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Europe Economie

«Le Brexit est un véritable cauchemar», soupire une diplomate d’un pays d’Europe de l’Est. Le sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement- qui se réunit jeudi et vendredi à Bruxelles - va, une fois encore, être préempté, au détriment de sujets importants comme l’avenir de la zone euro ou les migrants, par une question que les Vingt-Sept espéraient avoir réglée fin novembre, avec l’accord de divorce conclu entre les négociateurs des deux rives de la Manche.

«Les Britanniques n’arrivent pas à savoir ce qu’ils veulent et on se demande s’ils vont arriver à quitter l’Union», s’interroge la diplomate. De fait, les interminables convulsions de la classe politique britannique depuis le référendum du 23 juin 2016 amènent à se poser la question. Certes, l’article 50 du traité sur l’UE, introduit par le traité de Lisbonne de 2007, prévoit bien une procédure de sortie, celle-là même qu’utilise Londres. Mais ce qui est juridiquement possible est-il économiquement et même politiquement réalisable ? Le Royaume-Uni est en train de répondre par la négative, au grand dépit de tous les europhobes. En effet, les liens juridiques, économiques, politiques entre un pays et l’Union sont si profonds que les rompre revient à se couper les deux jambes alors que le but affiché est de remporter un 100 mètres.

Après avoir affirmé en septembre 2016 qu’il n’était pas question pour le Royaume-Uni d’adopter un statut à la turque (union douanière), à la suisse (des accords bilatéraux permettant d’avoir accès au marché intérieur secteur par secteur, mais en appliquant les règles communautaires) ou à la norvégienne (accès total au marché intérieur en échange de l’application sans condition des lois européennes), la Première ministre, Theresa May, a dû effectuer une courbe rentrante en prenant conscience des dégâts qu’une rupture totale causerait à son économie, mais aussi au processus de paix nord-irlandais, qui reste fragile. D’où la cote mal taillée de l’accord de divorce qui ne satisfait personne : ni les «brexiters» les plus durs, ni ceux qui voudraient rester dans l’Union.

Aventure suicidaire

Et c’est bien le nœud du problème : en voulant faire trancher par référendum la question européenne qui pourrissait la vie du parti conservateur, David Cameron, l’ancien Premier ministre, a réussi à diviser profondément le peuple britannique en deux parts égales, les brexiters et les «remainers» (ceux qui veulent rester). Autrement dit, la vie politique britannique va, pour longtemps, être empoisonnée par un sujet que le référendum de 2016 était censé régler une fois pour toutes. Pourtant, le précédent de 1975 aurait dû servir d’avertissement. Deux ans après son adhésion, le Royaume-Uni a organisé une consultation pour la confirmer. Bien que le résultat ait été massivement positif, cela n’a rien réglé.

Le Brexit a cependant eu un effet positif. Il a fait prendre conscience à ses partenaires à quel point l’aventure était suicidaire. En effet, il revient à se priver des avantages du marché intérieur et à ne plus pouvoir peser sur le destin de l’Union sans rien en retirer en échange. Ce n’est pas un hasard si personne n’a été tenté de suivre ce précédent, y compris les pays les plus eurosceptiques : Hongrie, Pologne, Suède ou encore Danemark.

«Hotel California»

Si se séparer de l’UE est difficile, voire impossible, les six mois qui viennent le diront, on sait d’ores et déjà que quitter la zone euro relève du pur fantasme. La démonstration en a été apportée par la Grèce au premier semestre 2015. Alors que la gauche radicale de Syriza était déterminée à tenter l’aventure si ses partenaires ne cédaient pas à ses exigences, elle a dû y renoncer en dépit du référendum du 5 juillet 2015 rejetant le programme d’austérité négocié avec la zone euro en échange de son aide financière.

Le 14 juillet, Alexis Tsipras, le Premier ministre, a expliqué qu’une étude, commandée au printemps précédent sur les conséquences d’un Grexit, l’avait convaincu qu’il s’agissait d’une folie : non seulement la Grèce aurait dû quitter l’UE, une simple sortie de l’euro étant impossible, mais elle se serait retrouvée ipso facto en faillite puisqu’incapable de se financer sur les marchés. D’ailleurs, aucun pays n’a même envisagé d’abandonner l’euro durant la crise de 2010-2012 et, aujourd’hui, 64 % des Européens sont convaincus des bienfaits de la monnaie unique. «C’est pour cela qu’il faut soigneusement se préparer avant d’adhérer à l’Union et à l’euro, car il n’y a pas de retour possible», admet un diplomate européen. Bref, l’UE, c’est l’Hotel California des Eagles : «We are all just prisoners here, Of our own device […] You can check out any time you like, But you can never leave» («Nous sommes simplement tous prisonniers ici, De notre propre initiative […] Tu peux régler ta note quand tu veux, Mais tu ne pourras jamais partir»).

N.B.: article paru dans Libération du 13 décembre 2018

Theresa May espère que ses bientôt ex-partenaires européens auront la bonté de lui lancer une bouée de sauvetage pour lui éviter la noyade. Après avoir dû piteusement reporter sine die le vote de la Chambre des communes sur l’accord de retrait de l’Union du Royaume-Uni, la Première ministre a entamé ce mardi une mini-tournée européenne afin d’essayer d’arracher d’ultimes concessions sur l’épineuse question de la frontière entre les deux Irlandes juste avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de jeudi et vendredi. Ce mardi, elle a rencontré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte à La Haye, la chancelière Angela Merkel à Berlin, et, enfin, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, ainsi que Donald Tusk, le président du Conseil européen, à Bruxelles. Mercredi matin, elle aura un entretien téléphonique avec Emmanuel Macron après la tentative avortée de ce week-end, le chef de l’Etat ayant été occupé par la crise des gilets jaunes.

Quelles concessions peut faire l’Union à Theresa May ?

Le ton est pour l’instant très ferme : Juncker et Tusk ont martelé, mardi, qu’il n’était «pas envisageable» de renégocier le volumineux contrat de divorce (585 pages plus trois protocoles) conclu fin novembre après vingt mois de difficiles négociations. C’est «le seul accord possible», a confirmé la ministre déléguée française aux Affaires européennes, Nathalie Loiseau. «Il n’y aura certainement aucune promesse que nous allons rouvrir la question et renégocier», a surenchéri son collègue allemand, Michael Roth. «Tout dépend de ce qu’on appelle concession», euphémise-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat français, «car il n’y a rien sur le fond qui soit à la fois acceptable par les Vingt-sept et susceptible de faire changer d’avis les députés britanniques opposés à l’accord». En particulier, il est hors de question de prévoir dans la «déclaration politique» accompagnant le contrat de divorce que le «filet de sécurité» («backstop») sera limité dans le temps comme le demandent une partie des députés conservateurs : «par définition, il ne peut y avoir de trou dans un filet de sécurité», ironise-t-on à Paris.

Ce backstop sera activé à l’issue de la période de transition (2021 ou 2022) si jamais aucun accord sur la relation future entre le Royaume-Uni et l’Union n’est trouvé afin de maintenir ouverte la frontière entre les deux Irlandes. Il prévoit que la Grande-Bretagne restera dans l’union douanière (et donc ne pourra pas conclure d’accord de libre-échange avec des pays tiers) et l’Irlande du Nord dans le marché intérieur des marchandises, et ce, sans limite de temps. «En revanche, s’il s’agit simplement de dire que l’on fera tout pour éviter l’activation du backstop et que si on l’active on fera tout pour en sortir le plus vite possible, on le fera. Mais est-ce que cela suffira à aider Madame May», s’interroge un proche d’Emmanuel Macron. «C’est vraiment aux Britanniques de trouver une solution interne, de savoir ce qu’ils veulent. Si on fait semblant de négocier pour finalement se retrouver avec un refus du Parlement britannique juste avant le 29 mars 2019 [date de sortie prévue, ndlr], ce sera encore pire et là on risque vraiment un «no deal»», poursuit cette même source.

