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Espagne Culture

Le contexte international pourrait permettre l'émergence d'un début de mécanisme de défense européen

Le serpent de mer qu’est l’idée d’une Défense européenne est peut être prêt à sortir de l’eau. Depuis quelques années, les déclarations des dirigeants européens et les décisions prises par leurs alliés laissent à penser qu’une Europe qui assure sa propre sécurité n’est pas si loin que cela. Cependant, la complexité de la machine de l’Union européenne et des relations internationales pourraient entraver ce projet.

L’Eurofighter Typhoon est un pur produit de la coopération européenne : il est produit par un consortium qui rassemble l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni - Bundesheer (Bundesministerium für Landesverteidigung und Sport) / Markus Zinner 12 July 2007 - CC BY 4.0

Fin juin, neuf pays européens ont officiellement lancé l'Initiative européenne d'intervention (IEI). Contrairement à ce que son nom pourrait indiquer, l'IEI n'a pas vocation à devenir une force d'intervention au service de ses contributeurs ou de l'Union européenne (UE). Il s'agit en fait d'un mécanisme indépendant de l'UE et de l'OTAN. L'objectif de l'IEI est de rapprocher les états-majors européens pour faciliter les échanges et la constitution d'une culture stratégique commune. La création de l'IEI est un pas supplémentaire vers l'Europe de la Défense.

D'où vient l'idée d'Europe de la Défense

Si, dans les années cinquante, la France est à l’initiative de la proposition et, finalement, du rejet du projet de Communauté européenne de défense (CED), sa position a aujourd’hui changé. Dans le contexte historique et géopolitique de l’époque, il était inconcevable, pour les autorités françaises, de réarmer l’Allemagne (la RFA en l’occurrence) moins de dix ans après le second conflit mondial. À noter que les britanniques et les américains y étaient très favorables. Les derniers, inquiets de leur engagement en Corée et de son coût, voyaient d’un bon œil le réarmement du Vieux continent face au bloc communiste et un éventuel conflit qui éclaterait en Allemagne. Le projet de CED, amorcé en 1950 avec l’idée d’une Europe fédérale, est finalement réduit à néant, en 1954, par le refus français de ratifier le...

[Le Soleil] Invités au Marché des arts performatifs de l'Atlantique Sud (Mapas), prévu du 11 au 15 juillet, à Tenerife (en Espagne), cinq groupes sénégalais de musique, danse et cirque cherchent désespérément le visa pour participer à cette importante rencontre entre les créateurs des arts de la scène en direct, aux Iles Canaries.
fr.allafrica.com | 06/07/18
Maxim Huerta a démissionné mercredi une semaine après sa nomination, suite à des révélations sur ses déboires passés avec le fisc, un premier coup dur pour le tout nouveau gouvernement du socialiste Pedro Sanchez.
www.liberation.fr | 13/06/18
Alors au sommet du football mondial, Andrès Iniesta n’en a pas moins été victime de dépression en 2009 et 2010 malgré les sacres du Barça ou la victoire de l’Espagne en Coupe du monde en 2010. La faute au décès de son ami Dani Jarque, victime en août 2009 d’une crise cardiaque alors qu’il évoluait à l’Espanyol Barcelone. "Tu sens que tu n'es pas toi, que tu ne profites pas des choses,. Que les personnes qui t'entourent sont de simples personnes. Tu n'as ni sentiments, ni passions. Tu te vides de l'intérieur et il y a un moment où tu te rends compte que tu ne peux plus, a-t-il confié au micro de l’émission El Hormiguero. J'avais la capacité de voir que j'avais besoin de quelqu'un pour sortir de cette situation. Ce qui est important, c'est qu'en cette période je n'ai jamais perdu l'illusion. Je suis allé au cinéma avec ma femme et avant que le film commence, j'ai dû partir parce que je ne pouvais pas le supporter."
www.sports.fr | 30/05/18
Le journaliste Mohamed Salah s’est éteint hier à l’âge de 83 ans des suites d’une longue maladie. Né en 1935 en Syrie, où il a vécu de nombreuses années, il s’est ensuite installé à Tunis avec sa famille avant de rentrer en Algérie la veille de l’indépendance. Mohamed était un homme affable, d’une éducation exemplaire et d’une culture générale au-dessus de la moyenne. Il a fait ses débuts à la Radio algérienne en 1964 qu’il a quittée en 1990. Le virus du métier ne l’a jamais quitté même pendant ses années de retraite. Il a été rappelé à la Radio Chaîne 1 comme collaborateur en 2000 avant de s’en aller une seconde fois en 2006. Mohamed Salah a été l’animateur vedette des émissions sportives de la Chaîne 1 durant plus de 30 ans. Sa voix était familière aux auditeurs et il était sans pareil dans le commentaire des matchs et la narration des événements. Les Algériens se rappellent encore de son commentaire lors de l’inoubliable match Algérie-Allemagne (2-1), le 16 juin 1982 à Gijon, en Coupe du monde Espagne 1982. Avec sa voix et sa joie, il a accompagné et bien décrit les deux actions qui ont débouché sur les buts de Madjer et Belloumi. Fervent supporter du MC Alger, il n’a jamais laissé transparaître sa sympathie pour ce club lors des rencontres de championnat et de coupe qu’il couvrait. C’était un vrai professionnel. Il prenait beaucoup de plaisir à chausser ses crampons et descendre sur le terrain pour jouer des matchs avec ses jeunes collègues de la presse. Ces dernières années, ses apparitions publiques étaient réduites. Même affaibli par la maladie, il n’hésitait jamais à prendre des nouvelles de ses amis et confrères qui l’ont côtoyé durant sa longue carrière professionnelle. La vie n’a pas été tendre avec lui. Il ne s’est jamais plaint. Il était plein d’humilité. Il a vécu un terrible malheur familial, lorsqu’il a perdu son fils Hatem (19 ans) dans un dramatique accident de la circulation. Le jeune Hatem était promis à une brillante carrière de footballeur, lui le junior qui frappait aux portes de l’équipe seniors du RC Kouba. Mohamed Salah sera inhumé aujourd’hui au cimetière de Garidi (Kouba), où il reposera auprès de son fils. En ces pénibles et douloureux moments la rédaction sportive d’El Watan présente ses condoléances à la famille du défunt, partage sa douleur et son chagrin et prie Dieu le Tout-Puissant et Miséricordieux d’accueillir le défunt en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»  
www.elwatan.com | 29/05/18

