.Lewis Trondheim en pleine action !Le phénomène BD du moment, La mort-vivante, a été décryptée lors d'une table ronde entre Olivier Cotte et ses deux créateurs Olivier Vatine et Alberto Varanda. En effet, cette oeuvre est l'adaptation du roman éponyme de 1958 de Stefan Wul. Olivier Vatine avait déjà adapté Niourk. La mort-vivante est un roman différent qui commence comme de la science-fiction mais évolue rapidement en roman gothique classique. Le roman d'origine, immersif, n'avait pas développé les relations entre les personnages et il a fallu un véritable travail d'écriture pour créer de la profondeur et du lien entre les personnages de l'oeuvre. Des choix comme l'ajout d'une scène de prologue, un héros rajeuni, un backstory pour les personnages secondaires dynamisent le récit. Le trait de Varanda sublime l'oeuvre rappelant les gravures merveilleuses de Gustave Doré par les hachures et l'utilisation du clair obscur. Une fin d'album plus blockbuster assez tentaculaire et l'utilisation de la narration à la première personne (avec le dictaphone, façon journal de bord) rappelle des techniques employées par Howard Phillips Lovecraft. 3000 exemplaires de la version noir et blanc ont été vendu en 15 jours, et la version normale a été tirée à 15 000 exemplaires : un exemple de succès pour la BD franco belge actuelle.Puis Alberto Varanda nous a parlé de son futur projet qui devrait ravir les fans de comics et de super héros ! Il développe en effet 50 super-héros et leurs pouvoirs pour un comics jeune public.Varanda et Vatine, deux artistes pour un Frankestein moderne !Comme pour le cinéma, un prix Utopiales récompense la bande dessinée. Côté livresOutre le plus grand choix de livres imaginables, les Utopiales ce sont des rencontres avec les grands de la littérature de l'imaginaire et avec les petits nouveaux !Laurent Genefort et sa Sf de pointe !Pierre Bordage, le maître de l'anticipationKarim Berrouka en train de faire rire son lectorat comme il l'avait déjà fait ici !John Scalzi et Jim C. Hines étaient en grande forme !Raphaël Granier de Cassagnac et Laurent Whale en plein effort !Ben H. Winters et son nouvel opus : Underground Airlines qui devrait faire du bruit, on vous en reparlera !Les conférences autour de la littérature de l'imaginaire ont passionné les visiteurs notamment la rencontre avec Christopher Priest et celle avec Steven Erikson.Jérôme Vincent, le responsable des éditions ActuSf et Steven Erikson expliquant comment le jeu de rôle aide à écrire un roman.Le samedi matin se tenaient les Etats-Généraux de l’imaginaire. De nombreux acteurs du monde littéraire de l'imaginaire étaient présents pour annoncer les chiffres de la production (le fantastique a le vent en poupe suivi par la SF et loin derrière la fantasy), discuter de la parité dans le genre, faire le bilan du mois de l’imaginaire. Environ 70 personnes étaient présentes et désormais, les Etats-Généraux de l’Imaginaire seront l’Observatoire de l’Imaginaire.Côté sciencesLe programme était dense et de qualité avec entre autres la retransmission en direct de la méthode scientifique avec Nicolas Martin et de la conversation scientifique, deux émissions de France Culture de vulgarisation qui utilisent la SF pour expliquer le monde.Etienne Klein débattant du blob avec Roland Lehoucq et Audrey Dussutour, le lien pour l'écouter ici !Côté jeuxLes différents pôles ludiques étaient bien remplis pendant le festival avec des espace pour les plus jeunes et certains dédiés à la peinture de figurines, aux jeux experts… La nuit ludique a regroupé 300 rôlistes !  Ca dédicaçait aussi au pôle ludique au stand Casus BelliLes éditions Sans Détour étaient présentes pour l'arrivée du nouveau Paranoïa et annoncer la sortie début 2019 des mystères de Marseille directement en boutique et le projet d’une campagne russe courant 2019 mais en Cf cette fois. Les ludistes n’étaient pas oublié avec monsieur Philippe des Pallières en personne pour expliquer le superbe Snow time.   Sébastien Célerin présentait quant à lui les nouveaux prototypes de Bragelonne games.Un prix récompense chaque année le meilleur scénario jeu de rôle du festival. Deux gagnants ont fini ex aequo cette année :Pour le jeu vidéo, une allée présentait nouveautés indies, exposition de concept arts superbes. Un prix a été attribué à Arena Spirit par Argann Bonneau, Youri Bossus, Étienne Cassin, Rémi Laot, François Mauxion pour le meilleeur jeu video réalisé à la Game jam.L’équipe des contes de Grinn avec le créateur d’un monde transmedia steampunk dont on vous reparlera : Antoine Rousselot et son studio Eode.D'autres photographies du salon, pour vous donner envie d'aller à celui de l'an prochain :Beb-Deum l'expo : des portraits surprenantsHommage au tour du monde en 80 jours de Jules Verne version playmobil !Une mandragore pas contenteBestiaire fantastique, trouverez-vous les références ?Immersion dans l'espace, et en plus on pouvait tripatouiller partout !Une illustratrice à suivre : Cindy CanévetLe steampunk est tendance !Ambiance haribo et rock 80's pour Tales from the loopAujourd’hui, les Utopiales sont le plus culturel des salons « geeks », l’espace avec la libraire de l’imaginaire la plus riche du monde, des invités prestigieux et surtout, un festival où l’on paie pour du contenu et non pour faire les boutiques. Une preuve que les littératures et autres médias de l’imaginaire méritent le détour ! 
Du temps de ses exploits sportifs, la presse comparait Thierry Rey à un chat. Et ce chat a bel et bien eu sept vies. Minimum. L'une de celles-ci, épisode traumatique, l'a décidé à raconter les autres, pour rassembler les pièces de son puzzle. Du judo - il fut champion d'Europe, champion du monde et champion olympique - aux plateaux de cinéma. Des grandes années Canal+ au Lagardère Paris Racing. Sa vie sentimentale l'entraînera, sous le septennat de Jacques Chirac, jusqu'aux portes de l'Elysée. Qu'il franchira plus tard en devenant conseiller sport du président Hollande. Après avoir fait campagne pour la candidature victorieuse de Paris aux JO de 2024, il a intégré son comité d'organisation. Des sphères qu'il réexplore sans nostalgie, mais non sans humour. Sept vies, mais portées par une détermination unique.
evene.lefigaro.fr | 01/11/18
Dès la première année à Nantes en 2000, les Utopiales ont affiché leur ambition : ouvrir au plus grand nombre et faire découvrir de manière très qualitative le monde de la science, des technologies nouvelles et de l’imaginaire. Une singularité qui, dix-huit éditions plus tard, après plus de 500 films projetés, 1 700 auteurs, dessinateurs et chercheurs invités et près de 160 expositions et installations artistiques programmées, fait désormais du festival nantais un évènement incontournable du genre en Europe et outre-Atlantique.Les Utopiales ont accueilli 90000 festivaliers en 2017. Cette année, du mercredi 31 octobre au dimanche 4 novembre, 225 invités seront présents, 167 conférences et tables rondes sont prévues sur des sujets très variés du transhumanisme aux robots géants. Mais ce sont aussi 10 expositions, 103 projections de films et un pôle ludique de plus de 100 animateurs.Cette 19ème édition célébrera le «Corps» dans tous ses états. De nombreux écrits et presque toutes les sciences (exactes ou humaines) prennent en effet le corps pour objet d’études : des corps célestes de l’astrophysique aux corps inertes de la physique, des corps vivants à l’organisation de la matière, et jusqu’au corps social.LE CORPS PHYSIQUE : qu’il soit simple vaisseau pour un esprit, vêtement pour une conscience, les sciences et recherches ont démontré que le corps est un système global dont même les entrailles participent à la réflexion et à la décision de l’individu. Mais les corps ne sont pas qu’humains. Il en existe d’autres, célestes, immenses, parfois presque inconnaissables, qui gravitent dans l’espace.LE CORPS PSYCHIQUE : et si après la mort de notre corps physique, nous prenions possession d’un autre corps, psychique celui-là ?  Télécharger  définitivement  la  conscience  dans  un  support  artificiel  est  peut-être  une  voie vers l’immortalité. Le transhumanisme est déjà là, prêt à accoucher d’une humanité nouvelle.LE CORPS VIRTUEL : depuis longtemps en science-fiction, les avatars arpentent les univers de la virtualité et chantent des vies numériques pour des tragédies ou des victoires humaines. La création ex nihilode ces cosmos invisibles est-elle la manifestation ultime d’un désir dévorant de contrôle, ou bien seulement un autre terrain de jeux, pour apprendre, vivre, aimer et rêver peut-être?LE CORPS SOCIAL : L’humanité s’est organisée en sociétés qui font corps:  du  corps  immortel  du  roi  au  corps  des fonctionnaires,  professeurs,  policiers, magistrats,  qui,  additionnés  au  peuple,  forment  le  corps  de  la Nation. L’État n’est pas le moindre des personnages de la science-fiction; les communautés non plus d’ailleurs. Comme le prouve le célèbre 1984 de George Orwell...Littérature,  sciences,  cinéma,  bande dessinée,  arts  plastiques,  danse,  jeux  de  rôle,  jeux  vidéo  et cosplay: autant de disciplines qui nous guideront dans les méandres de la compréhension de tous ces corps.Scifi-universe sera présent du jeudi au samedi.
« Humainement, c'était un type en or. Vous ne trouverez personne qui en dira du mal. » (Philippe Vandel, le 28 octobre 2018). Comme je l'avais écrit à propos de Pierre Bellemare, j'ai été biberonné à Europe 1. Cela signifie que pendant tous mes petits-déjeuners de l'enfance et de l'adolescence, j'ai eu comme fond sonore cette station de radio. À peine réveillé avant d'aller à l'école, parfois avant le lever du jour comme cela va se faire (...) - Culture
www.agoravox.fr | 29/10/18
Comme la saison dernière lorsqu’il évoluait au Bayern Munich, Carlo Ancelotti s’apprête à retrouver le Parc des Princes et le PSG. Interrogé dans les colonnes de France Football, l’entraîneur de Naples n’a pas manqué d’évoquer l’évolution du club de la capitale. "C'est beau de voir comment le club grandit. Il fait partie des meilleurs d'Europe. Paris peut gagner la Ligue des Champions, c'est certain" , a-t-il ainsi assuré. L’ ancien milieu de terrain est par ailleurs revenu sur son rôle lors de son passage à Paris. "Je ne crois pas qu'il y avait la volonté de mettre absolument une culture italienne. Il y avait surtout la volonté d'apporter une culture du haut niveau, du professionnalisme, de la qualité aussi" , a-t-il confié.
www.sports.fr | 23/10/18
Cette semaine, vendredi 19 et samedi 20 octobre, le Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris accueillera l'IndieCade Europe édition 2018. Un évènement entièrement dédié aux jeux vidéo indépendants, avec des stands pour jouer, des ateliers et...
www.jeuxvideo.com | 17/10/18
Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), l'International Game Developers Association (IGDA) et CapGame organiseront le 22 octobre prochain la première édition européenne de la Game Accessibility Conference. Un évènement orienté pour les professionnels...
www.jeuxvideo.com | 15/10/18
« Je suis très heureuse et très fière d’avoir ce prix, mais permettez-moi de le partager avec ma famille, avec mes amis et surtout avec tous les gens de la Guadeloupe […] qui seront émus et heureux de me voir récompensée », a réagi Maryse Condé dans une vidéo, peu après l’annonce le vendredi 12 octobre de l’attribution du nouveau prix de littérature qui se veut «  alternatif  » au Nobel. Portrait d’une romancière prolifique et au parcours singulier enjambant trois continents, Amérique, Afrique et Europe.
www.rfi.fr | 13/10/18
Le public français l'a découvert aux côtés de Danakil. En quelques années, Natty Jean s'est imposé comme un membre à part entière du groupe tout en développant doucement mais setucirc;rement sa carrière solo. Six ans après son premier album, Santa Yalla, le Sénégalais fait enfin son retour avec un album engagé et mature aux couleurs africaines bien setucirc;r, mais aussi urbaines. Natty nous en parle avec fierté et enthousiasme...Reggae.fr : Pourquoi avoir choisi d'appeler ton album Imagine ?Natty Jean : Je l'ai appelé Imagine parce que pour moi c'est un peu le fruit de l'utopie de la situation actuelle. Je parle un peu de l'Afrique, de sa relation avec l'Europe, de tous ces paradoxes et tout le contraste qu'il y a autour de ça. Je parle aussi de la vie du reste du monde. L'Afrique est l'un des continents les plus riches naturellement parlant grâce à ses ressources et en même temps il reste le plus pauvre sur le plan économique. On ne se doute pas qu'il y a un problème. Moi en tant qu'artiste africain, mon engagement est là pour porter de l'espoir aux Africains et pour taper du poing sur la table pour dire qu'on en a marre de cette situation.Cet album est un peu à l'inverse des schémas dominants dans les grands médias. Tu nous exposes une Afrique rêveuse, créative, innovante, autonome. Pourquoi selon toi on ne met jamais ces aspects-là en avant ?Je ne sais pas. Je constate comme vous que, justement, on ne met jamais vraiment les avantages de l'Afrique en avant. Nous en tant qu'Africains, on est obligés de se souder pour avoir une force et pouvoir se faire entendre. Pour moi, le combat commence par là. Je veux faire entendre à mes frères africains qu'on a besoin les uns des autres pour se donner une force, car tant que l'Afrique sera désunie, on ne pèsera pas dans la balance. Aujourd'hui on est dirigés par l'Europe, je ne vais pas refaire l'histoire mais on voit très bien que nous ne sommes pas indépendants financièrement, on a encore le Franc CFA par exemple. Tant que toutes ces choses-là ne seront pas réglées, on ne pourra pas avancer. Aujourd'hui ça arrange beaucoup de pays comme la France que l'Afrique soit soumise comme ça, parce qu'ils peuvent venir faire leur business là-bas et ramasser encore plus d'argent. On sait très bien qu'il y a beaucoup de sociétés françaises qui saisissent des ressources naturelles et qui repartent dans une impunité totale. Ils exploitent l'Afrique sans payer. Je me considère comme un artiste engagé mais je n'ai pas forcément envie de ne parler que des côtés négatifs ; il y a aussi beaucoup de belles choses en Afrique et le but c'est aussi de démontrer ça dans l'album. Il y a beaucoup d'engagement dans cet album certes, mais aussi beaucoup d'amour.L'immigration est un sujet très présent sur cet album. Principalement sur le morceau Imagine, où tu expliques que le rêve européen se transforme très vite en cauchemar. D'après toi, comment rétablir la vérité sur la situation des Africains qui viennent s'installer en Europe ?Je ne veux pas avoir la prétention d'avoir une solution pour tout ça, mais j'essaye de donner la réponse en musique. Les gens ne veulent ni en parler ni en entendre parler. Je pense que tout le monde est conscient de la situation, mais personne ne fait rien. Aujourd'hui tout le monde est au courant de ce qui se passe, on va tous sur internet, on voit tous ces morts africains, ces corps qu'on ramasse à la pelle sur les côtes de Lampedusa en Italie. Mais qui propose quelque chose de concret ? Moi je parle de la France depuis tout à l'heure parce que depuis huit ans, je vis ici et je passe plus de temps en France qu'au Sénégal, mon pays. Aujourd'hui je peux dire ce qui se passe parce que je le vois très bien. Je passe tous les jours devant Calais et je vois la situation des migrants. Je les vois et je me dis que c'est incroyable. Comment les gens peuvent-ils être abandonnés comme ça dans des taudis ? Quand on fait un saut dans l'histoire et qu'on voit que ces gens sont venus en France pour survivre et qu'aujourd'hui la France les laisse mourir de faim moi je trouve ça scandaleux. "Je veux faire entendre à mes frères africains qu'on a besoin les uns des autres pour se donner une force" A travers cet album, tu prônes aussi un retour en terre natale, une reconstruction de l'Afrique par la jeunesse, d'ouvrir les yeux sur la situation de plus en plus catastrophique, n'est-ce pas ?Moi je pense que ça fait partie des solutions pour que l'Afrique soit indépendante parce qu'on sait qu'à travers le monde il y a des Africains qui font de grandes choses. Que ce soit dans l'art, dans la culture ou dans la science, il y a toujours des Africains qui font avancer le monde. On a besoin que ces Africains reviennent en Afrique pour qu'ils fassent avancer notre continent. Nous sommes tous conscients de ça, c'est juste que des fois puisque la situation est très difficile en Afrique il faut qu'on arrive à donner envie aux gens. Il faut que moi et d'autres dans la musique on arrive à faire passer le message. J'ai beaucoup de respect pour Alpha Blondy ou Tiken Jah Fakoly, même si je pense que je me démarque vis-à-vis d'eux dans la fraîcheur musicale. Ce sont des papas et des référents pour moi. Je suis dans la continuité de ces artistes-là. Au début j'étais très réticent par rapport à l'idée de toujours faire passer le message de l'Afrique, mais maintenant j'ai compris que les Français n'étaient pas au courant de la politique qui a été menée en Afrique. Je pense qu'ils ne se sont pas rendus et ne se rendent toujours pas compte de tout le mal que leur pays a fait à l'Afrique. J'ai compris ça en vivant ici et en échangeant avec les gens qui sont là. Il fallait que je fasse passer le message dans mes chansons.Au final c'est un message d'espoir ?Bien setucirc;r, toujours. Comme mon premier album. On a toujours besoin de ça. On a besoin de rêver et de dire qu'une Afrique meilleure est possible.Ton engagement rappelle bien setucirc;r Tiken Jah Fakoly et Alpha Blondy que tu as cités. Tu te sens proche d'eux ?Oui bien setucirc;r, mais quand je parle de fraîcheur c'est parce que je ne suis pas connu comme eux. Ils ont déjà eu une carrière et n'ont plus rien à prouver. Moi j'ai encore du taf ! Quand tu regardes aujourd'hui le reggae africain on n'en a pas dix milles à la hauteur de Tiken Jah Fakoly ou Alpha Blondy. Il n'y a pas d'ouverture ni de moyens, alors on ne voit pas les autres petits artistes qui ont autant de talent qu'eux. On a besoin que d'autres viennent s'exprimer et dire ce qu'ils ont à dire. Quand je parle de fraîcheur c'est dans ce sens-là que je l'entends. Aujourd'hui on a besoin d'artistes reggae africains. Il faut qu'ils viennent, qu'ils jouent et qu'ils soient connus. Tant qu'on a des gens qui ont un message et la tête sur les épaules, ils peuvent percer.Penses-tu que des festivals comme Abi Reggae participent à créer cette nouvelle ère ?Oui oui c'est génial ça par exemple. Ce sont ces choses-là qui manquent. C'est vraiment dommage qu'il n'ait pas eu lieu cette année. C'était pour moi le seul festival d'Afrique de l'Ouest où j'avais l'impression d'être dans un vrai festival de reggae. Je souhaite qu'on puisse développer ce genre d'évènements au Sénégal. "Il y a beaucoup d'engagement dans cet album certes, mais aussi beaucoup d'amour" Il y a un mois maintenant, Dakar a subi de grosses inondations alors que le Président Macky Sall était en train de danser lors d'une cérémonie de parrainage. Qu'est-ce que ça t'inspire ?etCcedil;a me fait honte. C'est honteux de faire ça quand tu es Président. Nous on a besoin de travailler deux fois plus que les autres et lui il se pavane dans des cérémonies, ça me dépasse ! On voit très bien la mentalité qu'ils ont. Je voudrais aussi que vous sachiez que ça ne reflète pas vraiment la réalité. Au Sénégal il y a plein de gens comme moi qui veulent changer les choses et qui ne veulent pas de cette corruption-là. Alors je vais profiter de cette question pour dire mon point de vue sur la situation. On se dirige vers des élections début 2019, alors je voudrais dire la déception que j'ai en regardant le pouvoir qui est en place en ce moment avec le Président Macky Sall. C'était pour nous tellement de fierté quand il est arrivé au pouvoir parce qu'il était jeune. Nous on était dans un élan de jeunesse alors on s'est dit que c'était vraiment un espoir pour que la politique change. On a été très déçus par cet homme-là parce qu'il a été pire que tous les présidents de par sa manière de diriger et de par ses relations avec la France. Aujourd'hui il est en train de mettre en prison tous les candidats sérieux des prochaines élections. Il corrompt sa famille, ses enfants, sa femme, ses ministres. Comment dire qu'aujourd'hui je suis dégouté de la situation politique au Sénégal ? Mais il me semble qu'il y a de l'espoir avec un ou deux candidats qui arrivent à me toucher par leur discours. On verra bien ce que ça va donner.Dans l'album beaucoup de sonorités se croisent, des sons très modernes et d'autres plus traditionnels. Pourquoi avoir fait ce choix ?Oui effectivement j'utilise des instruments traditionnels comme la kora, le balafon ou la fletucirc;te peul. J'utilise aussi des percussions comme le djembé. Pour moi c'était logique d'utiliser tous ces instruments. Le côté street aussi m'est très légitime parce que j'ai grandi dans le hip-hop et j'ai fait du rap pendant des années. Du rap je suis arrivé au reggae mais j'aime toujours autant faire de la musique. Pour moi c'était important de mélanger tout ça et j'en suis fier parce que ça apporte de la diversité. etCcedil;a me manquerait moi en tant qu'artiste, en tant que mélomane, qu'il n'y ait pas toutes ces sonorités si variées.Pourquoi avoir utilisé plusieurs langues pour t'exprimer dans cet album : wolof, français et anglais ?Je vais être honnête, je ne suis pas très à l'aise avec l'anglais. Après j'essaye de m'améliorer. La langue dans laquelle je suis le plus à l'aise c'est le wolof, c'est ma langue maternelle. Mon premier album était à 90% wolof. Par la force des choses, j'ai appris le français puisque je vis en France. Aujourd'hui je peux avoir la prétention d'aborder certains sujets en français parce que je les ai vécus. Le fait de vivre les choses en français m'a donné envie d'écrire dans cette langue. Ce n'était pas dans le but de toucher plus de monde, mais c'est juste que j'ai avancé, mes réalités sont devenues plus françaises tout en restant sénégalaises. La prochaine étape c'est de chanter en anglais.Ton chant évolue selon les chansons. Par moment tu es plus proche du rap et d'autres plus du chant, est-ce un choix ?Je commence souvent par une idée de chant, mais mon côté hip-hop me rattrape. etCcedil;a se passe au feeling selon le morceau, mais ça dépend aussi du riddim.Comment as-tu choisi les artistes qui t'accompagnent sur cet album ?En fait ce sont vraiment des gens que j'apprécie depuis longtemps. Il y a trois featurings. Il y en a un sur On m'a dit avec Diamy Sacko, une jeune Malienne qui a une voix superbe. Elle fait partie de la génération montante des chanteuses au Mali. Je l'ai rencontrée grâce à un choriste, Hamed Fofana. Il m'a mis en contact avec elle et j'ai adoré son feeling et sa voix. Et dans le morceau Prezident, il y a Gaston du groupe de rap Sen Kumpeteuml; et Didier Awadi que je ne présente plus. Il m'a toujours soutenu et je l'ai toujours respecté. Enfin, j'ai invité Viviane Chidid sur Ak Yow, une chanteuse de mbalax du pays. C'est au Sénégal que j'avais envie d'aller chercher ces artistes pour retrouver mon pays.Quels sont les musiciens qui t'accompagnent sur l'album ?J'ai pris beaucoup de temps à mettre tout ça en place, au moins cinq ou six ans. J'ai commencé la création des morceaux avec Manjul que je ne présente plus. On avait posé des voix témoins ensemble au tout début du processus de création. On a développé les morceaux petit à petit puis j'ai fait appel à d'autres gars qui ont fait des riddims comme Danakil ou Kubix qui a fait deux riddims sur l'album. Massive Boris et Smart, les bassiste et clavier de Danakil ont aussi fourni des instrus et sinon il y a Mouloud au clavier, Yovo M'Bouéké à la basse et Richacha Balengola à la batterie par exemple. Il y a tellement de musiciens qui ont travaillé avec moi. etCcedil;a me fait plaisir d'avoir autant de gens autour de moi et ça me conforte dans la qualité de cet album.
www.reggae.fr | 26/09/18
Le CNC vient de dévoiler les résultats de son étude annuelle sur la fréquentation des salles de cinéma. Un rapport qui pointe une belle assiduité du public français.

