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Europe Education

Les étudiants ont manifesté samedi 1er décembre dans une dizaine de villes en France. Ils étaient près de trois mille à protester contre la hausse des frais d'inscription universitaires pour les étrangers hors Union européenne. Une annonce du Premier ministre Edouard Philippe, le 19 novembre dernier. Le syndicat étudiant Unef avait appelé au rassemblement et dénoncé une énième mesure de sélection à l'Université. A Paris, place du Panthéon, ils étaient quelques centaines de personnes.      
www.rfi.fr | 02/12/18
"L'homme aurait-il perdu son humanité ? [... ] Ne sommes-nous pas ici en face d'une crise d'identité, une crise des valeurs humanistes ? [... ] Le mal prospère entre les hommes seulement lorsque ces derniers renoncent à se comprendre eux-mêmes et mutuellement. Or, comprendre c'est saisir le sens de quelque chose grâce à l'explication de ses raisons objectives... " A partir des travaux de Paul Ricoeur, grand maître des sciences humaines et sociales, Naounou Judith met en lumière la dimension "plurielle" et "multiface" de notre être. Basé sur des notions philosophiques mais également sur l'histoire des hommes depuis des décennies, son essai propose une approche complète et accessible à tous. Docteur en Philosophie et Licenciée en Théologie de l'Université Catholique de Louvain-La-Neuve, Judith Naounou est aujourd'hui Enseignant- Chercheur et Spécialiste de Paul Ricoeur. Son domaine de recherche concerne la Phénoménologie, la Métaphysique, l'Herméneutique, l'Ethique et la Philosophie Politique et Sociale. Conférencière internationale, elle intervient en Afrique et en Europe.
evene.lefigaro.fr | 01/12/18

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne se sont retrouvé dimanche matin à Bruxelles pour un bref sommet afin de signer l’acte de divorce avec le Royaume-Uni : 585 pages, trois protocoles (Irlande, Gibraltar et Chypre) et une déclaration politique de 26 pages sur la relation future entre les deux parties. L’ensemble reste suspendu au vote, loin d’être acquis, des députés britanniques de la Chambre des communes, attendu autour du 11 décembre.

Pour en arriver là, il aura fallu vingt mois de négociations depuis l’activation, le 29 mars 2017, par la Première ministre britannique Theresa May, de l’article 50 du traité sur l’Union européenne organisant la procédure de retrait. Neuf mois plus tôt, le 23 juin 2016, les Britanniques avaient voté à 52 % en faveur du Brexit. Pour l’essentiel, les négociations ont été britannico-britanniques, la majorité conservatrice se déchirant sur le type de Brexit qu’elle voulait. Côté européen, les «lignes rouges» avaient été fixées dès le lendemain du référendum : pas d’accès au marché intérieur sans réciprocité totale, sauvegarde des droits des citoyens européens résidant en Grande-Bretagne, absence de frontière physique entre les deux Irlandes et règlement de tous les engagements financiers. Bruxelles a surtout attendu que Londres décide de ce qu’il voulait. Theresa May a d’abord opté pour un hard Brexit, une rupture quasi complète des liens avec l’UE. En septembre 2016, elle a rejeté le «modèle suisse» - accord de libre-échange complété par des accords bilatéraux assurant un large accès au marché intérieur -, l’adhésion à l’Espace économique européen (EEE, auquel adhèrent la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, qui permet un accès total au marché intérieur en échange d’une transposition systématique des lois européennes) ou encore l’union douanière (qui lie l’UE à la Turquie). Mais elle voulait plus qu’un accord commercial de type canadien ou singapourien, insuffisant par rapport au poids de ses exportations (44 % en 2017) vers le Vieux Continent.

Après de multiples crises, démissions et une élection anticipée qui l’a laissée affaiblie, Theresa May a dû se rendre à l’évidence : une rupture totale et un traité lui garantissant un libre accès au marché intérieur des biens, des services et des capitaux - à l’exclusion des personnes - sans aucune contrepartie était irréalisable. L’accord conclu à contrecœur avec l’Union offre une sortie ordonnée du Royaume-Uni. Il évite le chaos d’un no deal et la «relation future» que dessine la déclaration politique se situera probablement quelque part entre la Turquie et la Suisse.

Que se passe-t-il le 29 mars 2019 ?

Le vendredi 29 mars 2019 à 23 heures (minuit heure française), le Royaume-Uni ne sera plus membre de l’Union européenne à laquelle il a adhéré le 1er janvier 1973. Ce divorce, après quarante-six ans de vie commune, sera une première dans l’histoire communautaire, son premier rétrécissement après une série continue d’élargissements qui a fait passer l’Union de six à vingt-huit Etats membres.

Le samedi 30 mars, les députés européens britanniques feront leurs bagages, tout comme les représentants britanniques siégeant au Comité des régions, au Comité social et économique, à la Banque européenne d’investissement ainsi que dans toutes les agences de l’Union (Agence du médicament, Agence bancaire européenne, etc.). Même chose pour le commissaire britannique, le membre britannique de la Cour des comptes et les juges britanniques de la Cour de justice de l’UE. La représentation permanente (ambassade) britannique auprès de l’Union deviendra une simple «mission», comme celle des pays tiers, et n’aura plus accès au Comité des représentants permanents, qui prend l’essentiel des décisions. La part du pays dans le capital de la Banque européenne d’investissement et de la Banque centrale européenne sera retournée à Londres. Mais les fonctionnaires britanniques employés dans les institutions ne perdront pas leur poste, même si leurs perspectives de carrière s’assombrissent.

Pour le reste, rien ne changera : le 29 mars 2019 marquera le début d’une «période de transition» demandée par Londres, qui prendra fin le 1er janvier 2021. Pendant cette période, le Royaume-Uni aura le statut d’un membre de l’EEE. Il aura accès librement au marché intérieur, tout comme l’Union aura accès au marché britannique, et les «quatre libertés» seront appliquées : libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux. Londres sera obligé d’appliquer, mais sans plus participer au processus de décision, toutes les nouvelles lois communautaires et devra continuer à verser sa contribution au budget européen. En retour, il bénéficiera des politiques européennes. Bref, après avoir eu un pied dedans et un pied dehors quand il était membre de l’Union, grâce aux nombreuses dérogations dont il bénéficiait, il aura un pied dehors et un pied dedans…

Que se passe-t-il à l’issue de la période de transition ?

A partir du 30 mars 2019, Londres et Bruxelles auront vingt-et-un mois pour négocier le(s) futur(s) traité(s) qui les liera et pour trouver une solution qui évite le retour d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord (partie intégrante du Royaume-Uni) et la République d’Irlande. C’est l’une des conditions de l’accord de paix du Vendredi saint de 1998, qui a mis fin à trente ans de guerre civile en Irlande du Nord.

Si aucune solution n’est trouvée, un veto de la République d’Irlande à l’accord entre Londres et Bruxelles est à craindre… Il faut donc imaginer un moyen de maintenir l’Irlande du Nord dans le marché unique, seul façon de laisser circuler librement les hommes, les marchandises, les services et les capitaux.

Juste avant le 1er juillet 2020, l’UE et le Royaume-Uni feront le point. Soit les négociations auront bien avancé et la période de transition ne sera pas prolongée. Soit il restera encore du travail et Londres pourra demander son extension pour une période limitée (la Commission propose jusqu’en 2022). Le seul problème serait celui de sa participation au budget communautaire, puisque les nouvelles perspectives financières jusqu’en 2027 entreront en vigueur en janvier 2021. Il faudra donc une négociation ad hoc.

Il est aussi possible qu’aucun progrès n’ait été fait et que la période de transition ne soit pas prolongée.

Que se passe-t-il si un accord sur la relation entre l’UE et le Royaume-Uni est signé ?

C’est la fin de la transition. L’idée est de signer un accord commercial et une série d’accords dans les domaines qui intéressent le Royaume-Uni et l’UE : transports, recherche, éducation, énergie, climat, défense, nucléaire, coopération policière et judiciaire, accès à Galileo (le GPS européen), etc. Cet accord n’est pas garanti : «Londres n’a pas fait le choix entre l’autonomie réglementaire et le bénéfice économique qu’elle pourrait retirer d’un large accès au marché intérieur», explique un diplomate européen.

Autrement dit, le Royaume-Uni ne pourra pas avoir ses propres normes et exporter librement ses marchandises, ses services et ses capitaux dans l’Union : «C’est la cinquième ou la sixième économie mondiale et elle est à nos portes, poursuit ce diplomate. Il est hors de question qu’elle puisse nous faire une concurrence déloyale en appliquant des normes moins protectrices que les nôtres ou en prenant ce qui l’intéresse dans le marché unique.»

Si le Royaume-Uni veut être traité comme la Suisse, il faudra qu’il accepte les normes européennes et la libre circulation des personnes. Sinon, il aura un statut équivalent à celui du Canada ou du Japon. Enfin, cet accord devra régler le très délicat problème de l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques.

Que se passe-t-il si aucun accord n’est conclu à l’issue de la période de transition ?

Un «filet de sécurité» (backstop en anglais) est prévu pour maintenir ouverte la frontière entre le nord et le sud de l’île d’Irlande. Londres a refusé que l’Irlande du Nord reste dans le marché intérieur et donc que des contrôles soient instaurés entre elle et le reste du Royaume-Uni - seul moyen de s’assurer qu’elle ne devienne pas une porte d’entrée non contrôlée dans l’UE. Le compromis trouvé prévoit donc de maintenir l’ensemble du pays dans une union douanière sur le modèle de la Turquie. Londres devra appliquer la politique commerciale européenne et ne pourra négocier ses propres accords de commerce (sauf pour les investissements et les services).

Pour éviter que le Royaume-Uni ne pratique un dumping tous azimuts, il est prévu qu’il respecte la législation européenne sur les aides d’Etat aux entreprises et sur les abus de position dominante, et qu’il ne puisse pas démanteler l’acquis communautaire dans les domaines environnementaux, sociaux et de la coopération fiscale. Mais il ne sera pas tenu par les textes européens adoptés après la fin de la transition. Les échanges seront donc moins fluides qu’aujourd’hui puisqu’il faudra instaurer un minimum de contrôle aux frontières de l’UE : sanitaires, phytosanitaires, conformité des produits, respect des standards de production (absence d’aide d’Etat, perception de la TVA et accises, normes environnementales et sociales). L’Irlande du Nord, elle, restera dans le marché intérieur des marchandises - ce qui imposera des contrôles minimaux dans les ports irlandais ou britanniques - et devra appliquer la législation européenne qui sera adoptée après la fin de la transition dans les domaines agricoles, environnementaux ou des aides d’Etat. Ce filet de sécurité ne règle pas la question de la pêche.

Pour sortir de cette union douanière, Londres devra obtenir le feu vert de l’UE. Qu’un accord soit trouvé ou pas, les droits des citoyens européens au Royaume-Uni et des citoyens britanniques dans l’Union sont garantis à l’issue de la période de transition. De même, Londres devra assurer l’ensemble de ses engagements budgétaires et financiers (y compris la retraite de ses fonctionnaires européens), soit une facture comprise entre 40 et 45 milliards d’euros.

Qui perd ?

Clairement, les hard Brexiters, qui voulaient rompre tous les liens avec l’Union européenne. On est revenu à un soft Brexit bien plus raisonnable. L’UE a tenu ses lignes rouges et évité que le Royaume-Uni coupe tous les ponts, ce qui aurait été une catastrophe économique pour les deux parties. Mais in fine, tout le monde souffrira : Londres s’isole politiquement, perd le libre accès à son principal marché et risque de voir les investissements étrangers la fuir. Quant à l’Union, elle est privée d’un allié précieux, d’une puissance économique et militaire et d’un marché dynamique, ce qui n’est pas précisément une bonne nouvelle.

N.B.: article cosigné avec Sonia Delesalle-Stolper à Londres

Apache Spark, initialement développé à l’université de Californie à Berkeley par AMPLab, est un framework de traitement de données distribuées pour effectuer des analyses complexes à grande échelle. Dans un écosystème riche, il a su se hisser parmi les produits les plus utilisés en Big Data. Il a permis de nombreuses avancées pour la recherche...
blog.xebia.fr | 14/11/18
Doublement profitable pour ceux qui l'énoncent, le discours sur la mondialisation justifie à la fois la concurrence qui « s'impose » aux salariés et les privilèges dont jouit une jet-set présentée comme supranationale. Une étude minutieuse montre pourtant que les bases de cette élite autoproclamée (...) / États-Unis , Europe , Capitalisme , Économie , Éducation , Entreprise , État , Finance , Inégalités , Mondialisation - 2012/08
Le concept de regroupement est consubstantiel à l'institution universitaire. Dès la création de l'Université de Paris, en 1215, l'association universitas des maîtres et des étudiants parisiens s'est conçue comme tel. De nos jours, la structuration de l'ESR ne peut se concevoir davantage sans regroupement. C'est le sens principal de la loi Fioraso du 22 juillet 2013 que d'avoir clarifié les formes de regroupements territoriaux d'ESR. Communauté d'universités et établissements (COMUE), association et fusion sont autant de leviers offerts pour la construction de ces regroupements dans le cadre d'une approche voulue systémique : établissements publics relevant du MESR et organismes de recherche partenaires coordonnent offre de formation et stratégie de recherche et de transfert à l'échelle du site retenu. Le colloque de Poitiers des 9 et 10 novembre 2017 a eu pour objet, à l'heure où le MESRI élabore un nouveau cadre juridique, d'apprécier la valeur des systèmes territoriaux d'ESR, en les situant dans une perspective historique, contemporaine, prospective, mais aussi internationale. Universitaires et acteurs ont interrogé le modèle des COMUE. Les réflexions ont fait aussi une part aux autres procédés de regroupement, notamment en France et en Europe. Modèles de regroupement, gouvernance, légitimité, subsidiarité, politique et contrat de site, moyens financiers et humains, datas, appels à projets, universités européennes... autant de concepts, principes ou instruments qui éclairent les nouvelles dynamiques de l'ESR.
evene.lefigaro.fr | 30/10/18
« Pour ma part, je crois que le temps est venu pour elle d‘annoncer à quel moment elle compte mettre un terme à son mandat de Chancelière. Elle doit faire cette annonce au cours du mois qui arrive. Tout le monde sait qu'elle ne se présentera pas aux prochaines élections. (…) Si madame Merkel se présentait à nouveau, la CDU-CSU ne serait peut-être plus élue et l'AfD en tirerait grand profit. » (Nils Diederich, professeur de sciences politiques à l'Université (...) - Europe
www.agoravox.fr | 15/10/18
Après son adhésion à l'Union européenne, en 2004, la Lettonie a découvert les joies de la consommation... à crédit. L'effondrement de l'économie, début 2009, a conduit le petit Etat balte à solliciter un prêt du FMI. Conséquence : la fermeture de 10% des écoles du pays... / Économie, Travail, Lettonie, (...) / Économie , Travail , Lettonie , Chômage - 2009/09

Manque d'argent et de reconnaissance Sans lui, l’Internet tel qu’on le connait ne pourrait exister. Oui, le "digital labor" est essentiel au fonctionnement de ce réseau et à l’accès aux différents médias et réseaux sociaux. Il englobe de nombreuses tâches répétitives (compléter des questionnaires à des fins scientifiques, recenser les adresses e-mail de certaines catégories socioprofessionnelles, transcrire des photos des vidéos pour  améliorer les intelligences artificielles, etc.). Les ouvriers du clic sont aussi bien souvent ceux qui modèrent les contenus, que ce soit les publications pornographiques sur Facebook ou des vidéos dérangeantes ajoutées sur YouTube. Dans le cadre d’une étude dédiée à cette profession méconnue, l'Organisation internationale du travail (OIT) des Nations Unies a mis le doigt sur une situation très compliquée à vivre pour les travailleurs de ce secteur. Ils gagnent en général très peu. On estime, qu’en moyenne, une personne qui effectue ces tâches touche 3,31 dollars de l’heure, une somme bien insuffisante pour en vivre. On parle alors plutôt de second job puisqu’une majorité des sondés affirment avoir une autre activité professionnelle. Ils sont alors dans l’obligation de travailler la nuit, ou le soir tard. Les conditions sont parfois dures à vivre, notamment pour ceux qui doivent modérer des contenus toujours plus trashs et gores. Un marché à réguler Le problème, c’est que le digital labor ne bénéficie d’aucune structure adaptée à son travail. 80% des « emplois » sont créés par deux plateformes nommées Amazon Mechanical Turk et CrowdFlower qui se chargent notamment de faire le lien entre l’offre (les entreprises qui recherchent des ouvriers à clics) et la demande (les travailleurs). Ces dernières, qui appartiennent à de gros groupes américains (Amazon et Figure Eight) ne se sont jamais établis comme de véritables entreprises avec l’ensemble des devoirs et obligations qui leurs sont inhérentes. Par exemple, il est tout à fait possible qu’une plateforme supprime le compte d’un ouvrier du clic sans lui demander son avis et sans que celui-ci puisse s'y opposer. L’étude avance même que, parfois, certains travailleurs ne sont même pas rémunérés pour les tâches effectuées. L'ONU a décidé de s’y intéresser de plus près. L’objectif est clair : réguler le marché et cette fonction pour offrir de conditions de travail décentes aux futurs employés. Il faut dire qu'on retrouve du digital labor partout dans le monde. Principalement aux États-Unis, certes, mais on en recense aussi en Amérique du Sud, en Europe et en Asie. Autre surprise, c’est un métier assez paritaire puisqu’on retrouve un grand nombre de femmes qui tentent leur chance. Malheureusement, cette « économie parallèle  » comme l’appelle l’OIT recrute des personnes surdiplômées (37% des interrogés sont titulaires d’un diplôme universitaire) afin de leur faire réaliser « des tâches qui ne correspondent pas au niveau d'éducation des travailleurs  ». C’est aussi un point sur lequel compte se pencher l’ONU afin d’apporter, dans un futur proche, des solutions acceptables.
En 2014, Eric Piolle prenait la mairie à la tête d'une coalition Europe écologie les verts (EELV)-Parti de gauche, en embarquant une vingtaine de militants issus des mouvements sociaux et citoyens. Quatre ans plus tard, l'amertume et les tensions entre une partie du mouvement social grenoblois et l'équipe municipale apparaissent au grand jour pendant « l'université d'été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens ». « À croire que je suis le maire (...)
bellaciao.org | 30/08/18
L’association Organisation for empowerment and non formal Education (O.E.N.E) s’est associée à une organisation polonaise...
Invité du Grand Rendez-Vous sur Europe 1 en partenariat avec « Les Echos » et CNews, le ministre de l'Education nationale a assuré que tous les bacheliers auront une place d'ici à la rentrée avec Parcoursup. Le dédoublement des classes de CP et CE1 concernera 75.000 élèves de plus en septembre.
www.lesechos.fr | 15/07/18
Cette initiative made in Europe n’a pas fini de prendre de l’ampleur. Rien qu’à Bruxelles, il existe déjà quatre Ecoles européennes et l’ouverture de la cinquième est planifiée. Reportage au sein de l’Ecole européenne de Bruxelles-Argenteuil (EEBA) ...
www.lalibre.be | 13/07/18
Source: Education International
ei-ie.org | 11/07/18

Il a suffi d’une phrase, une malheureuse phrase d’un commentateur sportif de TF1, pour mettre le feu aux poudres du nationalisme belge. Si la Belgique a battu le Brésil, vendredi, a osé le journaliste, c’est aussi « grâce à l’énorme expérience de Thierry Henry, leur T3 (entraineur adjoint), qui a su trouver les mots justes pour galvaniser les attaquants belges ». Aussitôt, les réseaux sociaux se sont déchainés contre cette nouvelle preuve de l’arrogance française à l’égard du petit frère belge.