L'écrivaine française de romans policiers Fred Vargas a reçu jeudi en Espagne le prestigieux prix Princesse des Asturies de littérature. Elle a été récompensée pour son oeuvre liant "intrigue, action et réflexion".

www.rts.ch | 24/05/18

La star de cinéma espagnole Javier Bardem a pris mardi la défense d'un acteur poursuivi pour blasphème, jugeant que les poursuites judiciaires contre des personnes exprimant des opinions renvoyaient l'Espagne à "l'époque du franquisme".


www.cinenews.be | 23/05/18

"Everybody knows", de l'Iranien Asghar Farhadi, a fait mardi l'ouverture du 71e Festival de Cannes et est sorti en salle. Le cinéaste a tourné son film en Espagne, avec deux icônes du cinéma espagnol Penelope Cruz et Javier Bardem.

www.rts.ch | 10/05/18
Bien qu’elle ne soit pas une culture stratégique et prioritaire, la culture de la fraise a connu ces dernières années un développement vertigineux. Autrefois réduite à certaines zones de l’est de la wilaya, particulièrement à Belghimouz dans la commune d’El Ancer, cette culture n’a cessé de grignoter de l’espace depuis 2002 pour carrément multiplier par plus de 100 la production en l’espace d’une quinzaine d’années. De quelque 1200 de  quintaux récoltés en 2002, la production devrait s’établir cette année à un peu moins de 130 000 quintaux. Les superficies cultivées ont connu elles aussi la même prodigieuse progression. Au début des années 2000, la superficie dédiée à cette plante herbacée n’était que de quatre hectares. Au fil des années, celle-ci a progressivement commencé à s’étendre pour atteindre les 150 hectares au début de la présente décennie. Depuis, la superficie a encore plus que doublé pour se hisser à 415 hectares. L’autre facette de cette expansion des fraiseraies est par contre pointée du doigt par certains, qui justifient leur perplexité par les effets négatifs sur les sols et l’être humain. Questionné par El Watan, Tahar Macharih, président de l’Association professionnelle des producteurs de fraise de la wilaya de Jijel, n’a pas manqué de lancer un appel aux autorités pour ouvrir un marché de gros dans la wilaya afin de mieux organiser la filière et la commercialisation de la fraise, au grand bénéfice du fellah et du consommateur. Actuellement, nous dira-t-il, la fraise arrive généralement en 3e main au consommateur au moment où les producteurs risquent de subir des pertes cette année. «Avec la multiplication des intermédiaires et la baisse du prix chez le producteur, on risque la catastrophe», expliquera-t-il. Cette année, saura-t-on de notre interlocuteur, les agriculteurs de Jijel ont planté 22 millions de plants de fraisier contre près de 18 millions en 2017. Tous ces plants sont importés de l’étranger, essentiellement d’Espagne et d’Italie, en l’absence d’une production nationale à même de répondre en quantité, mais surtout en qualité pour égaler en rendement ceux des pépinières étrangères. Actuellement, la production est écoulée dans l’est du pays, mais aussi sur les étals d’Alger, en passant par Tizi Ouzou et Bouira, et même jusqu’à Oran. Négligence chimique Mais la disponibilité du produit demande d’étendre sa commercialisation vers d’autres horizons. A ce propos, Tahar Macharih, qui active depuis 15 années dans cette filière, explique que jusqu’à présent «aucun client étranger ne nous a approchés», bien que quelques échantillons aient été envoyés, notamment vers la Russie. Questionné sur l’appauvrissement des sols, le président de l’association des producteurs de fraise, fort d’une expérience d’une quarantaine d’années dans le domaine agricole, avancera tout de go que ce problème est connu et que la solution l’est tout aussi depuis longtemps. Il ajoutera que sa résolution passe par la rotation culturale qui consiste à faire succéder sur la même parcelle de terrain des cultures de plantes différentes pour une bonne gestion du sol cultivé. Quant aux dangers de la manipulation de certains produits par les agriculteurs, il répondra «qu’on ne peut pas le nier», mais pointera le doigt vers le fellah qui en dépit de sa connaissance des dangers continue à se comporter de manière dangereuse sans se prémunir contre ces produits. Pour notre interlocuteur, certains agriculteurs peuvent vous faire un cours sur ces produits, mais en revanche ils ne prennent aucune précaution.  
www.elwatan.com | 06/05/18
Se tournant vers son enfance, un homme voit renaître une Espagne révolue où les rues sentaient la mer, où l'insouciance s'alliait aux mystères du désir naissant, à l'orée des rites initiatiques immémoriaux, dans les suavités d'une vie peuplée de personnages truculents, les tantes jacasseuses, les oncles buveurs de cidre, les cousins de Madrid, et les cousines aussi, qui sont des sottes, sauf Helena. Helena, douce et chaude respiration du soleil, mélancolie d'un monde perdu. Un des plus beaux livres de la littérature espagnole d'après-guerre. La Vanguardia. Un excellent roman, d'une fraîcheur inaltérable, écrit dans une prose magistrale. El Paìs. Tous les parfums et les sensations parallèles de l'enfance, mais aussi les vapeurs de l'éternel féminin, sont déposés avec grâce et humour dans ce roman. Libération. Postface inédite de Xavier Mauméjean. Traduit de l'espagnol par Bernard Lesfargues.
evene.lefigaro.fr | 03/05/18
Une autre organisation de l’Etat qui prenne en compte les régions et leurs particularismes aurait permis certainement de faire l’économie de la violence par une territorialisation des questions spécifiques. L’hétérogénéité est le propre de toute société humaine. Il n’y a pas une seule communauté au monde qui soit totalement uniforme et toutes les tentatives visant à créer une nation homogène ont lamentablement échoué. L’Afrique du Nord, dans son ensemble, produit à la fois d’un modèle de gestion centraliste lié à la puissance coloniale et d’une idéologie arabo-islamique, aura cumulé toutes les tares et ses gouvernants ne pouvaient échapper à la tentation de perpétuer cet état de fait, qui garantit le maintien des intérêts des dominants. La vérité de l’Etat-nation s’est alors imposée à tous les citoyens qui ne sont plus que des individus atomisés, sans liens de solidarité de groupe autre que le dévouement à une hypothétique nation dont il faut épouser les symboles et intérioriser le discours. Depuis quelques décennies, un nouveau regard s’impose sur l’organisation de la société humaine. Une organisation qui tienne compte de la part de subjectivité et de sensibilité qui sont en chacun de nous, notamment celles concernant les questions identitaire, culturelle et identitaire. Ce phénomène est mondial et l’Afrique du Nord ne peut échapper à la règle. Dans cette région du monde qui est la nôtre, la construction de mythes fondateurs, à contre-courant de l’histoire, visant à construire un imaginaire «sur mesure» et à fabriquer un peuple nouveau ne fait qu’exacerber une tension déjà très grande, creusant un peu plus le fossé qui sépare les populations arabophones des populations amazighophones. Une autre organisation de l’Etat qui prenne en compte les régions et leurs particularismes aurait permis certainement de faire l’économie de la violence par une territorialisation des questions