Pourquoi la frontière nord-irlandaise bloque-t-elle le Brexit ?Cette frontière, longue de 499 kilomètres qui compte 275 points, est un lieu de passage crucial pour l’économie irlandaise qui exporte la majorité de ses produits vers l’Union via l’Irlande du Nord et le Royaume-Uni. Dans l’autre sens, les deux tiers des exportations d’Irlande du Nord vont vers le sud de l’île. Toute installation de postes frontaliers, tout contrôle ou ajout de bureaucratie risquent de perturber la fluidité des flux des marchandises. Cette absence de frontière physique est le résultat du Good Friday Agreement (GFA, accord du Vendredi saint) du 10 avril 1998 qui a mis fin à trente ans d’une guerre civile larvée (3 500 morts). Son objectif principal est de minimiser l’importance de la frontière, perçue comme le symbole des désaccords entre les communautés unionistes (pour le maintien au sein du Royaume-Uni) et les républicains (pour une réunification avec le sud). Sa portée politique est donc immense puisqu’il symbolise la pacification de l’île. Le retour d’une frontière physique pourrait aboutir à un retour des violences dans une communauté où les tensions restent vives, un risque «réel» selon George Hamilton, le chef de la police irlandaise.

Que peut-il se passer d’ici au 29 mars 2019 ?

Le nombre de scénarios possibles est vertigineux. Si les députés britanniques, rassurés par les «concessions» des Vingt-sept, adoptent l’accord de retrait avant le 21 janvier, la route est claire pour une sortie de l’UE. En revanche, s’ils estiment les concessions insuffisantes et rejettent l’accord, May aura du mal à se maintenir au pouvoir. Elle pourrait alors démissionner après un vote des députés conservateurs qui la contraindrait à céder sa place à un autre député de son parti. Ou l’opposition, le Labour, pourrait lancer une motion de défiance. Si elle perdait ce vote, la porte serait alors ouverte à des élections générales anticipées. La Première ministre pourrait aussi interpréter le rejet de l’accord comme un refus du Brexit et retirer unilatéralement l’article 50. Un jugement de la Cour de justice européenne a confirmé lundi cette possibilité. Ou alors Theresa May ou un autre Premier ministre pourrait estimer que seul un nouveau référendum permettrait de sortir de l’impasse. Il faudrait alors résoudre le casse-tête de la ou les questions à poser : «rester ou sortir de l’UE ? Brexit avec l’accord conclu ou sans accord ?» Enfin, si l’accord est rejeté et qu’aucune solution alternative n’est trouvée, la solution par défaut est un «no deal», un épilogue extrêmement douloureux tant pour le Royaume-Uni que pour l’Union.

N.B.: article cosigné avec Sonia Delesalle-Stolper (à Londres)

Ford a annoncé jeudi qu'il écartait l'offre de reprise de l'usine de Blanquefort (Gironde) par Punch Powerglide, une décision qualifiée de « trahison » par Bruno Le Maire qui a demandé à l'Américain de revoir sa décision. Le ministre de l'Economie doit s'entretenir avec le patron de Ford Europe sur l'avenir de l'usine ce vendredi. Les syndicats ne décolèrent pas.
www.rfi.fr | 14/12/18

Impossible désormais de ne pas le repérer. Dans la liste des consommateurs d’électricité, le secteur numérique se taille aujourd’hui une grosse part de gâteau. Il engloutit d’ors et déjà 10% de l'électricité mondiale et, vu ses perspectives de croissance, ce n’est pas près de s’améliorer.Ce qui est inquiétant c’est que peu de gens mesurent l’impact environnemental de ces appareils et de ces usages ”, explique Inès Leonarduzzi, PDG de Digital For The Planet. Réalisée avec Occurrence, leur étude sur le sujet  indique ainsi que 77% des Français ne voient pas à quoi renvoie la notion d’"écologie digitale”. Le secteur est pourtant déjà responsable de 4 % nos émissions de gaz à effet de serre. Celles-ci sont dues en partie aux data center (25%) et aux infrastructures réseau (28%) mais aussi, évidemment, en grosse partie à nos divers équipements (ordinateurs, tablettes, smartphones, objets connectés, etc.). Équipements : la face cachée Le problème qui se pose :  Les appareils électroniques actuels sont petits, design et silencieux. Résultat, on ne pense guère à leur bilan environnemental. Mais leur fabrication a un impact lourd. Celle d’un ordinateur de 2 kg mobilise environ 800 kg de matières premières. Très énergivore, la fabrication d’appareils électroniques se déroule par ailleurs souvent en Chine ou en Corée (où l'électricité provient en grande partie du charbon). Et elle nécessite beaucoup de traitements chimiques et de métaux rares. “C’est un vrai problème car ces métaux rares sont souvent issus de mines exploitées illégalement en Chine ou en Afrique et leur extractions entraînent une pollution très toxique ”, explique Inès Leonarduzzi. Bien que précieux, il sont très mal recyclés : seuls 18% des métaux de nos ordinateurs portables sont récupérés en Europe. Les déchets électroniques finissent en grande partie dans des décharges à ciel ouvert au Ghana et en Chine. "L’année dernière, on a envoyé 47,8 millions de tonnes de déchets électroniques au Ghana. C’est le poids de 166 Tour Eiffel,  souligne la PDG de Digital for The Planet. Là-bas des enfants brûlent ces appareils avec du White Spirit pour tenter de récupérer l’or qu’ils contiennent. C’est sans doute un des métiers le plus dangereux au monde.Les solutions à explorer : 
  • Pour commencer, mieux vaut éviter de bazarder un vieil ordinateur qui marche encore bien. L’utiliser quatre ans plutôt que 2 améliore en effet de 50% son bilan environnemental note l’Ademe. Idem avec une tablette.
  • Si besoin malgré tout d’acheter un nouvel équipement, des logos environnementaux (Ecolabel européen, EPEAT, Ecolabel nordique, L’Ange Bleu, TCO) peuvent nous guider dans notre sélection.
  • Une fois le remplaçant acheté, il ne faut par contre pas oublier d’offrir une “seconde vie” à son prédécesseur en le donnant ou en le vendant. Les 30 millions de vieux téléphones qui dorment dans nos tiroirs ne vont pas se recycler par miracle...
  • Il est temps également de se poser la question de l’utilité de certains produits. On recense déjà 5 à 7 milliards d’objets connectés mais ce chiffre devrait passer à 50 milliards d’ici 2020. Autant d’appareils dont la fabrication et l'utilisation consomment de l’énergie. Pour des services parfois très dispensables...
Mail, cloud, navigation : des habitudes à modifier Le problème qui se pose :  Difficile de vraiment se faire à l’idée que chaque requête internet, chaque mail envoyé, chaque utilisation du cloud consomme de l’énergie. Mais c’est bel et bien le cas. Un mail avec une PJ d’1 Mo c’est l’équivalent d’une ampoule allumée pendant une heure !”, rappelle la PDG de Digital for The Planet. Avec une moyenne de 10 milliards de mails échangés chaque heure en moyenne, il y a de quoi s’inquiéter. Et encore, cela n’englobe pas les spam qui ont eux aussi un impact très lourd: "à peu près l’équivalent de 3 millions de voitures en circulation",  selon Inès Leonarduzzi. L'utilisation du cloud et le streaming vidéo posent également question. En 2035, les data center pourraient consommer plus d’énergie que l’ensemble des particuliers. Les solutions à explorer : 
  • Réduire la taille des PJ et ne pas envoyer de mails inutiles (en utilisant la fonction Répondre à tous quand ce n’est pas nécessaire par exemple). "Multiplier par 10 le nombre des destinataires d’un mail multiplie par 4 son impactrappelle l’Ademe.
  • Bien choisir l'appareil utilisé pour chaque action. Une recherche d’une minute sur internet consomme 100 watts sur un ordinateur fixe mais seulement 20 watts en moyenne sur un ordinateur portable, et à peine quelques watts sur une tablette ou un smartphone.
  • Ne pas conserver sur un espace cloud des fichiers dont on n’a plus besoin ou que l’on peut stocker localement. Nettoyer son webmail.
La disponibilité 24h/24: une fausse bonne idée ? Le problème qui se pose : La plupart des gens pensent à éteindre la lumière en quittant une pièce. Mais c'est loin d'être un réflexe lorsqu'il s'agit de nos appareils électroniques. 43 % des gens n'éteignent jamais leur box et 41% ne l’éteignent qu’en cas d’absence prolongée. La consommation annuelle d'une box équivaut pourtant en moyenne à celle d’un grand réfrigérateur . A elles seules, les box représentent 1% de la consommation électrique française. Les applis qui tournent en permanence sur nos téléphones consomment également de l’énergie. Sans que cela ne serve parfois à grand chose. Les solutions à explorer:
  • Éteindre la box quand elle n'est pas utilisée (le démarrage ne prend pas SI longtemps que ça)
  •  Passer votre smartphone en mode économie d’énergie quand c’est possible
La Banque centrale européenne (BCE) doit entériner l'arrêt de ses massifs rachats d'actifs en fin d'année. Un virage monétaire… et un exercice acrobatique alors que les risques s'accumulent pour l'économie européenne.
www.lesechos.fr | 13/12/18
En Europe, la transition vers des sources d'électricité renouvelables pose la question suivante : l'énergie est-elle un bien commun nécessitant des infrastructures d'intérêt public ou une marchandise devant circuler dans toute l'Union ? / Europe, France, Économie, Énergie, Politique, Technologie, (...) / Europe , France , Économie , Énergie , Politique , Technologie , Environnement , Privatisation , Néolibéralisme - 2013/05