Face à ce énième affront (les blagues de Coluche n’en étant qu’un autre exemple), l’humoriste Jérôme de Warzée s’est fendu d’un billet féroce sur sa page Facebook. Extrait : « Afin que l’on n’oublie jamais le rôle prépondérant, que dis-je, vital, qu’a joué la France dans notre succès face au Brésil, n’oublions jamais de remercier…Josette et Victor Duchamps, les boulangers nordistes qui approvisionnaient en pains de mie le club de Lille lorsqu’Eden Hazard y a débuté sa carrière professionnelle. Combien de fois Eden n’a-t-il pas loué le moelleux des ficelles Duchamps ? Nul doute qu’il y trouvât là une force supplémentaire pour le mental de ses prestations futures. …Michel Delpech, c’est en effet sur la chanson ‘’Pour un flirt avec toi’’ que les parents de Thomas Meunier se sont embrassés pour la première fois (…) » Et l’apothéose : « Merci à la France de nous avoir permis de vaincre le Brésil.Juste lui rappeler que d’après les rapports quotidiens que diffuse la NASA depuis des décennies, non, la France n’est pas le centre du monde ». Sous ce texte qui se veut humoristique, près de 4000 commentaires, dont la grande majorité frôle voire sombre dans le racisme antifrançais, le seul qu’on affiche sans complexe outre-Quiévrain. Et qu’importe que Le Soir, quotidien francophone de gauche, n’hésite pas à titrer : « Benjamin Pavard, le plus Belge des Français ».

Pour les Français de Belgique, le match de ce mardi était exactement ce qu’ils redoutaient le plus, la relation d’amour-haine qu’entretiennent les Belges à l’égard de la France étant exacerbée par le nationalisme footballistique. Ainsi, comme le rappelle Jean-Michel Javaux, ancien président d’Ecolo dans La Libre Belgique, « en 1998, trois-quart des Belges francophones soutenaient le Brésil face à la France »… De même, depuis le début de ce mondial, le Soir a souhaité à plusieurs reprises la défaite de l’équipe de France simplement parce que c’est la France et pas parce que c’est une mauvaise équipe, le journal allant jusqu’à consacré deux pages mardi à un article à charge contre la France intitulé: «France-Belgique, on vous aime et vous non plus». Ou encore, le site de la RTBF, la radio-télévision publique francophone, n’a pas hésité, lundi, à gratifier ses lecteurs d’un article ainsi présenté : « Condescendance, accent... cinq raisons pour lesquelles les Belges ne s’entendent pas avec les Français ».

Si l’enthousiasme suscité par les exploits des Diables rouges transcende la barrière linguistique entre néerlandophones (6,5 millions de locuteurs) et francophones (4,5 millions de personnes), le sentiment anti-français est une spécificité essentiellement francophone. « Ils ont une relation à la France plus spécifique que les néerlandophones, la proximité entrainant plus de tensions et un sentiment d’infériorité face au grand voisin », analyse Dave Sinardet, professeur (néerlandophone, mais enseignant en français et en anglais) de sciences-politiques à l’Université libre de Bruxelles. Pourtant, à Bruxelles, enclave francophone en territoire flamand, et en Wallonie, on vit largement à l’heure de la France à tel point que le siège du gouvernement wallon à Namur est surnommé « l’Elysette », que Liège (elle a souhaité être rattachée à la France en 1815 et a reçu la Légion d’honneur pour sa résistance face aux Allemands en 1914…) fête le 14 juillet ou encore que les journaux mettent sur le même plan les programmes télé belges francophones et français (en Flandre, il n’y a que les programmes de la télévision flamande et, en tout petit, des télés néerlandaises). Il est frappant de constater que les francophones connaissent souvent mieux les subtilités de la vie politique hexagonale que les Français eux-mêmes. Ce n’est donc pas un hasard si un Belge francophone qui réussit est, sauf de très rares exceptions, comme les caricaturistes Kroll et Vadot, celui qui est reconnu en France.

Outre les raisons culturelles qui font qu’un espace de 4,5 millions de francophones se sent à la fois ignoré et écrasé par un voisin qui compte 67 millions d’habitants, il y a aussi des explications historiques à cette méfiance atavique que partagent à des degrés divers tous les Belges. D’abord, les anciens Pays-Bas espagnols ont longtemps servi de champ de bataille à la France, qu’elle soit à l’offensive ou en défensive (sous la Révolution française). Ensuite, la Belgique est née en 1830 de la volonté anglaise d’empêcher qu’elle tombe dans l’escarcelle de la France, le port d’Anvers étant considéré comme un pistolet braqué sur le cœur de l’Angleterre.

Autrement dit, le garant de l’existence de la Belgique, c’est le Royaume-Uni, et les ennemis potentiels la France, puis, à partir de 1870, l’Empire allemand, comme le montre le réseau de places fortes construites tant à la frontière allemande dans la région de Liège qu’à la frontière française dans la région de Namur. Entre les deux guerres, la Belgique refera la même erreur : elle proclame unilatéralement sa neutralité en 1936, à la joie de l’Allemagne nazie, et redéploie une partie de ses troupes à la frontière sud pour parer à la « menace » française. C’est cela qui empêchera les alliés de se prépositionner sur le Rhin comme le prévoyait l’accord militaire de 1922. Depuis 1945, la Belgique est devenue farouchement atlantiste, les États-Unis étant perçus comme les meilleurs garants de sa sécurité. Ce n’est pas un hasard si elle se prépare à acheter des avions de combat américains F35 pour remplacer ses vieux F16 au détriment des offres de ses partenaires européens, alors même qu’elle jure vouloir l’Europe de la défense…

Ce mardi soir, une bonne partie de la Belgique espère solder ses comptes avec la France grâce à son équipe de football (dont les joueurs ne peuvent communiquer qu’en anglais, tous n’étant pas bilingues) et ainsi prouver que César avait raison : de tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves (« Horum omnium fortissimi sunt Belgae »).

N.B.: version longue de mon article paru ce matin dans Libération (qui m’a déjà valu pas mal d’insultes belges...)

[Togonews] Le Togo a récemment accueilli la session ACP-UE. Afrique Education rappelle dans son dernier numéro que de 1975 à 1989, la capitale togolaise avait donné son nom à quatre accords de coopération entre les pays ACP et l'Union européenne.
fr.allafrica.com | 16/06/18

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, plus jeune dirigeant de l’Union européenne – 31 ans – est arrivé en Israël pour une visite officielle. Il est accompagné du ministre de l’Education, de la Science te de la Recherche Heinz Fassmann ainsi que d’une délégation de trente hommes d’affaires. Il sera notamment reçu par le Premier ministre [...]

L’article Le chancelier autrichien Sebastian Kurz en Israël pour une visite officielle. est apparu en premier sur IsraelValley.