spécifiques. Cela permettrait aux «minorités» ou considérées comme telles d’être les acteurs de leur propre histoire et de participer, ainsi, à celle d’une nation qui n’écrase pas le citoyen au nom de l’unicité et de l’uniformité. La paix et la cohésion sociale sont à ce prix. Le réveil identitaire L’Afrique du Nord est une région charnière entre l’Occident, l’Afrique et l’Orient qui aurait pu jouer un rôle déterminant. Mais face aux changements du monde moderne, elle n’a pas pu démarrer et a mal réagi aux défis de l’avenir. La menace qui y plane est aujourd’hui réelle. Instabilités politique, sociale et culturelle sont le lot dont elle a hérité. La démocratie est une chimère. Les institutions sont en décomposition. Les structures se délitent à grande vitesse. La régression s’installe rapidement, y compris et surtout au niveau des mentalités et au niveau des valeurs fondamentales. C’est dans ce contexte que depuis quelques années s’est amplifiée la prise de conscience identitaire et linguistique des populations qui ont le plus souffert de la marginalisation. Autrement dit, les Imazighens opprimés et ostracisés dans toutes les nations qui composent Tamazgh, cet «existant historisque». Dans ce réveil identitaire, chaque pays a eu son propre rythme mais déjà dans les années 1920, on songeait à un combat unitaire contre la colonisation (Etoile Nord-Africaine). Déjà s’esquissait l’idée de nation à construire en faisant appel au génie propre au pays, loin de toute idéologie arabo-islamique. Amar Imache, le secétaire général de l’ENA face «projet Blum-Violette», affirmait que «le premier gouvernement à forme républicaine et démocratique fut institué en Kabylie pendant qu’en France et ailleurs on ignorait ces mots». Malheureusement, un projet vite enterré par la grâce de Messali et son mentor Chakib Arslane. La question de l’amazighité va être plus explicite en 1949 avec la crise dite berbériste et depuis la contestation n’a pas cessé de progresser (une pause a été toutefois respectée durant toute la guerre d’indépendance pour sauvegarder l’unité des rangs). Au Maroc et en 1930, le Dahir berbère fut adopté (en accord avec celui qui devait devenir Mohamed V et immédiatement dénoncé par Chakib Arslane. Quand bien même il participerait d’un calcul politique, il répondait néanmoins à une réalité sociale. Dans toute l’Afrique du Nord, les autochtones s’autogéraient par le droit coutumier et ceux qui en appelaient à la justice française étaient couverts d’opprobre. L’arabisme naissant excluait toute attache avec un monde autre que celui de ses concepteurs. Comme en Algérie, c’est dans les années 1930 que l’idéologie arabo-islamique a commencé à prendre sérieusement place dans la société marocaine. Et comme en Algérie, l’amazighité a été renvoyée en marge. Les Arabo-Andalous, comme on aime à les appeler au Maroc, et à leur tête Allal El Fassi, ont eu un rôle certain dans la mise à l’écart des Imazighens renvoyés dans le monde rural. En Algérie comme au Maroc, l’arabo-islamisme porté par les autorités après les indépendances a fini par exacerber les mécontentements des populations amazighophones, niées dans leur culture et leur langue, dans leur propre pays. Le Printemps amazigh est venu mettre à nu, en 1980 à Tizi Ouzou, l’ostracisme et l’oppression subis par des populations qui ont porté la révolution (notamment kabyles et chaouies) et qui, à dire vrai, n’ont pas eu la reconnaissance à laquelle elles avaient légitimement droit. Au Maroc, la crise sociale autant qu’identitaire ne pouvait qu’entraîner un vaste mouvement de contestation/revendication qui a débuté déjà du temps du roi Hassa II. La puissance du mouvement amazigh qui a suivi, en Algérie comme au Maroc, une même trajectoire a abouti, dans ces deux pays, à des acquis non négligeables grâce principalement à un vaste réseau associatif, aux universitaires et à des intellectuels qui ont pensé et porté le mouvement avant qu’il ne soit totalement popularisé. Des acquis payés parfois au prix du sang, qui sont aujourd’hui devenus irréversibles. Dans les deux pays, l’identité amazighe tant niée est reconnue, la langue amazighe est officielle (même s’il faut mettre un grand bémol), l’enseignement a pénétré le système éducatif (avec les insuffisances et contraintes que l’on sait), des symboles identitaires importants sont reconnus (c’est le cas de Yennayer en Algérie et il est à parier qu’il le sera dans quelque temps au Maroc), des Instituts de recherche sont dédiés à la langue et civilisation amazighes, avec l’IRCAM au Maroc, le HCA et le CNPLET en Algérie, même s’ils sont conçus au départ comme «structures d’intégration/récupération». Plus important encore, la parole s’est libérée et le processus de désaliénation s’est enclenché. Dans ces deux pays, loyauté et fierté identitaire ont repris leur place. Par contre, il ne faut pas oublier que la loi organique, dont on ne connaît pas le contenu, se fait attendre dans les deux pays. En Algérie, l’Académie amazighe devrait voir le jour incessamment mais des questions de fond se posent : sera-t-elle autonome ? Les exigences matérielles et financières seront-elles à la hauteur ? Un coefficient de réparation historique sera-t-il appliqué pour combler le retard pris sur la langue arabe ? L’encadrement aura-t-il les qualités de compétence et de militance obligatoires pour une telle mission ? Nous ne sommes malheureusement pas dans les secrets des dieux pour y répondre. Dans les autres pays, Tamazight avance aussi La Tunisie, proche de l’Orient et largement influencée par le mouvement des «jeunes Turcs» ne viendra à la question amazighe que bien plus tard même si, il faut le préciser, les Tunisiens n’ont jamais fait de complexe sur leur origine amazighe. Déjà dans les années 1930, Habib Bourguiba prônera une Tunisie indépendante et laïque. Une République résolument moderniste pour tous les Tunisiens sans distinction de race et de religion, faisant ainsi rupture avec les mouvements arabo-islamistes orientaux et leur affidé (le Mouvement destourien traditionnel tunisien). Et même s’il n’était pas spécialement promoteur d’une quelconque amazighité, dans un discours prononcé le 15 août 1970, il fait remonter l’histoire de la Tunisie à Jugurtha. Depuis la chute de Benali, la prise de conscience amazighe s’est révélée. Un mouvement de revendication a pris naissance et commence à prendre de l’importance. Quoique numériquement minoritaires, les amazighophones se sont rapidement organisés en une dizaine d’associations (qui enseignent tamazight) et s’inscrivent dans la démarche supranationale. Si la revendication essentielle est, pour reprendre un responsable du mouvement, «d'officialiser tamazight en Tunisie dans une vision globale nord-africaine… délivrée de l'idéologie arabo-islamique» il est, d'ores et déjà, exigé une Académie, des chaires d’enseignement de langue et civilisations amazighes, et un enseignement de la langue amazighe dès le primaire et dans toutes les villes de Tunisie. Comme en Algérie, l’enseignement est un fait accompli, puisque des citoyens assument bénévolement cette charge. Le cas de la Libye est assez particulier. Ce pays, qui doit son nom au peuple