>> Lire l'article | sur AlloCiné - mercredi 19 septembre 2018



rss.allocine.fr | 19/09/18
EDITO. Résister aux géants américains du numérique pour défendre la souveraineté culturelle européenne suppose une puissante régulation fiscale et réglementaire et une modernisation accélérée de nos vieux modèles économiques.
www.nouvelobs.com | 19/09/18
Né en 1960 à Varsovie, Andrzej Stasiuk traque les rêves d'hier qui refusent de se dissoudre dans la rationalité de l'« homo oeconomicus ». Il s'interroge ici sur le rapport de ses concitoyens à leur passé, et en particulier sur leur rapport au christianisme. / Europe, Pologne, Christianisme, Histoire, (...) / Europe , Pologne , Christianisme , Histoire , Idéologie , Littérature , Religion - 2010/10

Ces deux produits déjà disponible en Asie, arrivent donc à partir du 12 septembre pour le Mi Laser Projector 150’’ au prix de 1899 euros et dès aujourd'hui pour le Mi Band 3 au prix de 29,99 euros. Mi Laser Projector, un projecteur à courte focale qui a déjà fait ses preuves ! [shortcode_jdg_read_also label="Notre test du Xiaomi Mi Laser projector" url="https://www.journaldugeek.com/test/prise-main-xiaomi-mi-laser-projector-projecteur-laser-ultra-courte-focale-a-1500e/" width="1/2" /] Petit bijou d’innovation, le Mi Laser Projector 150’’ embarque deux technologies de pointe : ALPD 3.0 (Advanced Laser Phosphor Display 3.0) développée par Appotronics et utilisée dans de nombreuses salles de cinéma, et DLP de Texas Instruments pour des couleurs vibrantes et un rendu fidèle de l’image. Avec une résolution FHD de 1920x1080, le vidéo projecteur de Xiaomi garantit une véritable expérience cinématographique depuis son canapé. Pour une immersion totale, Xiaomi a aussi équipé son projecteur de quatre haut-parleurs (deux 15W haute fréquence et deux 15W large bande) compatibles Dolby et DTS.