Nous étions sortis des trente premières minutes de Mortal Engines passablement emballés par le grand spectacle plein de promesses que nous délivrait cette production de Peter Jackson. En chapeautant le premier tome de la saga Mécaniques Fatales de Philipe Reeve, le papa du Seigneur des Anneaux avait les cartes en main pour signer, peut-être, LE blockbuster surprise de cette fin d'année. Et si, visuellement, nous étions déjà conquis, on attendait surtout de savoir ce que le film pourrait bien nous raconter. Petit rappel des faits : environ mille ans dans le futur, la Terre, et plus particulièrement l'Europe, n'est plus qu'une vaste étendue désolée où les survivants se sont réunis au sein de Locomopoles, gigantesques villes mobiles qui se dévorent les unes et les autres pour s'accaparer les ressources. Une sorte de Mad Max (filiation obligée) où les véhicules sont à l'échelle d'une cité. Dans ce jeu mortel du traqueur et du traqué, la jeune Hester (Hera Hilmar) est en quête de vengeance et sur sa route, va croiser Tom (Robert Sheehan). Ainsi commence Mortal Engines. Mortal Engines et sa mécanique usée... Disons-le tout de suite, le point fort du long-métrage n'est pas à chercher dans son scénario. Ici, on comprend rapidement qu'on a affaire à du stéréotype de Young Adult, dont la littérature foisonne et qui a fait les beaux jours d'Hollywood il y a une décennie. Qu'il s'agisse de la relation entre nos deux héros ou du récit en général, on voit les choses arriver longtemps à l'avance et rares sont les événements qui parviendront à nous surprendre. Surtout quand une certaine séquence pompe allègrement du côté de Star Wars. Le manque d'originalité scénaristique du film aurait encore pu passer – ce qui peut être le cas si vous êtes vraiment fans du genre – si on n'avait pas senti ce manque de maîtrise des différents éléments peuplant l'oeuvre originale. On vous rassure (ou pas), pas besoin d'avoir lu le travail de Reeve pour se rendre compte des maladresses narratives de Mortal Engines, notamment en ce qui concerne l'écriture des personnages. Ainsi, nombreux sont les seconds rôles a avoir été totalement sacrifiés, sûrement par manque de temps. On pense tout particulièrement à Katherine Valentine (Leila George) dont la présence ne parvient jamais à peser sur l'histoire ; ou Anna Fang (Jihae), personne qui aurait beaucoup de choses à dire, mais auquel le récit ne s'intéresse quasiment pas. Le plus frustrant étant de voir qu'au final cet univers a un potentiel énorme que le script effleure plus d'une fois. L'utopie pacifiste, la métaphore animale, les leçons de l'Histoire, le système des classes, la guerre entre mégalopoles, etc... tous les ingrédients sont réunis pour ouvrir le débat autour de l'économie, de l'écologie, de la nationalisation et on sent que le métrage aimerait parfois aller dans cette direction. Sauf qu'il paraît prisonnier du genre auquel il appartient et n'insistera jamais ailleurs que sur ce qui reste le moins digne d'intérêt. … néanmoins ambitieuse Par contre, là où on ne peut rien reprocher à Mortal Engines, c'est dans ce qu'il met en scène. Les équipes techniques ont fait un travail colossal pour nous livrer un décorum steampunk comme on en avait encore jamais vu au cinéma. Chaque lieu visité possède un aspect, une personnalité qui le rend unique. Toutes les scènes comportent énormément de détails et la caméra de Rivers rend hommage à ce boulot de titan, surtout lorsqu'il s'agit de survoler une Londres mouvante et vivante, aussi bien humainement que matériellement. Non seulement c'est impressionnant, mais c'est aussi loin d'être paresseux. Autant on a pu se plaindre du manque de fraîcheur du scénario, autant on ne cache pas notre plaisir devant cet univers foisonnant visuellement. À ce niveau-là, on regrette presque de ne pas en avoir plus à se mettre sous la dent. On espérait du grand spectacle et on en a eu ! De la première à la dernière minute, il se passe toujours quelque chose à l'écran. Mortal Engines ne manque ni de rythme, ni de moments épiques et nous offre quelques séquences à couper le souffle. Il y a sans conteste de la générosité dans le film produit par Peter Jackson qui conjugue direction artistique gourmande et effets-spéciaux d'une grande qualité. On ne s'ennuie pas ou peu et on en prend plein la vue.
Pas de théâtre sans investissement public dans la durée et sans ancrage dans la société. Pour le directeur de la Schaubühne de Berlin, le théâtre en Europe pâtit non seulement de l'austérité, mais aussi de sa propre tendance à se laisser gagner par l'idéologie dominante. / Allemagne, Europe, Art, Culture, (...) / Allemagne , Europe , Art , Culture , Économie , Finance , Idéologie , Libéralisme , Politique , Service public , Théâtre , Socialisme - 2013/04
La Banque européenne d'investissements (BEI) va signer, avec l'aéroport international d'abord, puis avec le Crédit agricole,...
VIDEO-Après la confrontation sur le dérapage budgétaire, l'heure est au dialogue entre la Commission européenne et le gouvernement italien. L'économie transalpine connaît un fort ralentissement.
www.lesechos.fr | 03/12/18

En pleine révolte des «gilets jaunes» français, il n’est pas facile de rappeler que le changement climatique s’accélère, ce qui va impliquer des efforts autrement plus importants pour assurer un avenir à la planète que la simple suppression de la niche fiscale sur le diesel. A quelques jours de l’ouverture de la conférence sur le climat (COP 24) à Katowice, en Pologne, la Commission européenne a néanmoins mis sur la table huit scénarios possibles pour accélérer la décarbonisation de l’économie européenne à l’horizon 2050. Seuls les deux derniers permettraient d’atteindre la «neutralité carbone» (absorber autant de dioxyde de carbone que l’Union en produit). Mais ce sera à la prochaine Commission, qui prendra ses fonctions en novembre 2019 à la suite des élections européennes de mai, de proposer des textes législatifs contraignants après avoir consulté les Etats sur les efforts qu’ils sont prêts à consentir.