Lebou, des Amazighs de l’Antiquité, est malheureusement plus connu par son «guide» Mouammar El Gueddafi, un nationaliste arabophile qui n’a pas laissé le moindre espace de liberté aux amazighophones libyens. Ces populations ostracisées feront bruyamment irruption lors des révoltes de 2011, affichant avec force leur amazighité. Ils participeront puissamment à la chute de la Jamahiriya d'El Gueddafi, mais ne trouveront aucune grâce aux yeux des nouveaux décideurs du CNT (Conseil National Transitoire) dont un membre les désignera comme «une menace à l’arabité de la Libye». La mort d’un tyran n’est donc pas la fin de la tyrannie pour cette partie du peuple de Libye accusée de «loyauté à la langue culture et identité des ancêtres». Malgré tout, et là est le miracle, un mouvement puissant de défense de l’amazighité s’est immédiatement construit dans un contexte douloureux. Ils affirment bruyamment et avec force leurs revendications qui rejoignent celles des pays plus avancés en droits amazighs. Un Haut-Conseil à l’Amazigjité a été mis en place, une télévision amazighe diffuse des programmes en tamazight et couvre toute l’Afrique du Nord. Il faut ajouter qu’un militant, Othmane Bensaci, membre fondateur du Congrès mondial amazigh, a occupé un poste important au sein du CNT, fruit d’un rapport de force. Les Touareg du Sahel ont de manière générale une conscience identitaire forte qui tient à l’utilisation quotidienne de la langue au fait de posséder un alphabet propre, le Tifinagh, ainsi que des traditions et coutumes particulières. Poussée à la marge, cette communauté amazighe continue d’exiger depuis de nombreuses années (y compris par les armes au Mali) une autonomie de gestion dans leur espace naturel. Sur le plan linguistique, le français demeure la langue officielle et donc la langue de l’administration de l’Etat. Les langues nationales, quant à elles, sont naturellement utilisées dans la quotidienneté. En Espagne, les locuteurs amazighophones sont majoritaires, mais pour des raisons encore inexpliquées, tamazight ne jouit pas encore d’un statut équivalent au basque ou au catalan, bien que la régionalisation le permette théoriquement. Ceci dit, il n’existe aucun article formel sur la langue dans le statut d’autonomie. Mieux, la loi autorise les autorités des régions et communautés autonomes de légiférer sur le statut des langues parlées en son territoire. Cela est déjà mis à profit à Mellila pour prétendre au statut de langue co-officielle à côté du castillan. Les îles Canaries, bien que la langue amazighe n’ait pas de réalité sociale, le mouvement amazigh, au nom de l’historicité, a pris de l’ampleur depuis plusieurs décennies au point d’accueillir le Congrès mondial amazigh à Ténérife en 1997. Des cours de langue et de grammaire sont dispensés, l’utilisation du Tifinagh est devenue courante et le guanche a remplacé l’espagnol pour les toponymes. Le Z amazigh et le drapeau amazigh sont devenus des symboles de fierté et de loyauté identitaires. L’oasis de Siwa (en Egypte) a vécu en autarcie pratiquement jusqu’en 1984. Les 30 à 40 000 Siwis qui y vivent sont restés en marge de la vie politique égyptienne parce que littéralement abandonnés par les autorités égyptiennes. Ces amazighophones ont gardé une organisation sociale similaire à celle de toute société amazighe avec son droit coutumier. Malgré leur isolement, les Siwis se sont fait connaître auprès des autres amazighophone d’Afrique du Nord et semblent adhérer aux démarches prônées, celles de préserver langue, culture et identité propres dans le cadre de Tamazgha. Malgré des avancées intéressantes bien que très insuffisantes, le scepticisme demeure. En effet, toutes les Constitutions continuent de définir l’Afrique du Nord comme pays arabe. Les «officialités» de la langue amazighe en Algérie et au Maroc sont sous-tendues par des calculs politiques qui rappellent tristement une certaine «paix des braves». La réalité est que la quasi-totalité des pays d’Afrique du Nord ont été colonisés par La France (en dehors de la Libye) qui a inspiré nos constituants avec comme devise : «Une nation une et indivisible, une langue unique, une culture et une religion». Les choses ont un peu évolué, mais cette formule reste globalement opérante. Seul, en fait, le changement de la nature de l’Etat peut résoudre la question de l’égalité citoyenne. L’Etat-régions répond à l’exigence d’une gestion moderne de la cité. Ce modèle d’Etat aura, en outre, la particularité de s’ouvrir sur l’Afrique du Nord en tant que supra-nation et sur la Méditerranée pour une universalité bien comprise.     
www.elwatan.com | 19/04/18
Le BIFFF 2018 a commencé !... depuis le 3 avril pour l'ensemble de la planète, et depuis hier pour nous. Nous sommes bien arrivés à Bruxelles (au cas où vous vous seriez inquiété, rassurez-vous, tout va bien), et nous avons rapidement retrouvé notre chemin jusqu'au palais des Beaux-Arts (ou Bozar, oui, ça s'appelle comme ça pour de vrai) qui héberge le meilleur festival de films du monde. Sur place, la configuration avait un peu changé, mais nous avons tout de même rapidement retrouvé l'endroit le plus important du BIFFF : la salle de ciném le bar ! Une Troll (ou deux), et c'est parti pour une semaine de festival !Welcome !!!!!RV : Resurrected VictimAdepte de cinéma coréen, j'ai été content de commencer cette édition 2018 du BIFFF par une production de ce pays. Oui, de mon avis, le cinéma coréen est aujourd'hui souvent synonyme d'une certaine qualité (tout du moins il offre un des cinémas les plus intéressants).RV : Resurrected Victims, ce n'est pas que le nom du film, c'est aussi comme ça que les spécialistes ont nommé un phénomène qui frappe plusieurs pays et qui consiste à voir des morts revenir à la vie pour se venger avant de disparaître dans un tour de flamme. Et il se trouve que la mère de Jin-hong, un procureur loin d'être tendre avec les criminels, morte il y a sept ans, refait son apparition chez sa soeur. Loin de ressembler à un zombie qui tomberait en morceau, plus fraiche que jamais, cette dernière semble ne pas vraiment se soucier d'avoir été tuée, du moins jusqu'à ce que, sans véritable raison apparente, elle tente de poignarder son fils ! Aurait-il quelque chose à voir avec sa mort passé ?Ce film de Kwak Kyung-Taek (The Classified File, Eye for an Eye) est un croisement entre enquête policière à retournement de situations, film de vengeance et retour des morts-vivants (sans la chair qui tombe en lambeau). Si, techniquement, la photographie et la réalisation sont soignées, et que globalement le long-métrage intrigue par son mélange des genres et son côté puzzle, le scénario bordélique ne semble pas toujours cohérent. Et si globalement j'avoue mettre jamais ennuyé (et avoir même plutôt pris du plaisir), la fin m'a paru trop moralisatrice et appuyée pour en sortir avec un goût de parfaite satisfaction. Car oui sachez-le, la vengeance c'est mal et le pardon c'est bien !Richard B. : 5,5/10VeronicaC'est triste, mais Jaume Balaguero et Paco Plaza, le duo de réalisateurs qui avaient créé [REC], sont visiblement retombés dans l'anonymat. Le dernier film de Balaguero, Muse, est par exemple sorti dans