Fonctionnant sous Android TV 8.1 dans sa version européenne, le Mi Laser Projector 150’’ dispose, par ailleurs, d’une connectique avec trois ports HDMI 2.0 (ARC X1), deux USB, deux SPDIF et de connexion Wi-Fi et Bluetooth. Facile à installer par rapport aux projecteurs traditionnels, il ne demande pas d’être accroché à un mur ou au plafond.

Meilleures offres pour le Mi Laser Projector [content-egg-block template=price_comparison currency=EUR] Mi Band 3 : un bracelet connecté complet à moindre coût Présentée en mai dernier en Chine, la nouvelle génération du bracelet connecté de Xiaomi, le Mi Band 3, arrive aussi en France. Le Mi Band 3 est désormais équipé d’un écran OLED tactile de 0,78 pouces qui permet une navigation plus fluide – de haut en bas pour faire défiler le menu et de gauche à droite pour accéder aux options. Un bouton sensible en bas de l’écran permet de revenir au menu principal ou d’activer certaines fonctionnalités comme effacer des notifications ou mesurer son rythme cardiaque. En plus de donner la date, l’heure ou de calculer le nombre de pas, cette nouvelle version offre de nombreuses fonctionnalités comme consulter des messages, localiser son téléphone ou programmer un réveil (via vibration) fonctionnant même si son portable est éteint. Pour la première fois, le Mi Band 3 se jette à l’eau. Avec une étanchéité garantie jusqu’à 50 mètres de profondeur (5 ATM) et une nouvelle fonction chronomètre. Il se connecte à votre smartphone via l’application Mi Fit app pour un suivi et une analyse quotidienne, hebdomadaire et mensuelle, de vos performances. Le Mi Band 3 se décline en trois couleurs : bleu, noir et rouge. Meilleures offres pour le Mi Band 3 [content-egg-block template=price_comparison post_id=50071567 currency=EUR]
« A bientôt » s'affichait sur les écrans du Stade dès la fin du feu d'artifice clôturant le 26 juin leur prestation, celle, en effet, déjà mythique du retour des Rolling Stones à Marseille. Huit mois auparavant, le « No Filter Tour » avait débuté sa tournée européenne en inaugurant l' U Arena, à quelques pas de l'Arche de La Défense, par trois fabuleux concerts où l'âge du capitaine et de ses acolytes jouait plus que jamais avec les repères de péremption du (...) - Culture
www.agoravox.fr | 06/09/18

On le connaissait déjà dans le rôle de Superman et on l’a vu récemment au cinéma dans Mission Impossible dans le rôle du partenaire de Tom Cruise. Depuis hier, on sait maintenant qu’il sera aussi Geralt de Riv, le héros de la série The Witcher que prépare Netflix depuis quelques mois. https://twitter.com/NetflixFR/status/1036987642569740290 Si l’acteur n’est peut-être pas parfaitement taillé physiquement pour le rôle de Geralt, son arrivée en tant qu’acteur principal est une bonne nouvelle. En août dernier, par exemple, Henry Cavill déclarait au micro d’IGN son amour pour la série de livre du sorceleur et son enthousiasme a incarner Geralt. « Ce serait un rôle génial. Les livres sont vraiment bons. J'ai commencé à les lire, et ils valent le détour. » Quant à la série, on commence à avoir quelques détails à son sujet. On sait qu’elle sera tournée sous la direction de Lauren Schmidt Hissrich (Daredevil, The Defenders), qu’elle comprendra huit épisodes, qu’elle sera bien tournée en Europe de l’Est et que sa sortie est prévue pour 2020. D’ici là, il y a peu de chances qu’un nouvel épisode du jeu vidéo The Witcher sorte, étant donné que son développeur travaille actuellement sur un certain Cyberpunk 2077 . [content-egg-block template=offers_grid]
De retour les 19 et 20 octobre prochains au Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris, l'IndieCade Europe précise son programme tandis que ses organisateurs nous donnent l'identité des premiers conférenciers. Qualifié de "Sundance du jeu vidéo",...
www.jeuxvideo.com | 04/09/18

Downton Abbey continue de faire les belles heures de TF1. Alors qu'une suite est en préparation pour le cinéma, la première chaîne d'Europe misait sur deux épisodes de la célèbre série britannique dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 août.
Dès 3 heures du matin, l'approche du mariage d'Edith et Anthony Strallan a suscité de nombreuses tensions. Robert a vu d'un très mauvais oeil la différence d'âge des deux protagonistes, tandis que l'état de santé de Madame Hugues a fortement inquiété Carson. Anna a (...)

www.toutelatele.com | 10/08/18
Dans son ouvrage « L'Argent et les Mots », le directeur de la maison d'édition The New Press (New York) montre comment un pays de petite taille et plutôt isolé — la Norvège — a su préserver des médias indépendants, protéger l'édition et le secteur culturel, tout en encourageant la créativité. / Europe, (...) / Europe , Cinéma , Culture , État , Industrie culturelle , Information , Littérature , Livre , Médias , Presse , Norvège - 2010/03
La population européenne vieillit. Il en résulte qu'un voyageur sur cinq est âgé de plus de 65 ans. La Commission du tourisme de Hangzhou cherche par conséquent à encourager ces touristes à la recherche d'une qualité d'hébergement plus relaxante et...
www.lelezard.com | 03/08/18
Depuis les premiers représentants du modernisme classique jusqu'à aujourd'hui, Photographes A-Z rend hommage aux photographes qui se sont distingués par des publications ou expositions importantes, et qui ont apporté une contribution significative à la culture de l'image photographique. Vous y trouverez des photographes d'Amérique du Nord et d'Europe, ainsi que du Japon, d'Amérique latine, d'Afrique et de Chine. Cet ouvrage richement illustré de fac-similés de livres et de magazines présente également des photographes dont le travail dans les domaines "appliqués" est considéré comme de l'art photographique. Parmi les stars figurent Julius Shulman, Terry Richardson, Cindy Sherman et David LaChapelle.
evene.lefigaro.fr | 20/07/18

Le célèbre fromage de chèvre au lait cru « Sainte-Maure-de-Touraine » fête le 10e anniversaire de son Appellation d'Origine Contrôlée (AOP). Au cœur de la vallée de la Loire, ce fromage du terroir au goût unique a su se démarquer avec sa forme tronconique traversée par une paille gravée au nom du producteur, et sa couleur cendrée. Résultat d'un savoir-faire séculaire qui se perpétue de génération en génération. Fleuron de la gastronomie tourangelle, le Sainte-Maure-de-Touraine à la renommée internationale s'exporte en Europe, au Québec et jusqu'en Chine. En 2017, sept millions de Sainte-Maure-de-Touraine AOP ont été produits sur le territoire tourangeau. Ce fromage de chèvre était déjà connu à l'époque carolingienne et aurait eu les faveurs de Charlemagne. La légende prétend que l'élevage des chèvres serait lié aux invasions maures du VIIIe siècle où les sarasins auraient initié les habitants du plateau de Sainte-Maure à la confection du fromage. Plus prêt de nous, on le retrouve dans de nombreux ouvrages de la littérature française dont Balzac et Rabelais sont les plus connus. La zone de production du Sainte-Maure-de-Touraine s'étend de l'Indre-et-Loire au canton du Loir-et-Cher en passant par l'Indre. Tout au long de l'année, les pâturages bénéficent d'un climat salvateur, chaud l'été et doux l'hiver. Pour lui donner son goût unique, les chèvres se nourrissent de luzerne, trèfle, féverole, lupin, tournesol, mais et blé. Cette variété de flore apporte au lait sa richesse et son parfum si particulier. Sa qualité gustative dévoile toute une palette de saveurs aromatiques du terroir tourangeau. L'élaboration du Sainte-Maure-de-Touraine est régi par un cahier de charges très strict. Le lait provient principalement de deux races de chèvre, l'Alpine brune aux liserés noirs, la plus répandue en France, la Saanen toute blanche importée de Suisse et la Poitevine au long pelage brun, marqué de blanc au ventre, aux pattes et à la tête. La production moyenne journalière d'une chèvre est de 2,5 litres, et c'est la quantité necessaire pour fabriquer le plus emblématique fromage de la Touraine.

Une fabrication ancestrale

Le secret de fabrication était une affaire de femmes qui se transmettait de mère à fille. Le Sainte-Maure-de-Touraine est obtenu par coagulation lactique avec une faible addition de présure. Le caillage s'effectue pendant 24 h et ensuite le caillé est versé à la louche dans des moules tronconiques percés de trous qui laissent échapper le « petit lait » ou lactorium.   [caption id="attachment_105386" align="aligncenter" width="281"] Le caillé est versé dans des moulestronconiques [/caption] [caption id="attachment_105387" align="aligncenter" width="282"] La préparation des pailles [/caption] [caption id="attachment_105388" align="aligncenter" width="500"] La paille est mise dans le fromage [/caption] [caption id="attachment_105389" align="aligncenter" width="281"] Le fromage est roulé dans le charbon de bois [/caption] Après égouttage le fromage est démoulé et la paille de seigle, gravée du nom du producteur, est insérée au cœur du fromage, Ensuite il est salé et soupoudré de charbon de bois qui lui donne sa robe cendrée. Placé dans un haloir frais et ventilé, sa durée d'affinage est de dix jours à trois semaines pour obtenir un goût plus caprique et corsé avec le temps. [caption id="attachment_105395" align="aligncenter" width="500"] Trois Sainte-Maure-de-Touraine, moelleux, demi affiné et affiné [/caption]

On reconnaît un Sainte-Maure-de Touraine par sa forme cylindrique unique pour un fromage, sa croûte gris-bleu légèrement cendrée et sa typique paille qui le traverse d'un bout à l'autre assurant sa traçabilité. Il a une une longueur 16-17 cm et un poids minimum de 250 g. Sa pâte blanche ou ivoire de texture homogène est souple et ferme avec un goût noiseté. Le Sainte-Maure-de-Touraine se déguste aussi bien à l'apéritif, en toast, en entrée, en feuilleté, en rillette avec du thon, en plat avec un pavé de lotte, en gratin, en carpaccio d'artichautou sur les salades... et figure naturellement sur l'incontournable plateau de fromages. Quel vin servir avec un Sainte-Maure-de-Touraine ? Un sauvignon blanc, un Montlouis sec ou un Valençay, et pour les amateurs de vin rouge un Gamay léger et fruité de Touraine. Méfiez-vous des contrefaçons, privilégiez le fromage qui bénéficie de l'appellation « Sainte-Maure-de-Touraine AOP », les autres étant commercialisés sous le nom « Sainte-Maure »
homactu.com | 17/07/18
Le contexte international pourrait permettre l'émergence d'un début de mécanisme de défense européen

Le serpent de mer qu’est l’idée d’une Défense européenne est peut être prêt à sortir de l’eau. Depuis quelques années, les déclarations des dirigeants européens et les décisions prises par leurs alliés laissent à penser qu’une Europe qui assure sa propre sécurité n’est pas si loin que cela. Cependant, la complexité de la machine de l’Union européenne et des relations internationales pourraient entraver ce projet.

L’Eurofighter Typhoon est un pur produit de la coopération européenne : il est produit par un consortium qui rassemble l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni - Bundesheer (Bundesministerium für Landesverteidigung und Sport) / Markus Zinner 12 July 2007 - CC BY 4.0

Fin juin, neuf pays européens ont officiellement lancé l'Initiative européenne d'intervention (IEI). Contrairement à ce que son nom pourrait indiquer, l'IEI n'a pas vocation à devenir une force d'intervention au service de ses contributeurs ou de l'Union européenne (UE). Il s'agit en fait d'un mécanisme indépendant de l'UE et de l'OTAN. L'objectif de l'IEI est de rapprocher les états-majors européens pour faciliter les échanges et la constitution d'une culture stratégique commune. La création de l'IEI est un pas supplémentaire vers l'Europe de la Défense.