Déchiffrer le génome d'une plante, étudier son métabolisme en « éteignant » un à un des gènes précis avec CRISPR/Cas9 et construire sur cette base des plantes plus performantes (ici pour le rendement) offre des perspectives d'amélioration importantes. Saurons-nous les saisir en Europe ? Une équipe de chercheurs de l'Université Purdue et de l'Académie des Sciences de la Chine a publié le 21 mai 2018 un article au titre aride, « Mutations in a subfamily of abscisic acid (...) - Technologies
www.agoravox.fr | 09/06/18
- Comment avez-vous connu Maurice Audin ? Je l’ai connu en tant que membre du Parti communiste algérien (PCA), auquel nous avons adhéré à la même période, au début des années cinquante. Il était surtout très actif au sein de la cellule Langevin des étudiants communistes, mais il fréquentait aussi La Robertsau (foyer des étudiants musulmans de l’université d’Alger, ndlr). Il était très proche de l’Association des étudiants musulmans d’Afrique du Nord (AEMAN), qui deviendra l’Union générale des étudiants musulmans algériens (Ugema) en 1955. Je dois dire qu’il était, parmi une dizaine d’autres étudiants communistes (Rebbah Noureddine, Mohammed-Saïd Salah, Ahmed Inal, Abdelhafid Ihaddaden, etc.) parmi les plus actifs et engagés dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Maurice Audin, en particulier, était un militant remarquable et intelligent, avec une grande capacité d’écoute et d’analyse. - A votre connaissance, est-ce qu’il avait une relation directe avec les membres de la direction de la Révolution algérienne qui se trouvaient à Alger ? Je sais qu’il entretenait des contacts avec certains cadres et étudiants du Front de libération nationale (FLN). Je pense à Mohamed Seddik Benyahia, à Lamine Khène, à Allaoua Benbaatouche et à d’autres leaders, étudiants membres du FLN, qui vont d’ailleurs décréter la grève du 19 mai 1956. A cette époque, Maurice et sa femme Josette activaient politiquement dans la clandestinité à cause de l’interdiction du PCA, le 13 septembre 1955. Ce jour-là, je me souviens de m’être rendu chez eux. Nous avons discuté de ce qu’il fallait faire après cette décision afin de maintenir notre action politique clandestinement. C’est la dernière fois que je l’ai rencontré. Je garde toujours l’image de lui et de son épouse penchés tendrement sur le berceau de leur enfant. Je n’imaginais pas que vingt mois plus tard, il allait être assassiné d’une façon atroce. - Quel a été son rôle concret durant la Guerre de Libération nationale, particulièrement au sein du PCA, qui lui a valu d’être arrêté ? Contrairement à ce qu’ont déclaré certains responsables militaires après son assassinat, Maurice Audin n’était pas impliqué dans l’action armée menée par le PCA à travers l’organisation des Combattants de la libération (CDL). Lui, il menait le combat plutôt sur un plan politique, notamment avec son ami Henri Alleg – avec qui il militait pour, entre autres, lever l’interdiction qui frappait le journal Alger Républicain (interdit depuis septembre 1955, ndlr) – et certains membres de la direction du PCA dissous restés actifs, à l’instar de Paul Caballero et Larbi Bouhali. Ce dernier a pu d’ailleurs quitter clandestinement l’Algérie, fin 1956, grâce à un plan de sortie auquel Maurice Audin a largement contribué. En outre, il organisait une partie du service médical mis en place par le PCA au profit de ses militants. C’est ainsi qu’il a reçu chez lui Paul Caballero, en avril 1957, afin que celui-ci soit soigné par le docteur Georges Hadjadj. Ce qui a été la raison de son arrestation (arrêté et torturé par les parachutistes, le docteur Hadjadj avait donné le nom de Maurice Audin, ndlr). Jusque-là, les directions et actions du PCA et du CDL étaient séparées. Ce n’est qu’après l’arrestation de Maurice Audin, suivie de celles des camarades Henri Alleg, Paul Caballero et André Moine, que nous avions décidé, Bachir Hadj Ali et moi, de reprendre la direction de l’ensemble des activités politiques et armées du parti. - Dans sa vie et son engagement, quelle relation avait Maurice Audin avec l’Algérie et le peuple algérien ? Maurice Audin se considérait comme un Algérien à part entière et militait activement pour l’indépendance de son pays. Il a adopté la position et les revendications du PCA. C’est-à-dire aboutir à une Algérie indépendante où tous les Algériens, y compris ceux d’origine européenne qui demandent la nationalité algérienne, vivent en paix et construisent ensemble leur pays. Il faisait partie des militants dits «européens» pour qui l’Algérie était leur seule patrie, comme Henri Maillot, Fernand Iveton et beaucoup d’autres. Ils avaient une relation profonde et charnelle avec l’Algérie, ils sentaient et défendaient leur appartenance à la nation algérienne, et ce, malgré les pressions d’une partie des pieds-noirs. Ce qui me rend triste, c’est de penser que s’ils avaient survécu, ils seraient sans doute parmi les premières victimes de la répression antidémocratique en Algérie après l’indépendance. En effet, leur engagement n’était pas uniquement patriotique, mais aussi social et démocratique.
www.elwatan.com | 08/06/18
A chacun de nos reportages, à la moindre enquête d’opinion, travail de terrain, qu’il nous ait été donné de réaliser, nous recevons immanquablement le mot «harga» à la figure sous la forme d’une sentence irrévocable : «El harga hiya el hal», (La harga, c’est la solution). L’image, on s’en souvient, avait fait le buzz sur les réseaux sociaux : celle de ces centaines de jeunes, majoritairement des étudiants, massés autour de l’Institut français d’Alger tels de fervents pèlerins encerclant la Kaaba, et sollicitant la «baraka» de Campus France. C’était le 29 octobre 2017. Pourtant, il n’y avait pas de visa au bout de la queue mais juste un test de langue à passer, le TFC (test de connaissance du français), indispensable pour postuler à un visa d’études en France. L’Institut français précisait dans un communiqué que le «nombre de jeunes Algériens souhaitant étudier en France est en constante augmentation». Et d’expliquer : «Cette hausse sans précédent a provoqué la saturation rapide du système en ligne. Le site internet de prise de rendez-vous a enregistré certains jours plus de 700 000 connexions simultanées, bloquant ainsi la plateforme.» Il faut dire que l’émigration, temporaire ou définitive, sous couvert de poursuivre ses études à l’étranger, a toujours figuré dans le top 5 des motivations de départ. A telle enseigne que la stratégie migratoire pour concrétiser cet objectif est souvent élaborée dès les paliers inférieurs du cursus scolaire. De plus en plus de parents s’attachent ainsi à inscrire leurs enfants dans des écoles privées pratiquant le double programme, quand les plus aisés font tout pour inscrire leur enfant au LIAD (lycée international Alexandre Dumas) dans l’idée qu’il puisse décrocher directement le bac français. Ces stratégies ne sont évidemment pas à la portée de tous et ne concernent qu’une infime minorité, in fine. Le gros des partants continue à recourir aux voies périlleuses de la harga par temps versatile, sur des embarcations de fortune. «C’est l’une des conséquences des difficultés économiques et politiques que traverse l’Algérie. L’émigration, qu’elle soit légale ou clandestine, s’accroît», note le journal Le Monde. Et d’ajouter : «Selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), entre janvier et fin octobre (2017), 6397 Algériens sont arrivés illégalement en Europe par les routes de la Méditerranée. Entre juillet et septembre, les Algériens faisaient partie des cinq principales nationalités d’arrivants après la Syrie, le Maroc, le Nigeria et l’Irak.» («L’émigration algérienne repart à la hausse» in Le Monde du 6 décembre 2017). Mobilité ou hémorragie ? Les mobiles de ces exodes de masse par tous les moyens continuent à interroger, turlupiner, parents, sociologues, politiques et décideurs, même si ces derniers, à en juger par leur gouvernance erratique et désinvolte – comme vient le confirmer la folie des taxes qui ont été instituées dernièrement – ne semblent pas tellement s’inquiéter du fait que le pays soit en train de se vider littéralement de ses forces vives. Plus que de la mobilité, c’est une véritable hémorragie. Une saignée de cadres. Le directeur central de la police aux frontières (PAF) français, Fernand Gontier, s’en est visiblement ému lors de sa récente audition par la commission sécurité du Sénat, en France. «L’Algérie nous préoccupe aussi beaucoup : sa jeunesse est en désespérance et quitte le territoire. La France reste très attractive», avait-il glissé, selon des propos rapportés par le site officiel du Sénat français et relayés par nombre de nos confrères de la presse électronique. Et de révéler : «Les Algériens représentent la deuxième communauté la plus importante en situation irrégulière sur notre territoire. Nous effectuons plus de 10 000 interpellations par an. Beaucoup d’Algériens arrivent avec des visas mais ne repartent plus. (…) Enfin, le phénomène des mineurs algériens et marocains nous préoccupe, car la minorité permet de s’exonérer de la situation irrégulière.» «Que s’est-il passé chez vous ?» A chacun de nos reportages, à la moindre enquête d’opinion, travail de terrain, qu’il nous ait été donné de réaliser, nous recevons immanquablement le mot «harga» à la figure sous la forme d’une sentence irrévocable : «El harga hiya el hal», «La harga est la solution». C’est ce que nous répétait encore récemment un jeune de 20 ans, Abderraouf, gardien de parking à Belcourt, qui a tenté l’émigration par mer à trois reprises, et qui nous disait avoir dépensé plus de 70 millions au total dans ces «tentatives d’évasion». Toutes soldées par un échec. Et il ne désespérait pas d’y arriver un jour, déterminé qu’il était à aller jusqu’au bout de son rêve. Son rêve unique. Ultime. Partir. «La jeunesse n’a pas d’avenir», martelait-il. «Regardez combien de haraga algériens sont recensés en Italie ! Une fois, ils ont accueilli une embarcation avec des hommes, des femmes, des enfants. Ils étaient étonnés. ‘‘Que s’est-il passé chez vous’’ leur ont-ils demandé ? Pourtant, à la télé, on te raconte que tout va bien, le pays regorge de pétrole, le peuple ne manque de rien… Bled Miki… Il n’y a aucune issue. L’Etat ne sait rien faire à part construire des prisons au lieu de construire des usines. Moi, j’ai été à la prison d’El Harrach, Hizer et Sour El Ghozlane. Ce pays a été bâti sur du faux. Koulleche khorti. L’argent fait la loi à Alger. Ils ne font que démolir les vieux bâtiments pour ériger des tours et des hôtels, regardez.» Et la sentence implacable qui tombe : «Makache hal, il n’ y a pas de solution. El harga hiya el hal (la hargan c’est la solution) mon frère. Je suis en train de mettre de l’argent de côté pour partir. A la moindre occasion, je recommencerai. Ce pays ne m’a rien donné.» (lire notre enquête : «Avoir 20 ans sous Boutef» in El Watan du 23 janvier 2018). «Même si tu gagnes bien ta vie, tu te sens à l’étroit» Autre témoignage édifiant, celui de Mokhtar Boudjemaâ, 43 ans, célibataire, résidant à Sidi Bel Abbès, vivotant de petits boulots. L’été dernier, il a tenté d’émigrer vers l’Italie via la Libye. Il a failli y laisser sa vie. Nous l’avions contacté quelques jours après son retour de l’enfer de Sabratha où il est resté en détention pendant plus de quatre mois dans des camps pour migrants. Interrogé sur les raisons profondes qui l’ont poussé à se lancer dans cette aventure, il apporte une importante nuance en précisant : «Ce n’est pas une question de social mais de société.» «Vous savez, même en Europe, ils ont la misère, ils ont des pauvres, mais la pauvreté là-bas devient secondaire. Parmi les 53 Algériens qui étaient avec moi, il y avait des gens labass bihoum, avec une bonne situation. En Algérie, même si tu gagnes bien ta vie, tu te sens à l’étroit, les horizons sont bouchés, makache djedid (y a pas de nouveauté). Là-bas, c’est une autre mentalité. Personne ne te juge. Les gens n’ont pas peur de s’exprimer. Ici, tu te sens constamment jugé. Tu ne peux pas exprimer des idées différentes.» Et de renchérir : «Ici, ce sont les Belahmar qui ont les faveurs des plateaux de télévision. On encourage la médiocrité. On investit dans tout sauf dans l’homme.» («On a vécu l’enfer à Sabratha» in El Watan du 11 décembre 2017). Et dernièrement, à l’occasion d’un reportage à Ben Allel, près de Miliana, sur les hauteurs du Zaccar, nous rapportions ces mots terribles d’un jeune paysan qui nous disait : «J’ai 23 ans et je n’ai pas encore commencé à vivre. Toute notre vie a été des travaux forcés.» Dans la même commune, nous avons recueilli ce témoignage de Abdelkrim, 33 ans, licencié en finances, qui attirait notre attention sur le chômage des diplômés et nous confiait avec une ironie amère avoir pris sa retraite à 29 ans : «Les cafés sont bondés de diplômés. Moi-même je suis passé par là. Après l’obtention de ma licence, j’ai chômé un bon moment. Ensuite, j’ai travaillé pendant deux ans et demi avec la DAS de Aïn Defla. Je touchais 9000 DA. Après, on a mis fin à mon contrat. C’était la seule fois où j’ai travaillé avec mon diplôme. J’ai pris ma retraite à 29 ans ! Maintenant, j’aspire à préparer un doctorat. Je préfère continuer mes études, même pour des clopinettes, plutôt que de me rouler les pouces. C’est juste pour boucher le vide.» («Grises mines sur les flancs du Zaccar», El Watan du 22 mai 2018). Selon des chiffres de l’ONS rapportés par l’APS, le chômage des diplômés universitaires était de 17,6% en 2017. A noter, par ailleurs, que six chômeurs sur dix sont des «chômeurs de longue durée», et que 62,2% des demandeurs d’emploi sont en attente d’un poste de travail depuis plus d’une année. Un avenir plombé par le 5e mandat ? Mais comme le soulignent tous les spécialistes, la poussée migratoire ne se limite pas aux personnes en situation précaire, elle touche désormais toutes les catégories sociales. «Il y a de profondes raisons qui font que l’Algérie est fuie par les pauvres et les riches, les petits et les grands, les hommes et les femmes, et même les enfants comme nous l’avons constaté dernièrement. Le pays est devenu oppressant», analyse le sociologue Nacer Djabi dans une interview à Liberté. Il indiquait dans la foulée : «Selon certaines estimations, plus de 25% ont l’intention réelle d’émigrer et ce pourcentage serait plus élevé chez les jeunes.» «Nous sommes donc devant une sorte de désespoir qui fait que l’Algérien n’imagine pas rester dans son pays pour y vivre, fonder une famille et nourrir un projet professionnel. Bien sûr, la situation n’est pas uniquement liée aux aspects économiques. Il y a des raisons profondes liées à la qualité de vie et au refus de mener à bien les projets de notre vie en Algérie. D’autres raisons peuvent être ajoutées, comme la situation politique», appuie le sociologue (Liberté du 22 novembre 2017). Et ce n’est sûrement pas en faisant planer sur le pays la menace d’un 5e mandat présidentiel que l’on tempérera ces légitimes désirs d’ailleurs pour respirer, vivre, espérer…  
www.elwatan.com | 29/05/18
Les Algériennes et les Algériens ont hérité à l’indépendance d’un pays complètement dévasté par la guerre, avec des infrastructures détruites et une majorité de la population plongée dans la précarité, la pauvreté, l’analphabétisme et le chômage massif. C’est dans un tel désastre économique et social que le jeune Etat algérien s’installe aux commandes et, malgré la multiplicité et la gravité des problèmes du pays, une des premières décisions politiques fut d’apporter aide et assistance sans réserve aux mouvements de libération des pays encore sous domination coloniale, particulièrement ceux d’Afrique. J’étais étudiant à l’université dans les années 1960 et 1970 et je peux attester qu’un grand nombre de jeunes Africains, de Guinée, du Mozambique, d’Angola, du Mali, du Niger et de bien d’autres pays poursuivaient leurs études à l’université algérienne, entièrement pris en charge par notre pays. Beaucoup d’entre eux, des amis, deviendront de hauts responsables politiques à l’indépendance de leur pays ! Alger était considérée comme «la Mecque des mouvements de libération» du monde entier. Tous ces mouvements révolutionnaires étaient logés, soutenus politiquement, financièrement et militairement par le gouvernement algérien jusqu’à obtention de leur indépendance et bien au-delà de cette date. Combien de jeunes Algériens savent aujourd’hui que le grand Nelson Mandela a vécu en Algérie et a reçu, comme bien d’autres responsables politiques et militaires africains, soutien politique et diplomatique et formation militaire avant de retourner combattre dans son pays ! Nous vivions avec ces hommes et ces femmes africains à Alger, dans un esprit spontané et profond de solidarité au nom des idées de liberté et d’émancipation des peuples du Tiers-Monde que notre pays portait très haut sur la scène internationale. Malgré l’insuffisance de nos moyens matériels et humains en médecine, plusieurs équipes médicales furent dépêchées, bien avant les ONG internationales, pour aller soigner et faire démarrer les structures de santé de bien des pays africains, à l’image du Nigeria, au moment de la guerre du Biafra, et de l’Angola. Cela nous rendait très fiers et je garderai toujours le souvenir incroyable, inédit du Festival panafricain de 1969, pendant lequel les rues et les places d’Alger s’étaient transformées en une multitude de scènes étourdissantes, où se côtoyaient les danses, les chants et la musique de tout le continent ! C’est donc au moment où nous étions pauvres, écrasés par les problèmes socioéconomiques hérités de la période coloniale que nous avons été généreux, fidèles à nos principes de solidarité et de partage. Aujourd’hui, je suis affligé, honteux, malade de constater à quel point tout ce capital moral, humain, fraternel, forgé par la génération post-indépendance est en train d’être dilapidé. Que nous est-il arrivé pour que notre pays, 40 ans plus tard, devienne l’objet de condamnations infamantes d’ONG des droits humains et même de l’ONU sous l’accusation d’atteinte aux droits humains et de traitements dégradants envers les migrants d’Afrique subsahélienne ? Que s’est-il passé dans nos consciences pour que notre attitude vis-à-vis de nos protégés d’hier se mue en politique de reconduite forcée de milliers de migrants africains fuyant la faim et la guerre, comme nous avions fui nous-mêmes dans d’autres pays pendant la guerre d’indépendance ? Pourquoi notre discours officiel se résume-t-il aujourd’hui à des propos sécuritaires, même s’il y a probablement une part de vérité dans ce sens, que nos organisations humanitaires, à l’exemple du Croissant- Rouge, participent à la curée en produisant un discours démagogique pour jeter un voile pudique sur cette triste réalité ? Comment peut-on admettre sans sourciller qu’au moment même où ces Africains sont reconduits sans ménagement à la frontière, les milieux d’affaires algériens, publics et privés, multiplient discours, interviews et conférences, font semblant enfin de découvrir l’Afrique, non pour venir au secours de cette population désespérée, mais pour lui vendre des machines à laver et des smartphones et nous ramener des devises ? Que faire pour réveiller les consciences, interpeller les mémoires de nos intellectuels, de nos responsables politiques et du simple citoyen pour défendre notre honneur de peuple qui a connu la souffrance, comme il a connu le soutien fraternel de peuples africains au moment de son combat pour la liberté. Doit-on rappeler que le nom de guerre de notre actuel Président était «Abdelkader El Mali», en référence au pays qui servait de base logistique à l’ALN ? Comment après tout cet investissement moral, politique, diplomatique, humain et éthique pouvons-nous accepter de nous perdre dans une logique «sécuritaire» égoïste et brutale, qui frise le racisme, qui est dans tous les cas de figure inefficace, sinon contre-productive et au terme de laquelle nous risquons d’y laisser notre âme ? Croit-on vraiment qu’en reconduisant nos frères migrants à la frontière nous allons nous «débarrasser» du problème, comme tentent de le faire les pays de l’UE en multipliant lamentablement barbelés, patrouilles de police, miradors et chiens méchants pour refouler vers la Turquie les frères migrants du Moyen-Orient ? Cette politique à l’égard des migrants est illusoire, comme est dérisoire celle menée par les pays de l’UE et les Etats-Unis de Trump. Car il ne s’agit plus de phénomène d’émigration-immigration, comme celui que nous avons nous-mêmes connu dans les années 1960-1970, lorsque nos pères vendaient leur force de travail à l’Europe. Le phénomène est beaucoup plus grave, plus massif, inscrit dans la durée et dont les causes relèvent des conséquences des nouvelles politiques économiques mondiales. Le monde fait face aujourd’hui à un phénomène migratoire massif et irréversible que rien n’arrêtera plus. En effet, après la longue nuit coloniale est venue la mondialisation, avec son déferlement de politiques néo-libérales et sa dérégulation des marchés mondiaux. Après avoir été ruinés par la domination coloniale, voilà que nous sommes aujourd’hui soumis aux règles de l’économie dérégulée et de la finance internationale, qui produit chaque année mille fois plus de perdants que de gagnants. Les perdants, c’est nous dont le sort est dépendant du prix des hydrocarbures, ce sont aussi tous les pays Africains sans exception dont l’économie est totalement dépendante des marchés des matières premières et qui sont de plus frappés de plein fouet par la dégradation de leur environnement en raison du réchauffement climatique. Leur agriculture est ruinée, leur sol appauvri et pollué, leurs réserves d’eau s’épuisent. Les perdants ce sont aussi les pauvres et les classes moyennes basses des pays développés, qui voient chaque jour leur niveau de vie s’effondrer et leur système de protection sociale disparaître. L’effrayante logique néo-libérale mondialisée produit des exclus économiques et écologiques, des laissés- pour-compte en masse, aussi bien dans les pays du Sud que dans ceux du Nord. La boulimie de consommation et son emballement insensé dans les pays développés et ceux dits «émergents», comme l’Inde ou la Chine, ont produit une dégradation lente et constante du climat dont les conséquences ne sont pas difficiles à prévoir. L’impact sur l’économie des pays du Sud, déjà fortement secouée, sera désastreux : à ce rythme et avec l’augmentation de la population, avant 2050 beaucoup de ces pays ne pourront plus nourrir leur population ! Voilà pourquoi ces millions de «perdants» n’ont d’autre choix que de migrer pour tenter de s’accrocher à ceux qui ont gagné sur leur dos ! Leurs territoires se désertifient, leurs enfants y meurent de faim et de maladies transmissibles. Nous sommes bel et bien dans une situation de crise mondiale que certains n’hésitent pas à qualifier de «révolutionnaire» car ce mouvement mondial de migration provoque la peur et pousse au développement de politiques populistes, réactionnaires et racistes, qui se multiplient hélas aussi bien dans les pays du Nord que dans ceux du Sud. Cette évolution chaotique ne peut pas rester sans conséquences sur les relations internationales en général et sur les politiques de migration en particulier : la poussée migratoire, qui est déjà là, à travers le monde entier — d’Afrique et du Moyen-Orient vers l’Europe, d’Asie et d’Amérique latine vers l’Amérique du Nord — ne s’arrêtera pas, elle va s’accentuer, dopée par la dégradation du milieu et l’accentuation de la pauvreté et de la misère. Il n’y a que deux façons de faire face à cette révolution migratoire mondiale : on l’admet et on met en place les stratégies adaptées sur la base des principes de solidarité et de partage entre humains qui n’ont d’autre choix que de partager la même planète. On peut aussi refuser cette réalité et s’enfermer, comme le font M. Trump ou M. Orban, dans des discours populistes de haine et d’exclusion et édifier murs et barbelés, qui volerons, de toute façon, comme des fétus de paille sous la poussée irrésistible de la misère humaine ! Je terminerais mon propos en m’adressant à mes concitoyens qui contemplent sans comprendre cette affligeante situation : essayons de nous débarrasser de la peur de l’autre qui déforme notre vision, accentue notre égoïsme et nous pousse vers la xénophobie et le racisme. Au lieu de détourner notre regard de ces pauvres hères qui tendent la main le long de nos routes ou leur donner la pièce pour acquitter notre conscience, arrêtons-nous un instant et parlons avec eux ! Ecoutons- les nous raconter leur vie, leurs joies et leurs peines, les déserts qu’ils ont traversés pour nous rejoindre, comme la mer que traversent nos enfants au péril de leur vie, écoutons leurs chants d’amour et le discours de leurs griots, regardons cette Africaine avec son enfant chétif et dénudé comme une femme, une mère, un être porteur de tant de souvenirs, de souffrance et d’expérience qui pourrait tant nous enrichir. Ne la méprisons pas, ne lui jetons pas la pierre, n’ayons pas peur d’elle. C’est une femme qui, hier encore, vivait la tête haute, dans son pays, et qui vient aujourd’hui chez toi, abandonnée par tous. Parle avec elle….     Par le professeur Farid Chaoui  
www.elwatan.com | 28/05/18