une seule salle française en début d'année (sans pub, un peu honteusement). Et c'est un peu la même chose avec le dernier film de Paco Plaza, Verónica. J'étais tout content hier, je me disais « chouette Vincent - oui, j'aime bien me parler à moi-même - tu vas à une avant-première d'un des réalisateurs de Rec, ça va être cool et tu vas pouvoir en parler avant tout le monde ! ». J'avais faux sur toute la ligne. Déjà, ce n'est pas du tout un film cool, mais en plus, en allant jeter un oeil sur IMDB, je me suis aperçu qu'il était sorti en France au mois de janvier. Je ne le savais pas, je n'en avais pas du tout entendu parler, bref, ça a été la découverte totale ! C'est ce qu'on appelle du bon boulot de journaliste ! D'ailleurs, Télérama vient de m'appeler pour me débaucher !Bref, Verónica est un film réalisé par Paco Plaza, à qui l'on doit le génial [REC], le beaucoup moins bon [REC] 2 ainsi que le sympathique mais pas super non plus [REC] Génesis. On lui doit également, dans sa prime jeunesse, une petite péloche bien sympathique, L'enfer des loups. Si le gars n'a pas le  talent de son comparse Jaume Balaguero, il n'en demeure pas moins être un réalisateur tout à fait solide. On avait donc hâte de voir ce qu'allait donner sa nouvelle réalisation solo. Et bien... ce n'est pas terrible du tout.Verónica est un film de possession comme il en existe... des dizaines (au bas mot). Alors ce n'est pas un mauvais film de possession, et si c'est la première fois que vous en voyez un, ça risque même de vous faire son petit effet. Cela explique probablement le succès du film en Espagne, car Verónica propose du bon frisson à destination du grand public. Pour l'amateur de genre, ce sera en revanche une toute autre histoire tant le film use, abuse et recycle tous les clichés de ce type de film (on peut prendre un bloc note et cocher, patiemment, dans l'ordre, les uns après les autres, toutes les figures imposées du genre). Du coup, et bien, on s'ennuie un peu devant Verónica et son programme convenu.Ceci étant dit, le film bénéficie tout de même que quelques qualités : la mise en scène de Paco Plaza est soignée (avec ici et là quelques belles séquences), le film bénéficie d'un soin technique appréciable (notamment sur la lumière) et les comédiens (quasiment tous enfants ou adolescents) sont excellents. Bref, si ce genre de film est votre came (ou si vous n'en avez jamais vu), Verónica pourra sans soucis vous plaire ; pour les autres, passez votre chemin, le film s'avère très dispensable.Vincent L. : 4/10Hunting EmmaEmma sous ses airs de jeune femme sage, seule et en quête du prince charmant, pourrait bien cacher son jeu. Et rien de tel que partir quelques jours en vacances pour voir son papa, tomber en panne sur les routes de l'Afrique du Sud et croiser en chemin une tortue et quelques spécimens humains qui ont tous des caractéristiques des méchants bonhommes, pour faire ressortir aux galops les leçons de commando du paternel. Oui, Emma, c'est une Rambo en puissance et il ne fallait pas la faire chier.Basé sur un scénario d'un auteur sud-africain de best-sellers (Deon Meyer), Hunting Emma peut se voir soit comme une comédie bis ridicule mais rarement ennuyeuse (le successeur d'une vague du cinéma d'action bis d'un certain cinéma italien et américain des années 80 à la sauce féminine), soit comme un nanar aux situations improbables et aux dialogues appuyés. Personnellement je l'ai pris dans le cadre de l'option 1 et j'avoue mettre bien marré (il faut dire que la salle du BIFFF aide bien à ça). Hunting Emma peut se voir un peu comme si on avait l'ambiance d'un western italien qui rencontrerait le premier Rambo mais avec des dialogues d'un film avec Chuck Norris, tout cela dans une mise en scène qui appuie chaque émotion.Même si je suis sorti de la salle avec un avis plutôt mauvais, plus j'écris et je repense au film, plus je me dis que ce film serait en fait de ce qu'on pourrait qualifier de vrai plaisir coupable. Il faut reconnaître que voir ce paternel boiteux, ancien commando, blablater des heures sur sa fille devant un pote, tout en sachant que cette dernière est en danger, sans aller chercher le moindre secours, semble assez surréaliste. Même si sa fille chérie et traquée, il l'a formée très jeune, et même si elle est mauvaise tireuse, c'est quand même une sacrée experte en close combat, donc autant rentrer, s'assoir devant la route de sa maison à attendre qu'elle rentre au bercail.Le film n’a clairement pas dû couter cher, avec peu d'acteurs et des cadres isolé et naturel. Mais parade à cela, les paysages sont assez westernien et le scénario suffisamment survival pour que ça ne se remarque pas. Bref, certains pourront vous dire que Hunting Emma est mauvais ; ils ne vous mentirons pas, mais pour ma part, je vois ça comme un truc rigolo, crétin qui fait passer un temps pas forcément désagréable.Richard B. : un généreux 5/10CharismataC'est en compagnie d'une salle déchainée qu'on a découvert Charismata, le premier long-métrage de Andy Collier et Toor Mian. Après une sympathique présentation du film par ses deux réalisateurs, qui ont visiblement beaucoup apprécié la spécialité locale (non, je ne parle pas du chocolat), nous sommes entré de bon coeur dans l'univers de Charismata. Et nous nous sommes ennuyés...Charismata a une immense qualité : il sait bien jouer avec les ruptures de tons pour poser un humour so british délicieux. Nous sommes pas dans une comédie, pas tout à fait dans un film d'horreur non plus, on se trouve quelque part entre les deux, à ne jamais vraiment savoir sur quel pied danser. Qu'est-ce qui nous attend derrière cette porte ? Une séquence choc ? Ah non, un dialogue hilarant entre deux collègues de boulot. A ce niveau, le film fait le taf, parvenant à mener un beau numéro d'équilibriste entre rire et peur (avec, ici et là, quelques super idées pour jouer avec les clichés inhérents au genre).Le problème, c'est que Charismata ne raconte rien, mais vraiment rien du tout. L'histoire est torchée à la va-vite, et entre les scènes d'expositions (efficaces) et le final (rigolo), le film n'est qu'un immense ventre mou où il ne se passe rien. Comme, en plus, il faut tenir jusqu'aux 90 minutes conventionnelles, Andy Collier et Toor Mian étirent la majeure partie de leurs plans au delà du raisonnable ce qui confère au long-métrage un rythme vraiment dégueulasse. L'heure centrale a donc été le lieu d'une lutte intense contre le sommeil. Bon, à la décharge du film, je reconnais que les heures de route et les demis de Troll n'ont pas aidé, mais quand même...Vincent L. : 3,5/10Richard B. : 3/10La suite demain... si on survit à une nouvelle journée !
L'Andalousie est connue pour son flamenco, ce qui n'empêche pas les formations progressives de prospérer, la plus ancienne étant le groupe Triana qui sévissait sur les scènes musicales depuis les seventies. Atavismo est une formation récente basée à Algésiras, ville côtière bien connue des voyageurs en transit vers le Maroc. C'est un trio composé de José Moreno à la guitare, Sandra Pow aux percussions et Mateo à la basse. Ces trois musiciens sont polyvalents, sévissant (...) - Culture
www.agoravox.fr | 21/03/18