D'où vient l'idée d'Europe de la Défense

Si, dans les années cinquante, la France est à l’initiative de la proposition et, finalement, du rejet du projet de Communauté européenne de défense (CED), sa position a aujourd’hui changé. Dans le contexte historique et géopolitique de l’époque, il était inconcevable, pour les autorités françaises, de réarmer l’Allemagne (la RFA en l’occurrence) moins de dix ans après le second conflit mondial. À noter que les britanniques et les américains y étaient très favorables. Les derniers, inquiets de leur engagement en Corée et de son coût, voyaient d’un bon œil le réarmement du Vieux continent face au bloc communiste et un éventuel conflit qui éclaterait en Allemagne. Le projet de CED, amorcé en 1950 avec l’idée d’une Europe fédérale, est finalement réduit à néant, en 1954, par le refus français de ratifier le...

Députée socialiste européenne Pervenche Berès, coprésidente de l'intergroupe Industries culturelles et créatives, estime que le projet de directive rejeté par le Parlement de l'UE ne menace pas les libertés, mais qu'avec son échec, c'est la culture qui est en danger.
next.liberation.fr | 06/07/18
Exposition présentée au Palais Lumière, Evian-les-Bains, du 30 juin au 7 octobre 2018 - dans le cadre de Picasso-Méditerranée 2017-2019, une initiative du Musée national Picasso-Paris. Picasso, l'atelier du Minotaure explore le développement d'un thème majeur de l'histoire de l'art, et la reprise de ce mythe initiatique et funéraire par Pablo Picasso au cours de la période de l'entre-deux-guerres, et son impact sur la création contemporaine (photographie, cinéma, arts de la scène, édition d'art). Centrée sur l'émergence et les résurgences de ce thème mythologique dans l'oeuvre de Picasso, le catalogue s'attache à présenter l'ensemble des sources antiques et modernes (céramiques, sculptures, peintures, oeuvres graphiques) qui ont pu favoriser ou influencer sa représentation et sa réinterprétation par Picasso (peintures, sculptures, céramiques, tapisseries) et ses contemporains. L'ouvrage confronte les modèles anciens de la représentation de la Fable antique (métamorphose de Zeus en Taureau, taureau de Poséidon, Apis, Europe, Pasiphaé, Minos, Minotaure, Thésée, Ariane, Dédale) aux différentes productions du XIXe siècle (Canova, Ramey, Heim, Barye, Peytavin, Rodin, Moreau...), en réservant une place centrale à l'appropriation très nourrie de cette thématique singulière par Picasso, et à l'impact exercé par le mythe crétois sur ses contemporains (Chirico, Masson, Matisse, Picabia, Max Ernst, Dali, Magritte, Miro, Bores...), les poètes et écrivains (Montherlant, Gide, Bataille, Desnos, Yourcenar...), sans oublier le domaine de la photographie (Man Ray, Lucien Clergue, David Douglas Duncan, André Villers) et du cinéma (Fellini, Cocteau...), pour terminer sur une évocation des applications ludiques contemporaines proposées par les jeux vidéo et la bande dessinée.
evene.lefigaro.fr | 20/06/18
Donald Trump a affirmé lundi dans un tweet que "la criminalité augmente en Allemagne. Une grosse erreur d'avoir permis à des millions de personnes de venir en Europe en changeant violemment leur culture". Le président américain sous-entend ...
www.lalibre.be | 19/06/18
Président de la Chambre d’agriculture de Ghardaïa et membre du Conseil national de l’agriculture, Rabah Ouled-Hadar évoque, dans l’entretien qu’il nous a accordé, la polémique née du recours abusif des pesticides et des engrais par les cultivateurs. Pour lui, l’agriculture traverse une période charnière et connaît une extension des terres, notamment au sud du pays où, selon lui, on produit 37% des fruits et légumes présents sur le marché. Il assure les consommateurs en leur disant que les produits qu’ils mangent «sont bio ou semi-bio» parce qu’ils sont «cultivés sur des terres non polluées et irriguées par des eaux naturelles de la nappe albienne». Entretien réalisé par Salima Tlemçani Une polémique tourne actuellement autour du recours abusif aux pesticides et aux engrais par les agriculteurs. Est-ce le cas ? En tant que professionnels, nous avons toujours dénoncé l’utilisation abusive des pesticides et des engrais. Le recours à ces produits doit être rationnel et bien contrôlé. Certains agriculteurs qui ne sont pas formés ou ont des connaissances modestes de l’agriculture doivent être informés. Ces produits comportent des étiquettes où sont inscrites toutes les informations relatives à leur utilisation. Il suffit de les vulgariser pour qu’elles soient accessibles à tous. Les agriculteurs doivent faire appel aux professionnels pour améliorer leur rendement avec des techniques plus modernes. Sachez que le secteur de l’agriculture appartient à 99% au privé et compte 1,2 million d’agriculteurs et 2 millions de praticiens. Cela donne un peu plus de 3 millions d’intervenants dans le secteur qu’il est difficile de former, d’informer et de mettre à niveau. L’agriculture n’a pris son envol que ces dernières années, en raison de l’importance donnée à la production agricole, notamment les fruits, les légumes, les viandes et le lait. Des efforts considérables ont été consentis par les professionnels qui ont relevé le défi de la mise en valeur des terres au sud du pays. Ils ont réussi de façon remarquable à travers l’extension des surfaces agricoles. Aujourd’hui, 23% de la production agricole nationale provient du Sud, particulièrement des wilayas d’El Oued, Biskra, Ghardaïa qui produisent 37% de nos légumes. Justement, en évoquant ces légumes mais aussi ces fruits, certains experts ont mis en garde contre ces produits dont la taille est anormalement importante en raison de leur «dopage» par des engrais. Partagez-vous cette inquiétude ? Il faut savoir que la taille dépend de la variété de la semence et de l’espèce ; chacune peut avoir son calibrage particulier. Peut-être les agriculteurs ont-ils importé des variétés de semences de  légumes ou de fruits de grande taille. N’y a-t-il pas surutilisation des engrais ? Cela pourrait être vrai pour le Nord, parce que le sol est lourd et laisse difficilement les produits chimiques disparaître. Tandis qu’au Sud, le sol est sablonneux, il agit comme un filtre. Tous les produits sont évacués. Au Sud, on utilise l’irrigation intensive, ce qui n’est pas le cas au Nord. Avec les fréquences de cette irrigation, il y a ce qu’on appelle un drainage naturel de l’excès d’engrais. Il faut dire que le sol saharien est certes exposé aux aléas climatiques, mais il ne favorise pas les contaminations. Il est vierge et stérile et nécessite un apport en engrais. Son irrigation se fait par une eau albienne qui se trouve entre 300 et 1500 mètres de profondeur, faisant d’elle une eau pure. Ce drainage naturel dégage tous les excès de produits chimiques. Qu’en est-il du recours par les agriculteurs à la fiente de volaille comme engrais ? N’est-ce pas dangereux pour la santé ? Là vous avez entièrement raison. Il y a des régions, comme El Oued par exemple, qui abusent de l’utilisation des déchets organiques de volailles dopées aux antibiotiques et aux hormones qui peuvent être toxiques s’ils dépassent le taux de 5%. Comment savoir si ce taux n’est pas dépassé ? Cela passe par des analyses et des contrôles. Moi-même j’ai déjà analysé certains produits et j’ai constaté une contamination au phosphate, aux antibiotiques et aux hormones. Si le taux est de 5%, cela ne pose pas de problème. La norme arrêtée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est entre 5 et 10%. Mais même avec cette dose assez basse, nous les orientons vers le compostage. Les déchets doivent être compostés avant leur utilisation pour éviter toute contamination et toute mauvaise utilisation. Pour ce qui est des fruits, je peux vous dire que la production de pastèque à El Ménéa, par exemple, atteint un million de quintaux par an et elle est distribuée dans les 48 wilayas du pays. Elle est irriguée avec une eau minérale naturelle de Ménéa, puisée à partir de l’albien. La pastèque est cultivée sur un terrain vierge, le premier à être mis en valeur par des privés. L’utilisation d’engrais ou de semences hybrides a permis de booster la production de ce fruit ces quatre dernières années. Un million de quintaux sont consommés par 15 millions de consommateurs et à aucun moment nous n’avons entendu parler d’une quelconque intoxication. Les seuls cas enregistrés proviennent du Nord et sont dus à l’irrigation avec des eaux usées. Est-ce le cas pour la fraise dont la taille était exceptionnelle, sachant que ce fruit se mange intégralement ? La culture de la fraise a connu le même cheminement. Les agriculteurs ont misé sur de nouvelles semences et des engrais pour avoir des tailles plus grandes. Mais il faut juste qu’ils respectent la durée de récolte, qui est de 15 jours. Un délai suffisant pour que les produits disparaissent du fruit. Il faut savoir que 37% de la production nationale de fruits et légumes provient de trois ou quatre wilayas du sud du pays. Mais s’il y a des tentatives de quelques indus agriculteurs, cela ne doit pas jeter le discrédit sur l’ensemble des professionnels qui font des efforts exceptionnels. N’oublions pas que pour des raisons de rentabilité et de qualité, nous avons besoin de traiter les plants par les pesticides qui ont de tout temps été utilisés. Le problème qui se pose n’est pas leur utilisation, mais leur dosage. Je ne pense pas que les agriculteurs savent qu’en dopant leurs plantes, ils influent sur leur santé. Ils n’ont pas intérêt à ce que leur production soit compromise. Qu’en est-il de ces pesticides utilisés en Algérie et qui sont interdits eu Europe et ailleurs dans le monde ? Normalement, chaque produit chimique qui entre au pays doit être analysé par une commission spéciale d’homologation au niveau de l’Institut national de protection de végétaux (INPV) qui dépend du ministère de l’Agriculture. Comment ce contrôle peut-il être fait sur des produits qui circulent de manière informelle ? C’est vrai. Il en existe et pour y faire face, il faut que nos hommes d’affaires et nos chimistes s’orientent vers l’industrie chimique pour produire les pesticides et répondre à la demande nationale. Il y a des sociétés publiques qui le font mais leurs productions sont en deçà des besoins. Ne faut-il pas plutôt des laboratoires de contrôle, comme plaidé par le président de l’Association des exportateurs algériens ? J’ai toujours plaidé pour des laboratoires régionaux qui doivent être à la disposition des commerçants, des agriculteurs, des exportateurs, de l’Association de protection des consommateurs et de tous les professionnels. Pourquoi ne pas encourager le privé et les grandes entreprises à investir ce créneau très porteur ? Cette démarche a été abordée lors des Assises de l’agriculture et elle a été recommandée par une grande majorité des participants. Savez-vous que pour toute certification d’exportation, nous sommes obligés d’aller jusqu’en Tunisie puisque l’agrément est donné par Ecoser, un bureau international qui a des représentants en Tunisie, au Maroc, en Egypte et pas en Algérie ? Pourquoi ne pas avoir un bureau à Alger ? Il y a un manque flagrant de laboratoires qu’il est temps de combler. Nous avons 50 à 60 000 chimistes expérimentés et quelque 200 000 biologistes qui pourraient être d’un apport considérable. La ressource humaine existe. Il reste uniquement les moyens matériels qu’il faudra mettre en place. Vous insistez sur le contrôle des produits à l’export, mais qu’en est-il du contrôle de toute cette production agricole mise sur le marché ? On ne doit pas jouer avec la santé des citoyens. Les fruits et légumes destinés à la consommation doivent être contrôlés. C’est l’affaire des professionnels et interprofessionnels. Il ne faut pas être pessimiste pour la qualité de nos produits qui sont majoritairement bio ou semi-bio. Au Sud, la terre et l’eau ne sont pas polluées. Les agriculteurs sont obligés d’utiliser des engrais parce qu’ils cultivent un sol aride. Il faut juste contrôler les doses et respecter les délais de traitement. Certains pensent que l’agriculture algérienne reste très traditionnelle. Etes-vous d’accord ? Nous avons 3 millions d’agriculteurs, mais seulement 2 à 3% sont formés. L’agriculture a toujours été un métier pour ceux qui n’ont pas de métier ! C’était comme une échappatoire au chômage. Aujourd’hui, nous traversons une période charnière parce que la relance de ce secteur date des années 2000 et les résultats commencent à arriver. Pour le Sud, croyez-moi, les changements sont radicaux. Il n’y a qu’à voir le trafic des gros transporteurs sur la RN1 qui traverse tout le pays d’Alger à Tamanrasset ; cette route est empruntée quotidiennement par 1200 camions qui transportent les produits agricoles. Ce qui est énorme. Il ne faut pas discréditer tout ce qui a été fait et consenti à cause de quelques cas d’exportations non réussies. Il ne faut pas faire peur aux consommateurs. Il est juste temps de penser à améliorer la formation des agriculteurs, les accompagner et les aider à se mettre à niveau. Pour l’instant, l’exportation n’est pas notre priorité. Ce qui est important, c’est de répondre à la demande locale et d’arriver à l’autosuffisance en fruits et légumes. Nous avons des exportations occasionnelles et non pas contractuelles. C’est l’excès de production qui est exporté, pour l’instant. C’est rentable parce que cela aide à la mise à niveau et au transfert de savoir-faire. Exporter des dattes infestées de vers ne porte-t-il pas préjudice à l’image de marque de nos produits ? L’Algérie exporte la datte depuis longtemps. Les quantités refoulées sont dérisoires par rapport à celles qui ont été vendues. De plus, si ces dattes sont infestées de vers, cela prouve qu’elles n’ont pas été traitées aux pesticides. Les vers sont des ennemis naturels qui attaquent les meilleures dattes. Certes, ils influent sur leur qualité, mais cela ne veut pas dire qu’elles ne sont pas saines. Il faut donc que les esprits se calment et que tous — commerce, agriculture, intérieur et professionnels du secteur — s’impliquent pour élaborer une cartographie de la production agricole et mettre en place une sorte de cellule de veille, dans l’intérêt général des agriculteurs et des consommateurs.
www.elwatan.com | 14/06/18
La drogue rapporte 243 milliards d’euros par an. Pour avoir un ordre de grandeur, disons que si les trafiquants de drogue étaient un pays, leur PIB les classerait au 21e rang mondial, juste derrière la Suède, bien loin de l’Algérie dont le PIB est de 156 milliards de dollars. Des chiffres qui donnent le vertige quand on sait que seuls 42% de la production mondiale de cocaïne sont saisis (23% de celle d’héroïne) selon l’ONU. Et cela ne semble pas près de s’arrêter. Selon le rapport annuel de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) publié en juin 2017, la production de cocaïne est en hausse avec un trafic et des saisies d’un niveau record. La consommation de cocaïne semble en hausse aux Etats-Unis comme en Europe où «l’analyse des eaux usées de certaines villes signale une augmentation de la consommation de cocaïne de 30% ou plus entre 2011 et 2016.» Par ailleurs, l’ONUDC rapporte dans son rapport annuel une hausse de 30% en 2016 de la production d’opium par rapport à 2015, notamment grâce à une forte amélioration des rendements en Afghanistan. La production mondiale d’opium a atteint 6380 tonnes en 2016, soit 20% de moins qu’en 2014 mais au niveau de la moyenne des cinq dernières années. En termes de production, l’Afghanistan a gardé sa position de premier producteur et cultivateur d’opium au monde (soit 75% de la production illicite globale en 2012). La surface soumise à la culture de pavot à opium était de 236,32 ha, soit 11% de plus qu’en 2011. Avec une production de cocaïne et d’opium en augmentation, un développement des drogues de synthèse, une hausse de la mortalité liée aux opiacés, notamment aux Etats-Unis, «le marché mondial des drogues prospère et se diversifie», constate l’ONUDC. Quelque 250 millions de personnes, soit 5% de la population adulte mondiale, auraient consommé des drogues au moins une fois en 2015. Environ un quart des décès liés à la drogue dans le monde ont lieu aux Etats-Unis, majoritairement liés aux opiacés, les overdoses ayant plus que triplé entre 1999 et 2015, passant de 16 849 à 52 404 par an. En 2014, la vente de drogues aurait représenté entre un cinquième et un tiers des revenus des groupes criminels transnationaux. En 2015, environ 40% des saisies mondiales d’héroïne et de morphine ont eu lieu dans des pays situés sur la «route des Balkans», premier itinéraire du trafic d’opiacés, mais une voie alternative contournant la Turquie, traversant les pays du Caucase pour rejoindre l’Ukraine et la Roumanie «semble gagner en importance». Des groupes armés non étatiques et terroristes tirent aussi profit du commerce de drogue, souligne le rapport, citant les taliban en Afghanistan — sur le territoire desquels se situent 85% des cultures de pavot à opium — le groupe djihadiste nigérian Boko Haram et Al Qaîda au Maghreb islamique. L’ONUDC estime qu’en 2016, le commerce afghan illicite des opiacés a rapporté aux groupes armés environ 150 millions de dollars sous forme d’«impôt» sur la culture du pavot et sur le trafic d’opiacés.  
www.elwatan.com | 11/06/18