Les Algériennes et les Algériens ont hérité à l’indépendance d’un pays complètement dévasté par la guerre, avec des infrastructures détruites et une majorité de la population plongée dans la précarité, la pauvreté, l’analphabétisme et le chômage massif.   C’est dans un tel désastre économique et social que le jeune Etat algérien s’installe aux commandes et, malgré la multiplicité et la gravité des problèmes du pays, une des premières décisions politiques fut d’apporter aide et assistance sans réserve aux mouvements de libération des pays encore sous domination coloniale, particulièrement ceux d’Afrique. J’étais étudiant à l’université dans les années 1960 et 1970 et je peux attester qu’un grand nombre de jeunes Africains, de Guinée, du Mozambique, d’Angola, du Mali, du Niger et de bien d’autres pays poursuivaient leurs études à l’université algérienne, entièrement pris en charge par notre pays. Beaucoup d’entre eux, des amis, deviendront de hauts responsables politiques à l’indépendance de leur pays ! Alger était considérée comme «la Mecque des mouvements de libération» du monde entier. Tous ces mouvements révolutionnaires étaient logés, soutenus politiquement, financièrement et militairement par le gouvernement algérien jusqu’à obtention de leur indépendance et bien au-delà de cette date. Combien de jeunes Algériens savent aujourd’hui que le grand Nelson Mandela a vécu en Algérie et a reçu, comme bien d’autres responsables politiques et militaires africains, soutien politique et diplomatique et formation militaire avant de retourner combattre dans son pays ! Nous vivions avec ces hommes et ces femmes africains à Alger, dans un esprit spontané et profond de solidarité au nom des idées de liberté et d’émancipation des peuples du Tiers-Monde que notre pays portait très haut sur la scène internationale. Malgré l’insuffisance de nos moyens matériels et humains en médecine, plusieurs équipes médicales furent dépêchées, bien avant les ONG internationales, pour aller soigner et faire démarrer les structures de santé de bien des pays africains, à l’image du Nigeria, au moment de la guerre du Biafra, et de l’Angola. Cela nous rendait très fiers et je garderai toujours le souvenir incroyable, inédit du Festival panafricain de 1969, pendant lequel les rues et les places d’Alger s’étaient transformées en une multitude de scènes étourdissantes, où se côtoyaient les danses, les chants et la musique de tout le continent ! C’est donc au moment où nous étions pauvres, écrasés par les problèmes socioéconomiques hérités de la période coloniale que nous avons été généreux, fidèles à nos principes de solidarité et de partage. Aujourd’hui, je suis affligé, honteux, malade de constater à quel point tout ce capital moral, humain, fraternel, forgé par la génération post-indépendance est en train d’être dilapidé. Que nous est-il arrivé pour que notre pays, 40 ans plus tard, devienne l’objet de condamnations infamantes d’ONG des droits humains et même de l’ONU sous l’accusation d’atteinte aux droits humains et de traitements dégradants envers les migrants d’Afrique subsahélienne ? Que s’est-il passé dans nos consciences pour que notre attitude vis-à-vis de nos protégés d’hier se mue en politique de reconduite forcée de milliers de migrants africains fuyant la faim et la guerre, comme nous avions fui nous-mêmes dans d’autres pays pendant la guerre d’indépendance ? Pourquoi notre discours officiel se résume-t-il aujourd’hui à des propos sécuritaires, même s’il y a probablement une part de vérité dans ce sens, que nos organisations humanitaires, à l’exemple du Croissant- Rouge, participent à la curée en produisant un discours démagogique pour jeter un voile pudique sur cette triste réalité ? Comment peut-on admettre sans sourciller qu’au moment même où ces Africains sont reconduits sans ménagement à la frontière, les milieux d’affaires algériens, publics et privés, multiplient discours, interviews et conférences, font semblant enfin de découvrir l’Afrique, non pour venir au secours de cette population désespérée, mais pour lui vendre des machines à laver et des smartphones et nous ramener des devises ? Que faire pour réveiller les consciences, interpeller les mémoires de nos intellectuels, de nos responsables politiques et du simple citoyen pour défendre notre honneur de peuple qui a connu la souffrance, comme il a connu le soutien fraternel de peuples africains au moment de son combat pour la liberté. Doit-on rappeler que le nom de guerre de notre actuel Président était «Abdelkader El Mali», en référence au pays qui servait de base logistique à l’ALN ? Comment après tout cet investissement moral, politique, diplomatique, humain et éthique pouvons-nous accepter de nous perdre dans une logique «sécuritaire» égoïste et brutale, qui frise le racisme, qui est dans tous les cas de figure inefficace, sinon contre-productive et au terme de laquelle nous risquons d’y laisser notre âme ? Croit-on vraiment qu’en reconduisant nos frères migrants à la frontière nous allons nous «débarrasser» du problème, comme tentent de le faire les pays de l’UE en multipliant lamentablement barbelés, patrouilles de police, miradors et chiens méchants pour refouler vers la Turquie les frères migrants du Moyen-Orient ? Cette politique à l’égard des migrants est illusoire, comme est dérisoire celle menée par les pays de l’UE et les Etats-Unis de Trump. Car il ne s’agit plus de phénomène d’émigration-immigration, comme celui que nous avons nous-mêmes connu dans les années 1960-1970, lorsque nos pères vendaient leur force de travail à l’Europe. Le phénomène est beaucoup plus grave, plus massif, inscrit dans la durée et dont les causes relèvent des conséquences des nouvelles politiques économiques mondiales. Le monde fait face aujourd’hui à un phénomène migratoire massif et irréversible que rien n’arrêtera plus. En effet, après la longue nuit coloniale est venue la mondialisation, avec son déferlement de politiques néo-libérales et sa dérégulation des marchés mondiaux. Après avoir été ruinés par la domination coloniale, voilà que nous sommes aujourd’hui soumis aux règles de l’économie dérégulée et de la finance internationale, qui produit chaque année mille fois plus de perdants que de gagnants. Les perdants, c’est nous dont le sort est dépendant du prix des hydrocarbures, ce sont aussi tous les pays Africains sans exception dont l’économie est totalement dépendante des marchés des matières premières et qui sont de plus frappés de plein fouet par la dégradation de leur environnement en raison du réchauffement climatique. Leur agriculture est ruinée, leur sol appauvri et pollué, leurs réserves d’eau s’épuisent. Les perdants ce sont aussi les pauvres et les classes moyennes basses des pays développés, qui voient chaque jour leur niveau de vie s’effondrer et leur système de protection sociale disparaître. L’effrayante logique néo-libérale mondialisée produit des exclus économiques et écologiques, des laissés- pour-compte en masse, aussi bien dans les pays du Sud que dans ceux du Nord. La boulimie de consommation et son emballement insensé dans les pays développés et ceux dits «émergents», comme l’Inde ou la Chine, ont produit une dégradation lente et constante du climat dont les conséquences ne sont pas difficiles à prévoir. L’impact sur l’économie des pays du Sud, déjà fortement secouée, sera désastreux : à ce rythme et avec l’augmentation de la population, avant 2050 beaucoup de ces pays ne pourront plus nourrir leur population ! Voilà pourquoi ces millions de «perdants» n’ont d’autre choix que de migrer pour tenter de s’accrocher à ceux qui ont gagné sur leur dos ! Leurs territoires se désertifient, leurs enfants y meurent de faim et de maladies transmissibles. Nous sommes bel et bien dans une situation de crise mondiale que certains n’hésitent pas à qualifier de «révolutionnaire» car ce mouvement mondial de migration provoque la peur et pousse au développement de politiques populistes, réactionnaires et racistes, qui se multiplient hélas aussi bien dans les pays du Nord que dans ceux du Sud. Cette évolution chaotique ne peut pas rester sans conséquences sur les relations internationales en général et sur les politiques de migration en particulier : la poussée migratoire, qui est déjà là, à travers le monde entier — d’Afrique et du Moyen-Orient vers l’Europe, d’Asie et d’Amérique latine vers l’Amérique du Nord — ne s’arrêtera pas, elle va s’accentuer, dopée par la dégradation du milieu et l’accentuation de la pauvreté et de la misère. Il n’y a que deux façons de faire face à cette révolution migratoire mondiale : on l’admet et on met en place les stratégies adaptées sur la base des principes de solidarité et de partage entre humains qui n’ont d’autre choix que de partager la même planète. On peut aussi refuser cette réalité et s’enfermer, comme le font M. Trump ou M. Orban, dans des discours populistes de haine et d’exclusion et édifier murs et barbelés, qui volerons, de toute façon, comme des fétus de paille sous la poussée irrésistible de la misère humaine ! Je terminerais mon propos en m’adressant à mes concitoyens qui contemplent sans comprendre cette affligeante situation : essayons de nous débarrasser de la peur de l’autre qui déforme notre vision, accentue notre égoïsme et nous pousse vers la xénophobie et le racisme. Au lieu de détourner notre regard de ces pauvres hères qui tendent la main le long de nos routes ou leur donner la pièce pour acquitter notre conscience, arrêtons-nous un instant et parlons avec eux ! Ecoutons- les nous raconter leur vie, leurs joies et leurs peines, les déserts qu’ils ont traversés pour nous rejoindre, comme la mer que traversent nos enfants au péril de leur vie, écoutons leurs chants d’amour et le discours de leurs griots, regardons cette Africaine avec son enfant chétif et dénudé comme une femme, une mère, un être porteur de tant de souvenirs, de souffrance et d’expérience qui pourrait tant nous enrichir. Ne la méprisons pas, ne lui jetons pas la pierre, n’ayons pas peur d’elle. C’est une femme qui, hier encore, vivait la tête haute, dans son pays, et qui vient aujourd’hui chez toi, abandonnée par tous. Parle avec elle….     Par le professeur Farid Chaoui  
www.elwatan.com | 28/05/18
De nouvelles taxes seront encore une fois imposées au Algériens, même si, pour le moment, la copie de la Loi de finances complémentaire (LFC 2018) sera revue. Les Algériens payent tout de plus en plus cher, même à l’administration. El Watan Week-end énumère tout ce que nous ne pourrons pas faire gratuitement. Onze mille milliards de dinars. C’est le montant des impôts impayés. Un chiffre annoncé par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, il y a quelques jours, devant les députés de l’Assemblée populaire nationale. Le premier responsable du secteur a d’ailleurs appelé le gouvernement à ne plus compter ce montant parmi les ressources financières de l’Etat, étant donné qu’il est impossible de procéder au recouvrement de cette somme. La raison : «Il s’agit d’un montant non recouvrable hérité des décennies précédentes. Les entreprises concernées ont disparu et d’autres ont été déclarées en faillite», a-t-il expliqué. N’empêche, le ministre des Finances a assuré qu’«il ne faut pas croire que les services des impôts n’ont rien fait pour chercher cet argent». Cependant, il faut croire que cela n’est pas suffisant. «Les entreprises dont il parle ne payent pas leurs impôts, et on se rabat sur le salaire du pauvre citoyen qui a du mal à joindre les deux bouts», se désole Mourad, enseignant. Un avis largement partagé par Nacéra, cadre dans une banque : «Tout est devenu payant. Même pour aller au parc afin de se vider l’esprit, il faut payer le prix fort. Malheureusement, la qualité de service n’est pas au rendez-vous. De plus, avec l’arrivée imminente du Ramadhan, on s’attend à des prix encore plus élevés, ce qui n’arrange pas les choses.». Car les frais supplémentaires, il y en aura encore. Chevaux En effet, l’avant-projet de loi de finances complémentaires, examiné par le Conseil du gouvernement, a été validé par ce dernier. Ce projet de loi de finances complémentaire proposait des nouvelles taxes et des hausses conséquentes. Il était question d’un timbre du permis de conduire passant de 500 à 5000 DA. Soit une hausse de 1000%. Concernant le timbre de la carte grise, il devait également être revu à la hausse. Pour certaines catégories de véhicules, les augmentations ont été multipliées par 20. Pour les véhicules de tourisme, camionnettes, camions et véhicules de transport en commun d’une puissance de 2 à 4 chevaux, le montant de la taxe est porté à 10 000 DA contre 500 DA auparavant. Pour les véhicules d’une puissance de 5 à 9 chevaux, le montant de la taxe passe de 800 à 16 000 DA. Concernant les véhicules d’une puissance supérieure à 10 chevaux, la taxe est fixée à 20 000 DA. Elle est de 30 000 DA. Finalement, ce projet a été rejeté par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le chef d’Etat a jugé qu’il n’était pas normal d’infliger au citoyen autant de taxes et de hausses en une seule année. Pour l’économiste Abdelhak Lamiri, le contenu de la loi de finances complémentaire serait revu pour deux raisons essentielles. «La première a trait au fait que les différentes taxes qui y seraient incluses sont incompatibles avec le contexte, c’est-à-dire à quelques mois de l’élection présidentielle. En second lieu, les décideurs espèrent que la remontée des prix pétroliers durera plusieurs mois et permettra d’éviter le recours à des taux d’imposition plus élevés», explique-t-il. Elections De son côté, l’expert financier Souhil Meddah estime que «cet acte de réajustement peut être interprété de deux façons. La première étant que le coût supporté par le dernier consommateur devient additionnellement élevé à son pouvoir d’achat. Et la deuxième interprétation peut se justifier par le niveau des transactions multiples ou non prévu pour chaque individu, notamment dans les attributions des documents ou des achats de véhicules sur le marché du neuf ou celui de l’occasion». Cependant, la décision du Président n’exclut pas la possibilité d’adopter ces lois dans la prochaine loi de finances, en 2019. «Il faudrait plutôt tabler sur la loi de finances 2020, car celle de 2019 sera votée en décembre 2018. Il serait étonnant de la voir contenir de fortes hausses. La loi de finances complémentaire visait à se rapprocher de l’équilibre budgétaire et surtout faire des gestes en direction de l’Union européenne après les dernières critiques de celle-ci. Mais le contenu n’est pas conforme au contexte : une embellie des prix pétroliers et l’élection présidentielle qui se rapproche», confie Abdelhak Lamiri. Finalement, beaucoup expriment leur soulagement quant à la non-adoption de cet avant-projet de loi de finances complémentaire. Rêve «Cela aurait été la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase. On n’en peut plus des mauvaises surprises qui coûtent très cher et on ne sait plus comment exprimer notre ras-le-bol. Le pire est que nous ne pouvons même pas boycotter certains services étant donné que nous n’avons pas cette culture malheureusement. Depuis des années, on ne fait qu’accepter tout ce qu’on nous inflige ; y en a marre», dénonce Mustapha, informaticien dans une société étatique. De son côté, Souhila, une mère de famille de 37, ans énumère : «Nous avons l’impression que le niveau de vie en Algérie est très élevé si on se réfère aux sommes faramineuses qu’on dépense pour chaque service. A titre d’exemple, j’ai voulu passer mon permis. Je me suis rendu compte qu’il coûte 20% plus cher que les années précédentes. Les automobilistes ne peuvent pas garer leur véhicule dans un endroit sans se faire racketter. Et quand il s’agit d’un parking réglementé, les prix sont excessivement chers. Idem durant la période estivale. Alors que les autorités avaient annoncé que l’accès aux plages été gratuit, rien de tout cela n’est vrai. Si on ne paye pas, on se retrouve derrière à ne plus pouvoir surveiller nos enfants. Si on veut voyager, les tarifs d’Air Algérie figurent parmi les plus élevés. Les émigrés ont de plus en plus de mal à venir rendre visite à leurs proches vu le prix des billets pour la destination Algérie. Se payer un appartement relève du rêve. Tiens, heureusement que le rêve est gratuit, sinon on mourrait». Education Autre secteur qui revient relativement cher aux familles : l’éducation. Même si celle-ci est gratuite, n’empêche, beaucoup de parents préfèrent, de plus en plus, inscrire leurs enfants dans des écoles privées, jugeant le niveau meilleur. Sauf que, jouissant d’une certaine réputation, certaines de ces écoles augmentent leurs tarifs à tout-va, alors que le service reste le même. «L’école où mon fils est inscrit a augmenté ses tarifs de 5000 DA d’une traite. J’hésite à renouveler son inscription pour l’année prochaine. Sans compter le fait que les livres valent dans les 20 000 DA», se désole Souad, ingénieur. Hormis les prix excessifs dans les écoles privées, le tarif des livres scolaire dans les établissements publics est aussi à déplorer pour certains parents, qui regrettent le temps où on pouvait les louer et les remettre en fin d’année. Pour Bachir Hakem, enseignant, la question du livre scolaire est très importante car elle a un rapport direct avec le pouvoir d’achat, la déperdition scolaire ainsi que la gratuité de l’éducation pour tout le monde. Selon lui, celui-ci revient très cher et impossible à acheter pour des familles avec plusieurs enfants scolarisés. Autre secteur qui revient relativement cher aux familles : les loisirs. Beaucoup déplorent la qualité médiocre et les prix excessifs. «D’abord, nous n’avons pas un large choix de lieux dédiés aux loisirs. Les parcs d’attractions sont souvent mal fréquentés et les parcs en plein air facturent le parking à l’heure, ce qui revient très cher. Nos enfants n’ont nulle part ou aller», confie Souhila. Exigences Pour Souhil Meddah, la question des loisirs en Algérie peut s’interpréter de deux façons. La première étant que cette activité en elle-même est un gisement très important pour le compte de l’activité économique, alors que le parc actuel n’est pas en mesure de satisfaire les besoins des citoyens. «Donc, automatiquement, les demandes et les exigences ne coïncident pas avec les structures disponibles. La deuxième question concerne la disparité qui existe entre les capacités individuelles des individus de différentes classes par rapport à leurs demandes. Généralement, les demandeurs de la classe moyenne cherchent à s’intégrer dans les mêmes centres de loisirs que les classes les plus aisées financièrement», explique-t-il. Pour sa part, Abdelhak Lamiri estime que les loisirs sont chers et de mauvaise qualité. Alors, il serait difficile, selon lui, de booster ce secteur et la taxe servirait à peu de choses. «Il faut savoir professionnaliser les branches d’activités avec les taxes, les labellisations, les formations et autres. La solution réside dans un meilleur management encouragé par les pouvoirs publics», propose-t-il. L’immobilier n’est pas en reste de tout cela. C’est devenu la bête noire de tous les Algériens, incapables de «s’offrir» un logement décent vu les prix qui flambent. Samir, un jeune comptable de 31 ans en rigole : «Il est plus facile d’acheter un appartement à Barcelone qu’à Alger. C’est le monde à l’envers». Spéculation L’expert financier Souhil Meddah avoue que la question de l’immobilier est très complexe étant donné qu’elle relève aussi de beaucoup de facteurs et de paramètres. «Mais, d’autre part, on peut dire que c’est la facilité d’accès au logement qui pose problème en premier lieu, notamment dans les conditions inadaptées ni aux personnes concernées ni au modèle des coûts qui fait que l’immobilier soit devenu un gisement important en matière de placement et de spéculation», déplore-t-il. De son côté, Abdelhak Lamiri confie que le souci est le même dans tous les secteurs : «L’absence d’entreprises professionnelles et en grandes quantités, dotées d’un management de grande classe, est le problème numéro un de toutes les filières. L’absence d’une stratégie de développement au niveau macroéconomique et d’un management de classe mondiale au sein des entreprises et des institutions aboutit toujours à des problèmes graves dans tous les secteurs», explique-t-il. Par ailleurs, en pleine période d’austérité, et malgré le désarroi du citoyen, on continue encore de puiser dans ses poches tous les jours un peu plus, alors que certains ministères vont tout de même bénéficier d’une rallonge budgétaire. Cela est-il logique ? Pour Abdelhak Lamiri, malgré l’austérité il y a toujours des priorités. «On peut admettre que le budget de la Défense obéit à d’autres considérations. On peut également concevoir aussi qu’il peut y avoir des efforts pour une meilleure redistribution des ressources (augmenter les basses retraites par exemple), mais on ne peut pas continuer dans la logique des grands projets, ce qui épuisera rapidement les réserves et aura de terribles conséquences sur le pays», explique-t-il.
www.elwatan.com | 11/05/18
Peut-on dire que l’explosion de la violence dans les stades, les écoles, contre les femmes et les enfants, et en milieu familiale soit liée à la consommation de la drogue, qui  connait une fulgurante ascension chez les jeunes ? Une question que se sont posés hier, les participants au séminaire sur la toxicomanie et la violence, organisé à Alger, par l’Onlcdt (Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie), sans pour autant donner une réponse claire. Cependant beaucoup d’entre eux s’accordent à reconnaitre que les violences et l’abus de drogue est un couple qui fait bon ménage en se nourrissant l’un de l’autre. Expert, Salah Abdennouri, met l’accent sur « le danger mortel » que constitue la prolifération de la drogue en rappelant les quantités énormes de résine de cannabis saisies par les services de sécurité, et qui ont connu une hausse de 235 %,  de 2011 et 2015, avec un pic de 211,5 tonnes, en 2013. « Si durant ces dernières années, le volume de drogue saisi a diminué moitié, en raison de l’implication des unités de l’ANP dans les opérations de lutte au niveau des frontières notamment à l’ouest du pays, celui des psychotropes a quand à lui, connu une hausse inquiétante. Il est passé de 637.961 comprimés en 2015 à 1,072 million, en 2016 puis à 2,201 millions en 2017... », déclare l’intervenant. Il précise que cette hausse concerne aussi  le nombre de consommateurs 2010,  il y a eu 11.615 personnes prises en charge pour désintoxication, alors qu’en 2015, ce nombre est passé à 85.777 et en 2016, il  a grimpé pour atteindre 21 507 personnes. Abdennouri, rappel les résultats d’une enquête menée en 2016 par l’Office sur la consommation d’alcool, de tabac et de drogue, et qui a touché 12.103 élèves du primaire et du collège, qui montrent que  13,3 % des enfants ont fumé au moins une fois durant les douze derniers mois,  2,3 % ont consommé des psychotropes, 2,3 % ont bu de l’alcool, 3,6 % ont pris du cannabis et 1,9 ont gouté à l’ecstasy. Le conférencier met en avant le phénomène de la violence sous toutes ses formes, mais sans pour autant donner d’indice qui lie l’explosion de cette violence et à l’addiction à la drogue, regrettant au passage,  « l’absence » d’un système de données centralisé qui « permet à tous les intervenants d’y avoir accès », car dit-il, « le problème de la drogue et de la violence est multisectoriel ». Les représentants de la sureté national, Salim Djenah, et de la gendarmerie nationale, Youcef Dahmani, parlent des actions de prévention et de lutte contre la drogue,  citant les volumes de saisies, sans toute fois, donner un aperçu sur le traitement des personnes impliquées, en matière de procédure, depuis leur arrestation  jusqu’à leur présentation notamment lorsque les délits de consommation de drogue, sont aggravés par le recours à la violence. Salim Djenah, met l’accent sur les psychotropes, dont le volume de saisies avoisine le un million de comprimés par an, dit-il. « La problématique est très complexe, parce qu’il s’agit de médicaments nécessaires aux malades. Il faudra trouver les solutions à même de contrôler ces produits sans pour autant pénaliser les malades. ». L’officier explique que la majorité de ces psychotropes viennent illicitement des pays du Sahel, ou de l’Europe, par des passeurs qui les revendent en Algérie. Les saisies sont passées de 532.000 comprimés à 672.000 en deux ans. « Les produits les plus prisés sont entre autres le Dramadol, Rivotril, mais surtout Erika, appelé par les jeunes Saroukh (la fusée), et qui est produit localement. Ces médicaments agissent directement sur le système nerveux. Ils sont plus dangereux que le cannbis… », explique l’officier, en révélant : «  En 2016 nos services ont démantelé un réseau de 7 tunisiennes sur lesquelles, 7 kg de cocaïne ont été saisis. Les mises en cause assuraient le convoyage de la drogue  latino-américaine, vers Dubaï.  La même route est utilisée pour le trafic d’héroïne ». Pour lui, les saisies de résine de cannabis ont connu une baisse importante, en passant de 69 tonnes en 2015 à 41 tonnes en 2016. Abondant dans le même sens, Youcef Dahmani, de la gendarmerie affirme que l’Algérie a à sa frontière ouest, un pays producteur de cannabis, et à ses frontières sud, des états en déconfiture, où existent de grands trafics de médicament souvent acheminés de pays plus lointains comme la Guinée. L’intervenant évoque également, le trafic et le détournement des antidouleurs comme l’Erika,  ou de médicaments psychiatriques, de plus en plus consommés et qui deviennent très dangereux pour la santé, lorsqu’ils sont mélangés à d’autres produits et pendant une longue durée. Pour l’officier, « il est important d’encadrer le contrôle de ces médicaments pour éviter leur détournement ». Sous directeur de la prévention et de la santé, Rida Sahnoune, décortique la prise en charge des toxicomanes en milieu carcérale. Il commence par fait un état des lieux en présentant une enquête faite en 2004,  avec 995 dont 38,09 % d’entre eux souffrent de troubles. Les résultats montrent que 20,83 % des détenus consommaient le cannabis, 49, 4 % s’adonnaient aux psychotropes, , 16,6 %, buvaient de l’alcool, 14,6 % consommaient du Diazéban, 14,6 %, prenaient du Rivotril et  33,02 %  se droguaient avec de l’Erika. Une autre enquête plus récente, 2016, a été faite avec un échantillon de 1778 détenus montre que 46,5 % d’entre eux sont devenus addictes à la drogue en raison de l’influence du milieu, 28 %, en raison des problèmes socio-économiques. Lors des débats, de nombreuses questions ont été posées notamment sur la prise en charge des toxicomanes une fois, sortis de prison. « Il n’a pas de lien entre l’intérieur et l’extérieur de la prison. Nous réfléchissons mais nous n’avons pas encore trouvé de réponse… », a indiqué Rida Sahnoune, qui interrogeait sur le lien éventuel entre l’addiction et la violence carcérale, a répondu : « on m’a demandé de parler de la toxicomanie. J’ai pas de réponse pour les violences ». Invité à cette conférence, Aurélien Langlade, adjoint au chef du département de l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, responsables des études criminologiques en France, expose l’expérience française en matière de prise en charge toxicomanies et de violence et relève que les problèmes soulevés par les experts algériens sont les mêmes auxquels sont confrontés leurs collègues en France, où l’on enregistre 2,2 millions d’usagers de cocaïne et 5 millions de consommateurs de drogue annuellement. A signaler que deux conférenciers, du ministère de l’Education, et de celui de la Jeunesse et des Sports, ont brillé par leur absence, tout comme les traducteurs.  
www.elwatan.com | 08/05/18
[APS] Thiès -Les universités sénégalaises ne sont pas préparées à recevoir des étudiants déficients visuels, ce qui oblige la plupart des bacheliers vivant avec ce handicap d'aller poursuivre leurs études en Europe, a fait remarquer le directeur de l'Institut national de formation et d'éducation des jeunes aveugles (INEFJA) de Thiès (ouest).
fr.allafrica.com | 06/05/18