Vous aimez la Bière, alors si vous êtes à Paris, il faut absolument que vous veniez le 25 et 26 mars prochain, à la 4ème édition de l'événement à la Cité de la Mode et du Design.

[caption id="attachment_103644" align="alignleft" width="250"] ©e-perez[/caption]  

Cette année, le salon investit la Cité de la Mode et du Design (Paris XIIIe) les 25 et 26 mars 2018. Avec une centaine de marques et brasseries venues du monde entier et des conférencier(e)s de renommée internationale, Planète Bière est le premier salon de dégustation des amateurs et professionnels de la filière. Depuis 2015, Planète Bière est le salon créateur de valeur de la catégorie bière Salon de rencontres et de partage de la culture bière Le salon est depuis sa création, le lieu de rencontre des acteurs de la filière (producteurs, biérologues, distributeurs, points de vente, etc..) et le lieu de partage de la culture bière pour tous les amateurs de fine mousse. Derrière chaque marque et brasserie se cachent des histoires d’entreprise et des portraits de brasseur aussi passionnant que passionné. Les marques et brasseries profitent également de Planète Bière pour lancer leurs nouveautés auprès du grand public et des professionnels et échanger sur les innovations et tendances de la catégorie.

[caption id="attachment_103647" align="aligncenter" width="750"] ©e-perez[/caption]

Un nouveau lieu en adéquation avec le dynamisme de la catégorie

Durant 3 éditions, le public a parcouru les belles coursives du Tapis Rouge qui a vu naître et grandir le salon. Devenu trop petit (la dernière édition se jouait à guichet fermé), il était nécessaire d’installer le salon dans un lieu en adéquation avec l’évolution de la catégorie bière. Ce nouveau lieu, la Cité de la Mode et du Design, apporte une image moderne à la filière, qui doit capitaliser sur sa créativité et sa perpétuelle réinvention. La bière est dynamique, elle est désormais une composante essentielle du paysage culturel et gastronomique actuel. [caption id="attachment_103646" align="aligncenter" width="750"] ©e-perez_Samuel_Adams[/caption] En complément des stands de dégustation, Mont-Blanc (France), Brooklyn (USA), Guinness (Irlande), Brewdog (Écosse), Innis & Gunn (Écosse), Lagunitas (USA) permettront aux visiteurs de rentrer dans leur univers de marque au sein d’espaces dédiés. Enfin, des animations food-paring et une restauration seront proposées pour combler les petites faims. Planète Bière se veut la caisse de résonance du monde brassicole. Le salon met à l’honneur la profession de brasseur et en lumière les techniques et caractéristiques des bières via les conférences et les dégustations.