Et là, ça risque de coincer. Car seuls dix pays sur les vingt-huit se sont prononcés, à la mi-novembre, en faveur de cette stratégie «zéro carbone» : la France – mais c’était avant les «gilets jaunes» –, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Finlande, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Slovénie. Les pays fortement dépendants du charbon, dont la Pologne, sont très réticents à de nouveaux efforts. Tout comme l’Allemagne, qui veut protéger son secteur automobile.

Ils considèrent que l’Europe a déjà fait beaucoup, ce qui n’est pas faux : elle s’est engagée à réduire de 40 % ses émissions d’ici 2030 (par rapport à 1990) et elle devrait même parvenir à 45 %, soit 60 % en 2050 en prolongeant cette courbe. L’Union a notamment renforcé son système d’échange de quotas d’émissions de carbone, décidé que les économies d’énergie devront atteindre 32,5 % et imposé 32 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique pour 2030. Enfin, les réductions d’émissions de CO2 des véhicules, actuellement en négociation à Bruxelles, devraient se situer entre 35 et 40 %.

Reste que cela ne suffira pas à contenir l’élévation de la température à 2° C prévue par l’accord de Paris et encore moins à 1,5° C, comme le recommande le dernier rapport du Giec. C’est pour cela que la Commission propose d’aller plus loin. Mais cela coûtera cher, surtout si le scénario «zéro carbone» est retenu : il faudra investir 2,8 % du PIB par an dans les infrastructures pour y parvenir. Mais elle affirme que la transition énergétique permettra un gain de croissance pouvant aller jusqu’à 2 % du PIB de l’UE à l’horizon 2050 et de créer de nouveaux emplois, notamment dans le domaine des énergies renouvelables. En outre, cela réduira la facture des importations d’énergie, limitera les catastrophes climatiques ainsi que les impacts négatifs sur la santé humaine.

Des arguments de bon sens qui sont pour l’instant inaudibles : les fins de mois risquent de l’emporter sur la fin du monde, pour paraphraser Nicolas Hulot, d’autant que les premières déterminent les résultats électoraux.

Sous ces jolies appellations, ce sont deux types d'optimalisations fiscales très répandues en Europe qui permettent à des actionnaires de reverser moins au fisc ou de le voler. En France, ces voltiges financières feraient perdre à l'état plus de 3 milliards par an. Il a été calculé que sur tout le continent, ces carabistouilles ont couté 55 milliards en 10 ans... Les CumCum[1] Imaginons que vous possédiez des actions du CAC40 et que des dividendes vous reviennent, il faudra (...) - Economie
www.agoravox.fr | 30/11/18

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne se sont retrouvé dimanche matin à Bruxelles pour un bref sommet afin de signer l’acte de divorce avec le Royaume-Uni : 585 pages, trois protocoles (Irlande, Gibraltar et Chypre) et une déclaration politique de 26 pages sur la relation future entre les deux parties. L’ensemble reste suspendu au vote, loin d’être acquis, des députés britanniques de la Chambre des communes, attendu autour du 11 décembre.

Pour en arriver là, il aura fallu vingt mois de négociations depuis l’activation, le 29 mars 2017, par la Première ministre britannique Theresa May, de l’article 50 du traité sur l’Union européenne organisant la procédure de retrait. Neuf mois plus tôt, le 23 juin 2016, les Britanniques avaient voté à 52 % en faveur du Brexit. Pour l’essentiel, les négociations ont été britannico-britanniques, la majorité conservatrice se déchirant sur le type de Brexit qu’elle voulait. Côté européen, les «lignes rouges» avaient été fixées dès le lendemain du référendum : pas d’accès au marché intérieur sans réciprocité totale, sauvegarde des droits des citoyens européens résidant en Grande-Bretagne, absence de frontière physique entre les deux Irlandes et règlement de tous les engagements financiers. Bruxelles a surtout attendu que Londres décide de ce qu’il voulait. Theresa May a d’abord opté pour un hard Brexit, une rupture quasi complète des liens avec l’UE. En septembre 2016, elle a rejeté le «modèle suisse» - accord de libre-échange complété par des accords bilatéraux assurant un large accès au marché intérieur -, l’adhésion à l’Espace économique européen (EEE, auquel adhèrent la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, qui permet un accès total au marché intérieur en échange d’une transposition systématique des lois européennes) ou encore l’union douanière (qui lie l’UE à la Turquie). Mais elle voulait plus qu’un accord commercial de type canadien ou singapourien, insuffisant par rapport au poids de ses exportations (44 % en 2017) vers le Vieux Continent.

Après de multiples crises, démissions et une élection anticipée qui l’a laissée affaiblie, Theresa May a dû se rendre à l’évidence : une rupture totale et un traité lui garantissant un libre accès au marché intérieur des biens, des services et des capitaux - à l’exclusion des personnes - sans aucune contrepartie était irréalisable. L’accord conclu à contrecœur avec l’Union offre une sortie ordonnée du Royaume-Uni. Il évite le chaos d’un no deal et la «relation future» que dessine la déclaration politique se situera probablement quelque part entre la Turquie et la Suisse.

Que se passe-t-il le 29 mars 2019 ?

Le vendredi 29 mars 2019 à 23 heures (minuit heure française), le Royaume-Uni ne sera plus membre de l’Union européenne à laquelle il a adhéré le 1er janvier 1973. Ce divorce, après quarante-six ans de vie commune, sera une première dans l’histoire communautaire, son premier rétrécissement après une série continue d’élargissements qui a fait passer l’Union de six à vingt-huit Etats membres.

Le samedi 30 mars, les députés européens britanniques feront leurs bagages, tout comme les représentants britanniques siégeant au Comité des régions, au Comité social et économique, à la Banque européenne d’investissement ainsi que dans toutes les agences de l’Union (Agence du médicament, Agence bancaire européenne, etc.). Même chose pour le commissaire britannique, le membre britannique de la Cour des comptes et les juges britanniques de la Cour de justice de l’UE. La représentation permanente (ambassade) britannique auprès de l’Union deviendra une simple «mission», comme celle des pays tiers, et n’aura plus accès au Comité des représentants permanents, qui prend l’essentiel des décisions. La part du pays dans le capital de la Banque européenne d’investissement et de la Banque centrale européenne sera retournée à Londres. Mais les fonctionnaires britanniques employés dans les institutions ne perdront pas leur poste, même si leurs perspectives de carrière s’assombrissent.

Pour le reste, rien ne changera : le 29 mars 2019 marquera le début d’une «période de transition» demandée par Londres, qui prendra fin le 1er janvier 2021. Pendant cette période, le Royaume-Uni aura le statut d’un membre de l’EEE. Il aura accès librement au marché intérieur, tout comme l’Union aura accès au marché britannique, et les «quatre libertés» seront appliquées : libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux. Londres sera obligé d’appliquer, mais sans plus participer au processus de décision, toutes les nouvelles lois communautaires et devra continuer à verser sa contribution au budget européen. En retour, il bénéficiera des politiques européennes. Bref, après avoir eu un pied dedans et un pied dehors quand il était membre de l’Union, grâce aux nombreuses dérogations dont il bénéficiait, il aura un pied dehors et un pied dedans…

Que se passe-t-il à l’issue de la période de transition ?