REPORTAGE. Une soirée exceptionnelle à ESCP Europe pour célébrer la recherche et la coopération entre ESCP Europe et l'Université Technion. Le 25 avril à Paris, sur le Campus parisien de l’école de management ESCP Europe, une soirée "High Tech et musique" était proposée à l'école en l’honneur des xx étudiants du Technion venus en France pour [...]

L’article Technion-Escp Europe à Paris. Musique & Innovation. Concert de Isabelle Durin, est apparu en premier sur IsraelValley.


L’Université officielle de Mbuji-Mayi sera bientôt équipée « des technologies modernes d’enseignement » dont du matériel informatique, a annoncé mercredi le recteur de cette université qui revient d’une tournée en Europe. Il affirme avoir obtenu de « ses partenaires » un important lot de matériel informatique qui permettra aux étudiants de faire des recherches et de suivre certains cours à distance.


La KU Leuven a été désignée pour la troisième année consécutive comme université la plus innovante en Europe, selon le classement annuel dévoilé
www.7sur7.be | 25/04/18
La KU Leuven a été désignée pour la troisième année consécutive comme université la plus innovante en Europe, selon le classement annuel dévoilé
www.7sur7.be | 25/04/18

Pour célébrer la recherche et la coopération entre ESCP Europe et l'Université Technion (Haïfa), une soirée "High Tech et musique" est proposée à l'école. Plus de 10 firmes israéliennes très innovantes se présenteront lors de pitchs de sept minutes et la soirée sera agrémentée de musique. C'est l’occasion de découvrir les futures pépites de la High Tech [...]

L’article Soirée High Tech & musique avec l’ESCP Europe et l’Université Technion. est apparu en premier sur Israelvalley.