En 390 avant J.-C., les Sénons envahissent et pillent Rome! Peuple celte originaire du Centre-Est de la Gaule, ils font une entrée fracassante dans l'Histoire et s'imposent face à la puissance naissante de Rome.

L'exposition labellisée d'intérêt national, qui se tiendra simultanément à Sens et à Troyes, mettra en lumière, par les restes archéologiques ainsi que des dessins de reconstitution, la richesse et la diversité des découvertes faites dans la région. Vivant témoignage de la vie de "nos ancêtres les Gaulois", cette exposition emmènera les visiteurs sur les traces d'une civilisations que l'on croit connaître mais qui, en réalité, est difficile à cerner.

A SENS : Palais Synodal

Archéologie & Histoire d'un peuple gaulois.

En participant à la prise de Rome au mois de juillet 390 avant J.C., les Sénons, peuple celte originaire du Centre-Est de la Gaule , font une entrée fracassante dans l'Histoire. L'archéologie , grâce aux découvertes faites en Europe et plus particulièrement en Italie depuis le XIXe siècle , a permis d'identifier précisément ces populations à travers les vestiges de leur habitats, de leurs cimetières et de leurs cultures matérielles. [caption id="attachment_104739" align="aligncenter" width="750"] Un village fortifié [/caption] [caption id="attachment_104745" align="aligncenter" width="496"] Brennus [/caption]

L'exposition au Palais Synodal à Sens est très riche et bien sûr complémentaire de celle de Troyes.

[caption id="attachment_104741" align="aligncenter" width="750"] Portraits idéalisés de deux femmes [/caption] [caption id="attachment_104743" align="aligncenter" width="750"] Banquet [/caption] [caption id="attachment_104742" align="aligncenter" width="616"] Restitution d'un enterrement [/caption] Beaucoup d'objets de la vie courante, de bijoux.

A TROYES : Musée des Beaux-Arts

LES SÉNONS AVANT LES SÉNONS EN Europe CELTIQUE.

Plaque tournante des échanges entre les espaces entre les espaces atlantique et nord alpin, le territoire sénon bénéficie d'une position privilégiée, au croisement des vallées de l'Yonne et de la Seine. Les sites aristocratiques ou princiers témoignent d'une intense activité économique et culturelle des 1350 avant J.C. Les familles aristocratiques "sénones" affichant leurs statuts dans la mort: épées, poignards, pendentifs à défenses de sangliers, sont retrouvés dans des sépultures masculines ou féminines. [caption id="attachment_104746" align="aligncenter" width="750"] Mobilier de sépulture [/caption] [caption id="attachment_104748" align="aligncenter" width="750"] Mobilier de sépulture [/caption] [caption id="attachment_104747" align="aligncenter" width="750"] Mobilier de sépulture [/caption] Tout au long de l'exposition, en observant les objets identifiés lors des fouilles archéologiques, on peut comprendre qui étaient ces guerriers originaires des régions de Sens et de Troyes, où et comment ils vivaient, travaillaient, se nourrissaient... [caption id="attachment_104754" align="aligncenter" width="750"] Poignard [/caption] [caption id="attachment_104753" align="aligncenter" width="750"] Débarcadère [/caption] [caption id="attachment_104752" align="aligncenter" width="750"] Rouelles [/caption] [caption id="attachment_104751" align="aligncenter" width="750"] Reconstitution d'un pont [/caption] [caption id="attachment_104750" align="aligncenter" width="750"] Atelier de frappe [/caption] [caption id="attachment_104749" align="aligncenter" width="750"] Amphores [/caption]

Ce sont deux expositions qu'il faut absolument voir pour mieux comprendre ce qu'était notre pays.

SENS Palais Synodal Place de la République 89100 Sens TROYES Musée des Beaux-Art et d'Archéologie 61, rue de la cité 10000 Troyes
homactu.com | 06/06/18
Grâce au Digeste de Justinien, les oeuvres des juristes romains ont constitué le droit en vigueur dans de nombreux pays d'Europe, du XIe au XIXe siècle. Mais ces écrits ont suscité plus d'intérêt pour leur contenu juridique que pour leurs qualités littéraires. D'où cette question initiale : Les juristes romains étaient-ils des écrivains ? Leurs oeuvres constituent-elles une littérature ? S'appuyant sur une documentation riche et variée, l'auteur propose, dans une approche au croisement du droit, de la philologie et de l'histoire, de redonner une place à cette "littérature invisible" . Soumettre les écrits des juristes aux méthodes et questions habituellement réservées aux oeuvres littéraires permet d'identifier les nombreux liens que la pensée juridique a établis avec les autres domaines de la culture antique afin de parvenir à une résolution équitable des conflits grâce à l'argumentation. Partant du point de vue des lecteurs antiques, l'ouvrage présente trois attitudes que le juriste pouvait adopter dans sa pratique : celle du philosophe, de l'historien ou de l'enseignant. Cet ouvrage est issu d'un cycle de conférences dispensées au Collège de France.
evene.lefigaro.fr | 01/06/18
Réduit à jouer le plus souvent les utilités cette saison sous les couleurs du Racing 92, le centre fidjien Albert Vulivuli (33 ans, 16 sélections), également passé au cours de sa carrière en Top 14 par La Rochelle, Montpellier et Clermont, quitte le club francilien pour rejoindre le RC Vannes et la Pro D2. Une signature pour 2 saisons qui intervient dans le cadre du partenariat signé par le club breton avec les vice-champions d'Europe.  "Albert est un joueur expérimenté, qui a connu des clubs, effectifs et staffs majeurs du Top 14. Joueur efficace sur la ligne davantage, avec une vraie capacité à réguler une ligne,  c’est un joueur qui arrive avec une culture de l’entraînement, une habitude de la compétition et de l’exigence. N’ayant pas été blessé ces dernières années, il n’est pas usé et se montre enthousiaste pour accompagner notre projet ", explique Jean-Noël Spitzer, entraîneur Général du RCV.  

C'est avec plaisir et fierté que nous vous annonçons l'arrivée pour la saison prochaine d'un renfort d'expérience et de qualité avec Albert Vulivuli.

Tout le club lui souhaite la bienvenue en terres bretonnes..

+ d'infos : https://t.co/2mnMjfZ1oJ#RugbyClubVannes #Transfert pic.twitter.com/O5GGSWVFIg

— Rugby Club Vannes (@RugbyClubVannes) 30 mai 2018
www.sports.fr | 30/05/18

Je ne signe pas beaucoup de tribune, mais celle-là je ne pouvais pas la laisser passer. A la lumière de la crise italienne qui risque d’impacter tout le projet européen, elle est plus que jamais d’actualité. Elle a été publiée par une série de médias européens au début du mois.

Dans cette période de reprise économique et d’accalmie, n’oublions pas qu’il y a peu nous avons frôlé l’abime et que notre réalité reste pleine d’incertitudes géopolitiques et financières, avec un niveau de dette mondial record pouvant entraîner une nouvelle crise. Ne croyons pas non plus que nos dirigeants puissent seuls, sans la participation active des citoyens, relever les défis de notre temps.

Le 9 mai 2016, nous lancions un appel pour une nouvelle renaissance européenne. Notrepréoccupation: éviter l’implosion de l’Union dans une période de vide politique sans précédent, de montée des populismes et de repli national. Notre conviction : seule une dynamique rassemblant leaders d’opinion et citoyens de toutes sensibilités permettrait de créer la pression politique suffisante pour garantir l’unité des 27 en cas de vote négatif au référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE. Les leaders européens avaient en effet accepté la demande de David Cameron de ne pas préparer de plan B, susceptible selon lui d’augmenter les risques d’une issue défavorable.

Notre appel a été formidablement entendu. Des dizaines de milliers de citoyens ont réagi. Des chefs d’Etat et de gouvernement nous ont reçus et, surtout, ont suivi notre double recommandation: unité dans la négociation et ébauche d’une feuille de route de relance de l’Union. Les Présidents de la Commission européenne et du Conseil européen nous ont demandé de réfléchir à cette feuille de route et à la manière d’articuler au mieux souverainetés nationale et européenne. Ce fut chose faite dans le rapport « la Voie européenne pour un futur meilleur » que nous leur avons remis en mars 2017. L’essentiel de nos propositions a depuis fait l’objet d’un puissant portage politique, aussi bien par le Président de la Commission européenne lors de son intervention sur l’Etat de l’Union, que par le Président de la République française dans ses discours de la Sorbonne et de Strasbourg. Le Parlement européen s’en est également saisi.