A partir du 30 mars 2019, Londres et Bruxelles auront vingt-et-un mois pour négocier le(s) futur(s) traité(s) qui les liera et pour trouver une solution qui évite le retour d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord (partie intégrante du Royaume-Uni) et la République d’Irlande. C’est l’une des conditions de l’accord de paix du Vendredi saint de 1998, qui a mis fin à trente ans de guerre civile en Irlande du Nord.

Si aucune solution n’est trouvée, un veto de la République d’Irlande à l’accord entre Londres et Bruxelles est à craindre… Il faut donc imaginer un moyen de maintenir l’Irlande du Nord dans le marché unique, seul façon de laisser circuler librement les hommes, les marchandises, les services et les capitaux.

Juste avant le 1er juillet 2020, l’UE et le Royaume-Uni feront le point. Soit les négociations auront bien avancé et la période de transition ne sera pas prolongée. Soit il restera encore du travail et Londres pourra demander son extension pour une période limitée (la Commission propose jusqu’en 2022). Le seul problème serait celui de sa participation au budget communautaire, puisque les nouvelles perspectives financières jusqu’en 2027 entreront en vigueur en janvier 2021. Il faudra donc une négociation ad hoc.

Il est aussi possible qu’aucun progrès n’ait été fait et que la période de transition ne soit pas prolongée.

Que se passe-t-il si un accord sur la relation entre l’UE et le Royaume-Uni est signé ?

C’est la fin de la transition. L’idée est de signer un accord commercial et une série d’accords dans les domaines qui intéressent le Royaume-Uni et l’UE : transports, recherche, éducation, énergie, climat, défense, nucléaire, coopération policière et judiciaire, accès à Galileo (le GPS européen), etc. Cet accord n’est pas garanti : «Londres n’a pas fait le choix entre l’autonomie réglementaire et le bénéfice économique qu’elle pourrait retirer d’un large accès au marché intérieur», explique un diplomate européen.

Autrement dit, le Royaume-Uni ne pourra pas avoir ses propres normes et exporter librement ses marchandises, ses services et ses capitaux dans l’Union : «C’est la cinquième ou la sixième économie mondiale et elle est à nos portes, poursuit ce diplomate. Il est hors de question qu’elle puisse nous faire une concurrence déloyale en appliquant des normes moins protectrices que les nôtres ou en prenant ce qui l’intéresse dans le marché unique.»

Si le Royaume-Uni veut être traité comme la Suisse, il faudra qu’il accepte les normes européennes et la libre circulation des personnes. Sinon, il aura un statut équivalent à celui du Canada ou du Japon. Enfin, cet accord devra régler le très délicat problème de l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques.

Que se passe-t-il si aucun accord n’est conclu à l’issue de la période de transition ?

Un «filet de sécurité» (backstop en anglais) est prévu pour maintenir ouverte la frontière entre le nord et le sud de l’île d’Irlande. Londres a refusé que l’Irlande du Nord reste dans le marché intérieur et donc que des contrôles soient instaurés entre elle et le reste du Royaume-Uni - seul moyen de s’assurer qu’elle ne devienne pas une porte d’entrée non contrôlée dans l’UE. Le compromis trouvé prévoit donc de maintenir l’ensemble du pays dans une union douanière sur le modèle de la Turquie. Londres devra appliquer la politique commerciale européenne et ne pourra négocier ses propres accords de commerce (sauf pour les investissements et les services).

Pour éviter que le Royaume-Uni ne pratique un dumping tous azimuts, il est prévu qu’il respecte la législation européenne sur les aides d’Etat aux entreprises et sur les abus de position dominante, et qu’il ne puisse pas démanteler l’acquis communautaire dans les domaines environnementaux, sociaux et de la coopération fiscale. Mais il ne sera pas tenu par les textes européens adoptés après la fin de la transition. Les échanges seront donc moins fluides qu’aujourd’hui puisqu’il faudra instaurer un minimum de contrôle aux frontières de l’UE : sanitaires, phytosanitaires, conformité des produits, respect des standards de production (absence d’aide d’Etat, perception de la TVA et accises, normes environnementales et sociales). L’Irlande du Nord, elle, restera dans le marché intérieur des marchandises - ce qui imposera des contrôles minimaux dans les ports irlandais ou britanniques - et devra appliquer la législation européenne qui sera adoptée après la fin de la transition dans les domaines agricoles, environnementaux ou des aides d’Etat. Ce filet de sécurité ne règle pas la question de la pêche.

Pour sortir de cette union douanière, Londres devra obtenir le feu vert de l’UE. Qu’un accord soit trouvé ou pas, les droits des citoyens européens au Royaume-Uni et des citoyens britanniques dans l’Union sont garantis à l’issue de la période de transition. De même, Londres devra assurer l’ensemble de ses engagements budgétaires et financiers (y compris la retraite de ses fonctionnaires européens), soit une facture comprise entre 40 et 45 milliards d’euros.

Qui perd ?

Clairement, les hard Brexiters, qui voulaient rompre tous les liens avec l’Union européenne. On est revenu à un soft Brexit bien plus raisonnable. L’UE a tenu ses lignes rouges et évité que le Royaume-Uni coupe tous les ponts, ce qui aurait été une catastrophe économique pour les deux parties. Mais in fine, tout le monde souffrira : Londres s’isole politiquement, perd le libre accès à son principal marché et risque de voir les investissements étrangers la fuir. Quant à l’Union, elle est privée d’un allié précieux, d’une puissance économique et militaire et d’un marché dynamique, ce qui n’est pas précisément une bonne nouvelle.