Les noms des villes algériennes, hors régions amazighophones, sont d’origine amazighe. En tout cas, c’est dans le livre Algérie, toponymie et amazighité, paru en 2017 aux éditions Tafat et Alframed. - Algérie, toponymie et amazighité est un ouvrage hors pair dans lequel on trouve l’origine des noms des lieux hors régions amazighophones. Qu’est-ce qui vous a motivé pour mener cette recherche ? L’idée d’écrire cet ouvrage m’est venue après plus de cinq années de recherche, de lecture, de prise de notes, d’écoute et de questionnements sur la toponymie des lieux amazighs sur l’ensemble du territoire national. En fait, au début, je faisais ce travail pour mon propre plaisir, le désir de savoir, la joie de découvrir, la force de m’instruire et d’apprendre sur l’histoire de mon pays, sur l’origine et la signification des noms des villages, localités et villes, des montagnes, des cours d’eau et des lacs, des plaines et Hauts-Plateaux, et des ergs, oasis du désert du Sahara. Quand j’ai pu avoir tous ces éléments de connaissances entre les mains (…), j’ai alors commencé à penser à transmettre le résultat de mes recherches à autrui, à des lecteurs, d’abord à mes compatriotes, ensuite à des lecteurs étrangers intéressés par la toponymie, l’histoire et l’identité de l’Algérie. C’est important que les étrangers connaissent notre véritable histoire, notre identité, notre culture et nos coutumes ancestrales à travers la toponymie des lieux (…). Une évidence s’impose à nous : la langue amazighe est partout présente dans son espace géographique à travers sa nature. C’est extraordinaire de découvrir et de faire découvrir, par exemple, le nom d’une localité se trouvant à plus de 600 km au sud-est d’Alger, dans la wilaya d’El Oued, qui se nomme «Akfadou», et de savoir que ce toponyme existe dans le massif montagneux éponyme de la Kabylie. Le nom «Akfadou» est un mot amazigh, composé de «Akf», qui provient de «Ikhef» (sommet, crête, excès) et «Adou, Adhou» (vent), ce qui peut être traduit par «excès de vent». Ce nom rappelle la rigueur climatique dans cette région où les vents soufflent en rafales. En fait, je voulais être un passeur de savoir toponymique, un passeur de cultures et de civilisations. J’ai voulu partager et transmettre à ceux qui ne savaient pas, car moi-même je ne le savais pas. - Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées dans votre recherche, notamment en matière de sources ? En général, je n’ai pas rencontré de difficultés dans ma recherche, car j’avais pris tout mon temps, n’ayant pas une date limite à terminer mon travail de recherche. Mais j’étais tout le temps en alerte pour détecter un mot ou un nom de lieu d’origine amazighe, notamment en lisant la presse nationale et les articles sur les régions de l’Algérie profonde. J’avais également à ma disposition un certain nombre de livres anciens sur l’histoire et la géographie du pays que j’achetais dans des librairies ou sur les étals de vente de livres anciens dans les jardins de la Grande Poste. C’est aussi dans ce lieu livresque que j’ai pu acquérir des cartes anciennes datant de l’époque coloniale où sont indiqués des lieux, des oueds, des lacs et des montagnes et cela m’a permis de me renseigner sur les transcriptions officielles des noms de lieux. Parfois, c’est à la loupe que je détectais un nom transcrits avec de petits caractères. Et quand on trouve un lieu à consonance amazighe dans une région, on sait qu’il en existe d’autres dans les alentours. Toujours en matière de sources, j’ai eu la chance de rencontrer, sur les lieux, l’écrivain André Brochier, conservateur en chef aux Archives d’Outre-Mer d’Aix-en-Provence (…), ce qui m’a permis de me renseigner sur les premières transcriptions officielles des noms de lieux d’origine arabe et berbère, juste après la conquête française. J’ai également visité l’exposition «Made in Algeria» au Musée des civilisations d’Europe et de Méditerranée (Mucem) de Marseille, relative à la cartographie algérienne.* - Dans votre ouvrage, vous citez certains lieux dont les noms sont composés d’un mot amazigh et son synonyme en arabe. Selon vous, pourquoi cette manière de les composer ? Il faut rappeler ici que l’Afrique du Nord, en général, et le territoire actuel de l’Algérie, en particulier, ont subi depuis l’Antiquité plusieurs invasions (…). Mais l’influence de ces occupants n’a pas effacé totalement la culture, les coutumes et la langue de la population locale, la population amazighe, et, par projection historique, la population algérienne (…). Les autochtones, en s’arabisant, arabisent les mots des lieux utilisés par leurs ancêtres. La population amazighe utilise le mot amazigh local et ajoute son synonyme en arabe ; ce qui a produit des toponymes-pléonasmes, comme : Ighil Draâ (Versant du versant), Tessala-El Merdja («Tessala», en tamazight, c’est une terre gorgée d’eau), «El Merdja» a la même signification en arabe, Bir Aghbalou, (Puits du Puits), «Bir» en arabe (puits), «Aghbalou» signifie «Puits» en tamazight (etc.). Le processus d’arabisation qui a conduit de nombreuses familles amazighes à abandonner leur langue au profit de l’arabe s’explique par un ensemble de facteurs multiples et entrecroisés. - Selon vous, ces modifications ont-elles eu un impact sur les populations des régions non amazighophones ? Le nom de lieu qui relève souvent de formes anciennes est un témoignage de l’histoire et de l’évolution. Quand le nom appartient à une autre langue que celle que l’on parle dans le lieu nommé, il est le témoignage de langues disparues. C’est le cas de la langue amazighe en Algérie et au Maghreb, disparue, parfois, depuis longtemps de certaines régions, mais qui subsiste dans la toponymie. Par exemple, dans la région ouest du pays, plus de 60% de toponymes sont amazighs, alors que la population est largement arabisée. Certains ne savent pas que le nom de la ville d’Oran vient de «Wihran», qui veut dire «Lions» en tamazight. Dans les temps lointains, Oran s’appelait «Ifri», qui signifie «caverne, grotte». Que la localité de «Madagh», située à l’ouest d’Oran, vient de «Amadagh», qui signifie en tamazight «maquis ou forêt». Les citoyens d’Arzew connaissent-ils l’origine et la signification du nom de leur ville ? «Arzew», en tamazight, signifie «broche» ; le verbe «erzi» veut dire «embrocher». Si on perd ses repères, son histoire, ses origines, on perd son identité. Alors, c’est bien de savoir et c’est bien de connaître sa véritable histoire, même avec les modifications et les altérations des toponymes amazighs. L’Algérien a tourné le dos à l’histoire antique de son pays. Est-ce sa faute ? Non, évidemment. Tous les fondements de l’école publique sont à revoir pour que nos enfants et nos petits-enfants, futurs citoyens, soient mieux éclairés sur leur histoire et sur leur identité algérienne. - Dans votre ouvrage, on lit que vous vous êtes déplacé et avez rencontré la population. Pouvez-vous nous parler de cette aventure ? Une fois, j’ai décidé de découvrir les monts du Dahra, qui vont de Cherchell à Mostaganem ; j’ai longé la belle route côtière, j’ai emprunté les routes montagneuses et j’ai découvert beaucoup de lieux et de localités ayant un toponyme amazigh. Ma visite a duré cinq jours et j’étais content de mon aventure car la moisson a été abondante entre les wilayas de Tipasa, Chlef, Mostaganem, Relizane et Aïn Defla. A titre indicatif, j’ai découvert une localité dans la wilaya de Chlef, sur la partie maritime, qui se nomme «Seklou», dans la commune d’El Guelta. «Seklou» provient du tamazight «Aseklu» et qui signifie «arbre». J’ai échangé avec les vieilles personnes habitant la région du Dahra, comme à Damous, à Larhat et à Hadjrat Ennas (anciennement Taourira) où les gens discutent entre eux en tamazight. A Ouargla, le chauffeur de taxi qui me transportait parlait régulièrement tamazight avec ses parents, ses frères et sœurs. Il me l’a déclaré et on échangeait quelques mots en tamazight. A Timimoun, lors d’un séjour touristique en compagnie d’un ami, nous avions contacté des vieilles personnes dans le vieux ksar, et autour d’un thé agrémenté de dattes de la région, nos échanges en tamazight ont été fructueux. A la question de savoir comment ils nomment une «datte» en tamazight, l’un de nos hôtes a répondu : «Tazeght». Je lui ai dit que ce mot se rapproche beaucoup de «Tazert» qui, en Kabylie, signifie «figue sèche». Sans attendre, je lui ai demandé comment on appelait cette braise ardente qui faisait bouillir le thé, il me répondit tout de suite : «Chez nous, on dit Tirguet (Tirguin au pluriel)» ; je lui ai assuré qu’on dit la même chose en Kabylie et dans les Aurès. - Concernant le Maghreb amazigh, pensez-vous que les noms des lieux actuellement, notamment en Tunisie et en Libye, ont subi le même processus de modification qu’en Algérie ? Je vais être franc avec vous : répondre à cette question sans avoir des éléments d’informations et des données sûres sur le processus de modification de la toponymie des lieux, notamment en Libye et en Tunisie, est un peu hasardeux et aléatoire pour moi, s’agissant d’un thème aussi sérieux et historique. Il faudrait, peut-être, pour nous éclairer, lancer cette thématique comme étude pour les étudiants et les spécialistes de la socio-linguistique. Toutefois, on sait que les territoires les plus à l’est du territoire algérien actuel ont aussi connu les mêmes situations que celles subies par notre pays. En Tunisie, des voix s’élèvent pour l’engagement de ce pays à la co-officialité de la langue tamazight, utilisée par une bonne partie des Tunisiens, comme la «Chelha» et la «Tachawit». En 1985, il y a eu la parution des travaux d’Evelyne Ben Jaafar sur les noms de lieux en Tunisie ; les résultats de ses recherches ont porté sur les toponymes anciens libyco-berbères qui sont d’après elle le substrat de toutes les régions de Tunisie. Ses analyses associent étroitement l’archéologie, l’histoire et la linguistique. La présence de noms de lieux en tamazight est attestée sur l’ensemble du territoire tunisien. Il en est de même en Libye où le Mouvement amazigh revendique «La constitutionnalisation de Tamazight en tant que langue, culture, identité et civilisation». Les Libyens amazighs parlent leur langue dans de nombreuses régions (Nefoussa, Zouara, Sokna, Aoujila, Ghadamès, Ghrayan, Awbarai, Marzuq, Ghat, Waddan, Jado, Jalo, Yafran,…) et leur culture est toujours très vivace. - Nous célébrons le Printemps berbère. Que pensez-vous des efforts, notamment la recherche, qui se font pour la préservation de la langue et de l’identité amazighes ? Je note l’importance de la déclaration historique qu’a faite Mouloud Mammeri en avril 1980, lors du Printemps berbère où sa conférence à l’Université de Tizi Ouzou a été interdite par les autorités de l’époque : «Vous me faites le chantre de la culture berbère et c’est vrai. Cette culture est la mienne, elle est aussi la vôtre. Elle est une des composantes de la culture algérienne, elle contribue à l’enrichir, à la diversifier, et à ce titre, je tiens, comme vous devriez le faire avec moi, non seulement à la maintenir mais à la développer». Dans cette citation, vieille de 38 ans, clairement formulée, on retrouve tout un programme pour le développement de la langue, de la culture et de l’identité amazighes. Il est certain que, dans ce domaine, les recherches et les engagements pacifiques et démocratiques menés par les générations qui nous ont précédés et par les nouvelles qui ont repris le flambeau, avec un effort et une détermination continus, s’inscrivent dans cet esprit.  
www.elwatan.com | 20/04/18
Après huit mois passés à la tête du gouvernement, Ahmed Ouyahia rencontrera, aujourd’hui, les journalistes. Il s’agit de sa première conférence de presse depuis sa nomination au poste de Premier ministre le 15 août 2017. Certes, le Premier ministre a déjà animé une conférence de presse le 18 janvier dernier, mais en tant que secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND). Cela même s’il avait débordé sur des sujets relevant de ses missions gouvernementales. Ahmed Ouyahia s’était également exprimé sur ce qui agitait la scène politique nationale lors d’un meeting – le dernier – qu’il a tenu à Biskra en février dernier. Rodé à l’exercice des questions-réponses, Ahmed Ouyahia n’aura pas fort à faire pour passer ce test sans encombres, dans un contexte politico-économique plein d’incertitudes et de flou. Le Premier ministre est attendu sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité. Des tensions sociales enregistrées dans plusieurs secteurs d’activité, aux questions relatives au commerce extérieur, en passant par le manque constaté sur le marché de produits de première nécessité, Ahmed Ouyahia devra en effet s’expliquer sur la trajectoire suivie par son gouvernement et lever le quiproquo sur la gestion de certains dossiers, comme celui de la politique des subventions. Le Premier ministre, conforté après le dernier remaniement ministériel, aura à clarifier la démarche de l’Algérie par rapport aux restrictions des importations, contestées par plusieurs pays et tout récemment par l’Union européenne. S’il a rassuré lors de sa rencontre avec le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, sur le caractère temporaire de ces mesures restrictives révisables tous les trois mois, Ahmed Ouyahia devra se montrer encore plus convaincant, tant l’Algérie a fortement besoin de ses partenaires européens pour concrétiser ses objectifs de diversification des exportations. Sur le plan social, le Premier ministre est attendu sur le conflit opposant le ministère de la Santé et les médecins résidents, qui ne connaît toujours pas son épilogue en dépit de plusieurs rounds de négociations. Il est tout aussi attendu sur la question la grève illimitée, qui perdure depuis de longs mois, des Ecoles normales supérieures. Il aura à répondre aux nombreuses et incessantes rumeurs sur son départ et à clarifier les objectifs de la charte relative au partenariat public-privé, signée le 23 décembre 2017 et vivement contestée par le FLN de Djamel Ould Abbès. Cela au point que la présidence de la République apporte des précisions, interprétées comme un désaveu du Premier ministre et de son action gouvernementale. Des rumeurs démenties par le dernier remaniement qui n’a touché que quatre départements ministériels. Sur le plan politique, Ahmed Ouyahia sera assurément interrogé sur la présidentielle de 2019 et la question du 5e mandat qui taraude les esprits des Algériens. Sur le plan régional, le Premier ministre pourrait aussi s’exprimer sur les dernières déclarations du ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, sur le soutien de l’Algérie au Front Polisario. Il y aussi les propos de l’ambassadeur français en Algérie, Xavier Driencourt, sur les visas, qualifiés par le porte-parole des Affaires étrangères, Benali Chérif, de «regrettables». Des propos qui renseignent sur un malaise entre Alger et Paris visiblement sur des questions d’ordre commercial.
www.elwatan.com | 14/04/18
[Midi Madagasikara] Des notaires d'Afrique, de Madagascar et d'Europe sont actuellement dans nos murs pour la 13e université du Notariat Africain.
fr.allafrica.com | 10/04/18
Luca de Meo est le président de Seat depuis novembre 2015. Diplômé en administration des affaires de l’université Luigi Bocconi de Milan, cet Italien a 25 ans d’expérience dans le secteur automobile. Il a commencé sa carrière chez Renault, avant de rejoindre Toyota Europe, puis le groupe Fiat, où il a exercé la fonction de directeur des unités commerciales de Lancia, Fiat et Alfa Romeo, de CEO d’Abarth, et de directeur général de marketing du groupe Fiat. De Meo a rejoint le groupe Volkswagen en 2009 en tant que directeur de marketing de la marque et du groupe Volkswagen, avant de devenir membre du comité de direction des ventes et marketing chez Audi AG et, depuis 2015, patron de Seat. - Les ventes de Seat ont augmenté de 15% l'année dernière et vos bénéfices sont en hausse. A quoi devez-vous le succès de Seat ? Et comment allez-vous soutenir cette croissance jusqu'en 2020 ? Seat a réalisé un bénéfice après impôts de 281 millions d'euros en 2017, soit 21,3% de plus qu'en 2016. Ce sont des résultats exceptionnels. Nous pouvons en être heureux, mais nous ne sommes pas tout à fait satisfaits, car nous voulons toujours faire mieux. Ensemble, nous avons clôturé une période de consolidation et désormais notre regard est dirigé vers l’avenir, avec l’ambition de grandir davantage. Pour soutenir cette croissance, nous allons lancer une nouvelle voiture tous les six mois jusqu'en 2020. Les deux premiers véhicules seront la Seat Tarraco et la Cupra Ateca, qui seront mis en vente à la fin de 2018. L'année prochaine, la nouvelle génération Seat Leon sera disponible chez les concessionnaires avec deux variantes : le modèle à cinq portes et la version familiale ST. En 2020, Seat lancera son premier véhicule entièrement électrique, produit sur la plateforme MEB du groupe Volkswagen. Toujours en 2020, nous présenterons le troisième SUV (Sport Utility Vehicle) dans la gamme de modèles Seat. - Vous avez mentionné votre premier véhicule électrique d'ici 2020. Pourquoi attendre si longtemps ? Etes-vous à la traîne sur les véhicules électriques ? La transition vers le véhicule électrique sera très difficile pour tout constructeur automobile et devra être rentable et durable. Notre objectif au cours des prochaines années est de passer de trois technologies actuelles (essence, diesel et GNV) à six, en ajoutant des hybrides légers, des hybrides rechargeables et des systèmes entièrement électriques dans toute la gamme. Dans deux ans, Seat disposera d'un véhicule entièrement électrique dans sa gamme avec une autonomie de 500 kilomètres, en plus de la version hybride rechargeable de la Leon. - Que voulez-vous dire par services de mobilité et comment vont-ils rapporter de l’argent à Seat ? Notre stratégie 2025-2030 repose sur un tout nouveau paysage de services de mobilité. Outre les moteurs traditionnels, nous devons ajouter des services de mobilité. Nous voulons être des acteurs-clés de cette révolution de la mobilité. Nous avons réorganisé notre structure en un groupe avec plus de marques, comme Xmoba, une nouvelle société dont l'objectif principal est d'identifier, tester, vendre et investir dans des projets qui contribuent à stimuler de nouvelles solutions qui améliorent la mobilité future, et Metropolis LAB Barcelona, qui a pour cible d’analyser et rechercher des solutions intelligentes pour relever les défis auxquels fait face la mobilité future. Notre intention avec cette position est de combiner le meilleur pour une structure d'entreprise solide, agile, flexible et bénéficiant de toute la rapidité des start-up. - Le groupe Volkswagen se prépare à la prochaine électromobilité. Est-il possible de savoir quand les voitures électriques, avec le logo Seat, seront sur les routes ? La marque considère-t-elle d'autres groupes motopropulseurs alternatifs comme des hybrides rechargeables, des hybrides, etc. ? 2020 sera l'année de l'électrification de Seat avec le lancement d'une version hybride rechargeable de la nouvelle Seat Leon, qui sera produite dans l'usine de Martorell avec une autonomie d'au moins 50 kilomètres, ainsi que le premier véhicule entièrement électrique de la marque, fabriqué sur la plateforme MEB du groupe Volkswagen. Le premier véhicule électrique de Seat, qui a été visionné en images vidéo lors de la conférence de presse, sera proposé à des prix compétitifs, avec une portée allant jusqu'à 500 kilomètres et équipé des systèmes de connectivité et d'info-divertissement les plus avancés du marché et des aptitudes de conduite autonome de niveau 2 au minimum. - Actuellement, quel est le marché le plus important pour vous ? Envisagez-vous de vous lancer sur d’autres marchés ? Le plus grand souhait pour cette année et également le plus grand défi c'est de rendre Seat plus indépendant du marché européen. L'entreprise opère dans plus de 80 pays, mais seulement 15% des ventes sont réalisées hors Europe. En ce sens, les régions de croissance stratégique sont l'Afrique du Nord, où Seat mène le projet d'assemblage de véhicules du groupe Volkswagen en Algérie, en Amérique latine et au Mexique, où la société étudie la faisabilité de la production. En outre, des marchés ont été récemment ouverts en Norvège et en Nouvelle-Zélande, ce qui rend l'entreprise présente sur les cinq continents. Seat participe également à la joint-venture entre Volkswagen Group China et JAC en apportant son soutien technique et son savoir-faire en matière de R & D et de design. - En tant que constructeur automobile, quelles sont, selon vous, les conditions de réussite du développement d’une véritable industrie automobile en Algérie ? Il faut, pour développer l’industrie automobile dans le pays, une structure de fournisseurs performante, en termes quantitatifs et qualitatifs. Des composants de haute qualité provenant de partenaires locaux sont en effet une condition préalable à la compétitivité. Il nous faudra ainsi, en collaboration avec l’administration algérienne, faciliter et encourager leur installation sur le territoire. - Vous avez été désigné par le groupe Volkswagen pour mener votre projet industriel en partenariat avec le groupe Sovac Algérie. Après le démarrage, avec l’assemblage de quelques modèles du groupe, peut-on savoir quelles seront les prochaines étapes concernant ce projet ? L'Afrique du Nord est une zone de croissance naturelle pour une marque comme Seat, qui est dans une phase d'internationalisation. Pour la première fois dans notre histoire, il y a une possibilité de mondialiser Seat et c'est une chance qui nous est offerte et que nous voulons saisir. Nos objectifs pour 2018 sont d’augmenter notre volume de production et apporter de nouveaux modèles à Relizane, comme la Leon ou notre nouveau modèle, l’Arona. - Vous avez déclaré récemment que Seat vise à promouvoir la technologie GNC (gaz naturel comprimé) en Algérie. Avez-vous eu, dans ce cadre, une manifestation d’intérêt de la part des autorités algériennes ? En 2018, nous allons continuer de développer cette technologie et lancer l'Arona alimentée au gaz naturel comprimé, ce qui étendra la gamme de GNC de Seat qui comprend actuellement la Mii, l’Ibiza et la Leon. Et c’est précisément pour envisager le déploiement du GNC en Algérie, dans un premier temps pour les bus et les véhicules commerciaux, que j’avais rencontré Abdelmoumen Ould Kaddour, le PDG de Sonatrach, lors de ma visite à Alger en janvier dernier. - Parmi les trois tendances majeures de l'industrie automobile figurent l'électrification, l'autonomie et la connectivité. Seat s'engage à se positionner dans la connectivité et veut gagner sa place de référence dans ce domaine. La marque a annoncé que plusieurs nouvelles technologies de connectivité seront intégrées dans ses modèles prévus pour 2018 et 2019. Où en êtes-vous dans cette stratégie ? Seat vit la transformation numérique de l'entreprise dynamisée par l'équipe EasyMobility. Cette équipe numérique transversale construit, transforme, initie le futur et dynamise la nouvelle façon de penser de Seat. La vision de Seat dans le secteur automobile est d'offrir des voitures en tant que service, autant qu'un produit — des produits aux services de mobilité. Cette vision est au cœur de la transformation numérique de Seat. Par exemple, Seat sera le premier constructeur automobile à intégrer Shazam dans ses voitures. Cela commence dès avril 2018. Nous avons également un partenariat avec Amazon Alexa. - Sous votre direction, l'entreprise est sujette à la plus grande offensive de produits dans l'histoire de la marque. En 18 mois, vous avez lancé quatre nouveaux modèles (Ateca, Leon, Ibiza et Arona). Seat est l'une des marques à la croissance la plus rapide en Europe. Qu'est-ce qui a rendu les produits Seat si attrayants ces dernières années ? De 2013 à 2017, Seat a investi plus de 3,3 milliards d'euros, principalement dans sa plus grande offensive produit à ce jour, ainsi que dans le développement de nouveaux services pour atteindre l'objectif de numérisation, de connectivité et de mobilité intelligente. Les résultats 2017 sont le fruit d'un développement équilibré de tous nos modèles. Aujourd'hui, nous disposons de l'une des gammes les plus jeunes du marché, un peu plus de trois ans en moyenne, qui couvre tous les segments pertinents en Europe avec des produits de classe supérieure. En quelques années, nous avons transformé Seat en une marque pertinente pour la grande majorité des clients européens. Aussi, avec le lancement de l'Ateca en 2016, l'expansion de la marque dans la catégorie des SUV a débuté, et de nouvelles opportunités ont été ouvertes à Seat dans un segment qui a connu une croissance ininterrompue au cours des dernières années. Nous avons l'intention de poursuivre notre offensive produit en 2018 avec le lancement du Tarraco, le troisième SUV de Seat. - Qu'est-ce qui vous a poussé à décider de «l'indépendance» de Cupra de la marque Seat ? Cupra représente une excellente opportunité pour Seat, pour ses clients et pour notre activité. C'est un projet qui a émergé comme un rêve d'un groupe de personnes qui cherchait un moyen de conquérir un nouveau public de passionnés d'automobile. Avec cette décision, la société cherche à diversifier son activité et à développer de nouveaux modèles qui peuvent s'avérer rentables et contribuer à renforcer davantage son compte des résultats. L'ambition de la marque Cupra est de doubler ses ventes dans les quatre ou cinq prochaines années, en concentrant son modèle économique sur quatre domaines principaux : la distribution, les partenariats, la concurrence et les produits.  
www.elwatan.com | 09/04/18
- Pouvez-vous nous parler un petit peu de ce passionnant projet qu’est 15-38 Méditerranée ? Oui, comme vous dites, c’est plus un projet qu’un média. A la base, il est né de la volonté d’informer sur la Méditerranée, de créer des ponts entre les différents pays du pourtour méditerranéen. Parce qu’on a remarqué que cet espace est source d’incompréhension, et qu’il est important de donner des clés de compréhension de cet espace avec des correspondants qui sont sur place, dans différents pays, et d’aborder des thématiques communes. Donc notre idée, c’est un magazine mensuel sur internet, multimédia. On prend une thématique par mois, qui est abordée pareillement en France, en Algérie, en Turquie, en Egypte… par nos collaborateurs qui sont sur place, qui nous offrent une vision méditerranéenne, qui est très riche d’expériences, d’analyses… Je pense que c’est assez indispensable actuellement quand on voit ce qui se dit par rapport à ce qui se passe dans le monde méditerranéen et notamment au Moyen-Orient, quand on voit aussi tous les amalgames qui sont faits régulièrement par les presses nationales, comme c’est le cas en France, qui ne comprennent pas, ne saisissent pas les enjeux qui se jouent au Moyen-Orient. Pour nous, l’enjeu, c’est aussi de souligner l’importance des sociétés méditerranéennes et de remettre le citoyen au cœur de tout cela, au lieu de parler froidement géopolitique. - Combien de journalistes compte votre rédaction ? On est quatre cofondateurs, trois basés à Marseille et une collaboratrice basée à Alger. 15-38 a donc un pied à Marseille et un autre à Alger. Et on a dix correspondants qui sont répartis sur l’ensemble des pays du pourtour méditerranéen. - Il y a toujours la sempiternelle question du modèle économique qui s’impose quand il s’agit d’un média en ligne. Comment faites-vous pour équilibrer vos finances ? C’est très difficile, en effet, de se lancer comme ça. Dans un premier temps, on a créé une association qui abrite notre site d’information. L’association éditrice du site s’appelle 15-38 Réseau Med. - 15-38 fait référence à des coordonnées géographiques, c’est ça ? Oui, c’est le point de croisement entre la longitude et la latitude au centre de la Méditerranée. On voudrait que ce site d’information soit multilingue, c’est pour cela qu’on a opté pour un chiffre plutôt que pour une appellation française, arabe ou autre. On veut bien sûr être diffusés en français, en arabe, en anglais, en espagnol, en italien… La Méditerranée, c’est l’Europe, le Maghreb et le Moyen-orient. Et pour revenir à la question du modèle économique, on a choisi le modèle associatif, ce qui nous permet de proposer une adhésion à l’année qui est de 60 euros. C’est comme pour la plupart des médias français où l’abonnement est à peu près de 5 euros par mois. Mais on a fait le choix de fonctionner aussi avec les dons. Donc, pour l’instant, on fonctionne uniquement sur les adhésions et les dons, ce qui nous a permis durant cette première année d’existence, de payer au moins quatre reportages par mois, voire plus puisque nos dossiers comportent 6 à 9 reportages, articles, interviews, portfolios… On a eu besoin de réunir 10 600 euros pour financer cette première année. Il faut savoir qu’on se paie et on paie nos collaborateurs à la pige. Ce qui nous rassure, c’est qu’on a réussi à leur offrir une rémunération supérieure à ce que nous percevions nous-mêmes en travaillant comme correspondants pour des médias traditionnels français. Je pense que pour un site internet, on est assez bons et on veut continuer. Donc, notre modèle économique est basé là-dessus. Et grâce à l’association, on propose des ateliers d’éducation à l’information, de journalisme, sur l’identité dans différents quartiers de Marseille, auprès des centres sociaux…Pour cela, nous faisons des demandes de subvention. Le journaliste va ainsi à la rencontre de son public, des futurs lecteurs, et ça, je pense que c’est un nouveau modèle économique. Il faut que les journalistes sortent un peu de leur fonction pure. C’est bien de transmettre ce métier à de futures générations de lecteurs. A travers nos expériences, on apporte un regard qui intéresse les établissements scolaires, et c’est comme ça aussi qu’on se finance. - Vous avez également un partenariat avec un institut de recherche méditerranéen… Oui, c’est avec l’Imera, l’Institut méditerranéen de recherches avancées. C’est une fondation de l’université d’Aix-Marseille qui accueille, au parc Longchamp, dans le centre de Marseille, une résidence de chercheurs qui viennent de tout le pourtour méditerranéen. La Fondation Imera a lancé un programme constitué de deux cycles de trois conférences qui se tiennent un mardi par mois au Théâtre du Gymnase. Nous, on est partenaires de ce programme. D’ailleurs, le deuxième cycle de conférences s’adresse à la Méditerranée. Quel style de vie en Méditerranée ? Quelles énergies, demain, en Méditerranée ? Quelle géopolitique en Méditerranée ? Voilà. On arrive à avoir ce genre de partenariats qui nous permettent aussi de nous financer et d’aller à la rencontre d’un futur public. - Vous avez livré un témoignage saisissant sur la situation des correspondants de presse à l’étranger (lors de la table ronde organisée par le lycée Thiers avec des journalistes, le 22 mars, aux Archives et Bibliothèque départementales de Marseille ; voir : Redonner du sens au métier de journaliste in El Watan du 31 mars 2018). Vous pensez que les journalistes freelance, les reporters indépendants, ceux qui couvrent notamment les zones de conflit, sont dans la précarité la plus totale ? Moi qui ai vécu en Syrie, qui ai couvert la Syrie, j’ai été amenée à y retourner en temps de guerre. Je peux vous dire que 90% des journalistes, qui couvraient la Syrie de 2011 à 2015-2016, étaient des journalistes indépendants et des précaires. On nous offre rarement une assurance. Parce qu’il y a une assurance qu’on doit prendre pour un (éventuel) rapatriement du corps. On est toujours confrontés à des difficultés financières quand on veut aller rencontrer les populations civiles, en situation de guerre, dans des régions qui ne sont pas du tout couvertes. Quand on veut aller sur le terrain, on n’est pas soutenus par les rédactions. Non seulement on n’est pas soutenus, mais on est exploités parce que les reportages en zones de guerre sont mal payés. Moi, on m’a déjà payé 90 euros le reportage de guerre. C’est assez ridicule par rapport au travail qui est fourni sur le terrain, par rapport à la prise de risque… On est payé à la pige, et on ne cotise pratiquement à aucune protection sociale. C’est en tout cas mon expérience personnelle. Et après, on se rend compte avec le recul qu’on a mis quand même sa vie en danger pour le compte de rédactions qui sont dirigées par des gens qui sont passés par là dans d’autres contextes, et qui se mettent rarement à notre place. C’est dommage parce qu’on leur apporte vraiment une parole unique, avec passion.  
www.elwatan.com | 07/04/18
L'émergence des organismes européens de coopération territoriale constitue l'aspect le plus récent de l'institutionnalisation des rapports de droit entre collectivités territoriales ou autorités publiques issues d'Etats distincts. Ceux-ci peuvent se définir comme des structures juridiques de droit européen (Conseil de l'Europe et Union européenne), investies d'une mission d'intérêt général et créées par voie d'accord entre collectivités, autorités, établissements et entreprises publics ou parapublics. Ils sont alors dotés d'une personnalité juridique propre, de la capacité de conclure des contrats, d'aliéner des biens meubles ou immeubles, d'employer du personnel contractuel ou statutaire, d'adopter des actes unilatéraux, d'être attraits et d'ester en justice. Trois principaux statuts de ce type cohabitent à l'heure actuelle : le Groupement européen d'intérêt économique (GEIE), le Groupement européen de coopération territoriale (GECT) et le Groupement eurorégional de coopération (GEC). Le présent ouvrage se propose d'étudier le droit applicable à ces structures, en identifiant difficultés rencontrées et solutions adoptées par les acteurs. Pour ce faire, il rassemble les actes du colloque organisé à Valenciennes par le Centre de documentation et de recherches européennes (CDRE EA 3004, Faculté pluridisciplinaire de Bayonne - Université de Pau et des Pays de l'Adour) et l'Institut du développement et de la prospective (IDP EA 1384, Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis).
evene.lefigaro.fr | 05/04/18
Client principal mais bien discret. Pas de chassés-croisés diplomatiques, pas de ronronnants discours sur «l’axe Alger-Madrid», entre le royaume d’Espagne et la République algérienne, c’est décidément business d’abord, business ensuite. En dépit du «Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération» ratifié en 2002, de l’histoire, dense et séculaire, de la proximité géographique (à 200 km des côtes oranaises), les deux Etats se bornent à l’«essentiel», à savoir : sécurité énergétique, lutte contre le terrorisme, lutte contre l’émigration clandestine. Exit la circulation des personnes (avec seulement  100 000 visas accordés l’an dernier), les échanges et projets culturels, universitaires communs... C’est d’ailleurs pour les questions d’ «ordre stratégique» – comme le renouvellement des contrats gaziers de Gas natural Fenosa arrivés à expiration, à l’heure où les autorités algériennes promettent de renoncer au format du contrat long terme –, que Mariano Rajoy est, de nouveau, à Alger, aujourd’hui. Le président du gouvernement espagnol, qui n’est pas à sa première visite «éclair» en terre algérienne, présidera avec son homologue algérien, Ahmed Ouyahia, la 7e session de la réunion bilatérale algéro-espagnole de haut niveau. Programmée initialement pour 2017, cette réunion se tient dans un contexte d’éclosion d’affaires de corruption entachant les contrats espagnols en Algérie. Les affaires Elecnor et Fertiberia (18 millions d’euros de commissions payées à des dirigeants algériens pour le contrat de l’usine d’ammoniac d’Arzew) mises au jour par la justice espagnole jettent une ombre sur le tableau d’un partenariat qualifié de «stratégique» par le gouvernement espagnol. Dans son communiqué rendu public hier, le gouvernement Rajoy considère l’«Algérie (comme) un partenaire stratégique d’importance primordiale», puisqu’«elle fournit 49,8% du gaz consommé en Espagne» et «elle est aussi un acteur de premier ordre au Maghreb et dans l’Union africaine et un partenaire loyal et fiable (pour l’Espagne)». M. Rajoy sera accompagné d’une délégation écliptique composée, entre autres, des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération, de la Défense, de l’Intérieur, de l’Energie et du Tourisme et du programme digital et de trois secrétaires d’Etat (éducation et de la formation professionnelle et des universités, du commerce et de la recherche, et celui du développement et l’innovation). Plusieurs accords et mémorandums devront être signés à l’issue de ces retrouvailles, notamment dans les segments de l’assurance agricole, la protection civile, les médias (publics) et les entités postales publiques. Cette réunion permettra de maintenir «ouverts tous les canaux de communication pour aborder les défis mondiaux et les questions d’intérêt régional, notamment celles d’actualité», souligne le cabinet de M. Rajoy, pour qui l’Espagne est «le pays de l’Union européenne qui a tenu le plus grand nombre de réunions de haut niveau avec l’Algérie» preuve «du degré d’engagement» avec les pays du Maghreb avec qui les «intérêts sont partagés». Contexte de crise et chute des prix des hydrocarbures obligent, et de contraction sévère des importations algériennes, l’Espagne a vu ses échanges économiques et commerciaux avec l’Algérie réduits de presque de moitié par rapport à l’année 2014, année durant laquelle l’Espagne a été consacrée premier client de l’Algérie avec 15 milliards d’euros de volume d’échanges. En 2017, c’est sept milliards d’euros de commerce bilatéral avec l’Algérie. Malgré ces «contre-performances», l’Espagne est, avec la France, l’Italie et la Chine, dans le peloton de tête des pays principaux clients et fournisseurs de l’Algérie, fortement présente dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, de la gestion des déchets, du transport, de l’industrie chimique et de la navigation aérienne.
www.elwatan.com | 03/04/18
La République du Congo vient de se doté d'une Stratégie nationale du développement de l'économie numérique 2018-022 susceptible de booster son économie numérique, pour ainsi suivre l'exemple des pays tels que l'Allemagne, pour l'industrialisation 4.0, Made in China pour la Chine, ou encore Smart Country pour le Singapour et Euro 2020 pour l'Union Européenne. L'Atelier de validation de cette stratégie nationale s'est tenu courant mars à l'auditorium de l'université Marien Ngouabi à Brazzaville. Le mot (...) - 04. Avril 2018 / 29. Politiques africaines
www.osiris.sn | 03/04/18