Certaines recommandations deviennent réalité, comme les consultations citoyennes, la nouvelle priorité donnée à l’intelligence artificielle par la Commission européenne, le travail mené pour la qualité de l’information, la modernisation du modèle social européen, ou encore le projet d’un Erasmus des collégiens et lycéens. Ces avancées devront être confirmées par un budget permettant effectivement de démocratiser Erasmus, de maintenir un programme ambitieux pour la culture, et d’accroitre l’effort de recherche et développement. Nous nous réjouissions de ces succès, mais restons inquiets.

L’envie d’Europe manifestée par nos concitoyens après le référendum britannique menace de fléchir si davantage d’actes concrets n’accompagnent pas les paroles des dirigeants. Les derniers résultats électoraux témoignent d’une montée des partis populistes. Pire, le respect de l’Etat de droit et des valeurs fondamentales, coeur du projet européen, n’a jamais été à ce point menacé au sein de l’Union. Celle-ci entre, à quelques mois du Brexit, dans une période de léthargie préoccupante.

Ce 9 mai, nous appelons donc à un nouveau sursaut des gouvernants mais aussi des citoyens, des leaders d’opinion et des dirigeants syndicaux et d’entreprise de ce continent. Sans engagement du Conseil européen de juin sur un plan et un calendrier précis fixant une relance européenne, faite d’actions concrètes impactant positivement le quotidien de nos concitoyens, les élections européennes signeront une montée en puissance sans précédent des forces populistes. Aussi encourageons-nous la participation de tous aux consultations citoyennes qui doivent inclure les plus vulnérables et donner lieu à une véritable écoute des opinions exprimées. Mais notre conviction est qu’il faut oser l’ambition et inventer une nouvelle étape de la démocratie européenne.

Nous proposons de créer un droit à la participation continue de chacun à la vie politique de l’Union et invitons tous ceux qui le souhaitent à nous rejoindre pour bâtir avec nous civico.eu, une plateforme civique permanente, transnationale et multilingue, permettant aux citoyens européens non seulement d’être consultés mais d’être eux-mêmes les initiateurs d’un dialogue civique direct ayant pour but de faire émerger des propositions concrètes nourrissant en continu les institutions européennes. Les technologies numériques, la traduction automatique avancée, l’intelligence artificielle, permettent de penser différemment la démocratie. Il ne s’agit nullement de mettre fin à la démocratie représentative mais de la compléter à travers une démocratie délibérative et participative continue. Nous croyons plus que jamais à la nécessité pour nos concitoyens européens de se constituer en force civique transnationale.

Soixante-dix ans après le Congrès fondateur de la Haye, nous appelons à un nouveau congrès des consciences européennes qui rassemble citoyens, leaders d’opinion et dirigeants de toutes sensibilités, pour écrire ensemble une page inédite de notre histoire commune. C’est en misant sur des avancées concrètes et rapides, un renouveau démocratique et un rassemblement des bonnes volontés, que nous rétablirons la confiance entre les citoyens et les institutions européennes dans un esprit renouvelé de solidarité. C’est la condition pour transformer l’Union en puissance démocratique, culturelle, sociale, écologique et industrielle, capable de peser sur les évolutions de la planète, de défendre les intérêts des Européens et de contribuer à un monde meilleur.

Signataires de l’appel CIVICO Europa (civico.eu):

Guillaume Klossa(FR), initiateur de CIVICO Europa, dirigeant d’entreprise, essayiste, et ancien sherpa du groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe (Conseil européen);Alberto Alemanno(IT), professeur de droit, fondateur du Good Lobby;László Andor(HU), économiste, ancien commissaire européen; Lionel Baier(CH), réalisateur;Miklos Barabas (HU), directeur, Maison de l’Europe;Enrique Baron Crespo (ESP), ancien président du Parlement européen;Mars di Bartolomeo(LU), président du Parlement du Luxembourg;Brando Benifei (IT), parlementaire européen; Sylvain Bonnet(FR), chef d’entreprise; Mercedes Bresso (IT), parlementaire européenne, ancienne présidente du Comité des Régions ;Elmar Brok (DE), parlementaire européen, ancien président de la commission des affaires étrangères, Parlement européen;Philippe de Buck (BE), ancien directeur général de Business Europe, membre du comité économique et social européen; Thomas de Charentenay(FR), dirigeant d’entreprise ; Daniel Cohn-Bendit(FR/DE), ancien président du groupe « Les Verts », Parlement européen;Georgios Dassis(GR), syndicaliste, ancien président du Comité économique et social européen; Piotr Dudek (PL), coordinateur jeunesse et universités, CIVICO Europa;Paul Dujardin (BE), directeur général, BOZAR; Isabelle Durant(BE), ancienne vice-première ministre, secrétaire générale adjointe de la CNUCED; Michele Fiorillo(IT), philosophe, coordinateur réseaux CIVICO Europa; Cynthia Fleury (FR), philosophe et psychanalyste;Markus Gabriel(DE), philosophe;Christophe Galfard (FR), astrophysicien et écrivain; Aart de Geus(DE), président de la fondation Bertelsmann;Felipe Gonzalez(ES), ancien premier ministre, ancien président du groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe (Conseil européen); Sandro Gozi(IT), sous-secrétaire d’Etat aux affaires européennes;Danuta Huebner (PL), ancienne commissaire européenne, présidente de la commission des affaires constitutionnelles, Parlement Européen; Ulrike Guérot (DE), directrice, European Democracy Lab; Alain Juppé (FR), ancien premier ministre, maire de Bordeaux; Charles Kaisin(BE), désigner; Mathieu Labey(FR), entrepreneur; Christophe Leclercq (FR), entrepreneur média et fondateur d’EurActiv;Jo Leinen(DE), parlementaire européen, ancien président du Mouvement européen-International; André Loesekrug (DE), fondateur d’ACapital, porte-parole du J.E.D.I;Robert Menasse(AT), écrivain; Jean-Pierre Mignard(FR), avocat; Joelle Milquet (BE), députée à la région bruxelloise, ancienne vice-première ministre; Alexandra Mitsotaki (GR), présidente, ActionAid Hellas;Jonathan Moskovic (BE), membre fondateur de CIVICO Europa, co-coordinateur du projet G1000;Ferdinando Nelli Feroci (IT), ambassadeur, ancien commissaire Européen, président du IAI (Istituto Affari Internazionali);Catherine Noone (EIRE), sénatrice, présidente de l’assemblée citoyenne d’Irlande; Johanna Nyman(FIN), ancienne présidente du Forum européen de la Jeunesse;Sofi Oksanen(FIN), écrivaine; Guilherme d’Oliveira Martins (PT), Fondation Gulbenkian, ancien ministre; Erik Orsenna (FR),écrivain;Rossen Plesneviev (BG), ancien président de la république de Bulgarie;Francesco Profumo (IT), ancien ministre, président de la fondation Compagnia di San Paolo;Sneska Quaedvlieg-Mihailovic(NL/RS), secrétaire générale d’Europa Nostra pour la protection du patrimoine européen;Jean Quatremer (FR), journaliste et essayiste;Francesca Ratti (IT), ancien secrétaire général adjoint du Parlement Européen, présidentede CIVICO Europa;Maria João Rodrigues(PT), ancienne ministre, vice-présidente du groupe « Socialistes et démocrates », Parlement européen;Robin Rivaton(FR), auteur;Petre Roman (RO), ancien premier ministre; Taavi Roivas(EST), ancien premier ministre d’Estonie; Wytze Russchen(NL), membre fondateur de CIVICO Europa; Jochen Sandig (DE),directeur de la compagnie de danse Sasha Waltz and Guests; Roberto Saviano(IT), écrivain; Nicolas Schmit (LU), ministre du travail, de l’emploi et de l’immigration;Gesine Schwan(DE), présidente de la plateforme de gouvernance Humboldt-Viadrina;Denis Simonneau(FR), président d’EuropaNova ; Benjamin Spark (BE), artiste;Farid Tabarki (NED), fondateur Studio Zeitigest ; Wolfgang Tillmans(DE), photographe et plasticien;Kirsten Van den Hull (NED), députée;René van der Linden(NL), ancien président de l’Assemblée du Conseil de l’Europe, ancien président du Sénat Néerlandais; Guy Verhofstadt(BE), ancien premier ministre, président du groupe « ADLE », Parlement européen; Vaira Vike Freiberga(LAT), ancienne présidente de la République de Lettonie;Cédric Villani (FR), mathématicien, Médaille Fields, député;Pietro Vimont (FR/IT); membre fondateur et directeur des opérations de CIVICO Europa; Luca Visentini(IT), secrétaire général de la Confédération européenne des Syndicats; Leendert de Voogd (NL), dirigeant d’entreprise; Sasha Waltz(DE), chorégraphe et danseuse ; Wim Wenders(DE), cinéaste.