N.B.: article cosigné avec Sonia Delesalle-Stolper à Londres

Quel est le point commun entre les gilets jaunes, les invectives de Trump envers ses partenaires commerciaux et le refus du budget italien par l'Union Européenne ? L'argent, et plus précisément la dette. Si le gouvernement d'Edouard Philippe augmente les taxes sur le diesel, ce n'est pas tant pour favoriser la « transition écologique » que pour atténuer un déficit budgétaire de 83 milliards d'euros, qui va porter la dette nationale au-delà des 2300 milliards. (...) - Economie
www.agoravox.fr | 27/11/18
Au troisième trimestre, le PIB de la première économie européenne a reculé de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Une première depuis début 2015, largement imputable au commerce extérieur.
www.lesechos.fr | 14/11/18
Pour sortir d'une crise déclenchée par la finance, l'Union européenne a formulé une priorité, qu'elle impose déjà aux pays en difficulté : accroître la « compétitivité » du marché du travail. Mais que désigne ce terme, que dirigeants de gauche comme de droite semblent avoir érigé en nouveau Graal ? / Europe, (...) / Europe , France , Capitalisme , Commerce international , Économie , Entreprise , Idéologie , Industrie , Mondialisation , Travail , Néolibéralisme - 2012/10
EXCLUSIF - Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a répondu aux questions d'Olivier Harmant dans l'émission « L'Invité des Echos. » Questionné sur l'avenir de l'Europe, le ministre considère qu'il n'y a pas de temps à perdre face à la montée des populismes et des extrêmes sur le Vieux Continent, et appelle l'Allemagne à se décider rapidement pour mettre en oeuvre les accords de Meseberg (budget de la zone euro, convergence fiscale, taxe GAFA...), et construire ainsi une « Europe qui protège. » Lors de l'interview, Bruno Le Maire s'exprime également sur la crise ouverte entre la Commission européenne et le gouvernement italien, ainsi que sur la réponse que doit apporter l'Europe à Donald Trump après les résultats des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
videos.lesechos.fr | 09/11/18
Doublement profitable pour ceux qui l'énoncent, le discours sur la mondialisation justifie à la fois la concurrence qui « s'impose » aux salariés et les privilèges dont jouit une jet-set présentée comme supranationale. Une étude minutieuse montre pourtant que les bases de cette élite autoproclamée (...) / États-Unis , Europe , Capitalisme , Économie , Éducation , Entreprise , État , Finance , Inégalités , Mondialisation - 2012/08
Les négociateurs européens sont sur le point de s'entendre sur ce dossier très politique. La coalition italienne semble divisée.
www.lesechos.fr | 08/11/18
Aider le Sud en se prélassant au soleil… Alléchante, la démarche promue par l'Organisation mondiale du tourisme sera-t-elle vraiment couronnée de succès ? / Europe, France, Maroc, Tunisie, Développement, Économie, Entreprise, Industrie, Loisirs, Mondialisation, Relations Nord-Sud, Tourisme - (...) / Europe , France , Maroc , Tunisie , Développement , Économie , Entreprise , Industrie , Loisirs , Mondialisation , Relations Nord-Sud , Tourisme - 2012/07
Au centre de la mondialisation La Chine est au cœur d'une machine économique et financière qui lui donne une influence mondiale inédite. Si ses échanges commerciaux se font, majoritairement (53 %), avec les pays asiatiques, les excédents se réalisent principalement avec les pays riches (Europe et (...) / Afrique , Asie , Chine , Europe , Économie , Énergie , Finance , Mondialisation , Amérique du Nord , Matières premières - Asie
ANALYSE. Si la Chine et les Etats-Unis ont pris de l'avance, l'Europe est sans doute la seule économie à pouvoir offrir un écosystème global.
www.lesechos.fr | 02/11/18
Les socialistes européens dénoncent souvent avec virulence la finance qui règne sans partage ; mais cette image désincarnée des « marchés » a pour effet de laisser dans l'ombre les bénéficiaires de la crise et des mesures d'austérité en cours. / États-Unis, Europe, France, Banque, Capitalisme, Dette, (...) / États-Unis , Europe , France , Banque , Capitalisme , Dette , Économie , Finance , Inégalités , Parti politique , Politique , Spéculation , Socialisme , Néolibéralisme - 2012/05
A l'heure où les Français sont appelés aux urnes, l'existence d'une alliance entre classes populaires et classes moyennes semble une évidence pour une large partie de la gauche ; mais ce type de coalition s'est le plus souvent soldé par l'abandon des projets de transformation sociale les plus (...) / Chili , Europe , France , Russie , Capitalisme , Communisme , Démocratie , Économie , Histoire , Idéologie , Inégalités , Mouvement de contestation , Politique , Socialisme , Marxisme - 2012/05
Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire est venu vendredi à Berlin arracher le soutien de l'Allemagne sur les réformes de la zone euro et la taxe numérique européenne.
www.lesechos.fr | 27/10/18

La Commission n’a pas eu le choix devant l’intransigeance du gouvernement italien (composé des démagogues du M5S et de la Ligue) : elle a adopté un avis, hier, exigeant que Rome lui présente d’ici trois semaines un budget 2019 « révisé ». C’est la première fois depuis que le Pacte de stabilité et de croissance a été renforcé en 2011 et 2013, au plus fort de la crise de la zone euro, que l’exécutif européen retoque ainsi, comme elle en a la possibilité, le projet de budget d’un État membre de l’Union économique et monétaire.

Certes, le déficit italien prévisionnel reste dans la limite du plafond des 3 % du PIB (2,4 %), mais il viole les engagements pris par l’Italie de le ramener à 0,8 % en 2019 contre 1,7 % en 2018, soit un écart de 1,4 % du PIB ou 25 milliards d’euros, ce qui est « sans précédent » selon la Commission. D’autant que rien ne garantit que ce chiffre sera tenu, la Commission, le FMI et même le « bureau parlementaire (italien) du budget » (UPB) jugent que la prévision de croissance de 1,5 % sur lequel s’appuie ce projet est irréaliste : elle sera plus prêt de 1 %, ce qui entrainera automatiquement un dérapage du déficit… Surtout, cet accroissement du déficit va entrainer celui de la monstrueuse dette publique italienne (131,2 % du PIB en 2017), « soit la plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce et l’une des plus élevées au monde », martèle la Commission. Une dette que l’agence de notation Moody’s a d’ailleurs dégradée le 19 octobre d’un cran supplémentaire pour la placer au dernier niveau de la catégorie investissement. Ensuite, la dette de la Péninsule sera « junk » (obligations pourries).

Giuseppe Conte avait accepté de continuer à réduire le déficit

L’affaire est d’autant plus embarrassante pour le gouvernement de Giuseppe Conte qu’il a donné son accord lors du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement du 28 juin et lors du Conseil des ministres des Finances du 13 juillet à la recommandation fixant les objectifs budgétaires dont il s’affranchit trois mois plus tard, ce que la Commission se fait un plaisir de rappeler. Autrement dit, il ne peut même pas faire valoir que la nouvelle majorité n’a pas à respecter les engagements pris par une autre majorité, ce qui effectivement viderait de son sens l’exercice de la démocratie.

L’avis de l’exécutif européen prend soin de répondre aux arguments des démagogues au pouvoir à Rome qui estiment que l’Italie est victime de l’austéritaire Europe. Non, la dette n’est pas un point de détail, puisque les intérêts payés chaque année représentent environ 65,5 milliards d’euros (soit 3,8 % du PIB), « ce qui est à peu près équivalent aux ressources publiques consacrées à l’enseignement ». Surtout, Rome ne peut pas se plaindre de l’absence de solidarité financière: la Commission rappelle qu’elle a été la principale bénéficiaire de l’interprétation flexible du Pacte entre 2015 et 2018, ce qui lui a permis de dégager 30 milliards d’euros (1,8 % du PIB) de dépenses supplémentaires. Mieux, « l’Italie est le deuxième bénéficiaire » du plan Juncker : « les financements accordés au titre du Fonds européen pour les investissements stratégiques devraient générer, à partir d’octobre 2018 plus de 50 milliards d’euros d’investissements supplémentaires ». Et, entre 2014 et 2020, elle a reçu près de 45 milliards d’euros d’aides régionales européennes.

Un budget qui manque sa cible, relancer la croissance

A ces sommes, il faut ajouter les 15 % de dettes italiennes rachetées par la Banque centrale européenne dans le cadre de l’assouplissement quantitatif (quantitative easing en anglais) lancé en 2015, soit 356,4 milliards d’euros qui resteront pour longtemps dans les coffres de Francfort. Des rachats de dette qui ont contribué à maintenir bas les taux d’intérêt italiens, générant ainsi des marges de manœuvre supplémentaires, du moins jusqu’à ce que l’actuelle majorité s’installe au pouvoir en juin 2018. Car, désormais, l’Italie doit payer un spread (l’écart de taux entre le bund allemand à 10 ans et les bons italiens de même durée) de 300 points de base, soit 3 % de plus que l’Allemagne.

Reste à savoir si le pari italien a des chances de réussir, comme cela s’est vu au Portugal, lorsque le nouveau gouvernement de gauche a violé ses engagements en faisant plonger son déficit à 4,4 % en 2015 afin de relancer la croissance avant de revenir largement dans les clous en 2016. La différence est que le pays a connu une cure d’austérité et de réformes structurelles entre 2011 et 2014 lorsque, pour éviter la faillite, il a dû faire appel à l’aide de la zone euro. Rien de tel en Italie. Surtout, le budget italien est bâti sur de fortes contradictions dues à l’attelage baroque entre un mouvement d’extrême droite probusiness et un parti populiste qui emprunte beaucoup de thèmes à la gauche : d’un côté, il coupe dans les impôts et amnistie la fraude fiscale, de l’autre il augmente les dépenses, notamment pour créer un « revenu minimal »…

Une dette interne

Il est plus que douteux que Rome change son fusil d’épaule. Il sait que le temps joue pour lui : les sanctions financières prendront du temps (une amende de 0,1 % du PIB), la Commission présidée par Jean-Claude Juncker est en fin de vie, les élections européennes auront lieu en mai 2019. Bruxelles compte beaucoup sur la pression des marchés pour la ramener à la raison. Mais là aussi, l’Italie joue sur du velours. Sa dette non résidente n’est que de 32,3 % et est plutôt sur du long terme, ce qui la met largement à l’abri des marchés. Pour rappel, les pays de la zone euro qui ont frôlé la faillite en 2010-2013 avaient une dette non résidente de près de 80 %. « Pas de panique, l’Italie n’est pas la prochaine Grèce », a d’ailleurs estimé hier Klaus Regling, le patron du Mécanisme européen de stabilité (MES) chargé de venir au secours des pays de la zone euro en difficulté: « l’Italie n’a pas perdu sa compétitivité, le déficit budgétaire n’est pas aussi élevé et une grande partie de la dette est financée en interne ».