Conférences : des intervenant(e)s expert(e)s de renommée internationale

Avec 2 salles de conférences (Seine et Austerlitz), le salon accroît son nombre d’interventions (20 au total) avec un double programme. Planète Bière souhaite couvrir toutes les thématiques : histoire & techniques, commerce & distribution, art de vivre & dégustation, tendances & innovations. Parmi nos intervenants : • Garret Oliver, brasseur en chef de Brooklyn • Adam Dulye, ambassadeur de l’American Brewers Association • Steve Grossman, co-créateur de Sierra Nevada • Hervé Marziou, biérologue émérite • Elisabeth Pierre et Gilbert Delos, journalistes et écrivains • Cécile Delorme, créatrice passionnée de cave à bières, etc… [caption id="attachment_103650" align="aligncenter" width="500"] ©e-perez[/caption]

Des brasseries internationales et une créativité sans limite

[caption id="attachment_103648" align="aligncenter" width="750"] ©e-perez_La-corne-du-bois-des-pendus[/caption] [caption id="attachment_103649" align="aligncenter" width="750"] ©e-perez_BAPBAP[/caption] Avec 100 exposants venus de 14 pays, Planète Bière est le salon où le monde brassicole se retrouve. La planète bière est en effervescence depuis près de 30 ans. Rien qu’en France, le nombre de brasseries est passé de 200 en 2004 à plus de 1 200 aujourd’hui. D’histoire et de taille différentes, elles participent toutes au dynamisme et à la créativité de la filière. • Qu’elles soient parisiennes : Paname Brewing Company, Supra, Brasserie du Grand Paris, etc… • françaises : Brasseurs savoyards, Gabariers, Bad Boy, Home Craft Bewers, etc… • internationales : Guineu (Espagne), Elav (Italie), Brussels Beer Project (Belgique), Thornbridge (Angleterre), Jopen (Pays-Bas), White Frontier (Suisse), Boyne (Irlande), Spencer (USA), etc…

Le Dîner des Épicurieux, accords mets-bières à La Fine Mousse (Paris XIe)

Organisé dans le cadre du salon, le Dîner des Épicurieux est la rencontre de la gastronomie et de la bière. L’objectif affiché est de réintroduire la bière à table, au sein des restaurants et brasseries. Un des lieux incontournables de la scène parisienne houblonnée, la Fine Mousse défend avec conviction et beaucoup de réussite les accords bières et mets. Le menu en 5 accords est concocté par le chef de la Fine Mousse, Victor Leclercq. Le dîner est commenté par Thibault Schuermans (consultant et formateur). Samedi 24 mars // 19h // 39 € DATES 25 et 26 mars 2018 LIEU Cité de la Mode et du Design 34 Quai d'Austerlitz, Paris XIIIe HORAIRES Particuliers : dimanche 25 mars,12h-19h Professionnels : lundi 26 mars, 11h-18h TARIFS Particuliers : 25 € la journée, groupe à partir de 17 € Professionnels : gratuit sur invitation BILLETTERIE : Planète Bière , France Billet (Carrefour, Fnac, Géant)

L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. A CONSOMMER AVEC MODÉRATION.