Le 30 janvier 1999, un mois et demi avant la démission de la Commission Santer à la suite, notamment, de mes révélations sur les emplois fictifs d’Edith Cresson, la commissaire française à la recherche, je publiais un article sur une note interne du service du Porte-parole de la Commission relative à la salle de presse, c’est-à-dire aux médias accrédités. L’exécutif européen y montrait son désarroi face à certains journalistes qui faisaient leur travail. Depuis que j’ai commencé mon travail d’investigation sur ce qui est devenu le SelmayrGate, j’ai l’impression d’être revenu 20 ans en arrière: la Commission et son service du porte-parole (SPP) n’ont manifestement strictement rien appris de leurs erreurs passées comme le montrent leur arrogance, leurs mensonges répétés et leur campagne visant à décrédibilisr ceux qui osent la critiquer. Comme l’a très justement dit la DeutschlandFunk, le France Inter allemand, hier soir, «le SPP de la Commission a agi comme le bureau de presse du Kremlin après la catastrophe de Tchernobyl : dissimuler, tromper, nier, nier, diffamer - tout l’arsenal de la désinformation sous le mensonge». Bref, c’est Back to the future... A (re)lire sans modération, notamment par le SPP actuel.

L’acte manqué est formidable. Jeudi, à la suite d’une erreur de manipulation, une stagiaire de la Commission a agrafé une note interne confidentielle avec un arrêt de la Cour de justice européenne. Rien de grave, sauf que cet arrêt a été distribué à la presse le jour même, avec, bien sûr, son «annexe-lapsus». Les journalistes qui en ont pris connaissance s’étranglent. Il est vrai que cette réflexion sur les relations entre la Commission et les médias n’est pas piquée des vers.

A la suite de la révélation par quelques journaux (dont Libération) d’affaires de fraude et de népotisme au sein de l’exécutif européen, la note déplore une «prise en main de la salle de presse par des journalistes d’investigation. Mais il est faux de dire que nous n’avons plus d’amis. Au contraire: beaucoup de journalistes avouent leur perplexité devant ce qui arrive; beaucoup désapprouvent ­ parfois ouvertement l’outrance de leurs collègues [...] Nous devons utiliser nos alliés potentiels pour rétablir un équilibre entre journalistes de fond et d’investigation». Plus loin, la note juge qu’une «dose de cynisme ­ et parfois d’hypocrisie ­ dans la manière de diffuser l’information est parfois nécessaire. Vouloir tout expliquer et s’ériger en modèle d’exhaustivité appelle souvent de nouvelles interrogations [...] Il faut donc apprendre à geler une partie de l’information dont on n’est pas tout à fait sûr ou dont on sait qu’elle pourrait donner lieu à une mauvaise interprétation. Face à certains journalistes particulièrement retors, il faut malheureusement se résigner à se faire (provisoirement) violence».

Le plus cocasse est que l’auteur de ce texte n’est autre que Jimmy Jamar, le porte-parole d’Edith Cresson, la commissaire française chargée de la Recherche et de l’Education, épinglée pour avoir fait embaucher plusieurs de ses proches pour des emplois plus ou moins réels. Au-delà de sa franchise, la prose du porte-parole d’Edith Cresson met à nu le malaise qu’éprouve la Commission face à l’opinion publique et aux médias. Elle est révélatrice de la façon dont fonctionnent une partie des médias à Bruxelles. Car, au départ, l’Europe, c’est d’abord une affaire de famille. En 1958, lorsque l’exécutif européen s’installe dans la capitale belge, tout le monde se connaît: on sort ensemble, on s’invite les uns chez les autres, on se tutoie, on refile aux journalistes des petits boulots plutôt bien payés ou, mieux, on les recrute comme agents temporaires avant de les nommer à des postes permanents. La montée en puissance de la Commission ne fait qu’aggraver cette connivence qui confine à l’inceste. D’autant qu’un système d’agit-prop efficace est rapidement mis en place. La Commission, ayant pris conscience qu’elle n’existera que par les médias, organise tous les jours, à midi précis, un «point de presse» afin de distribuer de l’information et de répondre aux questions des «accrédités». Ce qui lui permet aussi d’influencer le traitement de l’information en prémâchant le travail des médias.

Ce système a fonctionné sans encombre jusqu’au début des années 90. Mais le succès de la relance delorienne (le Marché unique de 1993, puis la monnaie unique) va mettre à mal le ronronnement médiatique local. Bruxelles devenant incontournable, la «salle de presse» explose: en moins de vingt ans, le nombre de journalistes a triplé. Aujourd’hui, on en compte environ 750 provenant de 56 pays, auxquels il faut ajouter 200 cameramen et techniciens audiovisuels. Il s’agit là de la plus grande concentration journalistique au monde. Mieux, la plupart des journaux étrangers vont doubler, tripler, voire quadrupler leur représentation dans les mois qui viennent, euro aidant. Or, ce véritable déferlement a amené à Bruxelles des journalistes pour lesquels l’Union n’est pas un sujet de passion comme pour les «grands anciens», parfois présents depuis plus de trente ans, mais un objet d’observation.

Les élargissements successifs, notamment au Nord, ont aussi modifié la culture de la «salle de presse», la «normalité» au Sud peut être anormale au Nord. La soif de transparence, le questionnement agressif, la recherche d’informations «non officielles», autant de traits désormais largement partagés au sein de la «salle de presse». Les «amis» devenant moins nombreux, la Commission s’est retrouvée soumise au traitement habituellement réservé aux gouvernements nationaux. Elle a cessé d’être la personnification du «bien» européen et doit désormais répondre de ses actions. Les premiers à l’avoir bousculée sont les Britanniques, plus par idéologie d’ailleurs que par déontologie journalistique. Mais c’est surtout l’affaire de la vache folle ­(révélée par Libération en 1996) qui démontrait comment la Commission avait dissimulé l’ampleur de la crise­ qui a sérieusement secoué l’ancien système de connivence. Les actuelles affaires de fraude et de népotisme l’ont définitivement mis à mort. L’exécutif européen, faute de s’être préparé à cette mutation, hurle maladroitement au «complot antieuropéen» et à la manipulation, menace de représailles les journalistes «ennemis», cherche à contrôler l’information. L’adaptation est toujours douloureuse.