N.B.: Article paru dans Libération du 24 octobre

Pour atténuer l'effet négatif d'un choix en faveur du chasseur américain F-35 sur l'Europe de la défense, la Belgique tente de globaliser ses investissements.
www.lesechos.fr | 25/10/18
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a affirmé mercredi que son pays serait "totalement différent" dans cinq ans, promettant de continuer dans la voie des réformes pour diversifier l'économie du royaume pétrolier. Dans une ...
www.lalibre.be | 24/10/18
Le ministre allemand de l'Economie a appelé lundi les Européens à ne plus autoriser d'exportations d'armes vers l'Arabie saoudite tant qu'elle n'aura pas fait la lumière sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. "Ce n'est que si tous les pays ...
www.lalibre.be | 22/10/18

La SVoD fait des émules et à des airs d’eldorado pour de nombreuses entreprises. Alors que Disney, Apple et Warner ont l’intention d’ouvrir leurs propres services, Netflix continue de dominer. La firme vient en effet de communiquer les chiffres de son troisième trimestre , et ils sont excellents. Sur les trois derniers mois, le service a gagné 7 millions d’abonnés dans le monde, portant son total à 137 millions. Une sacrée performance, qui équivaut à une augmentation de 37% par rapport au trimestre passé. Et l’entreprise ne cache pas son ambition puisque Reed Hastings, son PDG, vise les dix millions d’abonnés pour la fin de l’année. Cette forte progression est intimement liée aux récents investissements liés à la création de contenus originaux. Netflix a effectivement injecté 4 milliards de dollars sur ces productions rien que sur l’année 2018. Une somme partagée entre séries américaines, mais également internationales, comme le prouvent les succès de La Casa de Papel pour l’Espagne et Dark pour l’Allemagne. Un effort qui paye puisque 5,87 millions des nouveaux abonnés ne sont pas américains. Hastings a par ailleurs rebondi sur les quotas imposés par la Commission européenne. Cette dernière impose à Netflix ou Amazon Prime Video de proposer 30% de productions provenant d’Europe (films, séries ou documentaires) dans leurs catalogues, ce qui ne plait pas au géant californien. Le PDG estime que ce système privilégie la quantité sur la qualité.
« Cela peut avoir un impact négatif à la fois sur l’expérience client et sur la créativité. […] Nous préférerions nous concentrer sur l’excellence de nos services pour nos membres, ce qui comprendrait la production de contenu local, plutôt que sur la satisfaction des quotas. »
La firme ne devrait pas avoir de problème à les respecter étant donné qu’en 2015, 20% des contenus disponibles en Europe étaient déjà européens. Hastings estime tout de même qu’il y a d’autres moyens de doper la production locale.
« Toutefois nous estimons qu’une manière plus efficace pour qu’un pays soutienne les contenus locaux forts serait de favoriser directement les créateurs locaux, indépendamment du canal de diffusion. »
Notons d’ailleurs que la plateforme travaille actuellement sur quatorze projets exclusifs à la France, dont une moitié de séries originales.

Le gouvernement italien a présenté un budget irréaliste qui, plus encore que par Bruxelles, risque d’être sanctionné par les marchés. Qu’est-ce qui pousse Salvini, dont l’électorat est plus intéressé à son bien-être et à son appartenance à l’économie européenne qu’aux politiques économiques aventuristes, à appuyer les demandes du Mouvement 5 Etoiles?

www.telos-eu.com | 17/10/18
Recul de la production industrielle et du produit intérieur brut, baisse des salaires et montée du chômage : la Russie est frappée par la récession. Mais la crise affecte de façons très différentes les villes et les régions. / Europe de l'Est, Russie, Économie, Politique, Commerce, Crise économique - (...) / Europe de l'Est , Russie , Économie , Politique , Commerce , Crise économique - 2009/12
Un groupe de sept à dix conglomérats transnationaux (parmi lesquels Nestlé, Unilever, Coca-Cola Pepsico, Quaker Oats) se dispute le marché mondial des boissons non alcoolisées : thé, café et sodas divers. Leur pouvoir réside dans l'aptitude à contrôler le plus grand nombre possible de maillons dans la (...) / États-Unis , Europe , Japon , Économie , Multinationales , Commerce - 1993/08
Après son adhésion à l'Union européenne, en 2004, la Lettonie a découvert les joies de la consommation... à crédit. L'effondrement de l'économie, début 2009, a conduit le petit Etat balte à solliciter un prêt du FMI. Conséquence : la fermeture de 10% des écoles du pays... / Économie, Travail, Lettonie, (...) / Économie , Travail , Lettonie , Chômage - 2009/09