La rente pétrolière est-elle la source de la crise multidimensionnelle que traverse le pays depuis plusieurs années déjà ? D’éminents professeurs en économie, en histoire et en sociologie le confirment. Ayant contribué au dernier numéro de la revue Naqd, paru sous le titre «Economie de rente et culture rentière», Daho Djerbal, historien et directeur de publication de cette revue, Youcef Benabdallah, professeur en économie, Rachid Sidi Boumedine, sociologue de l’urbain, et Amor Khelif, professeur en économie et directeur de recherche en énergie, ont relevé les ravages du système rentier en Algérie. Invités du forum de l’association RAJ, qui reste l’un des rares espaces de débat libre dans un pays où tout est fermé, les intervenants ont réussi, durant près de trois heures, à situer la source du mal national. «La question de la rente est structurelle. Elle est très importante dans la constitution des formes du pouvoir», explique d’emblée Daho Djerbal. Selon lui, la rente pétrolière en Algérie a, non seulement, «bloqué toute forme de développement», mais elle a produit «un système clientélaire et liberticide». «Quand on parle de la rente, on parle quasiment du non-développement. Elle est un facteur de blocage», lance le responsable de la revue Naqd, avant de donner la parole à Youcef Benabdallah pour un diagnostic approfondi de la situation globale. Ce dernier relève, d’emblée, l’existence de la différence entre la rente, qui est le fruit de l’exploitation des potentialités naturelles, et la production. «L’Algérie a produit sa propre crise» Rappelant l’évolution de la part des hydrocarbures dans le budget de L’Etat, qui a connu une forte progression durant les cinquante dernières années, l’économiste précise que le pays est «dans un consensus rentier», où l’Etat dispose de ses propres ressources et la population est sous-fiscalisée. «La question de la rente nous attend depuis 50 ans. Si on ne la règle pas, on ne mettra pas le pied à l’étrier», tranche-t-il. Youcef Benabdallah retrace, dans la foulée, la régression nationale qui a commencé à partir des années 1980. «Au début des années 1970, il y avait un Etat avec des velléités développementistes. A l’époque, il y avait une volonté de concilier le développement et l’émancipation des classes populaires. Mais le pari n’a pas été gagné en raison de la structure du système et ce qui est arrivé en 1986 (chute du prix du pétrole). Nous avons été piégés par la dette», précise-t-il. Ainsi, ajoute-t-il, une nouvelle forme de l’Etat s’est constituée. «Cet Etat se désengage de la sphère productive et abandonne son projet des années 1990. Il devient un Etat clientéliste, distributeur de la rente pour acheter la paix sociale, mais surtout son maintien», souligne-t-il. Et de conclure : «L’Etat a produit sa propre crise, parce qu’il est profondément rentier.» Corruption de la population L’Etat clientéliste ou néo-patrimonial, soutient de son côté Rachid Sidi Boumedine, souligne les conséquences du système qui a pu même corrompre la population. Intervenant sur la question de la production pétrolière, Amor Khelif relève la faiblesse de la production de Sonatrach qui ne produit que 40% du capital pétrolier. Cette situation n’est pas venue par hasard. Elle est, selon lui, la conséquence d’une politique mise en œuvre depuis 1986. «La loi sur les hydrocarbures de 1971 a institué le monopole de l’Etat sur les sous-sols. L’Etat transfert ce monopole à Sonatrach. En revanche, la loi interdit l’accès des compagnies étrangères aux gisements», explique-t-il. Le directeur de recherche en énergie revient sur les différents amendements de la loi qui ont conduit à la libéralisation de l’amont de la production et la démonopolisation de l’activité du gaz et du pétrole. Revenant sur la loi de 2005 qui avait suscité la polémique, Amor Khelif affirme que «malgré son retrait, une bonne partie des mesures de ce texte ont été mises en œuvre». Conséquence : recul de la production de Sonatrach. Le gaz de schiste est un désastre La casse de Sonatrach s’est poursuivie, ajoute-t-il, avec la mise à la retraite massive des cadres et des compétences à partir des années 2000. «A cela il faut ajouter la fuite des cerveaux vers les compagnies étrangères», dit-il. Critiquant l’achat d’une vieille raffinerie par Sonatrach en Italie, l’économiste dénonce l’option de l’exploitation du gaz de schiste. «Economiquement, le gaz de schiste est un désastre», souligne-t-il, précisant également que «le développement des énergies renouvelables est une demande de l’Union européenne qui s’inquiète du tassement des réserves en gaz naturel».
www.elwatan.com | 20/05/18
Ancien militant de l’Académie berbère de Paris en France, président de l’Association des amis de l’Académie berbère et militant de la cause amazighe, Youcef Hebib s’exprime ici sur l’officialisation de la langue amazighe. Il donne aussi son avis sur la future académie de la langue amazighe, dont la création est attendue dans les prochaines semaines. Youcef Hebib revient également sur l’épisode de la création de l’Académie berbère en France en 1966 et la répression dont ont été victimes ses membres. - Plus de 50 ans après la création de l’Académie berbère en France, qui a suscité la colère du pouvoir algérien de l’époque, une structure officielle baptisée Académie de la langue amazighe verra bientôt le jour en Algérie. Que signifie pour vous, qui étiez membre de l’Académie berbère, la naissance de cette structure officielle en Algérie ? La colère légitime était ressentie par la communauté amazighe d’Afrique du Nord. Elle était due à la violente négation de son histoire, de son identité, du socle fondamental sur lequel s’est construite la première et originale constante de nos pays en l’occurrence, le fait amazigh comme substrat de Tamazgha. La colère des pouvoirs qui avaient confisqué les indépendances des pays d’Afrique du Nord, chèrement acquises par les peuples, était illégitime et réactionnaire, car elle exprimait la volonté de ces régimes d’opprimer et de réprimer l’identité, la langue et la culture des peuples autochtones de ces pays. Ceci étant précisé, l’académie berbère, Agraw Imazighen en kabyle, et la «structure baptisée Académie de la langue amazighe» sont deux choses différentes, il y va de soi. C’est en France, à Paris plus exactement, qu’un groupe d’intellectuels militants, patriotes, sincères et fidèles à l’histoire plusieurs fois millénaire de Tamazgha, a eu le courage politique de répondre, par la création de l’Académie berbère en 1966, à la violence négationniste des régimes en place, qui considéraient et considèrent toujours que l’Afrique du Nord était un no man's land découvert puis occupé par les Arabo-musulmans au VIIe siècle. L’objectif d’Agraw Imazighen était fondamentalement politique, il s’agissait d’affirmer que l’Afrique du Nord appartient à l’espace de civilisation berbère d’abord et avant tout, méditerranéen, africain et arabo-musulman ensuite. Aussi, je peux affirmer aujourd’hui que de ce point de vue agraw imazighen a atteint ses objectifs. En effet, la création du drapeau amazigh, qui est maintenant l’emblème de Tamazgha des îles Canaris à Siwa en Egypte, la démonstration et l’affirmation de l’existence d’une langue berbère écrite, la sensibilisation et la formation de jeunes étudiants et surtout la réhabilitation du calendrier amazigh avec Yennayer sont l’œuvre de militants de l’Académie berbère. Sur le plan symbolique, cette œuvre est extraordinaire, si l’on prend en compte le manque de moyens, le contexte politique de l’époque et l’hostilité du pouvoir algérien, car il faut préciser pour l’histoire que la majorité des militants de l’académie berbère étaient des Kabyles. Quant à la structure baptisée Académie de la langue amazighe, elle serait une structure scientifique chargée du développement de la langue amazighe, selon le régime, à l’image de l’Icram au Maroc. Je note, malheureusement, que les pouvoirs en place en Afrique du Nord, notamment en Algérie, après la négation, la répression et la violence ont opté pour la stratégie de la ruse à l’égard de la question amazighe. En effet, ces régimes affirment en concert qu’ils sont décidés à réparer l’injustice historique qui frappe tamazight chez lui depuis l’indépendance de ces pays, alors que la lecture des dispositifs constitutionnels et juridiques, particulièrement dans notre pays, démontre le contraire. Comment réhabiliter tamazight en affirmant dans le préambule de la Constitution que l’Algérie est une terre arabe ? Comment affirmer que la langue amazighe est une langue officielle en précisant que la langue officielle de l’Etat est l’arabe ? Je me surprends à me poser la question suivante : de quel Etat tamazight sera langue officielle ? - Tamazight, qui a été combattu par le régime depuis l’indépendance, est aujourd’hui langue nationale et officielle en Algérie. N’est-ce pas là une victoire pour les fondateurs de l’Académie berbère ? La plupart des membres fondateurs de Agraw Imazighen ne sont plus de ce monde, Bessaoud, Hanouz, Rahmani, Naroun, Khlifati, Taous Amrouche et tant d’autres, aussi, je profite de cette tribune pour leur rendre un hommage appuyé. J’ai rappelé dans ma réponse à la question précédente la ruse du pouvoir algérien, car pendant des décennies celui-ci a utilisé les moyens de l’Etat, notamment de répression, du système éducatif et les mass media pour effacer tamazight de l’univers, pour le gommer totalement de l’espace public et privé algérien. Autre époque, autres mœurs, autres méthodes, tamazight est aujourd’hui reconnu formellement, mais il est combattu réellement. L’analyse de l’arsenal juridique qui est supposé promouvoir tamazigh est en vérité une armature juridique pour la minorer. Les débats biaisés et de mauvaise foi sur la graphie de son écriture, le niveau des budgets alloués à son développement et surtout le statut de langue facultative dans l’enseignement démontrent, si besoin est, toute la perfidie du régime envers cette question. Aussi, je ne peux en aucun cas parler de victoire, je dirais aux générations futures : vigilance et mobilisation. Nous devons adapter notre lutte aux exigences du moment. - L’Académie berbère a été dissoute suite à des pressions du gouvernement algérien sur les autorités françaises à la fin des années 1970. Les membres de l’Académie ont-ils reçu une demande officielle des autorités françaises de mettre un terme à leur organisation ? Effectivement, l’Académie berbère a été un enjeu politique et diplomatique entre la France et les pays de l’Afrique du Nord depuis sa création. Ses dirigeants vivaient dans une tension permanente, ils étaient constamment surveillés par la police française et harcelés par de pseudo-militants de l’Amicale des Algériens en Europe qui agissaient en police politique du régime. Je me rappelle d’un épisode en particulier, suite aux événements de Kabylie en avril 1980, nous avions appelé à un rassemblement devant l’ambassade d’Algérie à Paris, rassemblement qui a été autorisé, puis interdit par les autorités françaises, les membres de cette triste amicale se sont mobilisés pour aider la police française en indiquant les militants à arrêter. Agraw Imazighen n’a pas reçu de notification officielle de dissolution à ma connaissance, néanmoins, feu Mohand Arab Bessaoud et Saïbi Abd El Aziz ont fait l’objet d’une manipulation digne des barbouzes hollywoodiens, orchestrée par les services algériens de l’époque. Ils se sont retrouvés accusés d’extorsion de fonds, rien que ça, et ont passé six mois en prison. La préfecture de police de Paris a procédé par la suite à la mise sous scellés du siège de l’académie. - Qui a pris la décision de dissoudre l’association ? Historiquement, l’Académie berbère n’a jamais été dissoute légalement ni par les autorités françaises ni par ses militants. Il faut juste rappeler que l’arrestation de feu Mohand Arab Bessaoud et la mise sous scellés du local ont créé une situation de confusion au sein des militants. Des tentatives de réactivation de l’association ont eu lieu, mais il faut reconnaître qu'elles n’ont pas abouti. Toutefois, les militants continuaient à activer au nom de l’académie jusqu’aux années 2000. En 2015, avec quelques anciens camarades, à l’image de Idjekouane Belkacem, Bounab Mustapha et Kaneb Mouloud, nous avons fondé l’Association des amis de l’Académie berbère. Le débat sur le caractère de la transcription de la langue amazighe revient au-devant de la scène depuis quelques semaines. Quelle est, selon vous, la graphie la plus idoine pour la transcription de tamazigh ? Je l’ai déjà dit précédemment, le débat sur la graphie de transcription de tamazight est une manœuvre des ennemis de cette langue et à leur tête les tenants du pouvoir et leurs alliés, les adeptes de l’arabo-islamisme. La question de la graphie est réglée scientifiquement par plusieurs décennies de recherches et de travaux d’universitaires de chercheurs, à l’image de Mouloud Mammeri qui a produit une codification grammaticale de la langue amazighe. Ceci étant précisé, il appartient à toute personne qui veut produire en langue amazighe d’utiliser la graphie de son choix.
www.elwatan.com | 19/05/18
C'est officiel: la U Arena est déjà débaptisée et l'enceinte du Racing 92 portera, comme on l'avait annoncé, le nouveau nom de "Paris La Défense Arena". Le Conseil d'administration du quartier d'affaires a ainsi validé jeudi ce projet de naming pour l'enceinte multimodale, où évolue le club du président Jacky Lorenzetti depuis cette saison, mais qui déjà accueille aussi de nombreux spectacles divers et variés (Rolling Stones, Stars 80, Supercross, Pro A de basket...). Mais alors que les prévisions annonçaient une manne estimée à 8 millions d'euros par an, ce partenariat avec le nouveau groupement en charge de l’aménagement, la gestion et l’animation du quartier de La Défense, géré par Patrick Devedjian, le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, rapportera 3 millions d'euros annuels sur un contrat d'une durée de 10 ans. Cette somme "pouvant être complétée par une redevance variable corrélée aux performances de l'enceinte ", ajoute un communiqué.  "Ce contrat de partenariat va nous permettre de faire savoir aux grands marchés internationaux que Paris La Défense est un véritable lieu de vie, de loisirs et de culture. Paris La Défense Arena, plus grande enceinte multimodale d’Europe, est un symbole de transformation du quartier. Elle va nous permettre d’associer Paris La Défense, auprès d’un public très large et au niveau mondial, à une émotion, à une expérience intense, de modifier durablement son image et de renforcer sa  notoriété ", a commenté Marie-Célie Guillaume, Directrice Générale de Paris La Défense.  
www.sports.fr | 18/05/18

Nous avons de le chance d'habiter un pays où chaque région ou département, ont leur spécificité propre, leur gastronomie, une diversité dans les paysages.

[caption id="attachment_104456" align="aligncenter" width="750"] St Victor sur Loire [/caption] Si la Loire est connue pour ses châteaux, elle a surtout de mirifique sa longueur avec plus de 1 000 km, qui l’érige comme l’un des fleuves les plus étendus de France. Son importance est telle qu’elle a donné son nom au département qu’elle traverse du sud au nord et dont la préfecture est l’innovante Saint-Étienne. La Loire prend sa source sur le mont Gerbier de Jonc. St Victor sur Loire est à 150km de la source et le dénivelé entre les deux est de 400m.

GORGES DE LA LOIRE : UN SITE ÉCO-AMOUREUX

Dans un relief ondulé de collines érodées, la Loire a dessiné au gré de ses méandres des gorges abruptes, devenues au fil des années une voie de passage importante. Les méandres du fleuve découpent une série de points stratégiques occupés de très longue date comme en témoignent le dolmen des Échandes et l’oppidum d’Essalois. Plus tard, chapelles, donjons et châteaux furent édifiés pour veiller sur les terres agricoles. Aujourd’hui rempli par les eaux du barrage de Grangent (1957), un plan d’eau parsemé d’îles et presqu’îles offre un paysage exceptionnel et une importante biodiversité. La variété de la faune et de la flore est d’ailleurs reconnue au niveau européen grâce à son classement en site Natura 2000 et protégée dans le cadre d’une Réserve Naturelle Régionale. Typiques des gorges de la Loire, les landes offrent en été de belles teintes colorées, oscillant entre le jaune d’or des genêts purgatifs et le violet de la callune. Ces espaces permettent à des rapaces comme le circaète Jean-le-Blanc de guetter les reptiles ou encore à l’engoulevent d’Europe de partir en quête de papillons de nuits. Crapauds sonneurs à ventre jaune, papillons azurés du serpolet ou encore milans royaux se partagent le paysage. [caption id="attachment_104458" align="aligncenter" width="750"] St Victor sur Loire [/caption] [caption id="attachment_104459" align="aligncenter" width="750"] St Victor sur Loire, l'église [/caption] [caption id="attachment_104460" align="aligncenter" width="750"] Vu à partir de St Victor sur Loire [/caption]

LE CHÂTEAU DE LA BÂTIE D’URFÉ

      [caption id="attachment_104462" align="aligncenter" width="750"]  LE SPHINX [/caption] REMARQUABLE TÉMOIGNAGE DE LA RENAISSANCE, LE CHÂTEAU DE LA BÂTIE D’URFÉ RECÈLE DE NOMBREUX TRÉSORS. DE SA GROTTE DE ROCAILLES À SON EMBLÉMATIQUE SPHINX EN PASSANT PAR LES PEINTURES ITALIENNES DE LA CHAPELLE, IL VOUS RÉSERVE BIEN DES SURPRISES. GALERIE À L’ITALIENNE, JARDINS PROPICES À LA FLÂNERIE… RIEN N’A ÉTÉ LAISSÉ AU HASARD DANS CE MONUMENT HISTORIQUE EMBLÉMATIQUE DU DÉPARTEMENT OÙ SE CROISENT TOUS LES ARTS DU 16E SIÈCLE. [caption id="attachment_104464" align="aligncenter" width="496"]  LA GROTTE [/caption]

DES JARDINS OÙ IL FAIT BON FLÂNER

Tous les ans se tient l'Estival de la Bâtie, il aura lieu cette année du 5 au 21 juillet 2018, je vous en parlerai la semaine prochaine.