UN RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER

homactu.com | 15/03/18
« L’Espagne perd un des grands du monde de la musique », a regretté vendredi le ministre de la culture, Inigo Mendez de Vigo.
www.lemonde.fr | 02/03/18
La conférence de presse convoquée jeudi matin par Didier Lacroix, président du Directoire et nouvel homme fort du Stade Toulousain, sera donc l'occasion de dévoiler les contours d'un staff appelé à s'inscrire dans la continuité. L'ancien 3e ligne, sans doute conforté par la récente passe de 3 victoires et le carton plein (15 points sur 15 possibles), devrait en effet, comme le rapporte La Dépêche du Midi , annoncer la prolongation pour au moins 2 saisons supplémentaires de Ugo Mola, qui a succédé à Guy Novès il y a maintenant 3 saisons. Une stabilité de mise également parmi les adjoints de Mola, puisqu'à l'exception de Pierre-Henry Broncan, en charge de la défense et du recrutement, mais annoncé sur le départ pour Bath, William Servat et Jean Bouilhou, préposés aux avants, tout comme Clément Poitrenaud dédié aux trois-quarts, seront a priori aussi reconduits.  La seule nouveauté tient à l'apparition de Régis Sonnes (45 ans), qui répond évidemment à l'ADN du club de la Ville Rose, dont il a porté les couleurs durant 4 saisons (1993-1997) avec 3 Brennus à la clé (1993, 1995, 1997) décrochés au côté de Lacroix. Un renfort qui débarquera riche de son expérience à l'étranger en tant qu'ex-sélectionneur de... l'Espagne (2010-2012), mais aussi en Top 14 auprès des avants de l'Union Bordeaux-Bègles. Enfin, et toujours dans un souci d'entretenir cette culture stadiste, après Thomas Castaignède, entré au Directoire, c'est, toujours selon le quotidien régional, un certain Jérôme Cazalbou qui, déjà vice-président du centre de formation depuis l'été dernier, pourrait prendre du galon et coiffer aussi la casquette d'un Directeur du rugby à l'anglaise.       
www.sports.fr | 27/02/18
Ancien élève de Mouloud Mammeri avec qu’il a officié au sein du Centre de recherches anthropologiques, préhistoriques et éthnographiques d’Alger (CRAPE), l’anthropologue Ali Sayad met en garde contre les tentatives de récupération politicienne d’une référence identitaire millénaire que représente Yennayer. - Que signifie pour vous la consécration de Yennayer, décrété «journée chômée et payée» ? Il faut d’abord rappeler que Yennayer a toujours existé et est célébré depuis des millénaires. Sa célébration officielle est le résultat immédiat d’une grande mobilisation citoyenne à travers les wilayas de Béjaïa, Bouira, Tizi Ouzou, Bordj Bou Arréridj, Batna, Biskra... C’est une mobilisation qui s’inscrit dans le long combat et de lutte pour la reconnaissance de l’identité amazighe dans son propre pays. Cependant, il s’agit d’une tentative de récupération purement politicienne et électoraliste dans la perspective de la présidentielle de 2019, en utilisant non seulement Yennayer, mais aussi la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe et la célébration du centenaire de Mouloud Mammeri. Dois-je rappeler à propos de l’enseignement de la langue qu’il reste insignifiant. Ils disent que c’est dans trente-huit wilayas, mais dans combien d’écoles sur toutes ces wilayas. Cela touche à peine 3% des scolarisés. - Au-delà du conjoncturel lié, comme vous le dites, à un calcul électoraliste, cela reste quand même un acquis né d’une vieille revendication... En effet, c’est une revendication qui remonte aux années 1970. Nous étions autour de Mouloud Mammeri dans un cercle réduit, qui s’est élargi ensuite, à œuvrer pour que la langue amazighe ne soit pas confinée dans les foyers, dans l’entre-soi, pour qu’elle puisse devenir une langue de la rue. Avril 1980 signe de manière spectaculaire le début d’une revendication populaire et marque le début d’une grande mobilisation pour la reconnaissance de l’identité amazighe jusqu’aux événements de 2001 avec l’assassinat de 123 personnes. Je dis cela pour rappeler combien nous avons payé de notre sang, de notre chair, de nos enfants pour ce combat. Le pouvoir n’est pas innocent, c’est toujours le même pouvoir qui a tué des jeunes de Kabylie. Cette consécration est le produit d’une très grande lutte et je pense qu’elle n’est pas finie, elle doit se poursuivre. Toute l’Algérie doit se l’approprier de manière effective. - Si l’on revient à Yennayer, il existe toute une légende autour de son histoire. Quelle est la part de vérité ? D’abord, Yennayer remonte au néolithique. Dans son étymologie, il y a «Yen» qui veut dire premier, la particularité «N» signifie l’appartenance, et puis «Yer» veut dire l’astre, le déclenchement du cycle solaire. Donc, Yennayer est le premier jour du cycle solaire. C’est aussi la fête des femmes. Puisque la première écriture libyque a été créée par les femmes. Pendant que l’homme allait chasser dans la brousse, la femme restée dans le logis traçait des formes qui donnaient naissance à l’écriture libyque devenue tifinagh, qui a subi évidemment des modifications, notamment avec la création de l’Académie berbère à Paris par Bessaoud Mohand-Arab. L’écriture n’est pas restée stationnaire, elle a évolué aussi bien au Maroc qu’en Algérie, maintenant elle est même informatisée. C’est une avancée considérable. - Comment est venu le choix de dater le calendrier amazigh qui en est aujourd’hui à sa 2968e année ? C’est une grande légende. C’est avec mon ami Amar Negadi, natif de Merouana, ancien membre de l’Académie berbère qu’il avait quittée pour fonder l’Union des peuples amazighs à Paris. En 1980, il a avancé la date de 950 avant Jésus Christ, me disant qu’il existe plusieurs manières de dater en se référant à des personnages symboles comme Jugurtha ou Kahina. Seulement, les deux avaient été vaincus. Jugurtha par les Romains, mort prisonnier à Rome, tandis que Kahina, on lui avait tranché la tête qu'on a offert comme trophée au calife de Damas. Par contre, on peut symboliser la date en prenant en compte l’occupation de l’Espagne par Tarek Ibn Ziyad à la tête d’une armée composée de 12 000 hommes berbères et seulement une quinzaine d’Arabes qui étaient des religieux présidant à la prière. Ou une autre date, où les Berbères ont occupé un autre pays. Le choix s’est porté sur l’occupation de l’Egypte par le roi berbère Chéchong 1er (Chechnaq) intervenu en 950 avant Jésus-Christ. L’origine de la datation remonte à ce moment historique. - La question de Yennayer repose la problématique de la définition de l’identité algérienne qui, depuis l’indépendance, est définie comme une nation arabo-musulmane exclusive. Quelle est la définition qui correspond le mieux à la réalité historique, identitaire et civilisationnelle de l’Algérie ? Lors du match contre l’Egypte à Khartoum en 2009, l’Algérie a été un peu comme secouée dans son appartenance. Elle a pris conscience de son appartenance réelle à l’amazighité. C’est la même chose au Maroc, en Tunisie et en Libye. L’Algérie fait partie d’un continent qui s’appelle l’Afrique et l’Arabie fait partie d’un autre continent qui s’appelle l’Asie. Les deux continents sont séparés par la mer Rouge qui tous les ans s’élargit de trente mètres. La culture, le cultural, le cultuel suivent la marche de la géophysique. L’Afrique est proche de l’Europe. Il existe une identité nord-africaine amazighe, même si en 711 avec Oqba Ibn Nafâa il y avait 50 000 Arabes qui étaient venus, certains sont restés et avaient épousé des femmes autochtones, et au bout de la quatrième génération, ils sont devenus amazighs d’un point de vue ethnique. Il n’y a pas d’Arabes en Afrique du Nord. Il est vrai que la culture d’un point de vue linguistique, la plaine a toujours été le jeu et l’enjeu des populations. La montagne a cherché aussi son terrain nécessaire, notamment dans la vallée de la Soummam ou de Sébaou, et cela depuis le passage des Phéniciens, des Romains, des Vandales et des Arabes qui ont toujours cherché les vallées productives pour empêcher les montagnards de s’alimenter. La guerre linguistique est d’abord une guerre économique. Pour répondre à votre question, nous sommes amazighs nord-africains, méditerranéens, où toutes les religions doivent être acceptées et respectées. Il existe depuis toujours un courant du sud de la Méditerranée vers le nord et vice versa. Nous avons eu un même échange avec l’Egypte ancienne.
www.elwatan.com | 11/01/18

La culture de l'Espagne s'est construite à travers les différents peuples qui ont occupé la péninsule Ibérique au cours de l'histoire : Ibères, Celtes, Basques, Latins, Suèves, Wisigoths, Roms, Maures et Juifs . Bien qu'il y ait un patrimoine culturel commun à toute l'Espagne, la singularité prononcée de ses régions a donné lieu à de nombreuses manifestations culturelles régionales. Ces manifestations se reflètent dans tous les domaines : l'art, les traditions, la littérature, les langues et dialectes, la musique, la gastronomie, etc..


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