Manque d'argent et de reconnaissance Sans lui, l’Internet tel qu’on le connait ne pourrait exister. Oui, le "digital labor" est essentiel au fonctionnement de ce réseau et à l’accès aux différents médias et réseaux sociaux. Il englobe de nombreuses tâches répétitives (compléter des questionnaires à des fins scientifiques, recenser les adresses e-mail de certaines catégories socioprofessionnelles, transcrire des photos des vidéos pour  améliorer les intelligences artificielles, etc.). Les ouvriers du clic sont aussi bien souvent ceux qui modèrent les contenus, que ce soit les publications pornographiques sur Facebook ou des vidéos dérangeantes ajoutées sur YouTube. Dans le cadre d’une étude dédiée à cette profession méconnue, l'Organisation internationale du travail (OIT) des Nations Unies a mis le doigt sur une situation très compliquée à vivre pour les travailleurs de ce secteur. Ils gagnent en général très peu. On estime, qu’en moyenne, une personne qui effectue ces tâches touche 3,31 dollars de l’heure, une somme bien insuffisante pour en vivre. On parle alors plutôt de second job puisqu’une majorité des sondés affirment avoir une autre activité professionnelle. Ils sont alors dans l’obligation de travailler la nuit, ou le soir tard. Les conditions sont parfois dures à vivre, notamment pour ceux qui doivent modérer des contenus toujours plus trashs et gores. Un marché à réguler Le problème, c’est que le digital labor ne bénéficie d’aucune structure adaptée à son travail. 80% des « emplois » sont créés par deux plateformes nommées Amazon Mechanical Turk et CrowdFlower qui se chargent notamment de faire le lien entre l’offre (les entreprises qui recherchent des ouvriers à clics) et la demande (les travailleurs). Ces dernières, qui appartiennent à de gros groupes américains (Amazon et Figure Eight) ne se sont jamais établis comme de véritables entreprises avec l’ensemble des devoirs et obligations qui leurs sont inhérentes. Par exemple, il est tout à fait possible qu’une plateforme supprime le compte d’un ouvrier du clic sans lui demander son avis et sans que celui-ci puisse s'y opposer. L’étude avance même que, parfois, certains travailleurs ne sont même pas rémunérés pour les tâches effectuées. L'ONU a décidé de s’y intéresser de plus près. L’objectif est clair : réguler le marché et cette fonction pour offrir de conditions de travail décentes aux futurs employés. Il faut dire qu'on retrouve du digital labor partout dans le monde. Principalement aux États-Unis, certes, mais on en recense aussi en Amérique du Sud, en Europe et en Asie. Autre surprise, c’est un métier assez paritaire puisqu’on retrouve un grand nombre de femmes qui tentent leur chance. Malheureusement, cette « économie parallèle  » comme l’appelle l’OIT recrute des personnes surdiplômées (37% des interrogés sont titulaires d’un diplôme universitaire) afin de leur faire réaliser « des tâches qui ne correspondent pas au niveau d'éducation des travailleurs  ». C’est aussi un point sur lequel compte se pencher l’ONU afin d’apporter, dans un futur proche, des solutions acceptables.
A plus de 26 000 points, le Dow Jones a quasiment doublé par rapport à son point le plus haut atteint avant la grande crise financière de 2008, rejoignant mon exercice de politique-fiction de 2009. En revanche, je n'avais pas imaginé un tel décalage avec les bourses européennes, qui restent encore sous leurs plus hauts de l'époque. Que signifie cette grande divergence boursière ? La grande victoire des actionnaires Bien sûr, il est (...) - Economie
www.agoravox.fr | 26/09/18
La BAD, la Commission européenne et des partenaires du secteur privé ont annoncé des investissements chiffrés à un milliard de dollars américains pour soutenir de nouveaux projets en Afrique.
www.dw.com | 19/09/18
La BAD, la Commission européenne et des partenaires privés ont annoncé des investissements chiffrés à un milliard de dollars américains pour soutenir de nouveaux projets en Afrique. Entretien avec Akinwumi Adesina.
www.dw.com | 19/09/18
Les peuples ont le suffrage, les industriels ont le lobbying. Des groupes de pression qui instruisent les élus et inspirent la Commission européenne… / Europe, Économie, Industrie, Groupe de pression - 2010/06 / Europe , Économie , Industrie , Groupe de pression - 2010/06
Ailleurs, on aurait jugé la décision « populiste ». Mais c'est bien à Londres, fief de la City et poumon financier de l'Europe, que le gouvernement de M. Gordon Brown a décidé de nationaliser une grande banque en difficulté, la Northern Rock. Certes, il ne s'agirait que d'un « transfert temporaire de (...) / États-Unis , France , Royaume-Uni , Banque , Économie , Finance , Libéralisme , Spéculation , Nationalisation , Privatisation , Crise financière - 2008/03
Les résultats économiques du macronisme sont désastreux, en un an sur le front de l'emploi la France a perdu trois places et se retrouve 25eme sur 28 en Europe. Nous sommes confrontés à une croissance nulle et le président réussit à cumuler injustice et inefficacité. Heureusement pour lui une majorité croit Macron intelligent… Les réformes ne sont qu'une suite d'erreurs inspirées par le hollandisme. Des statistiques impitoyables Eurostat publie les statistiques (...) - Economie
www.agoravox.fr | 28/08/18
On avance abondamment que les Français sont plaintifs. En ce qui touche l'économie du bonheur, les pays scandinaves performent : la richesse et les libertés seraient les deux étais d'une telle chance. Cependant, comment arriver à une telle conclusion, sachant que les Français se suicident moins que les Danois ... ? Selon le World Happiness Report 2017, le Danemark se classe comme le deuxième pays le plus heureux du monde1, récemment détrôné par la Norvège. Quoi qu'il en (...) - Europe
www.agoravox.fr | 24/08/18

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La politique de cohésion ou politique régionale de l'Union européenne (UE) est une politique d'investissement. Elle soutient la création d'emplois, la compétitivité et la croissance économique, l'amélioration de la qualité de vie et le développement durable. Ces investissements favorisent la mise en œuvre de la stratégie Europe 2020.C'est la politique de l'UE derrière des centaines de milliers de projets dans toute l'Europe qui bénéficient d'un (...) - Politique
www.agoravox.fr | 21/08/18
Avant le référendum, ses opposants annonçaient parfois des conséquences désastreuses pour l'économie britannique en cas de Brexit. Après, beaucoup se sont bercés d'illusion en annonçant son mauvais impact sur l'économie. Las, les derniers chiffres de croissance confirment que le Brexit n'est pas une catastrophe, sauf dans l'esprit particulièrement biaisé d'Eric Albert, du (...) - Europe
www.agoravox.fr | 18/08/18
La commissaire européenne à la justice V?ra Jourová a annoncé sa décision de demander un rapport sur la citoyenneté par investissement de décembre à l'automne, en vue d'établir des directives plus strictes, l'octroi de la citoyenneté posant, selon...
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Le ministre allemand de l'Economie s'en est pris dimanche au président américain Donald Trump, dénonçant ses efforts et ses provocations en matière de commerce mondial pour "imposer" à l'Europe ses marchés avec l'Iran à travers les sanctions ...
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Initiateur et président d'un laboratoire français de recherche en développement numérique (MEZA www.mezalab.org/), vous avez souhaité réagir à l'entretien que Monsieur Wilfried N'Guessan et moi-même avons tenu à propos de ce que réservent les possibilités du logiciel libre pour l'économie et la formation professionnelle en Afrique (La bataille pour le logiciel libre en Afrique). Cet échange a donc vocation à faire écho à l'article précédent, ainsi qu'à donner à réfléchir à un public plus large encore que (...) - 08. Août 2018 / 43. Portrait/Entretien
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“Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.” - Bossuet Une réforme aux motifs cachés Voici la nouvelle trouvaille de l'Union européenne, via son affidé Macron, pour casser le Service Public de Sécurité Sociale, et dans le même temps diminuer les salaires des travailleurs Français. En effet, des éléments de langage sont diffusés depuis quelques jours dans la presse : dès septembre, le gouvernement « présentera aux partenaires (...) - Economie
www.agoravox.fr | 04/08/18
De gauche, le protectionnisme ? A la fin du XIXe siècle, ses principaux partisans étaient conservateurs. Ils redoutaient le chaos social qu'auraient provoqué des importations à bon marché. En revanche, les aristocrates britanniques s'accommodaient fort bien du libre-échange... Pourquoi des pays (...) / Allemagne , États-Unis (affaires extérieures) , Europe , France , Royaume-Uni , Économie , Libéralisme , Suède , Protectionnisme - 2009/03

Pays du Monde selon leur IDH. ]] Si l’Europe fait partie des régions économiquement les plus riches et les plus puissantes de la planète, avec l’Amérique du Nord et le Japon, elle n'est pas un espace économiquement homogène : tous ses pays ne sont pas des pays développés : l'Ukraine et la Moldavie font exception et sont classés comme pays à développement moyen avec un IDH inférieur à 0,8. L’Europe de l'Ouest et l'Europe du Nord très prospères contrastent avec certaines régions moins riches d'Europe centrale (comme certaines régions de Pologne), d'Europe de l'Est (Moldavie, Ukraine, certaines régions de Roumanie, Russie) et d'Europe du Sud (Albanie, Serbie, Macédoine, certaines régions de Bulgarie, Italie du Sud, certaines régions d'Espagne, de Grèce et du Portugal). La mégalopole européenne à longtemps constitué le cœur économique de l'Europe. Mais est touché depuis les années 80 par la désindustrialisation et les délocalisations vers les pays de l'ancien bloc de l'Est. On peut ainsi distinguer principalement les pays de l'ancien bloc de l'ouest, développés et avec une croissance faible et les pays de l'ancien bloc de l'est moins développés mais à très forte croissance. L’Union européenne, principal ensemble de la région, est la première puissance économique du monde. Tous ses pays membres commercent entre eux librement grâce au Marché commun, et quinze de ses pays ont accentué leur collaboration au sein de la zone euro. Des accords de libre-échange ont également été passés avec des pays partenaires.


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