SITE : Département de La Loire
homactu.com | 14/05/18
De nouvelles taxes seront encore une fois imposées au Algériens, même si, pour le moment, la copie de la Loi de finances complémentaire (LFC 2018) sera revue. Les Algériens payent tout de plus en plus cher, même à l’administration. El Watan Week-end énumère tout ce que nous ne pourrons pas faire gratuitement. Onze mille milliards de dinars. C’est le montant des impôts impayés. Un chiffre annoncé par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, il y a quelques jours, devant les députés de l’Assemblée populaire nationale. Le premier responsable du secteur a d’ailleurs appelé le gouvernement à ne plus compter ce montant parmi les ressources financières de l’Etat, étant donné qu’il est impossible de procéder au recouvrement de cette somme. La raison : «Il s’agit d’un montant non recouvrable hérité des décennies précédentes. Les entreprises concernées ont disparu et d’autres ont été déclarées en faillite», a-t-il expliqué. N’empêche, le ministre des Finances a assuré qu’«il ne faut pas croire que les services des impôts n’ont rien fait pour chercher cet argent». Cependant, il faut croire que cela n’est pas suffisant. «Les entreprises dont il parle ne payent pas leurs impôts, et on se rabat sur le salaire du pauvre citoyen qui a du mal à joindre les deux bouts», se désole Mourad, enseignant. Un avis largement partagé par Nacéra, cadre dans une banque : «Tout est devenu payant. Même pour aller au parc afin de se vider l’esprit, il faut payer le prix fort. Malheureusement, la qualité de service n’est pas au rendez-vous. De plus, avec l’arrivée imminente du Ramadhan, on s’attend à des prix encore plus élevés, ce qui n’arrange pas les choses.». Car les frais supplémentaires, il y en aura encore. Chevaux En effet, l’avant-projet de loi de finances complémentaires, examiné par le Conseil du gouvernement, a été validé par ce dernier. Ce projet de loi de finances complémentaire proposait des nouvelles taxes et des hausses conséquentes. Il était question d’un timbre du permis de conduire passant de 500 à 5000 DA. Soit une hausse de 1000%. Concernant le timbre de la carte grise, il devait également être revu à la hausse. Pour certaines catégories de véhicules, les augmentations ont été multipliées par 20. Pour les véhicules de tourisme, camionnettes, camions et véhicules de transport en commun d’une puissance de 2 à 4 chevaux, le montant de la taxe est porté à 10 000 DA contre 500 DA auparavant. Pour les véhicules d’une puissance de 5 à 9 chevaux, le montant de la taxe passe de 800 à 16 000 DA. Concernant les véhicules d’une puissance supérieure à 10 chevaux, la taxe est fixée à 20 000 DA. Elle est de 30 000 DA. Finalement, ce projet a été rejeté par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le chef d’Etat a jugé qu’il n’était pas normal d’infliger au citoyen autant de taxes et de hausses en une seule année. Pour l’économiste Abdelhak Lamiri, le contenu de la loi de finances complémentaire serait revu pour deux raisons essentielles. «La première a trait au fait que les différentes taxes qui y seraient incluses sont incompatibles avec le contexte, c’est-à-dire à quelques mois de l’élection présidentielle. En second lieu, les décideurs espèrent que la remontée des prix pétroliers durera plusieurs mois et permettra d’éviter le recours à des taux d’imposition plus élevés», explique-t-il. Elections De son côté, l’expert financier Souhil Meddah estime que «cet acte de réajustement peut être interprété de deux façons. La première étant que le coût supporté par le dernier consommateur devient additionnellement élevé à son pouvoir d’achat. Et la deuxième interprétation peut se justifier par le niveau des transactions multiples ou non prévu pour chaque individu, notamment dans les attributions des documents ou des achats de véhicules sur le marché du neuf ou celui de l’occasion». Cependant, la décision du Président n’exclut pas la possibilité d’adopter ces lois dans la prochaine loi de finances, en 2019. «Il faudrait plutôt tabler sur la loi de finances 2020, car celle de 2019 sera votée en décembre 2018. Il serait étonnant de la voir contenir de fortes hausses. La loi de finances complémentaire visait à se rapprocher de l’équilibre budgétaire et surtout faire des gestes en direction de l’Union européenne après les dernières critiques de celle-ci. Mais le contenu n’est pas conforme au contexte : une embellie des prix pétroliers et l’élection présidentielle qui se rapproche», confie Abdelhak Lamiri. Finalement, beaucoup expriment leur soulagement quant à la non-adoption de cet avant-projet de loi de finances complémentaire. Rêve «Cela aurait été la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase. On n’en peut plus des mauvaises surprises qui coûtent très cher et on ne sait plus comment exprimer notre ras-le-bol. Le pire est que nous ne pouvons même pas boycotter certains services étant donné que nous n’avons pas cette culture malheureusement. Depuis des années, on ne fait qu’accepter tout ce qu’on nous inflige ; y en a marre», dénonce Mustapha, informaticien dans une société étatique. De son côté, Souhila, une mère de famille de 37, ans énumère : «Nous avons l’impression que le niveau de vie en Algérie est très élevé si on se réfère aux sommes faramineuses qu’on dépense pour chaque service. A titre d’exemple, j’ai voulu passer mon permis. Je me suis rendu compte qu’il coûte 20% plus cher que les années précédentes. Les automobilistes ne peuvent pas garer leur véhicule dans un endroit sans se faire racketter. Et quand il s’agit d’un parking réglementé, les prix sont excessivement chers. Idem durant la période estivale. Alors que les autorités avaient annoncé que l’accès aux plages été gratuit, rien de tout cela n’est vrai. Si on ne paye pas, on se retrouve derrière à ne plus pouvoir surveiller nos enfants. Si on veut voyager, les tarifs d’Air Algérie figurent parmi les plus élevés. Les émigrés ont de plus en plus de mal à venir rendre visite à leurs proches vu le prix des billets pour la destination Algérie. Se payer un appartement relève du rêve. Tiens, heureusement que le rêve est gratuit, sinon on mourrait». Education Autre secteur qui revient relativement cher aux familles : l’éducation. Même si celle-ci est gratuite, n’empêche, beaucoup de parents préfèrent, de plus en plus, inscrire leurs enfants dans des écoles privées, jugeant le niveau meilleur. Sauf que, jouissant d’une certaine réputation, certaines de ces écoles augmentent leurs tarifs à tout-va, alors que le service reste le même. «L’école où mon fils est inscrit a augmenté ses tarifs de 5000 DA d’une traite. J’hésite à renouveler son inscription pour l’année prochaine. Sans compter le fait que les livres valent dans les 20 000 DA», se désole Souad, ingénieur. Hormis les prix excessifs dans les écoles privées, le tarif des livres scolaire dans les établissements publics est aussi à déplorer pour certains parents, qui regrettent le temps où on pouvait les louer et les remettre en fin d’année. Pour Bachir Hakem, enseignant, la question du livre scolaire est très importante car elle a un rapport direct avec le pouvoir d’achat, la déperdition scolaire ainsi que la gratuité de l’éducation pour tout le monde. Selon lui, celui-ci revient très cher et impossible à acheter pour des familles avec plusieurs enfants scolarisés. Autre secteur qui revient relativement cher aux familles : les loisirs. Beaucoup déplorent la qualité médiocre et les prix excessifs. «D’abord, nous n’avons pas un large choix de lieux dédiés aux loisirs. Les parcs d’attractions sont souvent mal fréquentés et les parcs en plein air facturent le parking à l’heure, ce qui revient très cher. Nos enfants n’ont nulle part ou aller», confie Souhila. Exigences Pour Souhil Meddah, la question des loisirs en Algérie peut s’interpréter de deux façons. La première étant que cette activité en elle-même est un gisement très important pour le compte de l’activité économique, alors que le parc actuel n’est pas en mesure de satisfaire les besoins des citoyens. «Donc, automatiquement, les demandes et les exigences ne coïncident pas avec les structures disponibles. La deuxième question concerne la disparité qui existe entre les capacités individuelles des individus de différentes classes par rapport à leurs demandes. Généralement, les demandeurs de la classe moyenne cherchent à s’intégrer dans les mêmes centres de loisirs que les classes les plus aisées financièrement», explique-t-il. Pour sa part, Abdelhak Lamiri estime que les loisirs sont chers et de mauvaise qualité. Alors, il serait difficile, selon lui, de booster ce secteur et la taxe servirait à peu de choses. «Il faut savoir professionnaliser les branches d’activités avec les taxes, les labellisations, les formations et autres. La solution réside dans un meilleur management encouragé par les pouvoirs publics», propose-t-il. L’immobilier n’est pas en reste de tout cela. C’est devenu la bête noire de tous les Algériens, incapables de «s’offrir» un logement décent vu les prix qui flambent. Samir, un jeune comptable de 31 ans en rigole : «Il est plus facile d’acheter un appartement à Barcelone qu’à Alger. C’est le monde à l’envers». Spéculation L’expert financier Souhil Meddah avoue que la question de l’immobilier est très complexe étant donné qu’elle relève aussi de beaucoup de facteurs et de paramètres. «Mais, d’autre part, on peut dire que c’est la facilité d’accès au logement qui pose problème en premier lieu, notamment dans les conditions inadaptées ni aux personnes concernées ni au modèle des coûts qui fait que l’immobilier soit devenu un gisement important en matière de placement et de spéculation», déplore-t-il. De son côté, Abdelhak Lamiri confie que le souci est le même dans tous les secteurs : «L’absence d’entreprises professionnelles et en grandes quantités, dotées d’un management de grande classe, est le problème numéro un de toutes les filières. L’absence d’une stratégie de développement au niveau macroéconomique et d’un management de classe mondiale au sein des entreprises et des institutions aboutit toujours à des problèmes graves dans tous les secteurs», explique-t-il. Par ailleurs, en pleine période d’austérité, et malgré le désarroi du citoyen, on continue encore de puiser dans ses poches tous les jours un peu plus, alors que certains ministères vont tout de même bénéficier d’une rallonge budgétaire. Cela est-il logique ? Pour Abdelhak Lamiri, malgré l’austérité il y a toujours des priorités. «On peut admettre que le budget de la Défense obéit à d’autres considérations. On peut également concevoir aussi qu’il peut y avoir des efforts pour une meilleure redistribution des ressources (augmenter les basses retraites par exemple), mais on ne peut pas continuer dans la logique des grands projets, ce qui épuisera rapidement les réserves et aura de terribles conséquences sur le pays», explique-t-il.
www.elwatan.com | 11/05/18
A la fois pays fermé, si on considère sa situation géopolitique entre l'océan et l'Algérie dont la frontière est verrouillée depuis un quart de siècle, et Etat ouvert sur le monde si on prend en compte son dynamisme économique, son volontarisme diplomatique, sa culture aux influences multiples, le Maroc présente une succession de visages dont nous proposons de dresser les portraits. En dépit de sa taille moyenne, le Maroc est un acteur important de la scène internationale, aussi bien comme médiateur au Moyen-Orient ou en Afrique, que comme régulateur des flux migratoires vers l'Europe, tout en gérant l'image très contrastée de sa diaspora européenne. Le nombre de personnes d'origine marocaine, parmi les terroristes frappant l'Europe est contrebalancé par la parfaite insertion de la majorité des Marocains dans le monde occidental. Le pays se veut à la fois atlantique et méditerranéen, arabe et musulman, tout en regardant vers l'Europe et en redécouvrant ses racines africaines.
evene.lefigaro.fr | 09/05/18

Samsung a lancé une salle de cinéma équipée d'un d'écran LED à Zurich.

Cet article Samsung lance le premier cinéma avec un écran LED en Europe est apparu en premier sur Journal du Geek.

Parler de "culture de l'Europe" est difficile, car de nombreuses cultures s'y sont succédé (et ont souvent assimilé des apports extra-européens) depuis plusieurs millénaires. Une définition de la culture de l'Europe doit nécessairement aussi tenir compte des limites géographiques du continent (par exemple, la civilisation grecque s'est pour partie développée sur le sol asiatique, dans l'actuelle Turquie). Cet article présente quelques traits fondamentaux communs aux cultures européennes, tentant de définir un fonds culturel du continent.


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