Photo: Reuters

[Fratmat.info] Dans ce cadre, la Sfi et le Fond Fiduciaire ont organisé une rencontre qui a réuni des dirigeants d'entreprises d'Afrique, d'Asie, d'Europe et d'Amérique du nord pour discuter des opportunités de partenariats existant en Afrique dans des domaines tels que les infrastructures, le transport, la santé et l'éducation.
fr.allafrica.com | 28/03/18
L'omniprésence de l'extrême droite, la montée des expressions de haine, racistes, identitaires et xénophobes, en France et en Europe, se traduisent régulièrement par des actes violents. Hier, au sein de l'Université de Montpellier, c'est un véritable commando de barbouzes qu'ont vu venir à eux les centaines d'étudiants réunis en assemblée générale, dans un déferlement de haine, de propos racistes et homophobes et de violence provoquant quatre blessés (...)
bellaciao.org | 24/03/18
Abderrahmane Moussaoui s’intéresse à la recomposition du champ de la pratique religieuse et c’est dans le cadre d’un nouvel ouvrage en préparation qu’il est revenu à Oran présenter quelques axes de réflexion sur le sujet. Invité par le CEMA, la communication qu’il a donnée a suscité un large débat parmi l’assistance. La question de savoir si les années 1980 constituent une rupture reste ouverte, mais c’est à partir d’un postulat lié à cette période qu’il a été amené à poser sa problématique. «J’ai voulu savoir comment, en un laps de temps très court, certains traits ont été exacerbés, et ce qui était auparavant discret est devenu tout d’un coup manifeste autant dans le langage que l’apparence vestimentaire, en résumé des manières d’être qui se sont transformées très vite», indique-t-il en introduction. L’anthropologue parle de légitimation par le fait religieux, quitte à ce que cela soit fallacieux, mais met en avant la construction d’un discours. Pour lui, les pratiques religieuses n’ont pas de frontières étanches telles qu’on a tendance à le croire car elles subissent elles aussi les conséquences du contact avec l’autre, avec les autres cultures. Le concept de globalisation et les opportunités qui s’offrent aux individus dans le domaine de la communication, des transports, etc., facilitant les contacts, est pris en compte au même titre que celui de la modernité, synonyme d’hétérogénéité. Pour ce dernier cas, Abderrahmane Moussaoui ne conçoit également pas qu’il puisse exister de frontière étanche avec le concept de la tradition car elle aussi est sujette à une évolution et même parfois une accélération. Il ne croit pas aux ruptures, mais aux constructions qui s’échelonnent dans le temps. En évoquant, à titre illustratif, le phénomène des conversions, il met en avant le fait que les convertis viennent eux aussi avec une histoire personnelle propre mais qu’ils intègrent dans leurs nouvelles croyances, une preuve que l’espace religieux n’est pas imperméable. Sur un autre registre et sur le plan collectif, certains traits culturels qui se sont accommodés avec la religion ont fini par être dénoncés ou remis en cause par certains savants qui les qualifient de «bidaâ». L’origine de certains rites peut remonter à la période d’avant l’avènement de l’islam, et l’universitaire algérien considère que l’islamisation a été graduelle et qu’elle a été, dans une certaine mesure, caractérisée par «l’intégration de la différence». Etablissant une distinction entre ce qui relève de la conquête militaire et ce qui relève des processus d’intégration religieuse, il avance le fait qu’il arrive «qu’on repousse le conquérant tout en restant musulman». Chiffres à l’appui, il rappelle que les deux tiers des musulmans dans le monde sont en Asie et donc de cultures et de langues asiatiques, et les 16 millions qui sont basés en Europe occidentale vivent en contact permanent avec les autres religions. Le chercheur estime grosso modo à 10% la proportion du courant chiite qui, au passage, ne concerne pas uniquement l’Iran et donc le monde perse. Le courant sunnite majoritaire est lui-même historiquement subdivisé en quatre grandes écoles (les ’’madahib’’ que sont le hanafisme, le malikisme, le chaféisme et le hanbalisme) et leurs ramifications adoptées çà et là par les musulmans du monde. Prévu dans le concept de «l’ijtihad», il considère que l’identité religieuse peut évoluer et s’oppose donc aux tenant d’une pratique de l’islam rigoriste, figé et monolithique. A suivre ce raisonnement, selon une question posée dans le débat, un crédit peut être donné au concept de «référent national» avancé par les autorités algériennes dans le cadre de la pratique religieuse. Cependant, pour l’anthropologue, les choses ne sont pas aussi simples car l’introduction du processus de construction nationale, qui suppose des frontières géographiques, renvoie à d’autres considérations. Par ailleurs, voulant sans doute adopter une posture universelle, une bonne partie de l’intervention du chercheur enseignant à l’université française Lyon II concerne les contenus comparables, notamment les figures marquantes, citées dans les trois religions monothéistes. Il rappelle à ce propos que la religion musulmane a été révélée dans un contexte où il y avait déjà d’autres croyances religieuses. Evoqué, le groupe de musulmans des premières années de l’avènement de cette religion, pourchassés chez eux et accueillis comme il se doit par le négus d’Abyssinie, est un épisode célèbre. Pour revenir à la réalité algérienne, il suggère aux jeunes chercheurs de s’intéresser à ce qui se passe dans les mosquées. Il part de sa propre expérience, quand il est allé récemment prier dans une mosquée à Alger et qu’il a constaté que sa manière de se tenir (la position des bras), héritée de la tradition depuis qu’il était enfant, n’était plus adoptée par tout le monde. La forme ne remet pas en cause le contenu, mais il estime que ces changements opérés dans les attitudes méritent d’être pris en considération. Dans le même contexte, il s’est étonné du fait que, pour la prière du vendredi, beaucoup de fidèles prennent avec eux leur tapis individuel de prière. Il voit là un phénomène d’individualisation, mais en réalité cet aspect des choses est dû simplement au fait que, à un moment, probablement pour des raisons démographiques et de concentration des populations dans les villes, les salles de prière des mosquées se sont retrouvées débordées et que les fidèles se retrouvent souvent, et c’est une réalité, à prier à même les trottoirs et les chaussées. Le tapis individuel paraît donc comme une nécessité qui ne remet pas en cause le principe de «la prière du groupe» et où l’attachement à la solidarité subsiste encore à travers les plats de couscous collectifs qu’on continue, notamment à Oran, à servir aux abords des mosquées.
www.elwatan.com | 20/03/18
[35°N] Le Club Efficience, organisation ayant vocation à promouvoir les talents de la diaspora africaine en France et en Europe, a octroyé 30 bourses à des étudiants méritants issus de milieux défavorisés, sur proposition de différentes associations étudiantes de grandes écoles françaises (ESSEC, Ecole Centrale Paris, Ecole Polytechnique, Sciences Po). La cérémonie s'est déroulée hier soir dans la salle
fr.allafrica.com | 15/03/18
Selon Lakhdar Brahimi, avec la mise à l’écart de l’ancien chef d’état-major, le général Mohamed Lamari (décédé en 2012), et du patron du DRS, le général Toufik, le chef de l’Etat «a prouvé qu’il est le Président effectif du pays». L’ancien chef de la diplomatie algérienne, Lakhdar Brahimi, affirme que le président Bouteflika a réussi à récupérer toutes ses prérogatives et «il est le seul décideur». «L’armée a eu un rôle politique depuis 1962. Elle avait un rôle officiel et un mot à dire en tant que partie prenante du système. Mais aujourd’hui, le vrai décideur est le président Bouteflika», déclare-t-il dans une interview accordée, jeudi dernier, au site arabophone Algérie diplomatique. Selon lui, avec la mise à l’écart de l’ancien chef d’état-major, le général Mohamed Lamari (décédé en 2012), et du patron du DRS, le général Toufik, le chef de l’Etat «a prouvé qu’il est le Président effectif du pays». «Il est (le président Bouteflika, ndlr) le chef suprême des forces armées. Et à travers sa décision d’écarter l’ancien chef d’état-major, Mohamed Lamari, et le chef du DRS, le général Toufik, il a jeté les bases d’un Etat civil. Il a prouvé qu’il est le président effectif jouissant de toutes ses prérogatives, ce que n’ont pas eu ses prédécesseurs», soutient-il. Ayant rendu visite au président Bouteflika plusieurs fois depuis son accident vasculaire cérébral (AVC), Lakhdar Brahimi rassure, à nouveau, sur son état de santé. «Le Président jouit de toutes ses facultés mentales et intellectuelles. Sa mémoire est très forte et c’est lui qui me rappelle, parfois, des dates et des personnes. Hormis sa voix éteinte, il est en bonne santé. Il gouverne, gère et suit les dossiers et les affaires du pays», affirme-t-il. Le diplomate, dont le nom a été cité à plusieurs reprises comme un probable successeur du président Bouteflika, coupe court aux rumeurs. «Je n’ai aucune ambition présidentielle, que ce soit dans le cadre d’une période de transition ou autre», lance-t-il. Donnant son avis sur la crise financière, Lakhdar Brahimi se dit «confiant quant à la capacité du pays de s’en sortir». «L’Algérie dispose des moyens humains et naturels lui permettant de sortir rapidement de cette crise. Il faut s’intéresser à l’agriculture, à la formation et à l’éducation», explique-t-il, avant de lâcher : «L’Algérie vit réellement une crise de gouvernance et d’organisation.» Frontières algéro-marocaines : «Le dossier ne dépend pas de Bouteflika» Interrogé sur la question de la fermeture de la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc, Lakhdar Brahimi souligne que ce dossier «ne dépend pas du président Bouteflika». «Je peux vous affirmer que le président Bouteflika, tel que je le connais, est un Maghrébin convaincu. Si cela ne tenait qu’à lui, il aurait déjà rouvert la frontière avec le Maroc, comme il aurait participé à la relance de l’Union maghrébine (UMA). Mais il a hérité de lourds dossiers concernant les relations entre les deux pays», souligne-t-il. Le diplomate réaffirme, dans le même sens, sa position personnelle favorable à l’ouverture de la frontière et à la relance de l’UMA «tout en sauvegardant l’intérêt du peuple sahraoui». «Dommage, l’UMA est bloquée et cela ne sert pas les intérêts des peuples de la région. Je suis toujours convaincu que la situation qui prévaut au niveau de la frontière entre l’Algérie et le Maroc est inacceptable», indique-t-il, précisant que la tendance actuellement dans le monde est à l’union au niveau des ensembles régionaux, comme c’est le cas de l’Europe.  
www.elwatan.com | 10/03/18
La plateforme web Khabirat El Djazair (les expertes de l’Algérie) a été lancée officiellement hier lors d’une conférence de presse au siège du quotidien national DK News. Lancée en amont de la Journée internationale de la femme, Khabirat est un répertoire en ligne en langue arabe de femmes spécialistes, conçu dans le cadre du programme MedMedia de l’Union européenne, visant à améliorer la représentation des femmes dans les programmes d'information, notamment les médias de service public à travers la région sud de la Méditerranée. Elle vise à promouvoir la contribution des femmes aux productions des médias au niveau national et régional. Les plateformes Khabirat ont déjà été lancées avec succès en Tunisie, Maroc, Jordanie et Palestine. «Une présentation de la plateforme au profit des journalistes permettra une meilleure exploitation des compétences féminines et l’enrichissement de son contenu», a souligné Nawel Guellal, consultante-coordinatrice de cette plateforme. Omar Belhouchet, directeur général du quotidien El Watan, a déclaré : «Cette initiative est extrêmement louable et intéressante pour les médias. Elle vient compléter le travail de l’UE dans le monde arabe. Il était temps que notre pays bénéficie d’un tel apport. Nous avons l’habitude de ne solliciter les femmes que durant des périodes particulières dans notre pays (8 Mars). De temps en temps, on se rappelle des moudjahidate qui ont joué un rôle majeur durant la Guerre de Libération nationale. On les met en évidence aussi lorsqu’il y a des violences subies. A longueur d’année, ce sont des experts en économie, TIC, informatique, des hommes qui interviennent. Au-delà de la volonté de les faire apparaître, cette plateforme sera une source de travail dans plusieurs domaines.» Il s’agit de rétablir un équilibre. Les journaux toutes tendances confondues pourront bénéficier de cette expertise. L’objectif est aussi d’aider à dégager une image moderne du travail des expertes et changer la perception rétrograde de la femme au sein de la société qui la réduit, du moins dans les milieux conservateurs, à un rôle de reproduction, elle s’occupe du foyer et élève les enfants. Or, en ces temps de crise, la femme peut en être une des voies de sortie. Aïcha Saidi, experte média, a dit : «Autrefois, quand il fallait trouver une femme experte, il fallait contacter l'UNFA.» Pour elle, cette plateforme est un «outil formidable et efficace, encore faudra-t-il former les journalistes qui sortent des instituts sur la production multimédia pour produire des contenus porteurs et pour une plus grande représentativité des femmes». Abderrahmane Arar, président du réseau Nada, précise que ce genre d’initiatives répond à un besoin exprimé par la société civile, confrontée à des problèmes où la dimension genre s’impose. Ryad Chabouni, représentant de l’Observatoire national de la citoyenneté, a affirmé : «Il y a un travail intéressant qu'on est en train de faire, pour améliorer l'image de la femme algérienne dans la société. Il s’agit de voir aussi comment améliorer le regard des hommes vis-à-vis des femmes, changer la mentalité par la durée dans l’action et en travaillant sur l’éducation.» «Il faut faire un travail de terrain et convaincre les femmes de se valoriser», affirme de son côté Me Ouarda Medjahed, présidente de l’Association des femmes juristes d’Alger. «Il faut savoir que l'expertise ou le droit de la femme, ça vient quand on va les chercher», ajoute Mme Aouinet, experte et coach. La plateforme Khabirat El Djazair renferme actuellement une centaine de profils. Il y a aussi une bibliothèque électronique qui contient des publications, des rapports, des recherches et des documents juridiques sur l'égalité des genres dans le pays en général et dans le secteur des médias algériens en particulier.  
www.elwatan.com | 08/03/18
[Le Soleil] C'est à travers une centaine d'images que Babacar Diop Buuba, Professeur d'Histoire ancienne à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, dresse son carnet de voyage : « De Dakar à Istanbul, via Paris et Athènes ». Il y aborde la problématique du « dialogue et/ ou le choc des cultures ». Fruit de son voyage d'études en Turquie et en France, ce carnet a fait l'objet d'une conférence publique vendredi dernier au Musée L&eacut
fr.allafrica.com | 05/03/18
Après les cas d’Illizi et d'In Amenas enregistrés en janvier dernier, la rougeole a frappé durant ce mois de février 20 communes d’El Oued. 254 cas ont été enregistrés, dont deux décès d'enfants âgés de quatre et huit mois. La majorité des personnes touchées par cette maladie hautement contagieuse sont des enfants âgés de moins de 5 ans. Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière rassure, par la voix de la direction de la prévention, que la situation est bien maîtrisée puisqu'une campagne de vaccination a été lancée dans la région. La direction de la prévention a déclaré à l’APS que 90% des personnes atteintes n’ont pas été vaccinées, et 63% de la population ciblée par les campagnes de vaccination contre la rougeole lancées en 2017 par le ministère du secteur à travers les structures de santé dans les 30 communes que compte la wilaya d’El Oued n’y ont pas répondu. «Ce qui amène à penser que cette vague de rougeole est à imputer au refus des familles de faire vacciner leurs enfants contre cette maladie virale contagieuse. Comme mesure préventive visant à circonscrire les foyers d’apparition de cette pathologie et éviter sa propagation, il a été procédé à la vaccination de 3000 personnes dans les zones et sites où les cas ont été signalés, touchant les milieux familiaux et scolaires», selon le même responsable qui précise que l’opération se poursuit pour toucher le plus grand nombre de personnes. Et d'ajouter qu’une campagne de rattrapage de vaccination sera lancée à compter d'aujourd'hui à travers l’ensemble des structures de santé des 30 communes de la wilaya d’El Oued, au titre de mesures préventives décidées par le ministère de la Santé afin de stopper la propagation de la maladie et essayer de rattraper les 63% de personnes n’ayant pas répondu aux précédentes campagnes de vaccination menées en milieu scolaire en 2017. A noter que cette campagne qui s’inscrit dans la stratégie nationale et mondiale de l’élimination de la rougeole, lancée en mars 2017 dans les écoles, a été boycottée par les parents suite à la désinformation concernant l’origine et l’efficacité du vaccin. Le ministère de la Santé a engagée une nouvelle campagne en décembre lors des vacances scolaires et qui s'est étalée jusqu’au 31 janvier, mais sans trop de succès. Pourtant, toutes les structures de santé ainsi que le personnel médical et paramédical ont été mobilisés pour la réussite de cette opération. De nombreuses émissions télévisuelles et radiophoniques animées par des experts ont été retransmises pour rassurer les parents sur la sécurité et l’innocuité de ce vaccin, hélas sans grand résultat. Du côté de la prévention, on regrette le manque d’engouement pour cette campagne, pourtant des coûts colossaux ont été déployés pour protéger les enfants et les adultes de ces maladies contagieuses et dangereuses pour la santé humaines, en l'occurrence la rougeole et la rubéole. Le directeur de la prévention au ministère de la Santé, Djamel Fourar, ne cesse de rappeler, à travers ses déclarations, à la presse que les deux vaccins sont préqualifiés à l’Organisation mondiale de la santé et de nombreux pays européens, notamment la France, ont rendu, depuis janvier dernier, 11 vaccins obligatoires, qui le sont déjà chez nous depuis 1969. Il a aussi rappelé que cette campagne a coûté à l’Etat 70 milliards de centimes. «Nous sommes un des premiers pays à introduire une dose supplémentaire aux écoliers», a-t-il précisé avant de signaler qu’il y a actuellement une recrudescence de la rougeole en Europe avec plusieurs décès et «notre pays n’est pas épargné par cette épidémie, voire par les décès», a averti Djamel Fourar.
www.elwatan.com | 25/02/18
Le Parti socialiste des travailleurs (PST) dénonce la menace qui pèse sur les acquis sociaux des Algériens et appelle les masses populations à réinvestir le terrain des luttes pour faire plier le pouvoir. Dans une déclaration rendue publique hier, le PST accuse clairement le pouvoir de céder aux pressions impérialistes en acceptant, entre autres, de jouer au gardien des frontières de l’Union européenne, en exploitant le gaz de schiste malgré la réprobation de la population, en relançant le processus des privatisations de ce qui reste des entreprises publiques, en décidant de supprimer les subventions et en révisant la loi sur les hydrocarbures pour répondre aux exigences des multinationales. Le PST met en garde quant aux conséquences du renoncement graduel de l’Etat à sa mission sociale. Un renoncement qui se confirme avec le caractère antinational de la politique gouvernementale de plus en plus libérale. Cette politique, souligne le PST, se caractérise par l’austérité décidée «pour les masses laborieuses» et les cadeaux octroyés pour «les possédants». Il fait état, dans ce contexte, du pouvoir d’achat des travailleurs et des retraités qui est attaqué de toutes parts. A cela s’ajoutent les lois de finances qui se succèdent et qui font augmenter les prix de l’électricité, de la TVA, des carburants, des produits électroménagers, du tabac… Des augmentations vivement ressenties par les couches populaires. Autre coup au pouvoir d’achat des ménages, poursuit le PST, c’est la dépréciation continue du dinar qui pèse d’autant plus sur le budget des familles modestes que de nombreux produits sont importés de l’étranger. Pour le PST, il est clair que le pouvoir use de la crise économique et financière, présentée comme inéluctable voire comme une fatalité, pour «remettre en cause l’Etat social, la souveraineté nationale et les libertés démocratiques arrachées par un long combat et la résistance des travailleurs et des masses populaires». Les premiers méfaits de cette politique antisociale et antinationale sont visibles sur le terrain, assure le PST, qui fait état des mouvements de protestation que connaissent plusieurs secteurs d’activités, allant de l’éducation à la santé en passant par les transports et l’enseignement supérieur. Cette formation, qui défend le régime socialiste, dénonce la répression des manifestants qu’elle considère comme un signe de régression démocratique. Ce parti cite dans ce sillage le cas de ministres qui réclament la suppression du droit de grève dans leur secteur et «l’instrumentalisation de la justice» pour déclarer systématiquement illégales les débrayages. A cela s’ajoutent les décisions relatives à la radiation d’enseignants grévistes du Cnapeste. Pour le PST, rien n’est encore perdu. «Le pouvoir est à l’offensive mais il craint les mobilisations sociales», estime cette formation pour laquelle «seules les luttes populaires peuvent faire reculer le pouvoir». Le PST appelle à un mouvement de protestation «qui se traduit par une grève générale capable de faire renoncer le pouvoir à sa politique antinationale, antisociale et antidémocratique». Pour sortir de cette situation, le PST rejoint le Parti des travailleurs qui a lancé une pétition pour une assemblée constituante. Il considère que «la résistance actuelle doit s’accompagner de la construction d’une alternative qui culminera avec la convocation d’une assemblée constituante». «Il reviendra au peuple mobilisé et non au pouvoir d’organiser et de superviser le scrutin», conclut ce parti.
www.elwatan.com | 22/02/18